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Maintenant 326 articles et critiques, en six catégories.

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Critiques de films
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Maintenant 85 films, classés par titre de film.

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Les 50 premiers rendez-vous (2004)
300 (2007)
À la folie, pas du tout (2002)
Les Aimants (2004)
A Love Song For Bobby Long (2004)
A Man’s Gotta Do [film australien] (2004)
Belle de scène (2004)
La Belle et le Clochard (1955)
Big Fish (2003)
Bon Cop Bad Cop (2006)
Boulot à l’italienne (2003)
Casino Royale (2006)
Charlie et ses drôles de dames se déchaînent (2003)
Cher Frankie (2004)
Le Chevalier noir (2008)
Le Code Da Vinci (2006)
The Company (2003)
Crash (2004)
C.R.A.Z.Y. (2005)
Les Dangereux (2002)
Der Krieger und die Kaiserin [film allemand avec sous-titres anglais, «La princesse et le guerrier»] (2000)
Le Dernier Samouraï (2003)
Le Diable s’habille en Prada
Le Divorce (2003)
Dogville (2004)
L’École du rock (2003)
Elizabethtown (2005)
L’Ère de glace (2002)
Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004)
Frida (2002)
Gangs de New York (2002)
Garden State (2004)
Hidalgo (2004)
Une Histoire de Sin City (2005)
Horloge biologique (2005)
The Hulk (2003)
I Heart Huckabees (2004)
Jeune Fille à la perle (2003)
Joue-la comme Beckham (2002)
Kalamazoo (1987)
Kinsey (2004)
Lara Croft - Tomb Raider : Le Berceau de la Vie (2003)
La Légende des Baleines (2003)
Little Miss Sunshine (2006)
Loin de chez eux (2003)
La Malédiction (2006)
Le Mariage (2003)
Marie pleine de grâce (2004)
Matchstick Men (2003)
Maurice Richard (2005)
Mauvais Garçons 2 (2003)
Ma vie en cinémascope (2004)
My Date With Drew (2005)
Le Nèg’ (2003)
L’Oubli (2004)
Les Petites Bourgeoises (2003)
Le Pianiste (2002)
Pirates des Caraïbes : la légende de la Perle noire (2003)
Pollock (2003)
The Princess Bride (1987)
Punch-Drunk Love (2002)
Ray (2004)
Le Retour de Superman (2006)
Roméo + Juliette (1996)
Seabiscuit (2003)
Séraphin, un homme et son péché (2002)
Shrek 2 (2004)
Le Sourire de Mona Lisa (2003)
Souvenirs de Brokeback Mountain (2005)
Super Size Me : Malbouffe à l’américaine (2004)
Le Terminal (2004)
Terminator 3: la guerre des machines (2003)
La Tête dans les nuages (2004)
Thirteen (2003)
Traduction infidèle (2003)
Transamerica (2005)
Troie (2004)
Trouver Nemo (2003)
Tuer Bill - Volume 1 (2003)
Tuer Bill - Volume 2 (2004)
Vendredi dingue, dingue, dingue! (2003)
Une Vérité qui dérange (2006)
La Vie en rose (2007)
La Vie secrete des gens heureux (2006)
Le Village (2004)

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Les 50 premiers rendez-vous (2004)
http://www.sonypictures.com/movies/50firstdates/

Une belle comédie légère mettant en vedette Adam Sandler et Drew Barrymore. Avec un film se déroulant sur l’île d’Oahu et rempli de musique de Bob Marley et des Beach Boys (en plus d’une drôle de petite chanson d’amour composée en partie pas Adam Sandler, à la Chanteur de noces), c’est dur de mal faire. De mignons animaux domptés aident aussi.
La prémisse est la suivante : Henry est un tombeur de femmes. Il travaille comme vétérinaire à un aquarium à Honolulu et se plaît à séduire les belles touristes qu’il rencontre. Ce sont bien sûr de courtes relations sans obligations, puisqu’elles rentrent toutes sur le continent une fois leurs vacances achevées. Mais un beau jour, alors qu’il déjeune à un restaurant, il fait la rencontre de Lucy. Ils déjeunent ensemble et ils s’entendent si bien qu’ils décident de se revoir le lendemain. Mais quand Henry s’assoit à sa table ce jour-là, elle n’a aucun souvenir de lui et le fait mettre à la porte de l’établissement pour harcèlement. Il se trouve qu’il y a de ça un peu plus d’un an, Lucy a subi de graves blessures à la tête lors d’un accident automobile et elle a perdu sa mémoire à court terme : tous ses souvenirs d’avant l’accident sont intacts, mais chaque jour depuis elle doit repartir à zéro, car elle oublie la nuit tout ce qui s’est produit le jour précédent. Pour elle, la date est toujours le 13 octobre 2003, le jour de l’anniversaire de son père. Son père et son frère jouent le jeu : ils l’aident à faire un gâteau (ils jettent les restes chaque soir), ils lui font peindre une fresque sur un mur blanc (qu’ils repeignent en blanc chaque nuit), ils remballent le cadeau qu’elle offre à son père, soit une copie de Le Sixième Sens qu’ils regardent ensemble chaque soir, et Lucy est systématiquement époustouflée par la fin. Ils ont même fait imprimer des centaines de copies du journal daté du 13 octobre et ils lui en remettent un chaque matin. Il y a des jours où elle découvre la vérité, et elle est bien sûr complètement terrassée en se rendant compte que sa vie n’est qu’un coup monté, mais elle oublie tout le lendemain. Henry est alors aux prises avec une drôle de situation, mais il décide qu’il l’aime tellement qu’il essaie de la rendre amoureuse de lui chaque jour. Afin d’aider Lucy à se rappeler de lui, il lui fait une cassette vidéo expliquant qui elle est et ce qui lui est arrivé. Mais même en regardant la cassette chaque matin, elle ne se souvient pas de lui et leur relation progresse donc beaucoup plus lentement que ne le désirerait Henry… Il pense à quitter Hawaii pour un an afin de voguer jusqu’en Alaska sur son bateau. Il se dit que puisque Lucy ne peut pas se souvenir de lui, elle ne s’ennuiera pas, mais est-ce que ce serait lui qui s’ennuierait trop? Est-ce que leur relation survivrait à la séparation?
Comme je l’ai dit, un film qui se passe à Hawaii est toujours un plaisir à visionner, et celui-ci n’est pas une exception. Plus j’y pense et plus je me demande pourquoi je ne déménage pas là-bas. Je pourrais sûrement travailler pour un cabinet de traduction canadien grâce à l’Internet, pas besoin de carte verte. ;o) Une plainte à formuler par contre, et j’ai dû déjà le dire un milliard de fois : ça m’irrite au plus haut point lorsqu’un clip montré dans la bande annonce ne se trouve même pas dans la version finale du film. Si ce n’est pas dedans, ne nous attirez pas avec, bon sang! En tous cas, je trouve que la date de sortie du film, même si elle était près de la Saint-Valentin, était un peu inhabituelle, parce qu’on dirait plus un film d’été qu’un film d’hiver. Et même si c’est produit en partie par Happy Gilmore, ce n’est pas seulement de l’humour cru et le côté féminin de Flower Films rétablit l’équilibre. Le film met également en vedette Sean Astin avec un cheveu sur la langue, Rob Schneider et Dan Aykroyd. C’est évidemment un film léger, conçu pour nous faire rire et nous divertir plus que pour nous faire penser, mais je dois dire que certaines scènes étaient en fait très émouvantes, La fin est très cute aussi.
Toutes choses considérées: Allez le voir un mardi ou louez-le, mais c’est à voir, c’est amusant. ;o)

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300 (2007)
http://www.300ondvd.com/
J’avais un peu peur de voir ce film, puisque je n’ai aimé ni Gladiator, ni Sin City, et que c’est censé être un mélange des deux. Cependant, ça a été une agréable surprise.
C’est l’histoire de comment 300 soldats spartes ont défendu leurs terres et leurs citoyens, bravant une armée de dizaines de milliers de soldats. Ces Spartes étaient de vrais guerriers, pas seulement physiquement, mais aussi mentalement. Ils ont défendu leur liberté et ont bravé une armée qui semblait bien trop grande aux autres.
Le film est basé sur des faits historiques, mais embelli par le folklore grec… et par des images extraordinaires. C’est sans doute ce que vous remarquerez le plus, la belle photographie qui ressemble à des dessins et qui a fait la renommée de ce film. (Par contre, ça rend le sang et le dégueuli plus faciles à regarder, presque comme si c’était une bande dessinée et que ça ne pouvait donc pas nous affecter autant que de voir ça se produire avec de vraies personnes.) De plus, la trame sonore est géniale. Enfin, quelqu’un qui sait se servir du métal correctement au grand écran! Les acteurs donnent de bonnes performances.
Ce qui est drôle, c’est que même si le film traite d’une guerre qui se solde avec la mort des 300 soldats, c’est quand même un film qui nous laisse avec un sentiment de bonheur.
Toutes choses considérées : Le meilleur film épique depuis longtemps!

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Les Aimants (2004)
http://www.cinoche.com/films/774

Une magnifique comédie romantique québécoise. Julie (Isabelle Blais) revient de l’étranger et passe quelques temps chez sa soeur Jeanne (Sylvie Moreau), qui habite avec son fiancé, Noël. L’horaire de travail de Jeanne et de Noël ne leur permet pas de se voir, alors ils se laissent des messages sous les aimants du frigo. Lorsque Jeanne décide d’aller passer la fin de semaine à Ottawa avec son amant, la naïve Julie est contrainte d’écrire les messages à la place de sa sœur. Elle décide de raviver leur amour, mais elle se fait prendre à son propre jeu lorsqu’elle rencontre Noël…
C’est une suite de hasards et de signes, de qui proquos auxquels on croit, de personnages aussi excentriques qu’attachants. C’est vrai que c’est signé Yves Pelletier et que c’est une comédie romantique, mais le scénario est intelligent, original et très bien écrit. Il y a des références au magnétisme et à Vermeer (est-ce une coïncidence que ce film ait été en salle en même temps que Jeune fille à la perle?), des réflexions sur l’amour et la vérité, des personnages qui cherchent à comprendre et à contrôler ce qui leur arrive. Ce film a gagné trois prix Jutra (meilleur scénario, meilleure musique et meilleure actrice de soutien). Si c’est vrai que la trame sonore est digne de mention, il faut aussi dire que les images sont vraiment belles et que les acteurs sont très convaincants.
Toutes choses considérées : Un film divertissant à voir absolument.

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À la folie, pas du tout (2002)
http://www.tiscali.fr/events/folie/

Audrey Tautou joue le rôle d’Angélique, une jeune étudiante en arts de 22 ans dont l’avenir est très prometteur. Elle tombe amoureuse d’un cardiologue dans la quarantaine, le docteur LeGarrec, qui est marié et dont la femme est enceinte. Le début du film raconte leur relation, du point de vue d’Angélique, qui voit des cœurs de Saint-Valentin partout. Elle lui fait livrer des fleurs à sa clinique privée, elle peint un tableau de lui pour son anniversaire, elle a hâte de partir à Florence avec lui en voyage, elle attend patiemment qu’il laisse sa femme comme il le lui a promis, ... Pendant ce temps, ses amis (la fille avec qui elle travaille et le gars qui est amoureux d’elle) ne peuvent s’empêcher de lui faire remarquer à quel point cette relation est malsaine, car cet homme dit l’aimer mais est encore avec une autre femme, et ils auront un enfant ensemble, ce qui veut dire qu’il sera sans doute impossible de la quitter pour de bon. Un jour, l’une des patientes du docteur LeGarrec l’accuse de l’avoir frappée, ce qui nuit grandement à sa réputation. Angélique lui en veut et elle rend donc visite à la patiente le soir même, et la patiente est retrouvée morte le lendemain matin... Dr LeGarrec se retrouve en état d’arrestation pour meurtre.
Puis, le film rembobine, presque littéralement, et on redécouvre leur relation, mais cette fois-ci du point de vue du docteur LeGarrec qui, lui, voit des cœurs anatomiques partout. Mais il se trouve que la relation n’est pas exactement ce qu’Angélique nous a laissé croire... Le cardiologue aime vraiment sa femme et a hâte de voir naître son enfant. En fait, ce n’est que très rarement qu’il pense à Angélique. Mais les preuves s’accumulent contre lui: sa femme découvre le tableau qu’Angélique lui a peint, elle se doute qu’il reçoit des cadeaux d’une autre femme, elle retrouve même la clé que l’autre femme lui a donnée pour qu’il puisse se rendre chez elle sans avoir à sonner. Se pourrait-il tout de même que le cardiologue n’ait en fait rien à se reprocher? À quoi joue Angélique, au juste?
J’ai bien aimé les parallèles qui sont fait dans le film entre le cœur (rouge et en bande dessinée avec des petits chérubins qui flottent autour) et l’autre cœur (l’organe anatomique), entre un personnage qui a le cœur brisé et un autre qui s’occupe des cœurs défectueux.
Plus je vois des films mettant en vedette Audrey Tautou, plus je me dis qu’Amélie était l’exception et qu’en fait, cette fille a un côté bien méchant et égoïste... Reste que c’est une bonne actrice. En passant, si jamais vous recevez, pour votre mariage, une plante du désert rare qui doit vivre sous cloche dans des conditions très contrôlées et à laquelle vous tenez comme à la prunelle de vos yeux, occupez-vous en vous-même, ne faites confiance à personne d’autre, même s’ils ont l’air responsable!
Toutes choses considérées : Un très bon film, qui commence comme un film léger à l’eau de rose, mais qui devient très vite plus intéressant et qui a une fin à vous glacer le sang... Si vous avez envie de quelque chose d’un peu différent, allez vous louer ça!

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A Love Song for Bobby Long (2004)
http://www.alovesongforbobbylongmovie.com
Un de ces films à petit budget dont on entend peu parler, même s’il met en vedette John Travolta et Scarlett Johansson. Cette dernière joue le rôle de Purslane Hominy Will, qui rentre chez elle après la mort de sa mère en s’attendant à prendre possession de la maison dans laquelle elle a grandi, en banlieue de la Nouvelle Orléans. Elle est surprise de se rendre compte que deux hommes l’habitent déjà et qu’ils n’ont aucune intention de s’en aller. Bobby Long (John Travolta), un ancien professeur de littérature alcoolique, et son protégé, Lawson Pines (joué par Gabriel Macht), étaient des amis de la défunte. Purslane doit alors vivre avec deux étrangers dans la maison de feu sa mère, dans une ville dont elle se rappelle à peine, mais où tout le monde la connaît, tandis qu’elle doit elle-même tenter de trouver son chemin. Ce mode de vie les affecte tous les trois de manières différentes.
Même si les personnages ne semblent pas trop attachants au début, ils finissent par nous attendrir, et on découvre qu’ils sont beaucoup plus complexes qu’au premier coup d’œil. Le cadre est presque magique, ça m’a rendue nostalgique même si je ne suis jamais allée à la Nouvelle Orléans. La trame sonore est vraiment fantastique aussi. Tous les acteurs donnent de très bonnes performances; Scarlett Johansson a même été nominée pour un Golden Globe pour sa prestation. Et parlant de nominations, j’aimerais nominer la scène d’ouverture pour un prix «Gros orteil le plus dégoûtant de l’histoire du cinéma». Ceux qui l’ont vue seront sûrement d’accord. Mais ne soyez pas effrayés pour autant, vous manqueriez un bon film.
Toutes choses considérées : Allez le louer, surtout si vous n’en avez pas encore entendu parler.

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A Man’s Gotta Do [film australien] (2004)
http://www.filmillawarra.org.au/amansgottado.html
J’ai assisté à la projection de ce film avec le directeur, Chris Kennedy, dans la salle. Et juste pour clarifier, il nous a dit lui-même que John Howard, l’acteur principal, n’est parfois pas compris par ses compatriotes australiens, alors ce ne serait pas surprenant si nous avions de le difficulté avec son accent. ;o)
Eddy (John Howard), un homme de forte carrure dans la quarantaine, vit honnêtement de son métier de pêcheur. Mais il travaille au noir en tant que tueur à gage afin de gagner plus d’argent. Il se rend compte que sa relation avec Chantelle (Alyssa McClelland), sa fille de 19 ans, devient de plus en plus tendue, surtout après que son fiancé russe la laisse. Alors, dans un effort pour se rapprocher d’elle, il décide de lire son journal intime – bien, en fait, il demande à son jeune associé Dominic (Gyton Grantley) de le faire, parce qu’il ne trouve pas correct qu’un homme lise le journal intime de sa fille. Puis sa femme (Rebecca Firth) décide qu’elle veut avoir un autre enfant. Alors Eddie fait ce qu’homme doit faire afin de garder sa famille heureuse, même si c’est extrêmement difficile pour un tueur à gage de reconnaître ses sentiments, encore moins d’en parler. Et puisque ce film est une comédie, les choses se gâtent et des secrets sont révélés, avec des résultats hilarants.
Je ne savais pas exactement à quoi m’attendre de la part de ce film, mais j’ai été très agréablement surprise. C’est très drôle, même sans tenir compte du fait que John Howard mâche ses mots et de son maniérisme de brute. Les dialogues sont très bons et les acteurs ont tous fait un très bon travail. En se basant là-dessus, Alyssa McClelland a probablement un futur très prometteur, en tant qu’actrice ou même chanteuse. Les acteurs sont très bien distribués et le script est super. Il y avait quelques moments où l’un des acteurs se mettait soudainement à parler en confidence à la caméra, ce qui brisait un peu du format du reste du film, mais cela servait un but comique.
Toutes choses considérées : À voir absolument pour tous les amateurs de comédies.

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Belle de scène (2004)
http://www.stagebeautymovie.com
Ce film, qui se déroule au 17e siècle, offre un aperçu de la vie d’Edward «Ned» Kynaston, qui était… l’actrice la plus appréciée de toute l’Angleterre. Tout comme à l’époque de Shakespeare, les femmes n’avaient pas leur place sur scène et les hommes jouaient tous les rôles. Mais cela est sur le point de changer, alors que le roi Charles II décide non seulement de laisser les femmes jouer, mais aussi d’interdire aux hommes de jouer le rôle d’un personnage féminin. Kynaston (Billy Crudup) est très touché par ce changement, car il croit qu’il n’y a pas de défi à jouer un homme. Cependant, ce sont de bonnes nouvelles pour son habilleuse, Maria (Claire Danes), qui veut vraiment être actrice. Elle devient la première actrice d’Angleterre et joue avec plus de passion que les hommes, tandis que Kynaston et ses maniérismes sont oubliés par la société presque du jour au lendemain. Mais Maria décide alors de l’aider à redevenir acteur, au moment même où elle doit jouer le rôle de Desdémone dans Othello, le rôle de prédilection de Kynaston.
C’est un récit en partie fictif de vrais événements, basé sur le journal de Samuel Pepys. Ce film rend très bien l’atmosphère de l’époque et explore des thèmes plus lourds que d’autres films l’ont fait auparavant. Kynaston et Maria essaient tous deux de réconcilier qui ils sont et ce que la société leur donne le droit de faire.
Même si les accents ne sont pas toujours convaincants, les performances sont vraiment quelque chose. Il y a des atomes crochus entre les deux acteurs principaux (après tout, ils sont tombés amoureux lors du tournage). C’est intéressant que Billy Crudup ait mis tant d’efforts dans ce rôle, que la plupart des acteurs auraient refusé, et qu’il devienne si féminin lorsqu’il porte un costume. Il fait preuve d’un très grand registre. Claire Danes est aussi l’une des actrices les plus talentueuses de sa génération. Les talents des acteurs sont mis en valeur plus sur scène que dans les autres parties du film; c’est sans doute parce que le réalisateur, Richard Eyre, s’y connaît bien en matière de théâtre anglais. L’avant-dernière scène, quand Kynaston et Maria jouent le meurtre de Desdémone, vaut vraiment la peine d’être vue; ça donne la chair de poule, les acteurs méritent des prix pour ça. En fait, le film a gagné le prix du Phoenix Film Critics Society pour «Film négligé de l’année (2004)», mais il aurait dû avoir plus de visibilité que ça.
Toutes choses considérées : Un très bon film, qui n’a pas eu la reconnaissance qu’il mérite.

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La Belle et le Clochard (1955)
http://disney.go.com/disneyvideos/animatedfilms/ladyandthetramp/
Un petit quelque chose pour briser la monotonie. Je connaissais l’histoire parce que j’avais lu le livre maintes et maintes fois dans mon enfance, mais je n’avais toujours pas vu le film. Alors quand l’édition du 50e anniversaire est sortie, je n’ai pas pu résister. Oui, c’est un peu kitsch (surtout avec Darling et Jim Dear), et je dois garder en tête que c’est le film qui a injustement donné une mauvaise réputation aux chats siamois. C’est plein de stéréotypes, c’est vrai. Mais c’est une histoire très touchante, et elle réussit à nous faire rire, à nous faire pleurer, à nous émouvoir ou à nous effrayer, tout ça en 74 minutes. Vous reconnaîtrez immédiatement la chanson thème quand vous l’entendrez, et vous aimerez la scène où les deux chiens partagent du spaghetti – et leur premier baiser.
Toutes choses considérées : Retombez en enfance, ça vaut la peine.

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Big Fish (2003)
http://www.sonypictures.com/movies/bigfish/site/index.php
Voilà vraiment l’un des meilleurs films de l’année. C’est une histoire à dormir debout, remplie d’artistes de cirque, de géants, de sorcières... et de gros poissons. C’est une histoire contant les relations entre pères et fils, entre membres d’une famille, le récit de la vie de deux hommes. Mais plus que ça, c’est une métaphore pour vivre pleinement sa vie. Edward Bloom, né dans une petite ville de l’Alabama, aime conter des histoires à dormir debout. Sa préférée est celle du jour où son fils Will est né : Edward essayait d’attraper le (très) gros poisson qui «hantait» la rivière depuis belle lurette. Bon nombre de pêcheurs avaient essayé avant lui, sans succès. Edward pensa qu’il pouvait y réussir ce jour-là et il utilisa son jonc de mariage comme appât, croyant que les reflets métalliques pourraient attirer le gros poisson. Il avait raison à propos de cela, mais il n’avait pas pensé à son affaire, car une fois la bague avalée, Edward se rendit compte qu’il venait de perdre le symbole de l’amour qu’il portait envers sa femme. Le récit de comment il récupéra sa bague est une belle histoire à dormir debout! Les récits d’Edward charment tous ceux qu’il rencontre, ou plutôt tous sauf son fils Will. Celui-ci sait bien que, le jour où il est né, son père était en fait à Wichita, travaillant comme vendeur à domicile; mais Edward raconte toujours les mêmes histoires, exagérant et élaborant chaque fois. Will aimerait que son père cesse de vivre dans son monde imaginaire et il décide finalement de rompre tout contact avec lui. Cependant, quelques années plus tard, la mère de Will l’appelle afin de lui annoncer qu’Edward est mourant. Will revient alors à la maison familiale afin d’aider ses parents; il refuse de se réconcilier avec son père jusqu’à ce que celui-ci cesse d’en conter des vertes et des pas mûres, mais Edward ne vit que pour cela... Will se voit alors forcé de séparer fait et fiction, de démêler les grandes réussites de son père et ses grands échecs. Ce faisant, il se rend compte qu’il y a sans doute plus de vérité dans les histoires de son père qu’il ne le pensait... Le film est rempli d’histoires à dormir debout, de contes de fées et d’aventures; c’est tout simplement un plaisir à regarder, parfois c’en est même hilarant. Les moments de gaieté et de fantaisie sont toutefois interrompus par la dure réalité de la perte d’un parent. C’est un film parlant de comment vivre sa vie, de l’apprécier, de voir grand et de nous rappeler de s’amuser en chemin. Ce n’est pas qu’Edward Bloom n’aimait pas la réalité de sa vie d’homme venant d’une petite ville, c’est qu’il aimait l’embellir, la rendre plus excitante et presque magique. Parfois, les histoires sont plus belles et plus plausibles que la réalité.
Les personnages de ce film étaient fantastiques, ils prenaient littéralement vie, ils avaient de la personnalité et étaient attachants. Les acteurs étaient très bien choisis : Edward Bloom est joué à la fois par Ewan McGregor (lorsqu’il est jeune) et par Albert Finney (en tant qu’homme plus âgé); Sandra Templeton, sa femme, est jouée par Alison Lohman (en jeune femme) et puis par Jessica Lange; Billy Crudup joue le rôle de Will et Danny DeVito est le meneur du cirque. Le directeur était spécialement bien choisi, puisque les films de Tim Burton sont le genre d’histoires qu’Edward se plaît à raconter. Les décors, les costumes et les effets spéciaux sont à couper le souffle; la trame sonore est merveilleuse; les histoires sont sensationnelles. Même la fin, lorsqu’Edward se meurt, nous rend heureux.
Toutes choses considérées : Vous devriez absolument voir ce film, il en vaut vraiment la peine.

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Bon Cop Bad Cop (2006)
http://www.brawlhunter.com/allianceatlantis/bonCopBadCop.asp

Le film qui a battu tous les records! (Mieux que Les Dangereux et Séraphin, pour ceux qui lisent mes critiques par ordre alphabétique plutôt que chronologique.)
C’est l’histoire de David Bouchard et de Martin Ward, policiers québécois et ontarien respectivement, qui doivent collaborer sur une affaire de meurtre quand la victime est retrouvée à cheval sur la frontière entre les deux provinces. Le meurtrier est en fait un tueur en série obsédé par le hockey; les deux policiers doivent le trouver avant qu’il fasse d’autres victimes, tout en surmontant leurs différences.
Bon, ma grosse plainte, c’est que ce film a été publicisé comme étant strictement une comédie. C’est faux! C’est un film policier, avec de la violence, du sang et des explosions, et certains passages sont drôles. Une fois que vous savez ça, vous allez plus apprécier. C’est sûr qu’il y a des passages hilarants, notamment avec Louis-José Houde dans le rôle du coroner. Rien que la bande annonce est fendante. J’aime aussi beaucoup le ton pincé de Colm Feore (qui joue Martin Ward) et le stéréotype macho décontracté de Patrick Huard (dans le rôle de David Bouchard), qui n’en fait qu’à sa tête. Les acteurs sont tous vraiment bons, y compris dans les passages dramatiques (regardez surtout la performance de Lucie Laurier).
Le film est en deux langues, avec parfois des sous-titres en français ou en anglais selon les versions – si vous n’êtes pas parfaitement bilingues, n’hésitez pas à avoir recours aux sous-titres.
Toutes choses considérées : C’est une très bonne comédie policière (est-ce un terme?).

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Boulot à l’italienne (2003)
http://www.italianjobmovie.com/flash/index.html
Je viens juste de voir celui-ci lors de sa remise à l’affiche, puisque je n’avais pas eu la chance de le voir la première fois. Mais ça en valait vraiment la peine. Un groupe de six hommes font un «boulot» en Italie (ça va, aucune surprise jusqu’à maintenant). Le boulot est en fait un cambriolage à Venise, qui comprend le vol de l’équivalent de 35 millions de dollars en lingots d’or dans une maison privée, sous le nez des propriétaires en surcroît. Je ne vous dirai pas comment ils s’y prennent, mais ça vaut la peine de le voir. J’ai aussi beaucoup aimé la manière dont ils ont utilisé Venise afin de conduire une poursuite de bateaux motorisés à travers les canaux. Malheureusement, l’un des voleurs (Edward Norton) se retourne contre ses amis et tue leur mentor, joué par Donald Sutherland (alors n’allez pas voir ce film juste pour le voir lui, il meurt après les dix premières minutes; est-ce que ce pauvre homme fait autre chose que des rôles secondaires ces temps-ci?) et Ed se sauve. Alors les quatre autres hommes (Mark Wahlberg, Seth Green, Mos Def et un autre que je ne connais pas) doivent le retracer afin de récupérer leur or (c’est un question de principes) et ils convainquent la fille de leur mentor, jouée par Charlize Theron, de les aider (c’est une question de revanche). J’ai aimé le fait que les personnages sont développés au lieu d’être flanqués sur l’écran tout d’un coup, on connaît l’histoire de chacun et leur personnalité, ce qui les rend plus réels (même le Vrai Napster ;o).
Ce film inclut une poursuite impressionnante entre trois voitures, deux motos et un hélicoptère, les voitures étant ces belles minis que nous avons vues dans les bandes annonces. Il y a beaucoup d’action, quelques bonnes blagues et un ensemble d’acteurs connus. L’intrigue est bien léchée, c’est un de ces films d’action auxquels on peut croire et qui sont très intéressants en plus; les séquences d’action sont la cerise sur le sundae et on y prend plaisir. Les chansons de la trame sonore sont très bien choisies aussi. Mais la fin, à la fois la retombée du climax et la conclusion de l’intrigue, étaient prévisibles.
Toutes choses considérées : Si vous n’avez pas eu la chance de le voir la première fois, allez le louer, c’est pas mal bon.

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Casino Royale (2006)
http://www.sonypictures.com/movies/casinoroyale/site/

Ce film est basé sur le premier roman d’Ian Fleming mettant en vedette James Bond. Ça commence avant que Bond devienne un agent «00» et montre sa première mission (la série redémarre, pour ainsi dire).
Bond débute à Madagascar, où il doit trouver un terroriste. Vous verrez l’homme qui devrait remporter l’oscar du meilleur cascadeur, s’il y avait un tel prix. Les cascades sont effectuées pendant une poursuite à pied, et elles vous garderont en haleine. Sans trop gâcher l’intrigue, Bond se rend alors compte que ce petit terroriste est lié à Le Chiffre, banquier pour les terroristes du monde entier. Il parie leur argent à une partie de poker dans un casino de Monténégro, le Casino Royale (erreur grammaticale, je sais). Bond sait que si Le Chiffre perd, tout son réseau sera détruit, ce qui ralentira le terrorisme pour un certain temps. M met donc Vesper Lynd sur le cas, pour aider Bond dans sa mission.
Je sais que Daniel Craig a été flagellé sur la place publique pour avoir fait ce film, parce que les fans pensaient qu’il n’était pas à la hauteur. Cependant, je dois dire qu’il est un encore meilleur Bond que Pierce Brosnan. Il est un type différent de Bond, voyez-vous, quelqu’un de beaucoup plus suave et cool, sans les jeux de mots idiots et le dialogue léger. Ce film est bien plus sombre que les autres, dans le sens qu’il est plus réaliste. Il se base sur l’intrigue et ne se fie pas aux gadgets ni aux acteurs célèbres d’Hollywood pour réussir. C’est de loin le meilleur film de Bond de la décennie. Et Daniel Craig est un excellent Bond.
Judi Dench est une superbe M, comme toujours, et Mads Mikkelsen donne une performance fantastique. Eva Green est également bonne et est plus que le simple intérêt romantique du personnage principal. Comme dans tous les films de Bond, la chanson-thème est géniale, le générique d’ouverture est remarquable, les cascades sont incroyables, c’est une expérience en soi. Il y a peut-être quelques parties du film où les choses deviennent un peu plus confuses, mais presque tout rentre dans l’ordre à la fin. Et il y a vraiment des moments cool ou drôles, mais je vais vous laisser les découvrir par vous-mêmes (je déteste gâcher de telles choses). Je dirai simplement qu’on a la chance de voir comment Bond est devenu l’homme qu’il est aujourd’hui, mais dans ce film, il n’a pas encore acquis son goût des martinis bien agités, et non pas simplement mélangés. Il invente même un tout nouveau cocktail, mais vous n’en entendrez sûrement plus jamais parler.
Toutes choses considérées : À voir; c’est un très, très bon film de Bond.

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Charlie et ses drôles de dames se déchaînent (2003)
http://www.sonypictures.com/movies/charliesangels2/site_index.html
Les Anges sont de retour et sont plus cool que jamais. Plus de peau, plus d’action, plus de célébrités. Ce qui devrait être une bonne chose, pas vrai? Et bien... on dirait que l’intrigue en a un peu souffert. Beaucoup, en fait, mais je ne veux pas vous révéler ce qui en reste. Alors que le premier film était une comédie qui ne se prenait pas au sérieux, le deuxième semble être devenu l’un des films dont il se moquait. Les cascades sont encore plus incroyables, la nudité plus gratuite, l’intrigue à peine une formalité à remplir. J’admettrai volontiers que de voir une célébrité apparaître au milieu de l’écran sans avertissement reste assez cool (Bruce Willis, Pink, le p’tit gars de Holes, etc.) et on avait tous hâte de voir Demi Moore. Son rôle était toutefois plus léger que je ne le pensais, peut-être parce que les médias avaient pas mal tout dit ce qu’il y avait à dire avant que le film ne sorte (c’est peut-être ça qui est arrivé à l’intrigue?). Il y a quand même le retour notable de Creepy Thin Man, qui n’a rien perdu de son fétiche pour les mèches de cheveux. Je dois ajouter que les personnages sont plus développés, on en apprend beaucoup plus long sur leur histoire personnelle. De plus, le film devait au départ s’appeler «H.A.L.O.» et, après l’avoir vu, je dois avouer que je n’arrive pas à comprendre pourquoi cette idée a été scrapée, c’était un trop beau jeu de mots pour passer à côté selon moi. D’un autre côté, c’est un bon film estival si vous avez juste le goût de vous détendre un peu, et puisque je l’ai vu à 5.50 $, je ne m’en plaindrai pas. Je serai aussi toujours partielle à l’égard de Drew Barrymore, alors c’est sûr que je ne démolirai pas complètement son film (c’est aussi elle la réalisatrice). Et n’oubliez pas de rester pour les «bloopers» à la fin!
Toutes choses considérées : Plaisir coupable ;o)

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Cher Frankie (2004)
http://www.miramax.com/dearfrankie/
Ce film, dont l’action se passe en Écosse, raconte l’histoire d’une mère célibataire, Lizzie (jouée par Emily Mortimer), qui élève son fils Frankie de son mieux en gardant une image paternelle dans sa vie. Elle le protège de la vérité en lui racontant que son père est marin et que son navire est en mer, que c’est pour ça qu’il ne peut pas être avec eux. Alors Frankie, qui est sourd, écrit des lettres à son père; Lizzie y répond en secret et achète des timbres de l’étranger pour les poster, menant Frankie à penser que c’est son père qui les a écrites. Cependant, un beau jour, un navire arrive au port et son nom est le même que celui du navire du père de Frankie. Celui-ci s’attend bien sûr à ce que son père soit enfin là pour le voir jouer au soccer le samedi suivant. Alors, Lizzie engage un homme (joué par Gerard Butler) qui doit se faire passer pour le père de Frankie pour la journée, mais les choses ne se déroulent pas exactement comme elle l’espérait…
C’était un film merveilleux, un de ces trésors du type «on n’a pas besoin d’un gros budget parce que notre script est assez bon comme ça». L’histoire est très intéressante et on vous donne des bribes d’information pour garder votre attention. C’est touchant, mais pas de manière kitsch. Certaines parties vous feront rire, d’autres vous ferons pleurer. Les acteurs sont très bons, y compris les enfants. Et vous devez bien sûr vous attendre à un accent écossais, que j’ai trouvé très agréable.
Toutes choses considérées : Un film charmant que je recommande absolument.

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Le Chevalier noir (2008)
http://thedarkknight.warnerbros.com

Enfin, un film si bon que je l’ai déjà vu deux fois, dont une en IMAX. Cette suite tant attendue à Batman : le commencement ne déçoit pas (j’en avais presque peur, vu que les campagnes publicitaires, y compris celles à l’apparence clandestine, étaient si géniales que je croyais que le film ne pourrait pas être à la hauteur).
Dans ce film, Gotham a un nouveau méchant, le Joker, qui commence par s’attaquer à la mafia pour s’affirmer, puis qui s’en prend à Batman en personne. Pendant ce temps, Batman est pourchassé par la police, puisque s’approprier le droit de faire régner la loi est illégal.
L’une des raisons pour lesquelles ce film est si bon, c’est que la série est repartie à zéro avec le dernier film et est bien plus réaliste (et moins quétaine) qu’auparavant. Bien sûr, cela la rend aussi plus sombre, comme Batman était censé l’être à l’origine, alors ce n’est absolument pas un film pour enfants. J’aime le fait que Batman a un expert (Lucius Fox, joué par Morgan Freeman) pour l’aider avec tous les gadgets, parce que Bruce Wayne et Alfred ne pourraient pas tout créer. J’aime aussi l’image de mauvais garçon qu’a Bruce Wayne (ça crée des moments drôles, même si j’adore l’interprétation d’Adam West).
Pour ce qui est du scénario, c’est un chef-d’œuvre. La scène d’ouverture nous met en plein dans l’action et capte tout de suite notre attention. Même si le film est long, son rythme est relativement stable, et il y a assez de revirements pour garder notre intérêt. Et la trame sonore est géniale.
Bien sûr, chapeau à Heath Ledger. Ce film met en valeur ses talents de maître-acteur, et le Joker était, de loin, son meilleur rôle à ce jour. À certains moments, j’entendais Cesar Romero dans son rire (mais une version plus sombre, bien sûr). En soi, son jeu vaut au moins une mise en nomination aux Oscars. Cela dit, à cause de sa mort prématurée, il va probablement remporter le prix (et Michelle Williams va l’accepter en son nom, regardez bien ça). Aussi, malgré le fait que j’aime Katie Holmes, je dois dire que Maggie Gyllenhaal donne une très bonne performance, et j’aimais plus son interprétation du rôle. Christian Bale et Gary Oldman sont aussi bons que toujours, et j’adore toujours l’Alfred de Michael Caine. Ah, et Aaron Eckhart était super dans le rôle de Harvey Dent et de Two-Face (les effets spéciaux sur ce dernier étaient époustouflants; je n’aurais pas pu demander mieux).
J’aimerais simplement que la voix grave de Batman ne soit pas si dangereusement près d’être quétaine.
Toutes choses considérées : Un film fantastique, que je reverrais n’importe quand.

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Le Code Da Vinci (2006)
http://www.sonypictures.com/movies/thedavincicode

Oui, vous avez entendu ce que les autres critiques en ont dit, et vous connaissez la basse cote que Rotten Tomatoes a accordée à ce film. Mais je ne suis pas d’accord. Bon, je l’avoue, je suis la seule personne en Amérique du Nord qui n’a pas encore lu le livre. C’est évident que l’histoire du livre est meilleure; c’est impossible d’adapter tout l’ouvrage en film. Je pense quand même que les scénaristes ont fait du bon travail. Le film soulève les mêmes théories que le livre et reste fidèle à l’essentiel (c’est ce que me disent mes amis qui ont lu le livre). Et je n’ai pas trouvé que le rythme du film était trop lent (même que parfois, je trouvais que les personnages allaient trop vite – par exemple, comment monte-t-on dans un bus à Londres sans une seule livre anglaise sur soi?).
Certains gens parlent de controverse, mais il s’agit surtout des extrémistes conservateurs qui ne se sont jamais donné la peine de se demander d’où vient la Bible. Le Code Da Vinci est un roman de fiction et n’a jamais été présenté autrement. Jésus aurait pu être marié, qu’est-ce qu’on en sait (quoi, vous croyez qu’il a marché sur l’eau, mais qu’il était incapable d’avoir une femme?). Il s’agit de théories qui circulent depuis des décennies et que bien des gens ont acceptées.
D’accord, je ne me donnerai pas la peine de résumer le film pour vous, vous en connaissez sûrement les grandes lignes, à moins que vous ayez passé les cinq dernières années dans un monastère cloîtré (et encore). Je pense que les acteurs ont fait du très bon travail (du travail excellent dans certains cas); les effets spéciaux étaient bons et pas surutilisés. C’est comme une excellente chasse au trésor.
Toutes choses considérées : Je l’ai vraiment aimé; vous devriez le voir même si vous avez lu le livre (sinon, qu’est-ce que vous attendez?).

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The Company (2003)
http://www.sonyclassics.com/thecompany/

Il s’agit du film réalisé et co-scénarisé par Neve Campbell, une actrice canadienne qui était ballerine. Elle est dans le film, mais elle n’est pas vraiment la vedette; la vraie vedette est le Joffrey Ballet de Chicago, une célèbre troupe de ballet (company, en anglais, d’où le titre). C’est un film à propos de la vie d’une troupe et de ses danseurs pendant une saison; c’est un amalgame de faits qui sont réels au lieu d’avoir été inventés, depuis les danses jusqu’aux discours et aux vies sentimentales des personnages. C’est plutôt une idée de leur vie qu’une vraie histoire suivie. Même les vidéos amateurs montrant la danseuse Trinity et le mariage de Suzanne étaient authentiques. On a vraiment une bonne idée du travail et de l’endurance, de la discipline et du sacrifice nécessaires pour être danseur de ballet et pour produire des spectacles aussi beaux. La chanson Funny Valentine est le fil conducteur du film : elle représente les solos de même que l’histoire d’amour sous-jacente et elle est interprétée de différentes façons pendant le film. La scène de l’omelette est vraiment touchante et il y a l’une des plus belles scènes de baisers que j’ai vues.
L’une des prises de vue qui sont vraiment remarquables est celle où deux danseurs performent à l’extérieur et qu’une tempête d’automne se lève; ils décident de continuer à danser, même si la tempête leur vole presque la scène. Le public reste pour les regarder. Si vous regardez le film, vous trouverez également intéressant de savoir que la danse du serpent a en fait été performée sans musique (qui a été ajoutée au montage).
Ce film ressemble en fait à du théâtre, d’une manière positive. Par exemple, les danses étaient habituellement filmées en une seule prise, avec plusieurs caméras, parce qu’elles étaient très exigeantes physiquement et qu’un danseur de ballet ne peut pas refaire un numéro de multiples fois le même soir. Les personnages sont très réels, parce que les 45 danseurs du film font partie du Joffrey Ballet et jouent leur propre rôle. Le chorégraphe Robert Desrosiers y apparaît aussi en tant que lui-même, tandis que James Franco et Malcolm McDowell font partie de la distribution de cinq acteurs. Le directeur, Robert Altman, amène aussi beaucoup au film grâce à son expérience. Neve Campbell s’est entraînée avec les danseurs et cela se voit dans sa performance. Elle s’est même cassé une côte peu avant le début du tournage et elle a dansé quand même, tout comme une ballerine doit souvent danser lorsqu’elle est blessée. Neve Campbell faisait vraiment partie de la troupe et n’a pas eu de traitement particulier de la part des autres danseurs, ce qui transparaissait vraiment.
Toutes choses considérées : Un film différent, à voir pour tous les amateurs de ballet et pour ceux qui veulent une histoire d’amour pas trop téteuse et une dose de réalité.

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Crash (2004)
http://www.crashfilm.com

C’est le premier film réalisé par le scénariste-producteur Paul Haggis. On a droit à une distribution du tonnerre, comprenant Sandra Bullock, Don Cheadle, Thandie Newton, Brendan Fraser, Ryan Phillippe, Jennifer Esposito, Matt Dillon et Ludacris. C’est l’histoire de comment différents personnages entrent pour ainsi dire en collision : la riche femme au foyer et son mari procureur général, les deux pirates de la route, le vieux couple coréen, les marchands perses, le producteur de télé, les deux policiers, le serrurier mexicain, les détectives qui sont amants… Ils s’affectent les uns les autres de manières différentes, non seulement à cause de leur rôle dans la société, mais également à cause de comment ils sont perçus par les autres, à cause de la couleur de leur peau et de leurs occupations.
C’est un film qui parle de relations humaines, de racisme, d’idées préconçues et de fermeture d’esprit, mais aussi d’espoir et d’amour. Les acteurs sont vraiment merveilleux et leurs performances sont fantastiques. Le récit est super, et ce film ne fait pas que nous faire ressentir, il nous fait aussi réfléchir (d’une bonne manière, je veux dire ;o).
Toutes choses considérées : Allez le louer, ça vaut vraiment la peine de le voir. Mais trouvez-vous quelqu’un avec qui en parler après, vous en aurez besoin.

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C.R.A.Z.Y. (2005)
http://concours.canoe.com/concours_crazy/

C’est une histoire familiale qui s’étale sur vingt ans, de 1960 à 1980. Ça se passe au Québec, mais ça pourrait se passer n’importe où. On parle d’une famille de cinq garçons, dont les initiales forment le mot «crazy». On suit surtout les périples du quatrième, Zachary, qui est né le 25 décembre avec un don de Dieu (selon sa mère et Madame Chose, qui vend du Tupperware). Ce jeune homme doit affronter qui il est, ce qui est d’autant plus difficile que son père est très conformiste. Il doit aussi accepter sa famille, ses frères qui sont tous très différents les uns des autres (de l’intello au bum), ses parents, sa cousine Brigitte, sa blonde Michelle et sa religion. L’adolescence, quoi.
C’est vrai que ça devait être extrêmement difficile d’avouer être homosexuel à l’époque, mais même maintenant, malgré tous les progrès, les mentalités n’ont pas entièrement changé. Cependant, le film ne traite pas que de ça, il y a aussi des moments de fantaisie et de comédie, des moments faits pour se rappeler les années 1970 et les partys de famille, l’adolescence et les premiers amours, le tabac et la drogue, la musique et surtout la relation entre enfants et parents. C’est un film touchant, même pour ceux qui n’ont pas vécu de situation semblable.
Je dois mentionner aussi que la trame sonore du film est vraiment superbe, de quoi vous donner le goût de trouver un certain disque de Patsy Cline.
Le film a été choisi pour représenter le Canada dans la 78e course aux Oscars, alors vous vous doutez bien que c’est bon. [Avril 2006 : aucun Oscar, mais 11 Genie et 14 Jutras, plus un retour dans les salles à la demande populaire, et ce, après la sortie du DVD. Sans précédent!]
Toutes choses considérées : À voir.

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Les Dangereux (2002)
http://www.christalfilms.com/fr/content/view/full/89
Le film québécois avec le plus gros budget et des recettes tout aussi impressionnantes. Alors je m’attendais à beaucoup, peut-être à trop, ce qui veut dire que j’ai été déçue.
Roxanne Labelle, chanteuse québécoise ayant une carrière internationale, se fait kidnapper. Ses ravisseurs contactent son père, Paul Labelle, qui est également son gérant, et ils lui demandent une rançon de un million de dollars. Il se trouve que son père a des dettes de jeu envers la mafia et leur doit également de l’argent; il est donc très important qu’il puisse libérer sa fille à temps pour qu’elle donne un concert le soir même au Centre Molson, ce qui lui permettra de renflouer son compte en banque. Il doit maintenant trouver quelqu’un qui sera prêt à risquer sa vie afin de remettre l’argent aux ravisseurs... Justement, l’un des jeunes comptables qui travaillent pour lui, Francis Jobin, découvre qu’une somme importante a été détournée à même le compte de Roxanne. Lorsqu’il en informe Paul Labelle, espérant faire avancer sa carrière, il est loin de se douter que c’est en fait son patron qui est l’auteur de cette fraude! Paul Labelle décide donc de faire d’une pierre deux coups et envoie Francis, qui en sait maintenant trop, remettre l’argent aux ravisseurs; il engage également deux tueurs à gage (Dirty Henri et Tiger) qui doivent suivre Francis puis le tuer une fois l’argent remis et ramener ensuite Roxanne à son père. L’affaire se complique encore : Francis doit en plus s’occuper de son frère qui menace de se suicider tandis qu’il échappe, sans le savoir, aux balles des tueurs à gage qui le suivent. Roxanne, de son côté, doit s’accommoder du fait que de ses trois ravisseurs, l’un est complètement incompétent (Bing de son petit nom) et une autre (Rachelle) est une grande admiratrice pas très intelligente qui ne pense qu’à lui demander son autographe et une photo alors que la pauvre chanteuse est pieds et poings liés; le kidnappeur qui a organisé l’affaire, Boiteuse, n’est pas méchant mais il a de légères tendances pyromanes. Et il ne faut pas oublier Johanne, l’ex de Paul Labelle et la mère de Roxanne, qui réclame à son mari son allocation mensuelle.
Moi j’ai trouvé le film un peu trop exagéré. C’est sûr qu’il y avait des moments drôles, mais j’ai trouvé ça un peu décousu et sans but en général. Il y a des moments qui m’ont rappelé Amélie Poulain, comme quand le film s’arrête tout d’un coup pour que le narrateur nous présente les personnages. J’ai plus qu’adoré Amélie Poulain, mais j’ai trouvé que là ça manquait d’originalité parce que la copie était trop évidente. Certains moments étaient trop tirés par les cheveux, pendant d’autres c’était de la comédie trop légère. Même l’explosion n’a pas réussi à m’impressionner. Mais comme j’ai dit au début, il est possible que j’aie eu cette impression simplement parce que je m’attendais à trop.
Toutes choses considérées : C’est à voir dans l’un des deux cas suivants seulement:
1) Vous vous intéressez au cinéma québécois et vous voulez donc savoir de quoi ce film a l’air, puisqu’il a fait tant parler de lui; ou
2) Un soir, alors que vous n’avez rien de mieux à faire, vous pitonnez, écrasés devant la télé, et il se trouve que cette parodie des films américains est ce qui joue à TQS.

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Der Krieger und die Kaiserin [film allemand avec sous-titres anglais, «La princesse et le guerrier»] (2000)
http://www.x-filme.de/html/kuk.html
Un film allemand charmant mettant en vedette Franka Potente et Benno Fürmann. Sissi, une jeune femme travaillant en tant qu’infirmière dans une clinique privée, se fait frapper par un camion. Alors qu’elle gît sur le sol sous le camion, elle arrête soudainement de respirer et un jeune homme (qui ne peut s’empêcher de pleurer tout le temps) lui sauve la vie, mais ils sont séparés sur le chemin de l’hôpital. Quand Sissi sort de l’hôpital deux mois plus tard, elle pense toujours à lui et elle décide de le retracer, même si elle ne connaît même pas son nom. Toutefois, avec un peu d’aide des personnes ayant été témoins de l’accident, elle finit par apprendre le nom de famille du jeune homme et son adresse, alors elle se rend chez lui afin de lui parler. Il se trouve que l’homme (Bodo) est encore aux prises avec la mort de sa femme, survenue quelques années plus tôt, alors il ne veut pas avoir quoi que ce soit à voir avec elle, malgré le fait qu’elle insiste beaucoup pour lui parler et apprendre à le connaître. Bodo planifie de cambrioler une banque avec son frère et ils veulent ensuite fuir le pays. Par un drôle de revirement du destin, Sissi se trouve en fait dans la banque alors que les deux hommes la cambriolent et elle sauve à son tour la vie de Bodo, alors que le frère de celui-ci est abattu par le garde de sécurité. Elle le cache alors dans la clinique dans laquelle elle travaille, tandis qu’ils tâchent tout les deux de se réconcilier avec leur passé troublé et qu’ils réalisent qu’ils ont plus en commun qu’ils ne le pensaient au début.
Le directeur de ce film est le même qui nous a fait Cours Lola Cours et cela se voit un peu : c’est la même actrice, il y a une scène où un personnage court à travers la ville, la trame sonore est remarquable (dans le sens que vous allez la remarquer). C’était aussi original par contre, parce que l’action était quelque peu imprévisible, on vous amenait à croire une certaine chose et puis le déroulement de l’action changeait à la dernière seconde. J’ai aussi beaucoup aimé la scène où le jeune homme exorcise ses démons (ça faisait un peu penser au vidéoclip de Ironic d’Alanis Morissette). Il y avait des images très intéressantes dans ce film.
Toutes choses considérées : Un autre film étranger très correct, avec des acteurs très talentueux et un bon script. Je ne dirais pas que c’est extraordinaire, mais je le recommande.

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Le Dernier Samouraï (2003)
http://lastsamurai.warnerbros.com/html_index.php

Vous savez quoi? C’est un film qui dure deux heures et demie. J’avais très hâte de le voir, alors j’y suis allée le seul jour que j’avais de libre après mes examens et avant le temps supplémentaire à mon emploi. J’avais juste le temps de voir la séance de midi et de me rendre au travail pour quatre heures. Alors je suis dans la salle de cinéma, ça fait deux heures et vingt minutes que le film joue. Et là, juste avant la bataille décisive, alors que tous les samouraïs s’alignent pour se battre - de nulle part, se fait entendre dans la salle un fort bruit de sirène. On est tous assez certains qu’il n’y avait pas d’avertisseurs sonores du genre au Japon du dix-neuvième siècle, et il se trouve en fait que c’était une alarme de feu. Alors toutes les lumières se rallument (et je veux dire TOUTES les lumières, pas juste les appliques sur le mur), et on se met à attendre. Malheureusement, nous n’étions que quatre dans la salle qui ne faisions pas partie du grand groupe (semi-)organisé d’étudiants de 13-14 ans, qui étaient pas mal énervés. Nous avons alors été assujettis à une torture horrible, un destin bien pire que le hara-kiri : ils se sont mis à chanter la Happy Song. Nnooooon!!!!
Toujours est-il que le cinéma n’a pas continué de projeter le film; on a plutôt reçu des coupons afin que notre prochain billet soit gratuit. Mais disons les choses comme elles le sont, je n’ai pas envie de m’asseoir dans un cinéma pour regarder un bon deux heures et vingt minutes de film que j’ai déjà vu juste pour voir les dix dernières minutes (même si elles avaient l’air des plus importantes du film, la fin avait vraiment l’air très intéressante). Alors je vais tout simplement en faire la critique lorsqu’il sera en vidéo, je suppose. Jusqu’à ce moment, ne vous avisez surtout pas de me gâcher la fin!

Décembre 2006 : Bon, j’ai enfin vu la fin du film. Je dois dire que c’est un très beau film, avec d’excellentes performances et un bon message. Ça vaut absolument la peine de le voir. Mais qu’est-ce qui était censé être si surprenant au sujet de la fin?

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Le Diable s’habille en Prada (2006)
http://www.devilwearspradamovie.com

Le Diable s’habille en Prada, ou une autre raison pour laquelle Meryl Streep devrait avoir un oscar de plus. Cette femme peut tout faire! Qu’il s’agisse d’un drame ou d’une comédie, non seulement elle réussit, mais elle donne une performance exceptionnelle à chaque fois. Ce film, basé sur le livre basé sur l’histoire vécue, met en vedette Anne Hathaway en tant que jeune journaliste en devenir (Andrea) qui obtient un emploi très couru au sein du magazine Runway, le plus important magazine de mode. Sa patronne, la femme la plus puissante de l’industrie, ne s’excuse jamais et est incroyablement exigeante (d’où le titre). Andrea doit apprendre vite et se conformer au monde de la mode, mais elle se met à perdre son identité (et ses amis) en chemin.
C’est un film vraiment drôle, avec un scénario qui est en fait assez bon. Les acteurs sont superbes, et il y a des apparitions-éclair par des vraies vedettes du domaine. On se rend compte que l’industrie de la mode nous influence plus qu’on pense (écoutez juste Meryl Streep expliquer à Andrea comment celle-ci s’est a pu se procurer son chandail bleu céruléen). La bande-annonce de ce film, qui en montrait en fait les dix première minutes, est une bonne façon d’expliquer les prémisses dans trop révéler.
Toutes choses considérées : Un film amusant et très drôle.

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Le Divorce (2003)
http://www2.foxsearchlight.com/ledivorce/
C’est drôle parce que c’est le deuxième film d’affilée que Kate Hudson nous fait qui commence de la même manière : des dessins des personnages sur fond blanc, avec en trame sonore des vieilles chansons françaises. Coïncidence, ou complot? ;o)
Alors, Roxanne (Naomi Watts) est une poète américaine vivant à Paris avec son mari Charles-Henri (Français, vous l’aurez deviné) et leur fille Gennie. Quand Roxanne tombe à nouveau enceinte, sa sœur Isabel (Kate Hudson) vient vivre avec elle pour l’aider. Juste comme elle débarque, Charles-Henri laisse Roxanne pour une autre femme. Roxanne s’oppose au divorce pour plusieurs raisons, tant morales que pratiques, non la moindre étant le fait qu’en France, la garde des enfants est d’habitude accordée au parent français. Cela veut dire que Roxanne ne pourrait passer que très peu de temps avec ses enfants, même si elle n’a aucune envie de quitter Paris. Elle devrait alors aussi diviser ses biens avec son mari, des biens qui pourraient inclure le portrait de sainte Ursule que ses parents lui ont prêté et qui a été dans sa famille depuis toujours, mais que certains pensent être un authentique de Latour. Pendant ce temps, Isabel se porte absolument à merveille à Paris, elle se trouve un emploi avec une amie de sa sœur, commence à sortir avec un jeune Parisien (un Romain Duris très chevelu, qui était aussi dans L’Auberge espagnole) et elle devient aussi la maîtresse de l’oncle par alliance de Roxanne (Thierry Lhermitte). De plus, on découvre que la nouvelle femme dans la vie de Charles-Henri, Magda, a un mari jaloux qui semble assez dérangé merci et qui cherche à approcher Roxanne. Les deux sœurs doivent alors découvrir la signification de l’Amour et du Divorce, à la Parisienne (je ne vendrai pas la fin).
Il y a un très bon mélange d’anglais et de français dans la version originale (avec sous-titres anglais, on s’entend), mais je serais curieuse de savoir comment ça ressort dans la version française. Et puisque le film a été tourné à Paris, c’est du vrai français, pas la version estropiée du français que nous sert habituellement Hollywood. Kate Hudson a toujours un fort accent, mais je suis contente de vous annoncer que son français s’est amélioré un peu depuis Almost Famous. Et Naomi Watts est en fait assez douée en français. Par contre, il y a beaucoup de stéréotypes dans ce film, tant au sujet des Américains que des Français, mais je dois admettre qu’il y en a un ou deux dans le tas qui semblent vrais. Vous ne pourrez probablement plus voir les sacs Kelly et les foulards de soie de la même façon. Je dois quand même me demander comment une poétesse et un artiste, qui disent ne pas faire beaucoup d’argent, peuvent se permettre un tel appartement à Paris et de tels repas chics tout le temps. En passant, il y a aussi une Amélie dans ce film, même si ce n’est que très brièvement. ;o)
Je dois dire que l’intrigue, en général, m’a semblée un peu difficile à croire, plus le genre de chose qu’on retrouverait dans un livre de poche que dans un film. Mais dans le fond, ça a été basé sur un des romans meilleurs-vendeurs du New York Times, alors ça explique peut-être la chose. J’ai aussi trouvé ça surprenant que les réalisateurs aient eu tant de difficulté à engager une actrice pour jouer le rôle de Roxanne; apparemment, toutes les actrices d’Hollywood qui ont été approchées pour ce rôle l’ont refusé car elles auraient dû avoir l’air enceinte pour presque tout le film et elles ne voulaient pas avoir l’air laides. Est-ce que je suis la seule à penser que les femmes enceintes sont belles? Surtout Naomi Watts, elle était superbe et elle jouait à merveille. Mais dans le fond, elle est Australienne, pas Hollywoodienne, et j’espère qu’elle le restera. Il y avait également des petits rôles tenus par Leslie Caron, Stockard Channing et Glenn Close, qui semblaient toutes ravies d’avoir eu un voyage à Paris en échange d’un peu de travail. Et les chansons françaises ne sont pas toutes vieilles, bien sûr, il y avait même le dernier hit de Carla Bruni [critique écrite en 2003] (et c’est rare pour un film américain d’avoir tant de chansons en langue étrangère sur sa trame sonore).
Toutes choses considérées : J’ai beaucoup aimé ce film, c’était non prétentieux sans être trop léger et je le recommande. N’oubliez pas de rester pour les crédits à la fin, ils étaient originaux.

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Dogville (2004)
http://www.tvropa.com/Dogville/
L’histoire se déroule au Colorado rural lors de la Grande dépression. Nicole Kidman interprète Grace Mulligan, une femme tentant d’échapper à la mafia. Elle arrive à Dogville à la recherche d’un abri et rencontre Tom Edison (interprété par Paul Bettany), le soi-disant guide moral de la petite ville. Tom convainc les quinze habitants de Dogville de laisser Grace rester avec eux et de lui permettre de se cacher pour échapper à la mafia, à la condition qu’elle puisse se faire accepter d’eux en deux semaines. Elle se met alors à faire de bonnes actions et à aider chaque ménage avec leurs tâches quotidiennes : elle fait la lecture au vieux M. McKay, qui est aveugle; elle s’occupe des enfants de Chuck et de Vera; elle aide au magasin des Henson; elle arrache les mauvaises herbes autour des groseilliers de la vieille Ma Ginger; etc. Elle fait toutes les choses dont les villageois n’avaient pas vraiment besoin, mais qu’ils voulaient quand même. Cependant, ils se rendent bien vite compte du pouvoir qu’ils exercent sur Grace et elle voit que leur aide lui coûte très cher… Ils savent qu’elle ne peut pas quitter Dogville, car les gangsters la trouveraient, alors ils se mettent à l’exploiter, elle et sa situation. Elle ne peut pas se défendre, mais elle espère contre tout qu’elle verra le bon côté de chacun d’eux émerger.
Ce film, écrit et mis en scène par Lars von Trier, est l’un des films les moins conventionnels de l’année, un chef-d’œuvre que la plupart des gens vont détester. L’histoire est racontée de manière classique, avec une introduction et neuf chapitres précis. Il y a aussi un narrateur omniscient qui explique ce qui se passe à l’écran. Cependant, la chose la plus surprenante à propos de ce film est le décor. Le film a été tourné sur un plateau arrangé plus pour une pièce de théâtre que pour un film : les maisons ne sont en fait que des lignes de craies dessinées sur le sol avec de simples mots tracés à côté («Chuck and Vera’s» à l’intérieur de la maison de Chuck et de Vera, «Old Lady’s Bench» à côté du banc de la vieille dame, «Gooseberry bushes» à côté du contour des trois groseilliers dessinés sur le sol, même «Dog» à côté d’un dessin de chien à la craie blanche). En outre, il n’y a pas de portes aux maisons, même si les acteurs miment le fait d’ouvrir la porte en sortant d’une maison et que l’on peut entendre le bruit de la porte s’ouvrant et se refermant. Les changements dans la température et la luminosité sont rendus avec de simples, mais d’efficaces, changements dans l’éclairage sur le plateau. Cela nous fait vraiment voir à quel point la ville est petite et que toute l’action se déroule au milieu d’elle; il n’y a rien d’important ailleurs. Les personnages eux-mêmes sont plus intéressants qu’attachants. Mais là où le décor est délibérément artificiel, le voyage de Grace semble incroyablement réel.
C’est un film à propos de la nature humaine; on ne peut pas connaître notre vraie nature à moins d’avoir eu les pleins pouvoirs sur un autre être humain. Même si c’était un peu long, c’était une comédie noire qui était différente, originale et expérimentale. Juste quand on pense qu’on sait où ça s’en va, il y a un revirement qui nous donne une toute autre perspective des choses. Ce n’est pas un film à propos des Américains, mais bien à propos de l’humanité en général, un film qui demande à être vu, sinon à être aimé. Tous les acteurs donnent de très bonnes performances, Nicole Kidman surtout.
Toutes choses considérées : À voir. Vous en sortirez avec l’impression d’avoir lu un bon livre, c’est un film d’idées et un changement rafraîchissant par rapport aux autres films faits jusqu’à maintenant.

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L’École du rock (2003)
http://www.schoolofrockmovie.com/
Enfin, Jack Black a son nom en premier dans le générique et avant le titre! Comme un autre critique a dit avant moi, «Jack Black ne vole pas simplement la vedette, il EST la vedette!» Il est vraiment excellent ici.
C’est l’histoire d’un homme dans la trentaine, Dewey Finn, qui n’a pas d’emploi parce qu’il rêve toujours d’avoir une carrière avec son groupe de rock. Le problème c’est que même s’il est très talentueux, il fait un tel spectacle de lui-même que c’en est embarrassant et personne ne le prend au sérieux. Il espère pouvoir enfin gagner un grand concours, le «Battle of the Bands», où le groupe gagnant remporte 20 000 $. Cela lui permettrait de payer enfin le loyer avec son meilleur ami, qui est professeur de remplacement (ainsi qu’avec la copine de ce dernier), plutôt que de tirer avantage de lui. Mais le groupe qu’il a fondé, SON groupe, décide de le renvoyer et d’engager quelqu’un d’autre à sa place. Cela laisse donc Dewey avec un rêve mais sans emploi. Alors qu’il est dans son appartement, il reçoit un appel téléphonique destiné à son ami, demandant un professeur de remplacement pour un emploi débutant immédiatement, pour 650 $ par semaine. Dewey saute sur l’occasion et accepte l’emploi en se faisant passer pour son ami. Au début, il se pogne le beigne dans cette classe de cinquième année de primaire et ne fait rien, laissant les enfants livrés à eux-mêmes. Mais il les entend un jour jouer de leurs instruments dans le cours de musique et il se rend rapidement compte que ces enfants ont beaucoup de potentiel. Il décide donc de leur apprendre à jouer du rock and roll. Les cours du matin sont Histoire du Rock ainsi que Appréciation du Rock, et pendant l’après-midi ils se pratiquent à jouer des chansons que Dewey a écrit. Et il se trouve qu’avec un peu d’entraînement, ces enfants sont en fait pas mal bons. Alors ils décident de participer à «Battle of the Bands» pour tenter leur chance. Pendant ce temps, la directrice de l’école et les parents des enfants commencent à soupçonner que Dewey n’enseigne pas les matières au curriculum et qu’il ne serait même pas un professeur qualifié... Et Dewey apprend qu’il y a peut-être des choses plus importantes dans la vie que le rock and roll (malgré que c’en est une partie intégrale! ;o).
Il se trouve que Jack Black est un extrêmement bon acteur et musicien. La musique, à la fois les chansons choisies pour le film et celles écrites pour le film, sont excellentes. (OK, j’admets que j’ai pu être influencée, puisque j’avais assisté à un concert de rock de Hanson moins de 24 heures auparavant, mais c’était vraiment cool!) C’est intelligent et drôle, un très bon film. Le générique d’ouverture est aussi très original. Je veux juste dire que je me fiche de savoir à quel point ces enfants sont doués en musique, ils ne peuvent pas devenir bons à ce point en moins de trois semaines. Mais faites semblant de rien, pour le bien du film.
Toutes choses considérées : Ce film est super! Stick it to the man! ;o)

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Elizabethtown (2005)
http://java.europe.yahoo.com/uk/uip/elizabethtown/home.html

C’est maintenant officiel : Orlando Bloom est tout à fait capable d’avoir le rôle principal dans un film où il ne joue pas un personnage d’époque – et il est assez convaincant, en plus. Ici, il joue Drew Baylor, qui perd son emploi et sa petite amie le même jour, puis il apprend que son père est mort, ce qui le force à remettre à plus tard ses plans pour se suicider. Il se rend à Elizabethtown, au Kentucky, pour ramener le corps de son père et pour rendre visite à sa famille paternelle pour la première fois depuis longtemps. Kirsten Dunst joue Claire, une hôtesse de l’air excentrique qu’il rencontre en cours de route. Une histoire d’amour inattendue s’en suit, alors que les deux jeunes gens se rendent compte qu’il y a indéniablement des atomes crochus entre eux. Leurs destinées s’unissent quand Claire décide d’aider Drew à franchir ces étapes difficiles. Elle finit par lui faire la plus belle carte routière qui soit : 42 heures et 11 minutes de musique et d’images, accompagnées d’indications détaillées pour l’aider à rentrer chez lui tout en lui montrant la beauté des choses simples.
Susan Sarandon et Judy Greer ont des rôles de soutien, pour le plus grand plaisir du public.
Ce film de Cameron Crowe vous donnera le même sentiment d’optimisme que Almost Famous : pas un sentiment cruche, édulcoré «c’était cute», mais plutôt un sentiment profond du genre «ça va me faire sourire pendant des jours». Ça parle de famille, de musique, de voyage en voiture et de la myriade des autres merveilleuses choses dont est faite la vie. Les superbes performances des acteurs doivent être mentionnées ici. Kirsten Dunst a presque eu le rôle de Penny Lane dans Almost Famous; même si elle n’a pas été choisie pour ce film, c’est évident que le réalisateur s’est rendu compte de son talent et l’a gardée en tête pour Elizabethtown. Elle illumine l’écran, comme toujours. Orlando Bloom donne également une très bonne performance, et il est évident que le courant passe bien entre les deux acteurs. Les dialogues sont intelligents et vous feront rire à voix haute à certains moments. Et, comme c’est toujours le cas avec ce réalisateur, la trame sonore de ce film fictionnellement autobiographique est fantastique.
Il y a aussi une morale, puisque ce film prouve que la valeur d’une personne ne se base pas seulement sur ses succès, mais aussi sur son excellence. Ce n’est pas parce qu’on est la cause de l’échec le plus monumental dans l’histoire de notre entreprise que notre idée n’était pas excellente (vous allez le film pour comprendre ça ;).
Toutes choses considérées : Un autre à voir absolument. Ce n’est pas aussi léger que ça en a l’air.

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L’Ère de glace (2002)
http://www.iceagemovie.com/
Ça m’a pris du temps, mais j’ai fini par le voir. C’est le film animé de Disney-Pixar (2002) à propos de créatures préhistoriques vivant pendant la dernière ère de glaciation, avec les voix de Ray Romano, John Leguizamo et Denis Leary. L’histoire se passe donc il y a 20 000 ans, alors que les glaciers se déplacent en venant du nord, forçant tous les animaux à migrer vers le sud. Tous les animaux sauf... Manfred, un mammouth qui est en quelque sorte un marginal et qui fait les choses à sa propre façon, ainsi que Sid, un paresseux qui n’a vraiment pas l’esprit pratique, même s’il a bon cœur. Manfred ne veut pas migrer, et par le temps que Sid réalise qu’il y a une migration, il ne suit pas les autres animaux parce qu’il ne sait pas vraiment de quelle direction est le sud de toute façon. Il décide alors de se tenir avec Manfred, dont la taille impressionnante et le courage effraient les prédateurs. Les deux animaux tombent alors sur un bébé humain qui a été séparé de sa famille par un groupe de tigres à dents de sabre affamés. Sid convainc finalement Manfred de l’aider à réunir le bébé avec son «troupeau» d’humains, mais ils sont vite rejoints par Diego, un tigre qui essaie de les charmer et de se faire passer pour leur ami, alors qu’il voit en fait le bébé comme un repas de choix. Le trio surprenant chemine donc jusqu’au village humain afin de leur rendre le bébé, se faisant tout le temps interrompre par Scrat, un écureuil préhistorique hilarant et attachant dont la mission dans la vie est d’enterrer sa noisette, et au diable les conséquences catastrophiques.
L’animation était vraiment fantastique, tout comme ce à quoi l’on s’attend de la part de l’équipe Disney-Pixar. L’intrigue était un peu difficile à croire, mais bon, c’est un dessin animé. La scène avec les dodos qui cherchaient de la nourriture était hilarante, mais j’aimerais préciser que la raison pour laquelle cette espèce est disparue n’est pas à cause de l’ère de glaciation mais bien du braconnage humain. De plus, Sid est peut-être un peu paresseux (de caractère), mais il est BEAUCOUP trop rapide pour être un paresseux (l’animal), même en bande dessinée. Mais une fois que vous passez par-dessus ces détails, le reste est très divertissant. Et Scrat ne cesse jamais de m’amuser, jusqu’à la dernière scène du film.
Toutes choses considérées : Vous devez voir celui-ci, c’est un classique.

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Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004)
http://www.eternalsunshine.com
(Et pour vous amuser: http://www.lacunainc.com/)

Je viens juste de le voir une deuxième fois et je n’arrive pas à croire que je n’ai pas trouvé le temps d’en parler la première fois. C’est l’un des films les plus intelligents et originaux qui existent. Joel se rend compte un jour que Clementine, son ex-blonde, l’a effacé de sa mémoire. Par rancune, il décidé d’effacer ses souvenirs d’elle à son tour, pour ne pas avoir à faire face à la douleur d’une relation terminée. Il se rend à la clinique qui fait ce procédé et, bientôt, il se débarrasse de tout ce qui lui rappelle Clementine. Mais lorsque le personnel commence le traitement et que ses souvenirs disparaissent, Joel regrette sa décision, car il perd tous les bons souvenirs qu’il avait d’elle. Il essaie d’arrêter les choses pendant qu’il peut encore se raccrocher à un souvenir de Clementine. Il y a quelques revirements que je ne vous gâcherai pas.
C’est un film rempli d’imagination, avec de belles prises de vue qui sont impressionnantes et bien exécutées. Les personnages se retrouvent avec une taille d’enfant (entourés de meubles immenses), il y a des livres dont toutes les pages sont vierges, des objets qui disparaissent dès qu’ils sont oubliés… Non seulement les effets spéciaux sont fantastiques, mais la limite entre la réalité et les choses qui se passent dans l’esprit de Joel est parfois brouillée, et le contraste est très bien exploité. Le générique d’ouverture est 18 minutes après le début du film, pour souligner une différence de temps et de souvenirs. Jim Carey et Kate Winslet donnent tous les deux d’excellentes performances, et Kirsten Dunst, Elijah Wood et Mark Ruffalo ont de bons rôles de soutien. Les personnages sont réels et francs. C’est un film qui émerveille, qui nous fait penser à nos propres Joel et Clementine.
Toutes choses considérées : Absolument génial. Un autre joyau qui mérite plus d’attention.

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Frida (2002)
http://www.miramax.com/frida/
« Voyagez à travers... le mystère... d’une femme... qui était désirée par les hommes... et par les femmes... pour sa passion... pour son art... pour tout ce qui était... Frida. » Frida Kahlo était une révolutionnaire politique et artistique, pas seulement au Mexique mais affectant aussi le monde entier. Un accident d’autobus débilitant tôt dans sa vie l’a laissée infirme, son dos, ses côtes et sa jambe brisés et la partie inférieure de son tronc empalée par une barre de fer. Elle a passé le reste de sa vie dans la douleur à cause de cet accident, mais c’est ce qui a permis à son art de devenir ce qu’il est aujourd’hui. C’est pendant sa guérison, alors qu’elle était immobilisée dans son lit, qu’elle a commencé à peindre afin de passer le temps. Puis, elle a rencontré l’artiste de renommée Diego Rivera afin qu’il estime ses tableaux, et les deux sont éventuellement devenus amoureux et se sont mariés. C’était une union basée sur la loyauté, à défaut de la fidélité, puisque les deux avaient tendance à prendre des amants; en fait, Frida volait souvent les amantes de son mari. Plusieurs voyages ont influencé les tableaux de Frida et son style, alors nouveau et unique, est maintenant légendaire. Elle a été la première artiste latino-américaine à avoir l’un de ses tableaux au Louvre. À mesure que sa santé se détériorait, elle se tournait de plus en plus vers l’art afin de transcender sa douleur et les œuvres qu’elle a produites sont encore inégalées de nos jours. Elle était également active dans le domaine politique, donnant une voix au peuple mexicain durant la Révolution et donnant un asile à Trotski alors qu’il fuyait la Russie. Ce film est l’histoire merveilleuse de la femme qui est maintenant l’artiste féminine la plus connue et la plus intrigante au monde. Frida était si choquante elle-même parce qu’elle était ouvertement honnête à propos de qui elle était et qu’elle défiait toutes les conventions afin d’être elle-même. Ses œuvres sont brutalement honnêtes aussi et le film nous laisse en faire l’expérience. Les vues, sons et couleurs du Mexique crèvent l’écran. Ce film a remporté les Oscars 2003 du meilleur maquillage et de la meilleure musique. Les effets spéciaux sont à couper le souffle et donnent littéralement la vie aux tableaux. Apparitions spéciales d’Antonio Banderas, Ashley Judd, Geoffrey Rush et Edward Norton. Salma Hayek, qui tient le rôle principal, s’est battue pendant presque sept ans pour faire ce film et chaque minute en valait la peine. Maintenant l’un de mes films préférés à vie, je pense. Ah, et le site web en lui-même pourrait être assez pour vous séduire. Cliquez sur http://www.miramax.com/frida/.
Toutes choses considérées : Si vous savez qui est Frida, ou si vous voudriez en apprendre plus à son sujet, vous allez vraiment adorer ce film.

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Gangs de New York (2002)
http://video.go.com/gangsofnewyork/
On a tous entendu le brouhaha à propos de ce film. La date de sortie a été retardée, c’était le retour à l’écran de Daniel Day-Lewis, le premier grand rôle de Léo depuis Titanic (à moins qu’on ne compte La Plage, mais là encore qui compte La Plage?), c’était un film de Scorsese avec un gros budget. Ben, ça fait presque trois heures de ma vie que je ne pourrais jamais ravoir. Comprenez bien, les costumes sont super, les décors sont super, les acteurs font tous un très bon travail. Mais ce film m’a complètement assommée dès le début, j’en étais réduite à me tortiller sur ma causeuse en essayant de trouver une position confortable en attendant soit que l’action devienne intéressante, soit que le film finisse, enfin, ce qui viendrait en premier pour me tirer de ma misère. Ils passaient beaucoup trop de temps à expliquer de petites choses alors qu’un rapide rappel, au plus, aurait suffi (comme si je vois John C. Reily au début de film se battre au côté du Prêtre Vallon, et que je le vois encore 15 minutes plus tard ayant l’air exactement pareil alors que 16 ans se sont écoulés, et bien je n’ai pas besoin de revoir toute la bataille à nouveau avec gros plan sur Reily pour m’en rappeler, merci beaucoup). Bien sûr, les histoires sans pitié du Vieux New York, les Immigrants vs les Natifs et les Cinq Pointes sont intéressantes, mais est-ce qu’on en a vraiment besoin de trois heures quand on peut deviner la fin de toute façon? Le fade out de 1860 à 2000 est très bien réussi et le générique de la fin est original, et l’une des très bonnes choses à propos du générique final est que le film est enfin terminé.
Toutes choses considérées : Ne perdez pas votre temps avec ce film, allez vous louer Frida à la place (ou Catch Me If You Can si vous aviez besoin d’une dose de Léo, ça c’est un bon film).

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Garden State (2004)
http://www2.foxsearchlight.com/gardenstate/
Andrew Largeman (Zach Braff) est un acteur en herbe à Los Angeles et mène sa vie engourdi par du Lithium pour l’empêcher de ressentir quoi que ce soit. Lorsque sa mère meurt, il retourne dans son patelin au New Jersey, dit le «Garden State», pour les funérailles. Cela lui donne l’occasion de revoir les amis avec qui il est allé à l’école, de même que son père (Ian Holm), qui est aussi son psychiatre et à qui il n’a pas parlé depuis neuf ans. Il revoit également les amis avec qui il est allé à l’école, qui sont maintenant un fossoyeur au cimetière juif (Peter Sasgaard), un millionnaire qui a inventé le velcro silencieux et un chevalier dans un restaurant à thème médiéval. Large décide alors d’arrêter de prendre ses médicaments, pour voir ce qui va se produire. Il rencontre aussi Sam (admirablement jouée par Natalie Portman), une menteuse compulsive excentrique qui lui donne l’inspiration nécessaire pour commencer à vivre.
Ce film à petit budget a été écrit et réalisé par Zach Braff lui-même. Il a fait un travail superbe; le script est inhabituel mais très divertissant. Les moments comiques vous font oublier qu’il s’agit en fait d’un drame. Les personnages sont très intéressants et on découvre qu’ils sont de plus en plus complexes à mesure que l’histoire se déroule et qu’on entrevoit davantage de leur passé. Les acteurs donnent des performances fantastiques, surtout Zach Braff et Natalie Portman. Je suis heureuse d’enfin voir Natalie dans un rôle digne de son talent. Les dialogues sont assez pénétrants et, comme j’ai dit, il y a des moments très drôles. La trame sonore est aussi excellente et est très présente au cours du film. C’est une histoire parlant de survivre au début de la vingtaine, d’apprécier la vie à chaque moment et de ne pas oublier de rire entre les phases où l’on pleure.
Toutes choses considérées : Un excellent film, donnant presque une impression de film d’art excentrique tout en restant drôle et assez réaliste pour intéresser tout le monde. À voir absolument.

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Hidalgo (2004)
http://hidalgo.movies.go.com/main.html
Comme je l’ai dit dans une autre critique, j’aime les chevaux et j’aime les films basés sur des histoires vraies, alors on se doute de ce que j’ai pensé de celui-ci… Mais attendez un instant – est-ce réellement une histoire vraie, comme la publicité la laisse entendre? Je ne le pense pas. Même si Frank T. Hopkins a bel et bien existé, les histoires qu’il nous raconte dans son autobiographie semblent être des histoires à dormir debout plutôt que des faits. Il n’existe aucun document prouvant qu’il ait fait partie de l’armée américaine, aucune preuve qu’il ait connu Buffalo Bill ou quiconque d’autre en fait, et même la course de 3000 miles (4 828,03 km) d’un bord à l’autre du désert arabe semble avoir été inventée! (Simplement pour que vous le sachiez, s’il s’était vraiment agit de 3000 milles, il aurait abouti en Roumanie plutôt qu’en Syrie.) Jetez un coup d’œil à http://www.thelongridersguild.com/independent.htm pour plus de détails à ce sujet.
Maintenant, passons au film lui-même… Frank Hopkins est un cowboy mulâtre (sioux et caucasien); il a été émotionnellement blessé par la bataille à Wounded Knee et est réduit à la remettre continuellement en scène, d’une manière ni réaliste ni éthique, dans une troupe ambulante. On dit de son fidèle mustang, Hidalgo, qu’il est le cheval le plus endurant au monde. En 1890, cela attire l’attention du Cheikh d’Arabie, qui croit que son propre étalon pur-sang est le plus endurant au monde et il en fait son honneur. Il donne donc un ultimatum à Hopkins, lui disant qu’il doit soit cesser de promouvoir Hidlago de cette manière, soit venir participer à la course annuelle de 3000 miles à travers le désert d’Arabie, afin de voir si Hidalgo est réellement plus endurant que son étalon. Hopkins accepte le défi, ayant hâte de prouver que sa monture et lui-même ont vraiment la volonté et l’endurance nécessaires pour gagner la course. Il traverse donc l’océan pour se rendre en Afrique du Nord, faisant la rencontre d’une dame anglaise qui va inscrire sa propre jument à la course, n’espérant pas seulement remporter le prix monétaire, mais aussi obtenir les droits exclusifs de reproduction avec l’étalon du Cheikh si elle gagne. Bien sûr, tous les locaux participant à la course, la plupart ayant du sang royal, l’encouragent à abandonner; ils n’aiment pas voir un cheval bâtard se mesurer à leurs propres étalons pur-sang arabes. Mais lorsque Hopkins ne cède pas sa place, ils décident qu’ils devront eux-mêmes l’empêcher de franchir la ligne d’arrivée. Pour en faire une histoire courte, après avoir fait face à des jaguars, des sauterelles, des tempêtes de sable, la fille du Cheikh et bien des hommes en colère, Hidalgo et Hopkins se retrouvent à un jet de pierre de la ligne d’arrivée, avec l’étalon du Cheikh et la jument de la dame anglaise… Bon, selon l’autobiographie de Hopkins, la course a duré 68 jours et il a franchi la ligne d’arrivée avec un ou deux jours d’avance sur son plus proche rival. Bien sûr, puisque c’est un film qui veut créer un peu de suspense, la course est beaucoup plus effrénée dans cette version (et non, je ne pense pas vendre de punch, c’est un film de Disney après tout).
Les acteurs de ce film ont été très bien choisis. Viggo Mortensen fait un fier cowboy et il a un bel accent du sud des États-Unis (dans la version originale anglaise, on s’entend). Une chose que vous devriez savoir avant de voir le film, afin de l’apprécier davantage : c’est Omar Shariff qui joue le rôle du Cheikh. Je ne l’avais pas reconnu, puisqu’il n’était pas flanqué au beau milieu de la Sibérie. Les images étaient sensationnelles; de voir des paysages du désert sur un grand écran m’a beaucoup impressionnée, et j’ai aimé le genre de couleurs utilisées lors des séquences de «rêve». Les effets spéciaux était également très réussi. J’ai apprécié la quantité d’efforts effectués dans la réalisation des détails visuels. Par exemple, c’était évident qu’on avait fait beaucoup de recherches afin de créer les accessoires et les costumes, à la fois du côté américain et arabe. De plus, même si le cowboy n’était pas aussi brûlé par le soleil que ce à quoi l’on pourrait s’attendre, ses lèvres étaient très desséchées. Un autre petit détail : Hidalgo est ferré, ce qui est tout à fait normal puisqu’il est en semi-domestication, tandis que tous les mustangs avaient apparemment les fers nus, ce qui est tout à fait normal aussi – mais ça a dû être très difficile lors du casting! Une chose qui m’a déplu, par contre : il y a au moins une scène au début du film, lors de laquelle Hidalgo se fait railler (voire torturer) par des marins, qui donne l’impression que les acteurs raillaient vraiment le cheval. Je n’aime pas ça. Pas du tout. De plus, si votre mère est une indienne Sioux, c’est impossible que vous soyez blond aux yeux bleus. Et quand Hidalgo est blessé lors de la course, c’est surprenant qu’il puisse courir sans même boiter, quand on a l’impression que sa blessure n’a été cautérisée que le jour précédent. Je sais bien que la course s’est faite sur une très grande période de temps, mais quand même, la manière dont tout ça est montré ici est un peu dure à croire. Les dialogues sont quand même assez bons, avec quelques parties qui vous feront rire tout haut. Et n’oublions pas les chorégraphies de bataille et de séquences d’action!
Toutes choses considérées : Si vous pouvez oublier pour un moment que c’est sensé être basé sur une histoire vraie, vous aimerez quand même ce film; c’est un bon film d’action avec une fin morale.

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Une Histoire de Sin City (2005)
http://video.movies.go.com/sincity/
Ça avait l’air vraiment bon, le retour du film noir dans un cadre à la fois rétro et futuriste, en noir et blanc mais avec des spots de couleur stratégiques, et bien sûr toute une brochette d’acteurs connus. Eh bien, quelle déception. Les revirements d’action sont vraiment des clichés et ils distraient du film. L’ambiance rappelant les bandes dessinées sombres et violentes est si peu réaliste qu’elle en devient presque drôle, mais l’histoire elle-même est trop ennuyante pour qu’on puisse rire. Presque tous les personnages font tour à tour la narration, alors l’ensemble est un peu décousu et difficile à suivre. Ah, et est-ce que j’ai mentionné que l’histoire est complètement sans but ?
Toutes choses considérées : Ça m’a fait perdre quelques heures de mon précieux après-midi, qui était beau à part pour le film.

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Horloge biologique (2005)
http://www.allianceatlantisvivafilm.com/synopsis.asp?TitleID=81559
C’est un film québécois sur un sujet intéressant, soit la réaction des hommes face à la paternité. Sébastien est père depuis peu, Paul (un peu imbu de lui-même) panique à l’idée que sa blonde est enceinte, et Fred ne veut rien savoir de faire un enfant avec sa copine. La blonde de chacun se rend compte, presque en même temps, qu’elle partage sa vie avec… un homme des cavernes. La trame sonore est presque entièrement faite de chansons des années 1980, ce qui symbolise le fait que les gars sont encore à l’adolescence.
C’est des mêmes réalisateurs que Québec-Montréal, et ça paraît, dans le sens où les personnages arrivent un peu de n’importe où et que le film finit sans se conclure vraiment. Je trouve un peu dommage de multiplier les stéréotypes et d’éviter ainsi de vraiment entrer dans le sujet. Les hommes ne sont pas hommes des cavernes qui jouent au baseball en attendant la prochaine partie de chasse. Les personnages masculins se parlent de manière superficielle, tandis que les personnages féminins ne sont pas du tout approfondis, encore moins les relations. Alors même si le sujet est intéressant et que des parties du film sont super drôles, on en ressort un peu déçu.
Toutes choses considérées : C’est bon, sans plus.

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The Hulk (2003)
http://www.thehulk.com/index_flash.html
Au début, comme tout le monde, j’étais très excitée à l’idée de ce film. Puis, j’ai vu la bande annonce. Est-ce que je suis la seule à me rendre compte que le Hulk a l’air de Shrek? Je veux dire, c’est le Hulk quand même, pas un personnage de bande dessinée en plein milieu d’un film d’action réelle (si c’était ça que je voulais voir, j’irais me louer Qui veut la peau de Roger Rabbit ou un truc du genre). Alors par principe, je refuse de voir ce film.
[Juillet 2006: Bon, j’ai fini par le voir, par obligation professionnelle, je vous assure. Même si j’ai aimé la manière dont les scènes s’enchaînent, parce que ça rappelle les bandes dessinées, et même si le film lui-même n’était pas pourri, je maintiens ce que j’ai dit au sujet de l’apparence du Hulk.]

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I Heart Huckabees (2004)
http://www2.foxsearchlight.com/huckabees/
Ce film met en vedette Jason Schwartzman, Jude Law, Mark Wahlberg, Dustin Hoffman, Naomi Watts ainsi que d’autres, et Tippi Hedren a un petit rôle. Après une suite de coïncidences, Albert commence à se poser de profondes questions philosophiques et fait appel aux services d’une équipe de détectives existentiels. Ils l’épient (de manière très voyante) pour découvrir les détails mondains de sa vie, des choses qui leur donneraient des réponses à ses questions. Et puisque nous sommes tous reliés, les gens dans sa vie deviennent des personnages importants : Brad, qui a pris son emploi; la blonde de Brad, le mannequin de Huckabees; le grand étranger noir qu’il rencontre sans cesse; son Autre, le pompier; les détectives et leur ennemie jurée; même Shania Twain. Et vient le moment où le disciple peut enseigner une ou deux choses aux maîtres… La partie la plus bizarre du film est quand les gens commencent à décomposer les images dans leur tête, mais tout le monde peut le voir; vous ne regarderez plus jamais le nez de Dustin Hoffman de la même manière.
C’est une comédie existentielle à propos du sens de la vie, où pullulent les références à Kafka et les poèmes à propos de l’opposition à l’urbanisation, et où les grosses balles en plastique orange sont des instruments thérapeutiques utiles. Il y a la scène d’amour la plus dégoûtante que j’ai vue de ma vie. C’est un film bizarre, mais assez terre-à-terre pour plaire à un large public. C’est extrêmement original, je ne me rappelle pas d’un film qui ait déjà traité de ce sujet, certainement pas d’une manière si légère!
Toutes choses considérées : Regardez-le si vous voulez quelque chose de différent, mais sachez que ça ne résoudra pas tous vos problèmes existentiels (même si ça pourrait aider).

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Jeune Fille à la perle (2003)
http://www.girlwithapearlearringmovie.com/
L’histoire se déroule en Hollande, dans la ville de Delft (25 000 habitants), en l’an 1665. Griet, une jeune fille de 17 ans, doit trouver un emploi afin d’aider sa famille à survivre. Elle devient alors bonne à tout faire chez Johannes Vermeer. Elle aide à la préparation des repas, à la lessive, à s’occuper des enfants et à nettoyer le studio de Maître Vermeer. La famille vit avec la belle-mère de ce dernier, en essayant de maintenir leur style de vie bourgeois avec pour seul soutien financier la maigre paie obtenue grâce à la vente des tableaux du maître. Il doit compter sur les commandes de son protecteur afin de survivre grâce à son art. Griet parle peu mais travaille fort et elle est déterminée à faire de son mieux dans la vie. Puisqu’elle a une compréhension instinctive de l’art et de la composition des couleurs (elle arrange les légumes dans l’assiette de service pour un plaisir visuel optimal, elle apprend rapidement comment mélanger les couleurs pour peindre et elle peut voir trois couleurs dans un simple nuage), Vermeer s’ouvre à elle et lui montre le monde d’une façon différente. Rapidement, une tension se crée entre eux lorsqu’ils se rendent compte des sentiments qu’ils éprouvent envers l’autre, mais ils savent que leur union est impossible. Pendant ce temps, le protecteur de Vermeer s’éprend de Griet et veut l’amener dans son lit, mais Vermeer refuse; ils s’entendent donc pour que Vermeer lui fasse un portrait d’elle. Bien sûr, Griet est mal à l’aise avec toute cette attention et elle sait que rien de bon ne s’est produit à la suite d’une simple servante posant pour un tel artiste. Cependant, elle n’a pas le choix : elle a besoin de son emploi, alors elle doit faire ce que son maître veut tout en ne se relâchant pas dans l’accomplissement des tâches ménagères, mais en même temps elle doit cacher tout cela à sa maîtresse, qui serait furieuse si elle l’apprenait. Quelque chose manque à la composition du tableau et Vermeer décide enfin que l’addition de la boucle d’oreille de sa femme sur le sujet serait parfaite; sauf qu’il est évident que sa femme ne doit pas se rendre compte de la disparition de ses bijoux… Et l’un des enfants se rend bientôt compte que quelque chose se passe…
Ce film est très réaliste d’un point de vue historique et l’histoire est tout à fait crédible, mais ça demeure de la fiction. La vie de Vermeer a été reconstruite à partir de notes recueillies grâce à des certificats de naissance, sa licence de mariage, des documents légaux (comme des notes de vente et des lettres de dettes) et le testament de son protecteur. Pour ceux qui s’y intéressent, il a vécu toute sa vie à Delft. Lui et sa femme ont eu 11 enfants qui ont survécu et il est mort à l’âge de 43 ans, probablement d’une crise cardiaque attribuable au stress (c’est qu’il s’est endetté alors que la guerre entre la France et la Hollande causa l’écroulement du marché de l’art et plongea sa famille dans la ruine). Son studio était dans la maison dans laquelle il vivait, la maison de sa belle-mère, et il est probable que le plupart de ses tableaux aient été faits là. Seules 35 toiles lui sont attribuables de nos jours. J’adore la quantité de recherche qui est entrée dans la préparation de ce film (et du roman sur lequel il est basé). Nous voyons certains de ses tableaux à travers le film et nous obtenons de l’information sur leur création. Je ne m’étais pas rendu compte jusqu’à quel point les artistes étaient dépendants de leur protecteur. De plus, le studio dans les tableaux de Vermeer correspond exactement au décor de ses vraies toiles. Alors, sur ce fond de faits de la vie de Vermeer, nous voyons l’histoire (fictive) de la fille qui a inspiré sa toile la plus célèbre. Le cadre du film est fantastique : les costumes, les décors et les accessoires rendent l’intrigue incroyablement réelle, on dirait que l’on vit vraiment dans l’Europe du XVIIème siècle. C’est presque comme un documentaire fictif, tout des conditions de vie y est exposé et amené à la vie, depuis la boucherie aux légumes et à la préparation de la nourriture en général, de la lessive à une partie du système sanitaire. Et les mains de Griet sont très sales et endommagées à cause de son travail, le maquillage est très réussi là-dessus. Les acteurs sont également merveilleux; Colin Firth joue le rôle de Vermeer, Scarlett Johansson donne une performance mémorable en tant que Griet, et Essie Davis (jouant le rôle de la femme de Vermeer) mérite aussi une mention honorable.
Toutes choses considérées : Un film magnifique, avec un mélange superbe de réalité et de fiction; à voir absolument par un soir tranquille.

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Joue-la comme Beckham (2002)
http://www2.foxsearchlight.com/benditlikebeckham/
La raison pour laquelle j’ai tant tardé avant de voir ce film est en fait que je ne m’étais pas rendu compte qu’il était déjà sorti (même si j’en avais vu les bandes annonces il y a bien longtemps et que j’avais décidé d’aller le voir)! C’est un film étranger et je ne suis pas sûre qu’il ait été traduit en français, alors cela voudrait dire qu’il n’a joué que sur un seul écran dans la province, ce qui expliquerait le peu de publicité. Malgré que ça a été un MÉGA hit partout au monde, alors je suis pas mal sûre qu’il y a quelque chose qui cloche avec le concept de la publicité ici. En tous cas... [20 septembre 2003: Ben non, ça ne doit pas être ça puisque je viens de voir le film en vidéo en français!]
C’est l’histoire de Jess, une jeune fille indienne de 18 ans vivant en Angleterre, qui idolâtre David Beckham et qui joue au soccer (excusez-moi, au football!) dans le parc pendant ses heures de loisir. Elle est remarquée par Juliet, une Anglaise de son âge qui la convainc d’essayer d’obtenir une place au sein de son équipe de football. Même si Jess est assez douée, elle n’a jamais joué avec une vraie équipe et ne s’est jamais même entraînée. Cette expérience est nouvelle pour elle, et pour cause: sa famille indienne est très traditionnelle et s’y oppose complètement! Pouvez-vous imaginer une gentille fille indienne courant partout en shorts à la poursuite d’un ballon tandis que des garçons la regardent? Alors elle doit poursuivre sa passion en secret et elle n’ose pas dire à sa famille que son rêve est de jouer au football professionnellement tout comme Bekham. Juliet a elle aussi des problèmes familiaux, incluant le fait que sa mère pense qu’elle est lesbienne à cause de son intérêt pour les sports («Tout ce que je veux dire, chérie, c’est qu’il y a une bonne raison pour laquelle Sporty Spice est la seule du groupe à ne pas avoir de mec!»). Bien sûr, sa famille se rend éventuellement compte de ce qui se passe et ils lui défendent de jouer, la forçant à la place à apprendre comment cuisiner le parfait repas indien, dans l’espoir de faire d’elle un bon parti à épouser. Jess en est très déçue et elle ne sait pas quoi faire, écouter son cœur ou faire plaisir à sa famille. Un jour, elle apprend qu’un recruteur américain va être au match de son équipe dans le but d’offrir à quelques filles l’occasion de jouer professionnellement, mais il se trouve que c’est le même jour que le mariage de sa sœur aînée...
Tout est bien qui finit bien quand même, quand il devient clair que sa famille n’essaie pas en fait de la retenir mais plutôt de la protéger, et quand la mère de Juliet décide enfin de montrer de l’intérêt envers la passion de sa fille pour le football. Et Jess réussit éventuellement à envoyer un ballon en trajectoire courbée, tout comme Beckham (d’où le titre).
Je dois admettre que j’ai trouvé l’histoire de liaison romantique entre les deux filles et leur coach un peu tirée par les cheveux. Aussi, la mère de Juliet a une «patch» de peau ridée entre les deux seins... Ça m’inquiète vraiment! Je sais que cette femme est présentée comme une caricature (une blonde peroxydée dans la quarantaine qui porte des tonnes de maquillage et qui s’habille de manière très révélatrice avec des blouses vraiment décolletées), mais je ne suis pas sûre si c’était vraiment sensé être drôle (pensez à Marie a un je-ne-sais-quoi) ou si ça se trouvait juste à être là. Mais c’est sans aucun doute quelque chose que l’on remarque! Et les gens dans la salle en riaient.
Toutes choses considérées : Charmant film, un peu étranger sans être trop dépaysant, nous donnant un aperçu de la musique et de la culture indiennes (un peu comme un «My Big Fat Indian Wedding»!), de même que du football féminin, et avouons-le, c’est un film qui nous met de bonne humeur. Je vous recommande de le louer. N’oubliez pas de regarder le générique à la fin, c’est hilarant!

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Kalamazoo (1987)
Attention : ne pas lire cette critique si vous ne voulez pas connaître la fin ! C’est plus une analyse qu’une critique.

Il s’agit d’un film du réalisateur Marc-André Forcier, mettant en vedette Rémy Girard, Marie Tifo et Tony Nardi. Comme la plupart des films de cet auteur de cinéma québécois, c’est un mélange de réalisme et d’imaginaire, un film post-moderne expérimental, atypique et inclassable. C’est à la fois une comédie romantique et une fantaisie surréaliste, mais la forme elle-même est conventionnelle (un récit linéaire en trois actes).
Dès la première scène du film, lors de laquelle un artiste faisant un portrait goûte à sa préparation de peinture avant de dire qu’il y a trop de rouge, nous savons que ce film n’est pas comme les autres. On est tout de suite mis en situation par les personnages à l’écran, soit Pascal Globenski et Wilfrid le cuisinier, qui parlent d’Helena. L’action passe ensuite à un genre de flashback où l’on voit Félix Cotnoir (Rémy Girard) en train de s’écrire une lettre d’amour au volant de sa Checker, qu’il conduit comme un dieu. Cotnoir est un botaniste célibataire vierge et à la retraite. Il fait la rencontre de Globenski (Tony Nardi), qui lui parle de la femme de sa vie, Helena Mentana. Celle-ci, d’origine italienne, est partie à Halifax pour prendre le traversier. Cotnoir en tombe amoureux, même s’il ne l’a jamais rencontrée. Il italianise donc son nom à Feliciano Montenegro et s’immisce dans la vie de Globenski afin d’aller rencontrer Helena. Il n’est même pas surpris en voyant la photo d’Helena sur la couverture du livre qu’elle a écrit (Kalamazoo), même si elle est une sirène. Cotnoir croit vraiment à sa vie avec Helena, il s’est imaginé tout un passé avec elle et il pense qu’ils ont un futur ensemble, que leur amour est réciproque.
Alors que Globenski lève l’ancre de son bateau et met le cap vers Halifax pour aller retrouver Helena, Cotnoir reste sur la berge et se retrouve nez à nez avec Helena (Marie Tifo), la sirène, qui se met à lui parler avec une voix d’homme et qui fait preuve d’une nudité nonchalante. Il la ramène chez lui et tous les hommes qui la voient tombent immédiatement amoureux d’elle; l’un en perd même son français. Cependant, Helena aime aussi Globenski, ce que Cotnoir perçoit comme étant une trahison; il décide donc d’aller retrouver Globenski pour lui prouver qu’Helena est à lui. Ils le retrouvent, presque par miracle on dirait, et rejoignent le bateau à la nage; Cotnoir monte à bord, mais Helena disparaît. La sirène réapparaît à Globenski, lui disant que l’on récolte toujours ce que l’on sème en pensée, puis elle disparaît de nouveau. Cotnoir et Globenski se disputent alors pour savoir qui est le véritable amant d’Helena.
Ils arrivent enfin sur la terre ferme, à Saint-Pierre-et-Miquelon. Cotnoir retrouve Helena, qui cette fois-ci parle avec une voix de femme. Comme l’autre Helena, elle a une queue de sirène (même si celle-ci est en tissu) et porte des robes de bal. Elle sait que c’est son amoureux, qu’elle devrait le connaître, même si elle ne peut s’empêcher d’être encore amoureuse de Pascal Globenski. Feliciano récite tout son livre par cœur, il lui parle comme s’il avait déjà vécu avec, il lui demande pourquoi elle a changé et lui avoue qu’il a été amoureux d’elle toute sa vie. Elle retrouve enfin son Pascal sur le quai, tandis que Feliciano, l’homme rajeuni d’amour qui a pris la place de Félix, décide de les laisser en paix et repart en bateau. C’est à ce moment qu’on se rend compte que la sirène est à bord du bateau avec Feliciano! Pascal se rappelle alors que son Helena est handicapée et qu’elle cache ses jambes dans une queue de sirène, par excentrisme. Il le savait, mais il était tombé amoureux de la sirène entre temps, du personnage du livre, et maintenant son Helena ne lui suffit plus.
Feliciano et la sirène, dans le bateau, sont en fait les personnages des livres : à la fois du livre Kalamazoo, dans lequel le protagoniste est une sirène et tous les hommes s’appellent Feliciano, et des lettres d’amour de Félix Cotnoir à lui même, ce qui explique que la sirène parlait avec une voix d’homme – c’était sa voix à lui. Les personnages de ces écrits fictifs se sont créés mutuellement, leurs mondes s’entrechoquaient et s’influençaient. Il y avait son monde à lui, où il aimait Helena comme il se l’imaginait, et son monde à elle, où elle ne peut être fidèle à Félix car elle aime aussi Globenski.
Le film se termine sur la scène que l’on avait entrevue au début du film, où Globenski est de retour à Montréal et fait le portrait du cuisinier, qui était l’ami de Félix.
La trame narrative du film Kalamazoo est présentée de manière simple, au moins au début, mais on se rend compte que c’était en fait bien plus compliqué, qu’il y a des nuances et des sens que l’on ne peut comprendre qu’à la fin. On ne sait pas tout ce qu’il y a dans le livre; je pense en fait que, comme le film, c’est un récit ouvert que chacun doit interpréter. Il y a aussi plusieurs points de vue à ce film, chaque personnage voit et influence l’action à sa façon. Mentionnons aussi que les personnages du film ne sont pas conventionnels, on ne connaît rien de leur passé et ils ne sont pas ancrés psychologiquement. On ne connaît d’eux que ce qu’on voit à l’écran, soit le strict nécessaire au spectateur pour comprendre le film.
Toutes choses considérées : C’est en fait un film dont chacun doit faire l’expérience pour se l’approprier. Même s’il peut rendre inconfortable par moments, c’est un film original et non contrit où il est permis de rêver. Il faut cependant être bien ouvert d’esprit et accepter l’imaginaire de ce film, sinon on peut avoir l’impression qu’il se termine en queue de poisson!

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Kinsey (2004)
http://www2.foxsearchlight.com/kinsey/site/

Le professeur Alfred Kinsey a été l’un des premiers scientifiques à publier des études sur les comportements sexuels des humains. Au début du 20e siècle, personne n’en savait beaucoup à ce sujet, pas parce que les pratiques sexuelles étaient différentes, mais parce que personne n’en parlait. Le résultat était une situation où tous avaient des opinions fausses à propos de la sexualité et tous se demandaient s’ils étaient normaux. Seules certaines formes de rapports sexuels hétérosexuels monogames étaient considérées comme acceptables (les préliminaires étaient même illégaux dans certains États!). La nuit de noces de Kinsey en a souffert un peu. Et une fois que ses étudiants se sont mis à lui poser des questions à propos de la sexualité auxquelles il ne pouvait pas répondre, c’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Il était biologiste de formation et a pu tracer bien des parallèles entre les cynips et les humains, non seulement dans leur comportement mené par les hormones, mais également dans le fait que chaque individu est différent. Par conséquent, malgré sa stricte éducation religieuse, il s’est mis à faire des études très objectives sur les humains, pour aider tout le monde à comprendre le sujet. Ces études ont scandalisé ses collègues, et le livre publié en 1948 sur le comportement sexuel des hommes a scandalisé le pays. Même si ce livre a eu beaucoup de succès, le deuxième ouvrage, sur la sexualité des femmes, n’a pas été bien reçu. À cause des normes rigides de la société, beaucoup des recherches de Kinsey ont été mal comprises, mais elles ont quand même eu de l’influence.
La distribution a fait du vraiment beau travail. Liam Neeson a le rôle titre, tandis que Laura Linney a admirablement joué se femme. Le reste de la distribution comprenait Chris O’Donnell, Peter Sarsgaard, John Lithgow, Oliver Platt et Tim Curry. Je ne m’étais pas rendu compte de l’impact que Kinsey a eu sur la société d’aujourd’hui. Je ne m’étais pas rendu compte que bien des choses que j’ai apprises dans mes cours (biologie, éthologie, psychologie anormale, psychologie sexuelle), je les devais à ses recherches. Il y a beaucoup de choses que l’on tient aujourd’hui pour acquises, mais si ce n’était pas de Kinsey, notre vie serait bien différente.
Toutes choses considérées : À voir pour tous ceux qui ne savent pas qui était Kinsey et pour ceux qui veulent un bon film à propos de la conception que la société avait des comportements sexuels au début du 20e siècle.

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Lara Croft - Tomb Raider : Le Berceau de la Vie (2003)
http://www.tombraidermovie.com/
Oubliez les films d’action de gars. C’est l’été [2003] de la tendance, de plus en plus importante, des films d’action de filles qui bottent des culs, qui sont la fantaisie des gars et les icônes des filles. Et en ce qui me concerne, je pense que c’est bien comme ça. ;o)
Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas la franchise, Lara Croft est le personnage de jeux vidéos interactifs le plus populaire de toute l’histoire. Elle est une jeune femme anglaise née d’une famille riche et éduquée aux écoles les plus élitistes d’Europe. Elle parle plusieurs langues et voyage fréquemment à des endroits plus exotiques les uns que les autres. Elle se fait passer pour une photographe émérite visitant des sites archéologiques rares, mais sa véritable passion est en fait de voler le contenu des tombes, de collectionner les objets rares et de se jeter tête première dans des aventures les plus abracadabrantes les unes que les autres. Elle passe aussi la majorité de ses journées à s’entraîner en combat, ce qui fait d’elle une personne très équilibrée, on pourrait dire.
Dans cette aventure en particulier, elle découvre le Temple lunaire d’Alexandre le Grand, dans lequel il conservait une partie de ses possessions les plus chères, y compris un globe lumineux. Il se trouve que ce globe est en fait une carte conduisant au prétendu Berceau de la Vie, l’endroit où la vie aurait commencé. On explique aussi que la Vie était contenue dans la célèbre boîte de Pandore, mais que la seule chose qui se trouve à présent dans celle-ci est le compagnon de la Vie, la Mort, qui a le pouvoir d’annihiler des millions de personnes si jamais quelqu’un ouvrait la boîte. Bien sûr, il y a un mercenaire qui court après, alors notre chère Lara décide de faire son affaire de trouver la boîte avant lui et de sauver ainsi le monde. L’action se déroule dans des endroits exotiques tels que Hong Kong, le Kenya et la Grèce.
Il y a quelques choses qui clochent dans le déroulement de cette aventure; par exemple, si vous vous trouvez à Shanghaï et que vous placez un émetteur sur un hélicoptère qui décolle près de vous, ça ne se peut pas que vous le voyiez, à l’écran du récepteur, se rendre jusqu’à Hong Kong dans les 15 secondes qui suivent. De plus, n’importe qui ayant visité la Grande Muraille de Chine peut vous affirmer qu’il est catégoriquement impossible de se promener à moto dessus, surtout dans un petit coin abandonné de Dieu et perdu au milieu de nulle part dans la campagne chinoise. À part ça, cependant, puisque l’histoire est basée sur un jeu vidéo, je suis prête à accepter une intrigue beaucoup plus fantastique que réaliste et ce film remplit très bien sa commande.
Toutes choses considérées : Super film estival si vous êtes prêts à oublier les lois de la gravité pendant quelques heures (et puisqu’on sait que Lara Croft passe une bonne partie de son temps à s’entraîner spécialement pour des situations du genre, ce n’est peut-être pas si incroyable que ça).

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La Légende des Baleines (2003)
http://www.whaleriderthemovie.com/
C’est une co-production néo-zélandaise et allemande, le film ayant lui-même été tourné en Nouvelle Zélande. C’est basé sur un roman populaire (que je n’ai pas lu ;o).
Selon la légende, le premier homme, Paikea, est arrivé en Nouvelle Zélande sur le dos d’une baleine. Il a laissé une longue lignée de descendants, les Maoris. Le fils aîné de chaque génération devient le nouveau chef de la tribu. De nos jours, ils vivent dans des maisons au bord de la mer et conduisent des voitures et des canots motorisés, mais la vieille tradition de léguer le savoir des chefs continue. Cependant, Pourourangi, le fils aîné du chef actuel, n’est pas très intéressé à devenir chef. Lorsque sa femme devient enceinte de jumeaux, le chef (Koro) espère pouvoir léguer son savoir à son petit-fils, mais celui-ci et sa mère meurent pendant l’accouchement. La petite-fille de Koro survit et son père la nomme Pai, malgré les objections de son grand-père (car elle tient son nom de Paikea, malgré le fait qu’elle soit une fille). Pourourangi déménage alors en Allemagne, où il vit de son art inspiré des Maoris et n’a pas à vivre avec la personne qui lui rappelle constamment la mort de sa femme et de son fils. À mesure que Pai grandit chez ses grands-parents, elle montre de plus en plus d’intérêt à devenir le nouveau chef, mais son grand-père lui dit qu’elle ne peut être celle qui sera choisie car elle est une fille et elle ne lui est donc d’aucune utilité. Douze ans plus tard, quand Pourourangi annonce qu’il a une petite amie allemande et qu’elle va donner naissance à son enfant, le fait qu’il ne produira pas un nouvel héritier Maori devient clair. Le vieux chef décide alors d’enseigner les anciennes traditions aux garçons du village, espérant ainsi en trouver un qui sera digne d’être chef. Même si Pai n’a pas le droit d’assister à cet enseignement, elle se cache derrière la salle où ça a lieu et apprend en cachette comme les garçons. Elle connaît rapidement tous les chants et les techniques des guerriers, mais plus elle montre de l’intérêt à vouloir devenir chef, plus son grand-père l’exclut de la tribu. Malgré tous les efforts de sa grand-mère, Koro refuse d’accepter qu’elle pourrait être l’héritière de droit. Tout cela culmine le soir où son grand-père ne vient pas à la soirée de remise de prix organisée par son école, même si elle a écrit un discours le remerciant. Au même moment, un troupeau de baleines s’échoue sur la plage près du village et Koro est convaincu que cela signale la fin apocalyptique de sa tribu, puisqu’il est impuissant à les aider à retourner à la mer. Seul Celui Qui Peut Monter Les Baleines [traduction libre du terme «Whale Rider»] peut faire une telle chose et se sacrifier pour sauver la tribu...
C’est un film merveilleux qui, comme un ami me l’a dit, nous montre vraiment un autre mode de vie. On découvre la culture et des coutumes des Maoris, ainsi que la signification que ces choses ont pour eux même si le mode de vie ancestral a changé. De plus, le film a vraiment été tourné au même endroit où le livre se déroulait, avec la vraie tribu qui habite là en tant que figurants et leur village comme plateau de tournage. Les paysages et les costumes traditionnels sont époustouflants parce qu’ils sont vrais. La jeune actrice qui tient le rôle de Pai, Keisha Castle Hughes, est nouvelle à l’écran mais on dirait qu’elle y a été toute sa vie. Sa performance est absolument magique, elle devient réellement Pai. [Post-scriptum : elle a été mise en nomination pour un Oscar dans la catégorie des meilleures actrices en 2004.]
Toutes choses considérées : Vous devriez absolument voir ce film dès que vous avez le goût de quelque chose d’un peu exotique, ça ne vous décevra pas. Un petit mot d’avertissement : la version originale anglaise est parfois un peu difficile à comprendre si on n’est pas habitué à l’accent néo-zélandais, il faudrait voir comment le film a été traduit en français (parce que si c’est carrément doublé, on perd quand même beaucoup de couleur locale).

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Little Miss Sunshine (2006)
http://www2.foxsearchlight.com/littlemisssunshine/

Les Hoover sont une famille dysfonctionnelle typique qui essaie de maintenir la barque à flot : Richard Hoover est un conférencier motivateur qui encourage les gens à réussir, malgré le fait qu’il ne peut même pas réaliser ses propres rêves; Sheryl Hoover vient d’accueillir son frère Frank, qui a raté sa tentative de suicide; Grand-père s’est fait virer de sa maison de retraite pour avoir sniffé de l’héroïne; Dwayne, un fan de Nietzsche âgé de 15 ans, a fait vœu de silence jusqu’à ce qu’il devienne pilote de chasse; et Olive, 7 ans, rêve de devenir Miss America, malgré son léger embonpoint. Vous allez les adorer dès qu’ils seront assis à table pour souper. Juste avant le dessert, ils découvrent qu’Olive a gagné une place dans un concours de beauté. Ils doivent conduire 800 miles (près de 1300 km) dans leur mini-bus Volkswagen pour se rendre en Californie à temps pour le concours. Bien sûr, ils ont des problèmes mécaniques, et leurs personnalités différentes s’affrontent en cours de route.
C’est de loin l’un des meilleurs films de l’année. C’est original et intelligent. L’histoire est excentrique, elle vous fera rire tout haut ou retenir quelques pleurs au cours du film. La superbe distribution comprend Greg Kinnear, Toni Collette, Steve Carell (dans un rôle sérieux), Alan Arkin, Paul Dano (dans le rôle de Dwayne) et Abigail Breslin (dans le rôle d’Olive). Ils font tous un travail admirable; ce n’est pas surprenant que ce film ait gagné tant de prix dans divers festivals. Il y a aussi des commentaires sur la société, comme le fait que les concours de beauté forcent des fillettes de 6 ans à s’habiller et à agir comme des adultes, tandis que tout le monde les récompense pour cela. Je ne vous en dirai pas trop sur l’histoire, il doit vous rester quelques surprises quand vous le verrez.
En passant, si jamais ils font un film basé sur le roman Vernon God Little, Paul Dano DOIT jouer le rôle de Vernon, c’est exactement comme ça que je me l’imagine.
Toutes choses considérées : Vous devez absolument voir ce film.

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Loin de chez eux (2003)
http://www.go underground.com
Le premier film anglophone d’Audrey Tautou. J’espérais que ça élargirait un peu son public, mais ce film est tellement noir et bizarre qu’il n’attirera pas grand monde.
C’est l’histoire de deux immigrants illégaux à Londres: Okwe vient de Lagos (au Nigeria) et était médecin là-bas, mais à Londres il est chauffeur de taxi le jour et travaille au comptoir d’accueil du Baltic Hotel la nuit. Senay est une jeune musulmane de Turquie et travaille comme femme de ménage au même hôtel. Ils vivent et travaillent tous les deux clandestinement en Angleterre et doivent par conséquent faire attention aux autorités d’immigration. Un soir, Okwe découvre un cœur humain bloquant la toilette de la chambre 510. Appeler la police est hors de question parce son statut d’immigrant illégal serait découvert, alors Okwe parle à son ami travaillant à la morgue de l’hôpital, mais personne n’a reporté de cadavre dont le cœur manquait. Cela porte Okwe à penser que le cœur devait appartenir à un immigrant illégal, ce qui expliquerait pourquoi personne n’a reporté le décès. Après un peu de recherches, il découvre que son patron, Sneaky, est impliqué dans le trafic illégal d’organes sur le marché noir : les immigrants lui vendent un de leur organes, habituellement un rein, en échange d’un passeport et d’une nouvelle identité. Sneaky essaie alors de convaincre Okwe de devenir le chirurgien qui enlève ces organes, puisque le «chirurgien» qu’il emploie en ce moment n’est bien évidemment pas qualifié pour cet emploi, mais Okwe refuse d’avoir quoi que ce soit à voir avec ça. Jusqu’à ce que Senay devienne si désespérée pour l’obtention d’un passeport qu’elle décide de vendre son propre rein à Sneaky en échange...
Je dois admettre que je n’aime pas la manière dont on a fait la publicité du film. La seule personne sur l’affiche de publicité est Audrey Tautou et même là elle a l’air bien différente de la manière dont elle apparaît dans le film; les autres personnages ont été complètement mis à part pour cette photo, même si l’histoire est plus à propos d’Okwe que de Senay. Aussi, si vous essayez de vous débarrasser d’un cadavre sans alerter les autorités, pourquoi se débarrasser du cœur dans les toilettes pendant qu’on cache le cadavre ailleurs? Pourquoi ne pas laisser le cadavre tel quel et se débarrasser de toutes les preuves d’un coup? Ou tant qu’à y être, pourquoi ne pas vendre le cœur au marché noir en même temps que le rein?
Les acteurs eux-mêmes ont fait un super travail par contre : c’est toujours un plaisir de voir Audrey Tautou, et Chiwetel Ejiofor donne une excellente performance en tant qu’Okwe. Et bien sûr, l’histoire n’est peut-être pas si éloignée de la vérité puisque le trafic d’organes au marché noir est bel et bien un problème réel. Le film nous ouvre aussi les yeux face au fait qu’il y a des professionnels très qualifiés qui sont pris à conduire des taxis et à nettoyer des chambres, simplement parce que le gouvernement s’assure que ce soit presque impossible pour eux de pratiquer ici (et après on se plaint qu’on n’a pas assez de médecins...).
Toutes choses considérées : Un film assez inhabituel avec un sujet noir et des images noires, mais si ça ne vous dérange pas de voir un rein à l’écran vous pourriez bien l’aimer. La fin était aussi un peu surprenante, mais d’une bonne manière. Louez-le si vous voulez quelque chose de différent.

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La Malédiction (2006)
http://www.theomenmovie.com

La date de sortie (6-6-6) était bien pensée. Je regarde rarement des films d’horreur et je n’avais pas vu le film d’origine, mais parce que j’adore Julia Stiles, je me sentais obligée d’aller voir celui-ci. Et j’avais quelqu’un avec moi pour me tenir la main. ;o)
Quand l’enfant d’un couple meurt à la naissance, un prêtre convainc le mari d’élever comme le sien un autre enfant, qui «par hasard» est orphelin le même soir, sans le dire à sa femme. Tout se passe bien pendant quelques années, mais les corps se mettent à s’accumuler et Damien (démon, la pognez-vous?) se démarque des autres enfants. Apparemment, sa tache de naissance en forme de 666 annonce l’Apocalypse (et c’est intéressant de voir l’interprétation moderne de ce passage de la Bible). L’enfant essaie de tuer sa mère (mais il n’y a pas de témoins), alors le père part en expédition pour découvrir la vérité, avec un journaliste photographe convaincu qu’il est le prochain sur la liste noire du Diable.
Il y a des trous dans le scénario pendant tout le film, ce qui se pardonne encore plus difficilement vu qu’il s’agit d’une reprise. Par exemple, expliquez-moi donc comment on peut ne pas remarquer que son enfant a une tache de naissance sur la tête : on l’a sûrement vu sans cheveux quand il était bébé, non? On ne le laisse pas avec son petit chapeau d’hôpital sur la tête pendant 18 mois! Et le traversier pour se rendre au monastère est vraiment hilarant, pas épeurant comme il était censé l’être. Il y a quelques problèmes de continuité aussi, mais je ne vous ennuierai pas avec.
Julia Stiles est excellente, comme toujours. Et Mia Farrow, qui joue la bonne d’enfant du fils du Diable, est très effrayante. Mais je dois dire que Liev Schreiber était un peu trop sans expression. C’était comme s’il essayait d’être tout sérieux, parce qu’il avait un rôle dramatique, mais il a à peine sourcillé quand les gens mourraient autour de lui, y compris sa femme (échapper le téléphone et tomber endormi, ça ne compte pas).
Toutes choses considérées : Si vous aimez les films d’horreur, allez le voir. Sinon, vous allez être déçus.

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Le Mariage (2003)
http://www.americanpiemovie.com
«Le climax emballant de la saga d’American Pie.» Enfin, emballant... je n’irais pas si loin. J’ai pourtant bien aimé les deux premiers films, mais celui-ci m’a semblé un peu forcé. La dynamique était différente, les blagues étaient répétitives et trop exagérées, les moments embarrassants encore plus tirés par les cheveux que dans les premiers films et les jeux de mots étaient très prévisibles (en anglais du moins, il y en avait à chaque cinq minutes, mais c’est le genre de truc qui va être excessivement dur à traduire, alors je ne sais pas comment ils s’y sont pris en français, vous me le direz si vous savez). Les réalisateurs avaient l’air de penser que leur public cible s’était abruti en l’espace de quelques années et qu’il ne serait satisfait que par des blagues idiotes du style pipi-caca-poil (les deux derniers littéralement, malheureusement). Stiffler est encore plus cru qu’à l’habitude et le personnage est tellement stéréotypé qu’il n’a plus l’air vrai. Les gars ne se tiennent pas ensemble aussi souvent qu’avant et les filles sont presque réduites à être des personnages secondaires. ET il y a au moins deux personnages très importants qui n’apparaissent même pas de tout le film! Euh, allo? Je comprends que Nadja ne soit pas venue, mais ces deux-là étaient tout aussi centraux à la franchise que les autres et ils ne viennent même pas au mariage de leurs amis? Allez, Stiffler est venu et il n’était même pas invité! Même la mère de Stiffler a décidé de ne pas manquer ça! Alors où diable sont Mena Suvari et Chris Klein, voulez-vous bien me dire?!
Il y avait indéniablement des moments où on pouvait se permettre de rire tout haut, mais la plupart des blagues étaient soit trop crues soit trop longues. Comme la scène dans le bar gai: c’était relativement drôle au début, oui, mais à mesure que le temps passait et que les stéréotypes gais se multipliaient, ça a perdu son charme très rapidement. En passant, Jim apprend des «moves» de danse «fakes» et en plus il apprend la partie de la fille, alors c’est impossible qu’il puisse danser comme un pro à sa réception de mariage. Bien sûr, c’était bien de pouvoir voir les personnages principaux sous un autre jour, mais tant qu’à les connaître plus en profondeur, j’aurais aimé savoir comment deux étudiants qui viennent tout juste de graduer d’une université américaine peuvent se permettre de se payer un mariage aussi extravagant. Et en tant qu’aide fleuriste, je peux vous dire deux choses: 1) Une gang de joueurs de football butchs à ce point ne peuvent pas faire des arrangements floraux beaux comme ça, même avec l’aide d’un homme gai; 2) Les tulipes ne durent pas si longtemps que ça. Par contre, les roses Sahara et Desert existent vraiment et sont de très bons choix pour un mariage. Au cas où vous vouliez savoir. Je ne suis pas sûre si c’était sensé être un jeu de mots sur la chanson de Sting (Desert Rose) ou pas.
Toutes choses considérées : Si vous avez vu les deux premiers films et que vous les avez aimés, vous devriez voir celui-ci aussi, mais soyez avertis, vous serez déçus. Et ne vous donnez pas la peine de rester dans la salle lorsque le générique commence, il n’y a pas de «bloopers» à la fin (même si Entertainment Tonight avait mis la main sur certains).
Aussi, il y avait un couple derrière moi qui a choisi d’amener leur fille de quatre ans avec eux pour voir ce film: la DPJ devrait la leur retirer, elle est probablement marquée à vie maintenant; ce n’est pas du tout un film approprié pour des enfants, je ne sais vraiment pas à quoi ces parents pensaient.

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Marie pleine de grâce (2004)
http://www.mariafullofgrace.com/main.html
Maria est une jeune femme de 17 ans, qui travaille dans une plantation de rosiers dans une petite ville colombienne. Ses conditions de travail sont déplorables et elle n’est pas satisfaite de sa vie. Elle veut faire mieux, même si elle ne sait pas encore comment. Un jour, elle rencontre un homme qui lui fait une offre d’emploi, un emploi dans le cadre duquel elle voyagerait aux États-Unis et se ferait beaucoup d’argent. Elle accepte et lorsqu’elle atterrit à Newark, elle a 62 sachets d’héroïne dans l’estomac. Elle finit par franchir les douanes, mais les trafiquants qui la prennent à bord de leur camionnette pourraient être plus dangereux que les officiers de l’immigration et les policiers…
Maria, l’héroïne (excusez le jeu de mots) du film, est présentée en tant que personne très humaine; elle a des défauts, de la force et de l’espoir comme nous tous. C’est elle qui porte le film, pas seulement parce qu’elle est dans chaque scène, mais aussi parce qu’on y croit. L’actrice, Catalina Sandino Moreno, est captivante et donne une superbe performance. Maria a sa propre grâce qui semble la porter tout le long du film, d’où le titre. (Soit dit en passant, Catalina a vraiment avalé les sachets lorsqu’elle tournait le film.)
Même si le film parle de Maria et de sa vie à ce moment, c’est aussi une histoire à propos des passeurs de drogues et de ce qui les poussent à faire de tels choix, mais raconté du point de vue des passeurs eux-mêmes. Cela traite aussi de la vie des immigrants qui arrivent dans un nouvel endroit et qui essaient de créer une meilleure vie pour eux et pour leur famille. Il y a également un personnage qui s’appelle Don Fernando, qui est celui vers qui se tournent tous les Colombiens à New York afin qu’il les aide (à trouver un appartement ou un emploi, à s’occuper des passeurs qui meurent dans l’exercice de leurs fonctions, etc.). Il est basé sur (et joué par) Orlando Tobón, qui occupe réellement ce poste à Jackson Heights, Queens.
Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi ce film a gagné tant de prix au Festival de films de Berlin de 2004, de même qu’au Sundance Film Festival de la même année. C’est une œuvre qui humanise les victimes de cette guerre des drogues ainsi que le sort des plus pauvres dans beaucoup de pays.
Toutes choses considérées : À voir pour tous les citoyens du monde.

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Matchstick Men (2003)
http://matchstickmenmovie.warnerbros.com/?fromtout=movies_a1
Nicholas Cage joue un escroc obsessif-compulsif qui se fait passer pour un marchand d’antiquités et se nourrit de thon en conserve et d’eau Dasani. Avec son partenaire, joué par Sam Rockwell, il réussit à se faire envoyer des chèques par la poste en se faisant passer pour un vendeur au téléphone, PUIS se rend aux domicile des pauvres gens qu’il vient de prendre et se fait ce coup-ci passer pour un agent du FBI recherchant ledit vendeur, et il finit par avoir le contrôle de tout le compte en banque de ses victimes. Le moment vient où il épuise le stock de médicaments qu’il prend pour contrôler sa maladie, alors il trouve un nouveau médecin pour l’aider. Lors de leur première session, il mentionne qu’il a un enfant qu’il n’a jamais rencontré. Il retrace la mère de l’enfant et son psychiatre la contacte, pour lui apprendre que sa fille de 14 ans, jouée par Alison Lohman, veut le rencontrer. Ils se donnent rendez-vous dans un endroit public et elle se montre très enthousiaste à l’idée d’avoir cet homme dans sa vie. À un point tel qu’elle se pointe chez lui sans y avoir été invitée, avec l’intention de passer quelques jours avec lui. Mais cela brise complètement le monde très ordonné de l’escroc. Il essaie de la tenir loin de sa vie de crime, mais elle insiste pour en faire partie. Et il se met à l’aimer au point où il a du mal à imaginer sa vie sans elle. Pendant ce temps, ses tics et sa nervosité semblent diminuer, mais ses nouveaux médicaments n’en sont sans doute pas la seule raison... Il demande à sa fille de l’aider avec un de ses coups montés, très important, mais tout est compromis lorsque l’homme dont ils voulaient tirer avantage se rend compte de la supercherie et les retrace, mettant leur vie en danger...
L’histoire est très bien écrite et il y a un retournement surprise vers la fin (même si je dois admettre qu’une fois ce retournement effectué, la vraie fin est prévisible). Nicholas Cage pourrait bien se faire mettre en nomination pour un Oscar pour ce rôle. C’est aussi un très bon rôle pour Alison Lohman, une actrice qui a fait son apparition assez récemment mais qui est déjà très talentueuse. Et je commence à apprécier de voir Sam Rockwell, qui est également convainquant en tant qu’acteur (même si ses rôles se ressemblaient tous un peu jusqu’à maintenant).
Toutes choses considérées : Ça vaut vraiment la peine de le voir, je recommande.

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Maurice Richard (2005)
http://www.cinoche.com/films/1373/
Je suis allée le vois au Forum, où Richard jouait. Juste pour ça, ça valait la peine. ;o)
Maurice Richard travaillait dans une usine le jour et il jouait au hockey le soir. Il a fini par être invité par la LNH au camp d’entraînement et s’est joint aux Canadiens de Montréal. Dick Irving, le propriétaire de l’équipe, poussait ses joueurs jusqu’à l’épuisement, mais c’est ce qui a fini par faire de Richard le joueur extraordinaire dont on se souvient. Le succès du Rocket n’était pas strictement basé sur son talent, mais aussi sur sa persévérance et, surtout, sur sa passion pour le hockey. Il a mené son équipe à cinq victoires consécutives de la coupe Stanley, un record toujours inégalé.
Le film ne parle pas que de hockey, par contre. Il est aussi question de la grande séparation entre les francophones et les anglophones, qui était encore plus marquée à l’époque (à la fois au travail et dans les relations sociales). L’anglais et le français sont tous deux utilisés dans le film, ce qui rend la situation encore plus réelle. Les films d’archive dispersés pendant le film (montrant parfois certains des acteurs) aident aussi à recréer le contexte. Les acteurs donnent tous de bonnes performances, surtout Roy Dupuis dans le rôle de Maurice Richard. Mais, comme c’est souvent le cas avec les biographies, j’ai trouvé que ça n’explorait pas assez la fin de la vie du protagoniste (ce film s’arrête après les émeutes de 1955). Par contre, je veux préciser qu’il n’y a pas besoin d’être fan de hockey pour apprécier ce film. Il n’y a même pas besoin d’être un Canadien francophone pour apprécier ce film.
Toutes choses considérées : À voir. C’est plus qu’un film pour remonter le moral avec quelqu’un qui gagne contre toute attente, c’est réel et ça examine des problèmes plus grands.

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Mauvais Garçons 2 (2003)
http:// www.sonypictures.com/movies/badboys2/
Juste pour clarifier les choses: c’est bel et bien le deuxième film des Bad Boys, pas le troisième comme un nombre surprenant de personnes le pensaient (je ne suis pas sûre en fait pourquoi ils avaient cette impression; peut-être que les films d’action de Will Smith commencent tous à se ressembler un peu...).
Alors, voici un film d’été à son meilleur. Beaucoup d’action, de la comédie, des belles filles et des beaux gars (Will Smith ne m’a jamais fait autant d’effet ;o). De plus, et ceci est surprenant pour une suite, l’intrigue était très détaillée. En fait, elle était même presque trop léchée: c’est un film qui dure deux heures et demie. Alors, Mike et Marcus font toujours partie de l’équipe de tactique en matière de narcotiques et ce coup-ci ils essaient d’accumuler assez de preuves pour enfin arrêter l’un des plus grands criminels en ville, un dealer de drogues cubain sans scrupules qui menace de monopoliser le marché de distribution d’ecstasy. Et Mike sort aussi avec la sœur de Marcus, qui se trouve à être une agente secrète travaillant sur le même cas qu’eux, mais Marcus ignore tout ça pour l’instant. C’est quand même une bonne chose qu’il ne le sache pas, parce que l’équipe entière a des problèmes à gérer la colère («Woo-sa!») et il freakerait sûrement s’il l’apprenait.
Le film comporte des moments très drôles, entre autres le fait que les Boys n’ont toujours pas appris les paroles de la chanson thème de Bad Boys, de même qu’un quiproquo hilarant dans un magasin d’équipement vidéo et une piscine très mal construite. Il y a également une poursuite automobile captivante impliquant un gros camion qui livrait une douzaine de véhicules à un concessionnaire automobile, mais les méchants s’en sont emparé et ils procèdent maintenant à faire tomber une par une les voitures alors que le camion roule bon train sur l’autoroute, tout ça dans l’espoir de décourager les policiers. Bilan: 22 autos et un bateau.
Cependant, je dois dire qu’il y a beaucoup trop de violence gratuite dans ce film pour qu’on puisse y croire. Des policiers, même des méchants policiers, ne tuent tout simplement pas des personnes de manière nonchalante au rythme alarmant de ces deux gaillards. Je suis sûre que Michael Moore aurait quelque chose à dire là-dessus, on dirait qu’il y a des fusils et du sang et des corps (ou du moins, des morceaux de corps) à chaque pas de l’intrigue. Et un policier ne ramasse pas avec ses mains nues un doigt qu’il découvre sur la scène d’un crime; ça existe, des gants en latex et des sacs en plastique pour recueillir des indices et, euh, ne pas déranger la scène d’un crime avant d’en avoir au moins pris une photo ou un truc du genre. Et on ne visionne pas une vidéocassette confidentielle, utilisée comme preuve dans un cas important, au milieu d’une salle de montre d’équipement vidéo où tout le monde peut la voir. Tout ça finit avec une grande confrontation à Cuba, lorsqu’ils font exploser une superbe villa et foncent ensuite à travers un bidon-ville à bord de jeeps avant de finalement traverser un champ de mines. Ô mon Dieu, épargnez-moi ça! J’étais tout à fait prête à embarquer pour un bout, mais après deux heures et demie de comportement policier complètement irréaliste, même selon les standards des Bad Boys? N’importe quoi! Il y a une grande différence entre ne pas être professionnel à la «Je suis Will Smith, j’aime défier la voix de l’autorité et j’ai l’air cool en le faisant», et ce «Nous sommes techniquement des policiers, mais nous tirons d’abord et posons des questions ensuite» qu’on nous sert ici.
Toutes choses considérées : Si vous êtes prêts à faire fi du fait que ces policiers plongent tête première dans l’action et tuent leurs suspects aussi vite qu’ils le peuvent, alors vous pourriez vraiment apprécier toute l’action et rire un peu en cours de route. Bon film estival pour vous changer les idées.

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Ma vie en cinémascope (2004)
http://www.allianceatlantisvivafilm.com/synopsis.asp?TitleID=78223

Alys Robi (Alice Robitaille de son vrai nom) est l’une des plus grandes chanteuses québécoises et a marqué la scène internationale lors des années 1940. Elle commence à chanter sur les scènes de Québec dès l’âge de 5 ans et, à 13 ans, elle débarque à Montréal pour rejoindre « La Poune ». Elle se joint ensuite à la troupe de Jean Grimaldi avant d’entamer une carrière de chanteuse solo. À l’âge de 25 ans, elle a charmé toute l’Amérique avec ses chansons aux rythmes latins, comme Tico, Tico et Besame Mucho. C’est une femme décidée et ambitieuse. Sa vie amoureuse connaît des hauts et des bas : elle est d’abord liée avec Olivier Guimond, puis avec le chef d’orchestre Lucio Agostini, mais aucune des deux relations ne finit comme elle l’avait espéré. Aux prises avec sa célébrité, ses échecs amoureux et la mauvaise santé de son frère, elle sombre dans la psychose maniacodépressive et se fait interner contre son gré dans un asile de Québec. Malheureusement pour elle, en 1952, les patients sont encore traités de façon à peine humaine et le remède prescrit est la lobotomie; c’est d’ailleurs sur cette scène que s’ouvre le film.
Ma vie en cinémascope est le film le plus personnel de Denise Filiatrault, elle-même fan de Robi. La réalisation lui tenait donc vraiment à cœur, et ça se voit. Pascale Bussières incarne la chanteuse ambitieuse et talentueuse; c’est d’ailleurs elle qui chante sur la trame sonore et sa voix est remarquable. C’est également une actrice merveilleuse, comme on peut le voir à multiples reprises dans ce film. Elle a remporté le Jutra pour la meilleure performance donnée par une actrice en 2004; le film a aussi été nominé sept fois aux prix Génie. La musique est très entraînante et les chansons vont vous rester dans la tête longtemps. C’est un film très intéressant sur la vie d’Alys Robi, mais je dois avouer qu’il donne l’impression d’être passé en accéléré, sautant des parties importantes de la vie de la chanteuse et n’approfondissant pas grand-chose. On se contente de voir quelques moments marquants de la vie professionnelle et personnelle de la chanteuse, presque comme si le film était sa propre bande-annonce. Elle est presque aussi célèbre pour son séjour à l’asile que pour sa carrière, et pourtant les causes de ses troubles psychiatriques ne sont pas vraiment précisées. La fin laisse aussi à désirer, puisqu’on coupe court dans la vie d’Alys Robi, qui est pourtant toujours vivante et dont la carrière n’est pas achevée. De plus, c’est dommage qu’une femme dont on dresse le portrait comme étant indépendante et avant-gardiste soit définie par les hommes qu’elle aime plutôt que par ses propres attributs.
Toutes choses considérées : Un tour de force de la part de Pascale Bussières et un film à voir pour en connaître plus sur la vie de l’artiste, mais à compléter par une recherche ensuite, car on reste un peu sur sa faim.

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My Date With Drew (2005)
http://www.mydatewithdrew.com
Tout le monde aimera cette histoire : un gars ordinaire, qui trippe sur Drew Barrymore depuis près de vingt ans, décide qu’il a 30 jours (et un budget de 1100 $) pour obtenir un rendez-vous avec Drew. Soyons clairs, il ne veut pas une relation avec elle, il veut juste la rencontrer et avoir une conversation. Puisqu’il aime faire des documentaires, il décide de tout filmer avec ses amis, en utilisant une caméra de chez Circuit City qu’ils doivent rendre après 30 jours (d’où la date limite). En se basant sur la théorie des «six degrés de séparation», il demande aux gens qu’il connaît s’ils connaissent quelqu’un qui connaîtrait quelqu’un qui connaît Drew. Puisqu’il habite à Los Angeles depuis déjà cinq ans et qu’il est un peu dans le domaine du cinéma (même s’il n’est qu’un tout petit nom minuscule dans une branche de l’industrie du film), ça a l’air de marcher au début, mais son message est dilué en cours de route ou ses plans finissent par ne pas aboutir. Il doit éventuellement publiciser son aventure, tout en respectant son budget qui diminue à vue d’œil.
C’est la quête de M. Tout-le-monde, une chose à laquelle on peut tous s’identifier, et on est automatiquement de son bord, à espérer qu’il puisse rencontrer Drew Barrymore. Il y a des moment vraiment hilarants dans le film, comme lorsqu’il se fabrique un faux laissez-passer pour être admis dans un party où se trouve Drew (et maintenant que tout le monde sait à quel point c’est facile, mon secret est révélé et je ne pourrais peut-être pas m’en servir encore longtemps… Tant pis, je me suis bien amusée pendant que ça durait! :o). Ce gars, qui s’appelle Brian, en passant, est en fait très sympathique, charmant et drôle, et il a une belle personnalité; il semble être un bon parti, du moment que les hommes hirsutes ne vous dérangent pas. Il s’approche vraiment de son but en rencontrant les bonnes personnes; c’est impressionnant de voir non seulement à quel point la théorie des six degrés fonctionne, mais aussi à quel point la plupart des gens veulent l’aider une fois qu’ils comprennent ce qu’il veut. Ce film primé est inspirant, il affirme qu’on doit prendre des risques et accomplir nos rêves. Ce n’est pas qu’un documentaire, c’est un film énergisant qui m’a fait applaudir au beau milieu d’une salle de cinéma.
Toutes choses considérées : Je l’ai beaucoup aimé, et vous n’avez même pas besoin d’être fan de Drew comme moi pour l’apprécier. En fait, dès que je peux réunir un budget, je vais commencer un documentaire intitulé My Date With Jay. ;o) [Quand je mettrai cette critique sur mon site, vous serez peut-être au courant qu’il vient de se fiancer à une ex-Playmate. J’aimerais préciser que je ne savais même pas qu’il avait une relation sérieuse quand j’ai écrit ça. Alors mes deux autres choix, dépendant de si oui ou non je veux la relation, sont Chris et Ike. Devinez.]

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Le Nèg’ (2003)
http://www.christalfilms.com/fr/content/view/full/244
Un drame social québécois comme on en voit rarement. Un beau soir, dans un petit coin de campagne du Québec, un jeune Noir détruit une statuette de Nègre en plâtre dans le jardin d’une vieille dame. Celle-ci sort dehors avec son fusil, suivie de Polo, son fils adulte qui est déficient mental. La situation dégénère ensuite et quelques heures plus tard, la vieille dame est morte d’un coup de fusil et le jeune Noir est dans un coma neurovégétatif à cause de la balle de fusil d’un policier arrivé sur les lieux. Les deux détectives chargés de résoudre l’affaire interrogent donc les témoins afin de savoir ce qui s’est produit ce soir-là, mais aucun d’eux ne donne la même version des faits. Et pourtant, il y en a, des témoins! Il y a Bertrand, le voisin, ainsi que Tâton, Canard, Josée et Samantha qui passaient par là. Le plus surprenant, ou plutôt le plus décevant, est la réaction des détectives lorsqu’ils élucident finalement l’affaire...
J’ai trouvé les personnages très vivants. On en apprend un peu sur leur vie privée et on voit leur manière de se comporter, ce qui les rend plus réels; les acteurs sont également très convaincants. Cependant, je n’ai pas très bien compris pourquoi l’un des détectives avait des tendances masochistes (l’autre manque parfois un peu de professionnalisme, mais ça se comprend mieux). Les autres personnages, mettons Tâton et Canard surtout, sont colons et fermés d’esprit à n’en plus finir.
J’ai beaucoup aimé les scènes, très originales, où l’on voit l’histoire à travers le point de vue de Polo, avec la musique qu’il entend et en représentant chacune des personnes de l’histoire par l’une des figurines en plastique avec laquelle il s’amuse. Car, vous l’aurez deviné, même si Polo ne peut pas s’exprimer oralement et raconter aux détectives ce qui s’est produit, il n’en reste pas moins qu’il a été témoin de toute la scène, qu’il s’en rappelle en détails, qu’il ne sait pas mentir, qu’il la rejoue avec ses personnages sans cesse, et que les détectives ne sont pas assez futés pour le remarquer!
Je vois bien que ce film est une critique sociale, qu’il est fait pour nous choquer et nous porter à réfléchir. Pour ça, c’est réussi, ça m’a frappé. Mais ça m’a surtout plus dérangé, parce qu’en regardant ce film j’ai commencé par penser que c’était pas mal exagéré, puis je me suis mise à penser qu’il y a sûrement beaucoup de gens qui réagissent encore comme ça de nos jours. Et j’ai eu honte. J’en suis donc un peu perturbée, je ne sais pas trop quoi en penser ni comment vous l’exprimer.
Toutes choses considérées : C’est à voir si vous avez le goût d’un petit film québécois original à souhait, si vous voulez un film qui va vous déranger un peu, si vous voulez comprendre pourquoi les gens ont tant parlé de ce film lorsqu’il est sorti, si vous voulez un autre point de vue sur le racisme.

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L’Oubli (2004)
http://www.sonypictures.com/homevideo/theforgotten/

En se fiant à la bande annonce, ça avait l’air vraiment bon. Une femme dont le fils est mort se fait dire que celui-ci n’a jamais existé. Toutes ses photos de lui sont disparues et personne, pas même son mari, ne se rappelle du garçon. Son psychiatre lui dit qu’elle a tout inventé. Mais elle ne le croit pas; après tout, elle a neuf ans de souvenirs de son enfant. Alors elle décide de découvrir ce qui se passe. La fille d’un autre homme est morte en même temps que son fils à elle; l’homme ne se rappelle pas de sa fille au début, mais elle trouve des preuves que la fillette existait vraiment et l’homme, en plus de soudainement se rappeler de tout, l’aide dans son enquête. Pendant tout ce temps, ces deux personnes doivent fuir – préparez-vous – la Sécurité nationale. Et là, des témoins se font aspirer dans le ciel, tandis que les deux parents se mettent à penser que leurs enfants sont sans doute encore vivants (sinon, pourquoi voudrait-on effacer leur existence complète, n’est-ce pas?).
L’idée d’origine semblait très bonne: une femme se fait dire que son enfant n’a jamais existé, qu’elle l’a inventé. C’est intéressant; on veut savoir ce qui va se passer. Mais alors, c’est ça qui se passe. Avec ce qu’ils osent appeler une fin surprenante et choquante. Ouais, mon œil. Ce n’était pas crédible, et même si ça l’était, ça n’en valait vraiment pas la peine. Voici un cas d’acteurs qui donnent de très bonnes performances en faisant de leur mieux avec un mauvais scénario et une fin incroyablement décevante. Même la deuxième fin sur le DVD n’était pas meilleure.
Toutes choses considérées : Voilà deux heures de ma vie que je ne récupérerai jamais. Ne perdez pas votre temps avec ce film, il n’en vaut pas la peine.

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Les Petites Bourgeoises (2003)
http://www.uptowngirlsmovie.com/
Premièrement, grande déception: quand je vais voir un film qui s’appelle Uptown Girls en anglais, je m’attends ABSOLUMENT à entendre, au moins UNE fois dans le film, la chanson Uptown Girl de Billy Joel, surtout que les paroles fittent super bien avec le film. À quoi pensaient les réalisateurs! Je veux dire, franchement, c’était trop bon pour laisser passer, ça!
En tous cas, voici ce qui se passe: Molly (jouée par Brittany Murphy) est la fille d’une star de rock-and-roll des années 80 qui est décédée et lui a laissé beaucoup d’argent, dont son comptable «Bob» s’occupe pour elle. Elle n’a aucun souci au monde et continue de vivre comme une petite fille (ou plutôt comme une princesse; il se trouve que le loyer de cet appartement, dans la vraie vie, est d’environ 12 000 $US par mois). Mais là Bob disparaît dans la nuit avec l’argent et elle se retrouve sans le sou, alors elle se voit contrainte de devenir plus responsable et de gagner sa vie elle-même. Elle fait donc ses valises, elle prend son cochon Moo avec elle et elle quitte son nid pour le vrai monde (non, en fait elle se fait traîner dans le vrai monde par ses amis, qui lui offrent deux endroits où rester ainsi que deux emplois au cours du film; c’est pas fantastique les amis?). Elle devient alors la gouvernante d’une petite fille, Lorraine, qui aime mieux se faire appeler Ray (Dakota Fanning). Cette enfant a besoin d’aide! Elle est une névrosée qui doit tout contrôler et qui a une phobie des microbes, à un point tel qu’elle amène son propre savon dans les salles de bains publiques. Elle est l’opposée totale de Molly en ce sens qu’elle a grandi trop vite et que maintenant, à l’âge précoce de huit ans, elle agit plus en adulte que sa propre mère (qui, soit dit en passant, est largement absente de la vie de sa fille, d’où la gouvernante). Et comme vous l’avez deviné, les deux filles vont maintenant s’aider mutuellement à devenir des personnes plus saines et plus heureuses, et surtout à agir en conséquence de leur âge.
J’étais quand même un peu déçue par le fait que le jeune chanteur Neal Fox, qui est un bien beau jeune homme, fait tout un plat du fait qu’il ne veut pas «se trahir» en écrivant des chansons pop ou en portant du mauve au lieu des tons bruns qu’il privilégie. Et qu’est-ce qu’il fait? Il se met à écrire des chansons pop (dont une à propos d’un ensemble de drap en coton égyptien de 900 fils au pouce carré que Molly lui a offert), nomme son album «Mauve» et fait d’une veste mauve bizarroïde son nouveau look. Et là il devient célèbre et oublie un peu Molly.
C’est un film assez prévisible, évidemment. Je ne vendrai pas quoi que ce soit, mais sachez que quand Ray disparaît et que Molly décide d’aller la retrouver, vous aurez deviné où elle était avant Molly. Et quand Molly décide de vendre aux enchères la collection de guitares de son père afin de survivre financièrement et qu’un «acheteur anonyme» les achète par téléphone, vous aurez deviné c’est qui alors que ça va prendre le reste du film à Molly avant de le découvrir. Mais loin de moi l’idée de vouloir insinuer que Molly est une fille un peu lente. ;o)
Mais finalement, la scène (et la chanson) finale, même si elle est un peu cliché, est vraiment belle et rachète tout le film, ça vous arrachera peut-être même une larme si vous pleurez facilement pendant les films, c’est vraiment émouvant.
Toutes choses considérées : C’est une comédie légère, quelque chose à regarder par un après-midi pluvieux quand vous avez envie de vous faire raconter une histoire sans trop avoir à réfléchir. Et Dakota Fanning ne me déçoit jamais, cette fillette est vraiment super; prions seulement pour qu’elle ne disparaisse pas complètement de la surface de la planète lorsqu’elle aura atteint la puberté, j’aimerais bien voir plus de ses films.

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Le Pianiste (2002)
http://www.thepianist-themovie.com/
L’histoire vraie du pianiste polonais Wadyslaw Szpilman et de comment il a réussi à échapper à la déportation juive et à survivre pendant la Deuxième Guerre mondiale à Varsovie. Ce film a remporté trois Oscars en 2003: Meilleur Directeur (Roman Polanski), Meilleur Acteur dans un rôle majeur (Adrien Brody), et Meilleure Adaptation de scénario (Ronald Harwood). Qui pourrait oublier le baiser que Brody a donné à Halle Berry quand il est monté sur l’estrade? ;o)
Blague à part, c’est l’un des films les plus réalistes que j’ai vu à propos de la vie dans le Ghetto juif pendant cette période. Les images ont été créées non seulement à partir de photos documentaires, mais également grâce aux souvenirs de Roman Polanski de cette époque, car il est lui-même un survivant de cette guerre et s’est échappé du Ghetto à travers un trou dans un clôture de barbelés. La plupart des autres films à propos de la déportation juive vous en montrent seulement quelques parties pêle-mêle, ils vous laissent deviner la manière dont ces personnes ont été tuées ou insinuent qu’elles ont été assassinées. Mais ce film montre tout, d’un vieil homme en chaise roulante qui se fait balancer d’un balcon du quatrième étage par des soldats allemands, à ces soldats désignant au hasard quelques personnes dans un groupe de Juifs et leur tirant calmement une balle dans la tête devant leurs familles. Ce n’est absolument pas pour les cœurs sensibles, mais ça nous ouvre vraiment les yeux. De plus, j’ai aimé le fait que ce film n’était pas noir et blanc dans le sens où les personnages auraient été soit Juifs et bons, soit Allemands et méchants. C’était basé sur la vraie vie et tout comme dans la vraie vie, il y avait des Juifs polonais bons et d’autres méchants, et de bons et de méchants Allemands. Puisque ce mémoire a été écrit juste après la guerre, tout était très frais à l’esprit de Szpilman et les détails en étaient plus graphiques, l’histoire plus touchante et plus réelle pour nous que certaines autres qui nous ont été racontées, on dirait.
Je ne veux pas trop révéler du film, même si vous pouvez deviner comment ça finit puisque Szpilman a survécu pour en écrire un livre. Il était un pianiste et compositeur de renommée à la fin des années trente et sa musique a été le dernier son à jouer en direct à la radio polonaise avant que l’artillerie nazie ne frappe Varsovie. Il a rapidement regagné sa demeure, où il a trouvé sa famille en train de faire ses valises et de décider comment s’enfuir. Ils ont fini par rester à Varsovie mais ils ont dû déménager dans le Ghetto juif, par ordre du gouvernement. De plus en plus de restrictions se sont imposées dans leur vie quotidienne, jusqu’à ce qu’un beau jour les soldats allemands commencent à éliminer les Juifs, soit dans les rues de la ville, soit en les envoyant dans des camps de «travail». La famille de Szpilman est envoyée dans les camps, mais il est épargné; il se déplace d’une cachette à une autre à travers la ville en ruine, en essayant d’échapper aux Allemands et de survivre, même s’il n’y a ni eau ni nourriture aux alentours.
Toutes choses considérées : Vous devriez voir ce film, ne serait-ce que pour voir de quoi tout le monde parlait aux Oscars et pour avoir un récit à la première personne de ce que c’était d’être Juif en Pologne pendant la Deuxième Guerre mondiale. Très bon film.

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Pirates des Caraïbes : la légende de la Perle noire (2003)
http://disney.go.com/disneyvideos/liveaction/pirates/main_site/main.html
J’étais un peu réticente à voir ce film, j’avais peur d’une autre histoire comme celle que Geena Davis nous avait fait en tant que pirate il y a quelques années, ou encore que puisque Johnny Depp n’avait pas fait de film depuis un certain temps il avait dû accepter le premier script qu’on lui avait offert. Et bien, j’avais tort, et j’ai été agréablement surprise.
À l’époque coloniale anglaise, le capitaine Jack Sparrow (Johnny Depp) est l’un des pirates les plus redoutables des Caraïbes. Seulement... il a perdu son bateau (en fait, la scène où il débarque sur le quai est hilarante, il faut que vous voyiez ça). Alors il y a des gens qui ne le prennent pas au sérieux, y compris les soldats britanniques au port. Il essaie de leur échapper, nous donnant des moments bien comiques et de bonnes scènes de batailles d’épées, mais il se fait prendre et est mis sous verrou. Pendant ce temps, la Perle noire (le navire le plus rapide de tout l’océan, avec l’équipage le plus sanguinaire de pirates à son bord) entre dans le port. Les légendes parlent de la cruauté qu’ils infligent à leurs prisonniers, et il paraît que personne ne leur a échappé vivant (mais comme Jack le fait remarquer, qui raconte toutes ces histoires dans ce cas-là?). Il se trouve que ces pirates, menés par le capitaine Barbossa (Geoffrey Rush), sont à la recherche du dernier morceau d’un trésor qu’ils doivent rendre à son juste propriétaire; ils enlèvent donc Elizabeth Swann (la fille du gouverneur, jouée par Keira Knightley), dont le collier est justement fait de la pièce d’or que recherchent ces pirates. Bien sûr, elle a un ami d’enfance, Will Turner (Orlando Bloom) qui est secrètement amoureux d’elle, et il décide d’aller à son secours. Mais il ne peut pas y arriver seul, alors il libère Jack Sparrow en échange de son aide, puisque Jack Sparrow sait comme par hasard où se rend la Perle noire (bien sûr, Jack est aussi un pirate et il a sa propre motivation). Il y a en plus un équipage de soldats anglais, menés par le fiancé d’Elizabeth, qui veulent la sauver, mais qui traînent de la patte derrière nos deux héros. Alors il se trouve que nos pirates sanguinaires sont maudits : ils sont des fantômes et sont condamnés à ne pas pouvoir vivre normalement (ils ne peuvent pas ressentir, boire, manger ou mourir) parce qu’ils ont volé de l’or aztèque sur lequel il y avait une malédiction. Le mauvais sort peut seulement être brisé une fois que toutes les pièces d’or qui ont été volées sont remises dans le coffre. C’est une longue histoire de savoir comment Elizabeth a obtenu la dernière, mais c’est vital à l’intrigue alors je ne vous gâcherai pas ça. Et ça devient une grande aventure à partir de là, avec assez de revirements pour garder votre intérêt.
Je sais que l’on a fait la publicité de ce film en utilisant des gros plans de Johnny et d’Orlando, mais il y a beaucoup plus à ce film que ça. Malgré que ça reste quand même l’un des «films de Johnny sexy» (pensez à Don Juan de Marco; je dois avoir un faible pour les cheveux tressés, le crayon noir autour des yeux et les bandanas...). L’une des raisons pour lesquelles c’est si agréable comme film est que Johnny Depp n’a pas peur de faire rire de lui ou de son personnage. De plus, j’aimerais vous annoncer qu’Orlando Bloom a l’air BEAUCOUP plus beau avec les cheveux foncés qu’avec les longs cheveux blonds qu’il porte en tant que Legolas dans la trilogie du Seigneur des Anneaux (où il était presque albino; il s’est heureusement fait bronzer dans les Caraïbes). Et il y a Keira Knightley, qui est sur son erre d’aller : elle a seulement fait un film en 2001, et maintenant elle a deux films sortis à l’été 2003, films qui ont tous deux eu un grands succès au box-office, et un autre prévu pour plus tard cette année [2003]. Elle est belle et bonne actrice avec un charmant accent anglais (dans la version originale, on s’entend); je pense que vous pouvez vous attendre à la voir pas mal plus souvent dans les années à venir... Geoffrey Rush est aussi très convaincant en tant que pirate sanguinaire; c’est dommage que ce film ne retiendra sûrement pas l’attention du jury pour les nominations aux Oscars. Ben, sauf pour les effets spéciaux, qui sont pas mal impressionnants soit dit en passant. [Post-scriptum : pour une fois, je suis contente d’avoir eu tort! Cinq nominations! Johnny Depp a joué le rôle le plus impensable et s’est débrouillé pour être mis en nomination aux oscars. Incroyable!]
Je pense avoir remarqué quelques erreurs par contre, si jamais quelqu’un d’autre voit le film, il peut m’écrire pour me dire ce qu’il en pense. Dans la première scène où l’on voit Jack, on dirait qu’il a trois tresses dans la barbe, alors qu’il n’en a que deux dans le reste du film (ou est-ce que c’était seulement une ombre qui avait l’air d’une troisième tresse?). De plus, il y a une scène où les mains de Jack sont attachées par des menottes; il se tient debout au haut d’un mât de navire et a besoin d’un moyen rapide pour en descendre, et comme par hasard il y a une corde menant du haut du mât au quai. Alors dans la scène suivante il a les menottes par dessus la corde, il se laisse pendre à elles et il glisse le long de la corde jusqu’au quai. Et après il part en courant. Mais comment est-ce qu’il a pu passer la corde entre ses menottes sans les enlever? [Post-scriptum: Ça va, j’ai compris, après avoir regardé le film une seconde fois.] Finalement, je crois qu’il y a un léger problème en ce qui a trait au temps qu’il faut pour réunir toutes les pièces d’or du trésor et la longévité d’un certain pirate.
Toutes choses considérées : Film très agréable, bien meilleur que ce qu’on pourrait croire en regardant la bande annonce. C’est dans la même veine que The Princess Bride, une histoire drôle avec des éléments de fantaisie et d’aventure qui vous enchanteront. Ça finit bien, c’est quand même un film de Disney après tout. Et je ne vous vendrai pas tous les moments drôles, mais disons simplement que les bandes-annonces ne les ont pas tous révélés non plus, c’est sans doute pour ça que c’était si bon. Allez le voir!

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Pollock (2003)
http://www.sonyclassics.com/pollock/
Je viens de le louer l’autre jour, m’attendant à un chef-d’œuvre discret à cause des nominations aux Oscars de 2004. C’est l’histoire de Jackson Pollock, l’un des peintres les plus avant-gardistes de l’histoire américaine. Il a fait de l’expressionnisme abstrait son style et même si cette tendance n’était pas nouvelle, les artistes respectés pour ce style étaient surtout des Européens, tels que Picasso; les artistes locaux n’étaient que très peu reconnus pour leur travail. De plus, à la suite de la Grande Dépression, il n’existait tout simplement pas de marché qui leur aurait permis de vendre leur art non plus. Voilà qu’arrive Lee Krasner, une artiste préféministe qui a le bras long et qui jette son dévolu sur Pollock. Elle l’aide à se faire connaître et encourage son côté créatif tout en le séduisant, mettant ses propres créations artistiques en veilleuse. Ses sacrifices portent fruit et Pollock attire l’attention de Peggy Guggenheim, ce qui mène éventuellement non seulement à des expositions de ses œuvres et à sa commande la plus célèbre, mais également à un article révolutionnaire dans le magazine Life en 1949. À ce moment, Pollock a déjà développé sa technique renommée d’égouttement. Cependant, même s’il vit assez bien de la vente de ses anciens tableaux, ses tendances alcooliques autodestructrices reprennent le dessus et il est incapable de produire de nouveaux tableaux de qualité.
L’ombre au tableau, si vous me passez le jeu de mots, est que je dois avouer que ce film m’a un peu déçue. C’est vrai que les acteurs sont absolument merveilleux; Ed Harris (pour la première fois directeur de film) et Marcia Gay-Harden méritaient tous deux grandement leur nomination aux Oscars. Il y a également quelques bons dialogues dans le film, comme lorsqu’un journaliste demande à Pollock comment il sait qu’il a fini un tableau sur lequel il travaille, ce à quoi Pollock répond, «Comment sait-on quand on a fini de faire l’amour?» De plus, on apprend que l’une des caractéristiques des œuvres de Pollock est qu’il n’utilise pas les «accidents» dans ses toiles comme le font les autres artistes, il les renie simplement. Le problème de ce film est en fait qu’il peut être très ennuyeux par moments. On ne sait pas trop vers où l’action se dirige et à moins d’être calé en histoire de l’art et de connaître le nom de tous les peintres américains d’influence entre 1930 et 1960, plusieurs des références (et des personnages) vont vous passer loin au-dessus de la tête. Certaines scènes sont inutilement longues; les seules à mettre du piquant à l’action sont celles où l’on voit Pollock peindre. Ça nous donne quand même une bonne image de l’artiste. ;o)
Toutes choses considérées : Si vous décidez de le regarder, je vous conseille de jeter tout d’abord un coup d’œil au site web officiel, de manière à en savoir plus au sujet de la production. Sinon, regardez certaines des bandes annonces les plus longues et épargnez-vous du temps.

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The Princess Bride (1987)
http://www.theprincessbride-themovie.com

Oui, un vrai classique, la version du Magicien d’Oz des années 1980. Ce n’est pas juste une histoire d’amour, il y a aussi de l’escrime, une revanche, la mort, des héros et des méchants, des géants et des sorciers, de l’humour, de la magie et du danger. La princesse Bouton d’Or [Buttercup] est séparée de l’homme de sa vie, Westley, et elle finit par se fiancer avec le prince Humperdinck. Elle se fait alors kidnapper par un Sicilien, un épéiste et un géant, tandis que l’Homme en Noir est à leurs trousses. Ils grimpent les Falaises de la Folie [bon, c’est ma traduction libre, la version française n’est pas sur le DVD], ils bravent les Marais de Feu et ils ont plein d’aventures, puisque le prince veut tuer Bouton d’Or tandis que Westley veut la retrouver. Oui, la princesse se fait kidnapper et son amoureux meurt, mais tout finit bien. ;o)
La distribution comprend une Robin Wright de 19 ans, Cary Elwes, Mandy Patinkin, Chris Sarandon, Billy Crystal, Fred Savage, Peter Falk et André le Géant. C’est un film difficile à catégoriser, car c’est à la fois un conte de fées et une satire des contes de fées. C’est romantique, mais c’est aussi un film d’action et une comédie. Ça n’a pas été un gros succès en salle, mais c’est devenu un film culte, qui a donné naissance à l’une des répliques les plus connues du cinéma : «Buenos días, ye m’appelle Inigo Montoya. Tou a toué mon père. Prépare-toi à mourir.» Il y a des moments qui vous feront rire tout haut dans ce film, mais les personnages sont tout de même très attachants, et on ne peut s’empêcher de se sentir touché par ce qui leur arrive. C’est un film merveilleux que vous voudrez regarder plus d’une fois; les mots me manquent pour en décrire toutes les facettes. Le revoir m’a rappelé de bons souvenirs, mais même un novice l’apprécierait.
Toutes choses considérées : Ce bon vieux film est un classique, alors si vous ne l’avez pas encore vu, ou pire, si vous n’en avez jamais entendu parlé, courez au magasin de location vidéo le plus proche et louez-le.

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Punch-Drunk Love (2002)
http://www.punchdrunklove.com/
C’est sensé être le premier essai d’Adam Sandler avec un rôle dramatique. Je dois admettre qu’il donne une très bonne performance. Son personnage, Barry, est délicieusement neurotique; il a tout le temps des petites crises de nerfs et on se demande quand il va finalement perdre la boule complètement, parce chaque petit événement semble le pousser de plus en plus à craquer. Mais cela mis à part, c’est en fait un gars complètement charmant, ce qui peut sembler bizarre mais il se trouve que c’est un trouble psychologique tout à fait légitime (qui sait, c’est peut-être pour ça qu’il a fait Méchant Malade après...). On voit son aire de travail très souvent dans le film, mais ce qui n’est pas clair c’est en quoi son travail consiste. On sait par contre qu’il commence à acheter des quantités massives de pudding au chocolat Healthy Choice® afin de découper les codes barres; avec 10 codes barres il reçoit 500 miles aériens en récompense, et le double s’il envoie ses codes barres avant la fin du mois. Il réalise que s’il achète pour 3000 $ de pudding (à 1 $ le paquet de quatre, c’est le produit le moins cher de Healthy Choice® et donc le moyen le plus rentable d’obtenir des codes barres), il récoltera un million de miles aériens et n’aura plus jamais à payer un billet d’avion du reste de sa vie. Il peut même se faire rembourser une partie des taxes. Ce qui est intéressant à noter, c’est que c’est en fait exactement ce qu’un homme au nom de David Phillips a fait en 1999, dans la vraie vie. Et tout comme Sandler dans le film, il a commencé par acheter des repas surgelés avant de se rendre compte que le pudding était moins cher. Regardez ce lien si vous voulez : http://www.snopes.com/business/deals/pudding.asp. Je me demande si le gars a eu un pourcentage des recettes du film pour ça? Il pourrait utiliser l’argent pour s’acheter d’autres valises...
Alors donc, ce qui se passe, c’est que Barry tombe amoureux d’Emily Watson (je suis désolée, j’ai oublié le nom du personnage!), et plus il se tient avec elle, plus il devient normal. Il doit aussi démasquer les gens qui organisent un complot contre lui, à savoir la femme qui parle au téléphone au numéro 900, qui a maintenant le numéro de carte de crédit de Barry et qui entend bien l’utiliser à sa guise. Ce qui est assez surprenant, c’est que Barry connaît par cœur ses numéros de carte de crédit et d’assurance sociale et peut les réciter comme ça sans aide-mémoire; peut-être que son problème a à voir avec l’autisme, qui sait. Et il y a aussi un harmonium mystérieusement livré par taxi, je pense que j’ai dû manquer de quoi d’important ici parce que je n’ai pas tout compris (je sais que c’est Emily Watson qui en joue, mais c’est tellement confus tout ça...).
Toutes choses considérées : Le film lui-même est quelque peu décousu, on ne sait pas vraiment où l’intrigue s’en va. Les images sont sombres, le son n’est pas très bon non plus. Par contre, la musique est bonne et il y a des «punchs» de couleur ici et là, stratégiquement placés à travers le film. Je suis bien désolée de vous dire ça, mais c’est le genre de film que vous allez soit adorer, soit détester, mais vous ne le saurez pas avant de le voir. Personnellement, je suis bien contente d’avoir vu ce film, mais je ne le regarderais pas une deuxième fois, je n’ai pas vraiment aimé.

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Ray
http://www.raymovie.com/index.php

C’est la biographie de Ray Charles, l’un des plus grands musiciens de l’histoire de l’Amérique du Nord. Il est né en Floride rurale et est devenu aveugle à l’âge de sept ans, mais il était déterminé à ne compter que sur lui-même et à tracer son propre chemin dans la vie. Il a appris à jouer du piano et a rapidement taillé sa place dans le monde de la musique. Il a été le premier musicien à combiner le R&B et la musique country western; il a mélangé les blues et le gospel d’une manière précédemment vue comme étant tabou; il a aussi ajouté du jazz à ses compositions. Il n’était encore qu’un adolescent quand il est monté à bord d’un autobus pour se rendre à Seattle, car il lui tardait de faire partie de la scène du jazz locale. De là, il a décroché son premier contrat et a fini par signer une entente avec Atlantic Records. Beaucoup de connaisseurs affirment que la naissance du soul s’est faite avec le single I’ve Got A Woman. Personne n’avait entendu de musique pareille et cela a aidé non seulement la carrière explosive du musicien, mais également le rock ‘n’ roll lui-même. Ray Charles a aussi pris en main le côté affaires de sa carrière d’une manière jamais vue auparavant. Mais il s’est laissé prendre au piège de la drogue et est rapidement devenu accroc. Chose surprenante, il n’a jamais manqué un jour de travail et on dirait que sa musique n’a jamais souffert de l’effet que les drogues avaient sur lui. Les démons de son enfance le hantaient toujours, mais ils ont nourrit son inspiration de manière surprenante. Sa vie matrimoniale n’était pas louable non plus, car même s’il était marié à une femme merveilleuse, il a eu de nombreuses aventures en tournée. Il y avait aussi de grands remous dans la société à cette époque et Ray Charles s’est battu contre la ségrégation, même quand cela endommageait sa carrière.
C’est un portrait complet de l’artiste qu’on nous présente ici, le mal comme le bien. Taylor Hackford (le directeur) et James L. White ont travaillé le scénario pendant quinze ans, avec l’aide de Ray Charles lui-même. Le premier rôle a finalement été accordé à Jamie Foxx, qui donne une performance époustouflante et qui est certain de se faire remarquer lors des prochains Oscars [2005]. Il a passé douze heures par jour avec les paupières collées pour garder les yeux fermés, pour vraiment savoir ce que c’est d’être aveugle. Il imite parfaitement le musicien, depuis ses maniérismes et sa façon de marcher jusqu’à sa manière de parler. Le fait qu’il joue du piano depuis l’âge de trois ans l’a aussi beaucoup aidé. Et même s’il est capable de faire une imitation impressionnante de la voix de Ray Charles, ce sont des enregistrements de l’artiste que nous entendons dans le film.
Chose intéressante, Ray Charles a approuvé le script de même que les parties du film qu’il a vues (ou plutôt entendues). Il a eu une très grande influence sur la scène musicale, influence qui se fait encore sentir aujourd’hui, après sa mort. Il pouvait vous faire pleurer ou vous faire rire, parfois dans la même chanson. C’est comme ça qu’il voyait la vie, comme un mélange de douleur et de salut. Il a dit qu’il voulait «que les gens sachent qu’on peut se remettre de l’adversité à laquelle on est confronté si on peut simplement continuer à avancer, si on sait encore où on veut se rendre. En d’autres mots, il ne faut pas abandonner juste parce qu’on s’est fait jeter par terre quelques fois». Il était un perfectionniste et sa confiance en lui venait surtout du fait qu’il était un homme qui a réussi par ses propres moyens, un homme ayant vaincu les difficultés qu’il a rencontrées lors de sa vie.
Même si le film a beaucoup élaboré la période des années 1950 et le début des années 1960, il a passé très rapidement sur la fin des années 1960 et on se retrouve tout d’un coup en 1979, avec un résumé écrit du reste. C’est dommage que le reste de sa vie n’ait pas été racontée, parce qu’on est laissé en manque. De plus, certains faits ne sont pas clairs. Par exemple, qui a écrit le succès Hit The Road, Jack : Ray Charles et Maggie Hendricks ou alors Percy Mayfield, comme le générique le laisse entendre?
Il était temps que quelqu’un raconte l’histoire de Ray Charles, de la manière véridique dont il voulait que ce soit fait, mais si ça ne donne pas toujours la meilleure impression de lui.
Toutes choses considérées : Un film excellent, à propos du rock ‘n’ roll et de la vie d’un homme, mais aussi à propos du caractère humain et de comment vaincre ses difficultés. À voir absolument. Et Jamie, commence tout de suite à écrire ton discours de remerciements!

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Le Retour de Superman (2006)
http://supermanreturns.warnerbros.com

Superman est parti depuis quelques années, à la recherche de soi. Pendant son absence, les gens n’ont pas eu le choix de continuer leur vie, y compris Lois Lane (elle est fiancée, elle a un fils et elle a gagné un prix Pulitzer pour un article intitulé «Pourquoi le monde n’a pas besoin de Superman»). Puis, Superman revient, sans avertir, et tente de retrouver sa vie antérieure. Heureusement pour lui, Lex Luthor est prêt à recommencer à lui donner du trouble en conquérant le monde, alors Superman peut reprendre ses bonnes vieilles habitudes en combattant son ennemi juré; malheureusement pour lui, Lois n’a pas l’intention de laisser son fiancé.
Brandon Routh, qui joue le rôle de Superman, réussit de manière presque effrayante à recréer Christopher Reeve (au lieu de s’approprier le personnage?), mais je trouvais qu’il passait le plus clair de son temps à sauver des gens et que le personnage n’était pas assez développé (c’est peut-être parce qu’il a été développé dans les films précédents, par contre). Kate Bosworth est bonne, malgré une mauvaise teinture de cheveux et un manque de cran (elle jouait en fait la demoiselle en détresse). Mais, pour ce qui est de Kevin Spacey dans le rôle de Lex Luthor… Il leur vole vraiment la vedette! Je l’ai adoré dans le rôle du méchant. Juste pour sa performance, ça valait la peine. Et Parkey Posey personnifie bien la blonde du méchant, qui traîne toujours un petit chien dans ses bras.
J’ai aimé la chanson thème, qui est heureusement la même dans ce film. Et c’est encore Marlon Brando qui joue le rôle du père de Superman, grâce à des extraits des films précédents.
Je dois admettre que je n’aimais pas le costume caoutchouté de Superman. Et les effets spéciaux ne m’ont pas impressionnée, malheureusement. Par exemple, la scène où Superman dépose l’avion par terre, même si elle m’a fait applaudir au milieu de la salle de cinéma, avait l’air d’un dessin. Ma plus grosse plainte est que le régisseur de distribution a choisi des acteurs qui ont l’air de sortir tout droit de l’université (Brandon et Kate) pour jouer des gens qui devraient être au moins dans la trentaine, dont les relations ont été expliquées dans les films antérieurs, et qui se retrouvent après une période de cinq ou six ans. Ce n’est tout simplement pas logique que les personnages soient plus jeunes ici que dans le premier film de Superman!
Toutes choses considérées : Je l’ai aimé, mais je ne l’ai pas adoré.

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Roméo + Juliette (1996)
http://www.romeoandjuliet.com/

C’est difficile de croire que ça fait déjà dix ans que ce film m’a épatée pour la première fois. C’était mon introduction à Baz Luhrmann et la première fois que je voyais certains acteurs comme Harold Perrineau, John Leguizamo et Jamie Kennedy. Le film met en vedette Leonardo DiCaprio dans le rôle de Roméo et Claire Danes dans le rôle de Juliette. Selon moi, ce sont deux acteurs experts, sur lesquels on ferme systématiquement les yeux (vous n’avez qu’à regarder ce film pour voir ce que je veux dire).
Ce film dure deux heures, tout comme la pièce d’origine. Ce qui le différencie des autres adaptations du récit classique de Shakespeare, c’est le cadre de l’histoire. Même si le dialogue est complètement fidèle à celui de l’époque d’origine, l’histoire se déroule maintenant dans un monde moderne, stylisé et surréaliste, comme seul Baz Luhrmann peut en créer. Il y a des voitures qui sont à la fois rétro et futuristes; Queen Mab est associée à la drogue; et des fusils remplacent les épées (ils font partie des séries fictives «Sword 9mm» ou «Dagger», pour cadrer avec le dialogue, ce qui est une bonne trouvaille). La scène du balcon a été déplacée dans la piscine, mais l’eau représente un obstacle entre les jeunes amoureux maudits par le sort. Vérone s’inspire à la fois du South Beach de Miami et de Mexico, avec une station-service au lieu du marché et FedEx au lieu des messagers. Roméo est devenu l’archétype du antihéros, le rebelle sans cause qui est en fait ultra-romantique. Juliette est dans sa tour d’ivoire, tandis que les médias remplacent le chœur et que les policiers sont des équipes d’armes spéciales et tactique modernes. Les décors et les couleurs sont fantastiques et exagérés d’une manière telle que, même si vous avez du mal à comprendre tous les dialogues, vous pourrez suivre l’histoire sans rien manquer. Les acteurs se sont approprié les dialogues et leur donnent une intensité rarement vue lors de productions plus strictes sur scène.
Comme c’est souvent le cas dans les films de Baz Luhrmann, la trame sonore est vraiment géniale, et vous remarquerez cela dès la première scène. La trame sonore combine des éléments de musique classique (comme la finale de l’opéra Tristan und Isolde, de Wagner) avec des chansons de Radiohead et de Garbage, tout en restant tendre avec la chanson d’amour thème de Des’ree. Tout semble prendre vie avec les acteurs, les décors et la musique.
Pour les plus perceptifs d’entre vous, il y a des références à d’autres pièces de Shakespeare pendant le film (surtout sur les panneaux d’affichage), de même qu’au Globe Theatre. Et le signe «L’amour» (qui imite le logo de Coca-Cola) est dans deux autres films de Baz Luhrmann, dont Moulin Rouge.
Toutes choses considérées : Cette adaptation brillante d’un récit classique semble être faite pour notre époque; son originalité va vous couper le souffle. C’est à voir absolument et c’est l’un de mes films préférés à vie.

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Seabiscuit (2003)
http://www.seabiscuitmovie.com/
Ceux qui me connaissent peuvent vous dire que j’aime les chevaux et que j’ai un faible pour les histoires vraies. Alors j’ai bien aimé celui-ci.
L’intrigue se déroule pendant la Grande Dépression des années 30, alors que les gens en Amérique avaient presque tout perdu. Un ex-millionnaire qui est en banqueroute émotionnelle, un entraîneur de chevaux sans emploi, un jockey qui a de la difficulté à joindre les deux bouts et un cheval qui ne sait pas courser se rejoignent et se donnent une deuxième chance pour refaire leur vie. Cela est surprenant, car «le cheval est trop petit, le jockey est trop grand, l’entraîneur est trop vieux et le propriétaire est trop idiot pour s’en rendre compte!»
C’est une histoire très américaine dans le sens que la morale, en gros, est que «même quand vous êtes malmenés par la vie et que vous n’avez plus deux sous en poche, tout ce dont vous avez besoin est d’une deuxième chance afin de rectifier les choses et de commencer une nouvelle vie, et où d’autre que dans un beau pays comme les États-Unis pourriez-vous avoir la chance de faire ça?» Mais dans le fond, c’est pour cette raison que l’équipe de Seabiscuit est devenue célèbre en premier lieu: la population générale pouvait s’identifier à eux et ils représentaient le Rêve américain. Et comme j’ai dit, c’est une histoire vraie. Alors bien sûr, ils font un grand comeback parce qu’ils se sont mutuellement donné une deuxième chance. Il y a même un twist surprenant vers ce que vous croyez être la fin (enfin, surprenant pour moi, car je n’avais pas lu le livre), mais même sans rien vous révéler je peux vous dire que la morale s’applique encore.
Les acteurs font vraiment un beau travail, la narration est très bien écrite, les costumes sont super, l’exactitude historique est là (même jusqu’à la position des chevaux lors des courses), et j’aime bien ces vieux modèles T. ;o)
Toutes choses considérées : J’ai bien aimé, et même si vous décidez que vous n’adorez pas, «vous ne pouvez pas foutre en l’air tout une [histoire] simplement parce qu’elle est un peu amochée». (Mon Dieu, ça fonctionne sur tellement de plans, ça...)

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Séraphin, un homme et son péché (2002)
http://www2.canoe.com/artsetculture/dossiers/cinema/archives/2002/11/20021119-142517.html
Ah, les Belles Histoires des Pays d’en haut... Le premier épisode du feuilleton radiophonique Un homme et son péché fut diffusé sur les ondes de Radio Canada le 11 septembre 1939; l’émission fut diffusée pendant 24 ans. Le téléroman Les Belles Histoires des Pays d’en haut, quant à lui, fut diffusé à Radio Canada du 8 octobre 1956 au 25 mai 1970, pour un total de 495 épisodes. Cela en fait le téléroman le plus populaire présenté sur nos écrans. Le long métrage Un Homme et son péché prit l’affiche la première fois le 28 janvier 1949. Mais ce coup-ci, ce n’est plus la même histoire que nos pères et nos grands-pères ont connue : l’accent est mis sur l’histoire d’amour et le public cible est élargi à toute la famille. Coscénarisé par Charles Binamé et Pierre Billon et réalisé par Charles Binamé, le classique revisité au grand écran met en vedette Pierre Lebeau (Séraphin Poudrier), Karine Vanasse (Donalda Laloge) et Roy Dupuis (Alexis Labranche), entourés d’acteurs tels que Rémy Girard, Robert Brouillette, Céline Bonnier et Benoît Brière. La chanson thème est d’Isabelle Boulay.
Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, Séraphin Poudrier est un vieil homme, avare et grincheux comme on a peine à imaginer. Il vit seul dans sa maison, économisant partout où il le peut : pas de feu allumé, même en hiver, seulement le strict minimum comme rations de nourriture, etc., alors que son grenier renfloue de sacs d’or! Se sentant seul, il fait une offre à un des hommes du village : il effacera les dettes de celui-ci à condition qu’il lui donne la main de sa fille Donalda en mariage. Mais Donalda aime Alexis et ils se sont promis de s’épouser dès qu’il reviendra des chantiers... Donalda doit donc faire un choix difficile, mais elle choisit finalement de se sacrifier pour sa famille et d’épouser Séraphin. Sa vie de femme mariée est cependant loin d’être ce à quoi elle s’attendait, surtout car elle ne s’était pas rendu compte de l’avarice de Séraphin; elle est comme une colombe se retrouvant chez un corbeau. Elle doit alors tenir sa maison, mais elle n’a pas le droit d’entrer dans son grenier; on dirait une scène de Barbe Bleue lorsqu’elle se trouve devant la porte à frotter le plancher. Alexis est d’abord furieux en découvrant cette union, mais il en comprend les circonstances. Il essaie tant bien que mal de convaincre Donalda de s’enfuir avec lui, mais elle refuse. Bien qu’elle ne soit pas capable d’aimer Séraphin, elle sait qu’elle n’a pas le droit de le tromper, même avec l’homme qu’elle aime vraiment. L’avarice de Séraphin va cependant plus loin que les villageois ne peuvent l’imaginer...
Le tournage, bien qu’effectué au cours d’une année complète, n’a duré que 38 jours en tout. Le film a toutefois bénéficié d’une campagne de publicité «à l’américaine», ce qui explique en partie son succès. Il faut dire que le réalisateur a dû se battre pendant des années avant de pouvoir tourner ce film; la plupart des gens qui auraient pu le financer trouvaient cette histoire trop vieille et voulaient même en changer la fin! Mais on ne touche pas à une histoire qui fait à ce point partie du patrimoine québécois.
Roy Dupuis a lu le scénario du film et il a aimé l’histoire. «Je trouve ça l’fun qu’on se permette encore de raconter de belles histoires. C’est sûr qu’on a besoin de films de tous genres, mais pour une fois qu’on avait une belle histoire qui nous appartient, j’étais ravi d’en faire partie», souligne t il. Karine Vanasse, qui interprète Donalda, aimait surtout «la façon dont Charles Binamé et Pierre Billon voulaient faire connaître cette femme là. Au début du film, Donalda est pleine de rêves et d’espoirs, mais à la fin c’est totalement autre chose. Et ce qui n’est pas évident avec Donalda, c’est qu’elle n’exprime pas tout non plus. Il y a tellement de silences? Et c’est ça qui est beau aussi. Cette passion qu’elle éprouve pour Alexis est très forte, mais en même temps elle fait un choix qui est à l’opposé de ce qu’elle ressent vraiment. Le défi consistait donc à faire comprendre au public le déchirement de cette femme là. C’est tout ça qu’il faut sentir, ce qu’elle ne peut pas se permettre d’exprimer avec des mots lorsqu’elle est avec Séraphin, mais que l’on doit deviner derrière son regard », conclut-elle. Pierre Lebeau, quant à lui, dit qu’il a «aimé toute l’humanité, mais pas nécessairement au sens le plus noble du terme, qui habitait le personnage de Séraphin. On comprend qu’il est un homme souffrant, à la limite du pathétique. Et ça m’a plu d’aborder le personnage de cette façon là. On conserve les traits principaux du personnage, mais j’ai essayé d’en faire un personnage non seulement avare de son argent, mais aussi avare de ses sentiments et de ses paroles. Séraphin parle de façon presque parcimonieuse. Chez Séraphin, le don de soi est presque inexistant. Les quelques premières minutes du film passées, mon défi consistait donc à faire en sorte que les gens adhèrent à ce personnage là et, humblement, je pense avoir relevé le défi. [...] Il reste que tous ces sentiments, entraînés par la dureté de Séraphin et la vulnérabilité de certains personnages, sont encore actuels. Non seulement l’œuvre est intemporelle, elle est aussi universelle. On parle souvent de régionalisme, mais dans ce cas ci je ne pense pas que ce soit une œuvre régionaliste. [C’est plutôt] une grande fresque historique et romantique».
Je dois avouer qu’en regardant le film, je n’ai pu m’empêcher de voir Ovila à la place d’Alexis. Mais cela étant dit, j’étais ravie de pouvoir enfin connaître l’histoire de Séraphin plus en détails et de la voir ainsi actualisée; ce n’était avant qu’une vieille histoire dont je connaissais les grandes lignes, mais elle ne m’était pas familière à ce point. Je suis bien heureuse de la connaître enfin; je me sens un peu plus Québécoise maintenant. Les images sont vraiment magnifiques et le film est très bien réalisé.
Toutes choses considérées: À voir pour tous les Québécois et pour ceux et celles qui veulent en connaître un peu plus au sujet de leur patrimoine.

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Shrek 2 (2004)
http://www.shrek2.com/
C’est difficile de ne pas aimer ce gros ogre vert avec la voix de Mike Myers (dans la version originale). Et Fiona et Donkey aussi. Alors bien entendu je suis allée voir cette suite du film sur grand écran. Cela débute juste après la lune de miel de Shrek et Fiona, lorsqu’ils rentrent chez eux au marécage. Les parents de Fiona, Roi et Reine de Far Far Away Land, ont eu vent de sa rescousse et de son mariage subséquent, alors il lui envoient un messager pour l’inviter, elle et son mari, à un bal royal en l’honneur de leur union. Le seul problème est qu’ils pensent que leur fille est toujours humaine et qu’elle a épousé le Prince Charmant. La tête qu’ils vont faire! Le Roi et la Reine (en fait, surtout le Roi) désapprouvent de Shrek et essaient de convaincre Fiona de le laisser et d’épouser Charmant à la place. Même Shrek commence à se demander si elle ne serait pas mieux sans lui, parce que dans les contes de fées, les ogres ne vivent pas heureux jusqu’à la fin de leurs jours, et ils vivent encore moins heureux en société. L’intrigue se complique alors que la Fée Marraine de Fiona semble avoir ses propres motivations dans tout ça…
Ça se termine quand même bien, c’est un conte de fée après tout. Je suppose que, alors que le premier film traitait de l’inutilité de la vanité, la morale de celui-ci est que l’on peut écrire ses propres contes de fées et ne pas laisser la société nous dicter la fin de nos histoires.
Le problème de ce film est qu’il s’appuie trop sur les parodies et les clichés pour être vraiment divertissant. Quelques parodies éparpillées dans un film sont une bonne chose (c’est en partie ce sur quoi repose le succès du premier film), mais lorsque le film entier est un collage sans fin de parodies, même de parodies de soi-même, c’est une histoire entièrement différente (et prévisible et pas originale). Même la trame sonore était reprise après reprise, ce qui est décevant sachant le succès de la première. Les effets spéciaux sont superbes, par contre, à un point tel que vous pourriez vous surprendre à cesser de suivre l’intrigue pour fixer l’écran sans ciller, en vous demandant si c’est une vraie personne ou une animation 3-D. Il y a un super nouveau personnage, par contre : le Chat Botté, avec la voix d’Antonio Banderas (encore une fois, dans la version originale). J’avais mes réserves à ce sujet, mais il se trouve que c’est une très bonne addition. J’ai aussi aimé la référence cachée au couple Cameron Diaz - Justin Timberlake, quand Fiona (jouée par Cameron Diaz) se pâme devant un poster de Prince Justin, caricature évidente de Timberlake.
Toutes choses considérées : Si vous avez aimé le premier, et qui ne l’a pas aimé, vous devriez voir celui-ci. Mais ne vous attendez pas à être aussi ébloui que la première fois.

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Le Sourire de Mona Lisa (2003)
http://www.sonypictures.com/movies/monalisasmile/
L’histoire se passe à Wellesley pendant l’année scolaire 1953-1954. C’était un temps de changement social en Amérique : les femmes commençaient à avoir des carrières en dehors du foyer, mais on s’attendait encore à ce qu’elles soient de parfaites ménagères, mettant le souper sur la table pour cinq heures tout en portant un corset et, j’en suis sûre, de pratiques sous-vêtements de coton blanc. Wellesley, l’une des universités féminines les plus conservatrices de l’époque, offrait une merveilleuse éducation aux femmes tout en rendant bien clair le fait qu’elles devraient devenir ménagères une fois leur diplôme obtenu. Toutefois, Katherine Watson, une bohémienne de Californie, veut enseigner là plus que tout autre chose au monde. Elle a enfin sa chance quand l’université a besoin d’un professeur pour enseigner l’histoire de l’art. Elle commence par suivre le syllabus créé par l’école, mais cela se révèle futile puisque les élèves l’ont déjà mémorisé en entier. Elle décide alors d’essayer une approche différente : elle leur montre de l’art moderne et leur demande si elles trouvent que c’est beau ou pas. Van Gogh, par exemple, n’a jamais été apprécié de son vivant, mais ses tableaux sont maintenant considérés comme des chefs-d’œuvre. Alors qui décide ce qui est de l’art et de ce qui n’en est pas, de ce qui qualifie un tableau de beau et un autre de médiocre? Cela force les étudiantes à réfléchir par elles-mêmes plutôt que de se conformer à ce que leurs livres de classe disent. Pendant ce temps, Katherine aide l’une des étudiantes à se faire accepter à la faculté de droit de Yale au lieu d’abandonner l’école lorsqu’elle se mariera à la fin de l’année. Elle refuse également de fermer les yeux sur le fait que certaines étudiantes récemment mariées manquent des cours et ne fassent pas leurs devoirs. Cependant, les étudiantes sont divisées face à elle. Certaines aiment avoir une forte femme d’opinion en tant que modèle, mais d’autres lui en veulent d’essayer de bouleverser leur monde. La faculté de Wellesley, bien sûr, n’approuve pas du tout de cette approche moderne et explique clairement à Katherine qu’elle doit se conformer à leur image si elle espère garder son emploi. Pendant ce temps, Katherine essaie elle-même d’arranger sa vie, de s’adapter au mode de vie de Wellesley, de modifier le curriculum sans porter atteinte à ses valeurs, et de décider si elle doit ou non accepter une demande en mariage.
Le film met en vedette Julia Roberts en plus de Kirsten Dunst, Julia Stiles, Maggie Gyllenhaal et Marcia Gay-Harden, avec un petit rôle par Topher Grace et quelques jeunes actrices très prometteuses. J’ai toujours pensé que Kirsten Dunst et Julia Stiles sont loin d’avoir reçu le mérite qui leur revenait au cours de leur carrière; je pense qu’elles auraient toutes deux du recevoir des Oscars il y a longtemps. Dans ce film-ci, il y a une scène en particulier qui pourra donner un coup de pouce à Kirsten. Espérons juste que les autres se feront remarquer aussi! Il y a également une scène remarquable où Julia Roberts essaie de sourire lorsque son petit ami annonce qu’ils sont fiancés; il faut absolument que vous lui voyiez la face, c’est vraiment trop drôle.
À propos de la trame sonore: j’avais entendu la chanson Dreams, des Cranberries, dans la bande annonce. Même si j’adore cette chanson, je me suis immédiatement demandé combien de films allaient l’utiliser sur leur trame sonore. Mais je dois dire que je ne l’ai pas remarquée dans le film. En fait, je n’ai pas remarqué celle d’Avril Lavigne non plus. Par contre, il y a une bonne chanson d’Elton John pendant le générique de la fin.
Juste pour clarifier quelques prétendues erreurs dans le film: il se trouve qu’il y avait 28 étudiantes ayant choisi de se spécialiser en histoire de l’art cette année-là à Wellesley, alors le nombre d’étudiantes dans la salle est tout à fait crédible. De plus, il y avait douze étudiantes afro-américaines à Wellesley cette année-là, alors si vous en voyez une dans le décor lors du film, ce n’est pas un anachronisme! Une autre chose intéressante à savoir : Laura Allen, l’une des jeunes actrices du film, a en fait étudié à cette université. Au cas où vous vous le demandiez, une partie de ce film a été tourné sur le véritable campus de Wellesley. J’ai une amie qui y a étudié et qui s’est retrouvée à quelques pieds de Julia Roberts! Je dois vous dire que j’ai aimé voir de quoi ce campus avait l’air et en apprendre un peu au sujet de son histoire, c’est vraiment une belle université.
En général, j’ai bien apprécié ce film. J’ai aimé voir une partie de l’histoire de notre société et avoir une femme comme le personnage de Julia Roberts s’amener et essayer de secouer les choses un peu. J’ai aussi aimé le fait que le message du film n’est pas que les femmes devraient ou ne devraient pas avoir une carrière ou être ménagère, mais plutôt qu’elles en ont le choix : être femme de carrière, être ménagère et élever une famille ou encore faire les deux à la fois. Aucune de ces options n’est meilleure qu’une autre, c’est simplement une question de préférence personnelle. Et Katherine Watson est elle aussi influencée par ses étudiantes, cela ne va pas que dans un sens.
Toutes choses considérées : C’est quand même un film de filles, en ce sens que les gars ne veulent jamais voir un film dont les protagonistes sont des filles ou qui parle de féminisme, encore moins les deux à la fois. Mais je pense que ça vaut la peine de le voir. ;o)

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Souvenirs de Brokeback Mountain (2005)
http://www.brokebackmountain.com/splash.html

C’est l’histoire de deux cow-boys qui se rencontrent en gardant des moutons au Wyoming en 1963 (même si c’est filmé en Alberta). Sans s’y attendre, ils tombent amoureux, mais à cause des normes de la société, ils s’en vont chacun de leur côté, épousent des femmes et ont des enfants et, même si c’est censé être une intrigue secondaire, ça prend un peu le dessus. Mais l’amour des deux hommes est trop fort pour être oublié, et ils continuent de se voir de temps en temps, sans jamais oser officialiser leur union. Trop vite, vingt ans ont passé et la vie des deux hommes a changé, même si leur amour est toujours aussi fort.
C’est le film très anticipé d’Ang Lee au sujet d’un couple de cow-boys homosexuels (mais c’est beaucoup plus que ça). Il met en vedette Heath Ledger et Jake Gyllenhaal, qui donnent tous les deux des performances extraordinaires. Heath a un assez bon accent du sud des États-Unis, même s’il mange les mots de ses répliques. Le film met aussi en vedette la merveilleuse Michelle Williams (qui est tombée amoureuse de Heath pendant le tournage) et Anne Hathaway (elle n’est plus une princesse).
Je dois dire que ce n’est pas sans rappeler le Ice Storm d’Ang Lee, dans le sens que c’est un film où des acteurs talentueux font des prestations incroyables (trois nominations aux oscars) et font de leur mieux avec un scénario qui finit par ne mener nulle part. L’action est lente et, même si c’est intéressant, on sort du cinéma en pensant que le film n’est pas vraiment fini, parce qu’il ne se passe pas grand-chose. Mais c’est un film visuellement impressionnant (à cause des paysages, je veux dire, malgré que les deux acteurs principaux ne sont pas laids non plus). Il y a de la nudité, oui, mais pas strictement féminine pour une fois; en fait, si vous ne clignez pas des yeux, vous allez voir une petite partie de l’anatomie de Heath (qui n’est pas si petite). Heureusement, ce n’est pas juste de la nudité gratuite, ça reste logique. Et c’est un film fort, parce que beaucoup de l’action est non verbale (les cow-boys ne sont pas reconnus pour leur éloquence, de toute façon). Ça donne une bonne image de ce qu’était (et de ce qu’est encore sûrement) la vie rurale dans certaines parties des États-Unis.
Toutes choses considérées : Si vous savez d’avance que c’est un de ces films avec une fin décevante, vous allez l’apprécier plus que si vous vous attendez à ce que quelque chose se passe. En fait, c’est bon à condition d’aimer le genre de films qui pose plus de questions qu’il donne de réponses.

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Super Size Me : Malbouffe à l’américaine (2004)
http://www.supersizeme.com/
Ce documentaire, récipiendaire d’un prix au festival de films de Sundance, jette un regard sur les effets légaux, financiers et physiques de la malbouffe en Amérique. C’est vraiment un très bon documentaire, rappelant presque Michael Moore dans sa conception : un regroupement de faits examinés à la loupe, pointant du doigt un énorme entité d’entreprise et invitant le public à se faire sa propre idée une fois qu’il a toute l’information. Par exemple, un Américain sur quatre mange dans un établissement de restauration rapide chaque jour (40 % des repas sont pris hors du foyer), et 60 % de la population souffre d’embonpoint ou d’obésité. Saviez-vous qu’il faudrait marcher pendant sept heures sans s’arrêter pour brûler les calories d’un coca et d’une frite «super sizée» et d’un Big Mac? McDonald vise en fait les enfants avant même qu’ils ne puissent parler, et cette compagnie vend plus de jouets annuellement que Toys-R-Us. En passant, un enfant sur trois né en 2000 va être atteint de diabète au cours de sa vie. La prémisse de ce documentaire est en fait très simple : Morgan Spurlock a suivi un régime très strict – seulement de la nourriture de chez McDo pendant 30 jours. Il y avait des règles : il ne devait consommer que ce qui se trouvait sur le menu, y compris de l’eau; il devait essayer chaque plat au moins une fois (ça lui a prix neuf jours à tout essayer); et si on lui demandait s’il voulait «super sizer» son repas, il devait dire oui. Il était supervisé de près afin de suivre ses progrès et il était examiné régulièrement par un médecin généraliste, un cardiologue, une gastro-entérologue, une nutritionniste et un entraîneur personnel. Et tout s’est déchaîné. Les premiers jours se sont assez bien passés, bien sûr, mais ensuite les effets de la malbouffe ont commencé à se faire sentir dans le corps de Spurlock, ce qui s’est reflété dans sa santé, son humeur et… sa libido. Sa petite amie, qui est chef cuisinier végétalien, a été très honnête là-dessus. La première fois qu’il «super size» son repas est vraiment quelque chose à voir, surtout que la plupart se retrouve rapidement sur l’asphalte du stationnement du restaurant. Spurlock endommage son foie au point de le transformer en pâté, met sa santé en grave danger et gagne 25 livres (11,34 kilos).
Je ne veux pas vous vendre tous les punchs, mais je vais vous dire que ce documentaire est très bien construit et explore des questions telles que le ciblage des enfants par les médias, la préparation de la nourriture dans les écoles, la responsabilité des entreprises derrière l’industrie de la restauration rapide, la responsabilité personnelle, etc. C’était très informatif et très divertissant.
Toutes choses considérées : À voir pour tous.

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Le Terminal (2004)
http://www.theterminal-themovie.com/
Victor Navorski (joué par Tom Hanks) atterrit dans un aéroport de New York pour se rendre compte que son pays d’origine (la fictive Krakozhie) a subi un coup d’état, ce qui veut dire que son passeport et son visa ne sont plus valides. Il se retrouve pris au terminal de l’aéroport pour presque un an, attendant que son cas se règle et apprenant l’anglais pendant qu’il y est. Il survit tout d’abord grâce à des minis club sandwiches qu’il se fait avec des biscuits soda et des condiments, mais il trouve rapidement le moyen de gagner un peu de monnaie pour s’acheter un hamburger de chez Burger King. Avec encore plus d’argent, il peut «super sizer» son repas. Bien sûr, un bureaucrate renfrogné à la recherche d’une promotion veut qu’il s’en aille de l’aéroport, puisque sa présence le fait mal paraître. Navorski doit utiliser toute son ingénuité et sa débrouillardise afin de rendre sa vie supportable dans le terminal. Heureusement, il se lie d’amitié avec certains employés de l’aéroport, qui eux aussi ont déjà été des étrangers dans ce pays. Ils décident de l’aider quand ils le peuvent, une faveur qu’il leur rend bien. Navorski a aussi le béguin pour une hôtesse de l’air qu’il croise de temps à autre, mais ce n’est que secondaire à l’intrigue.
Fait intéressant, ce film est en partie basé sur la malheureuse situation de Merhan Karmin Nasseri, qui vit au Terminal 1 de l’aéroport Charles de Gaulle de Paris depuis 1988, à cause de bureaucratie tatillonne. Selon lui, la chose la plus éprouvante est le bruit des roues de valises raclant contre les tuiles du plancher.
Comme d’habitude, Tom Hanks joue extrêmement bien et son personnage est très crédible, même en tant qu’Européen de l’Est qui parle à peine anglais. Même sa démarche et se manière de se tenir semblent étrangères. Je l’ai trouvé exceptionnellement bon lorsqu’il apprend que son pays est en guerre. Catherine Zeta-Jones rempli relativement bien son rôle, mais le film n’aurait pas trop souffert si son personnage n’avait pas été là; Tom Hanks fait un excellent travail à lui tout seul. Le directeur du film est Steven Spielberg, qui doit vraiment être à l’aise avec Tom Hanks maintenant. Petite anecdote en vitesse : le film a été tourné à l’aéroport de Mirabel, qui est très reconnaissable la plupart du temps. J’ai eu de la difficulté à l’imaginer en tant qu’aéroport international de New York puisqu’il m’est déjà assez familier (et qu’il est assez petit). C’était un choix évident, par contre, parce que faire un film à Montréal coûte moins cher en partant, et où d’autre pourriez-vous trouvez un aéroport assez vide pour en faire un plateau de tournage? (Blague d’initiés pour les Montréalais ;o)
Toutes choses considérées : Très drôle et très divertissant, allez le voir.

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Terminator 3: la guerre des machines (2003)
http://www.terminator3.com/
Nous savons tous que les machines étaient sensées se révolter le 29 août 1997. Mais elles ne l’ont pas fait, évidemment. Alors qu’est-ce qui se passe maintenant? Et bien, il se trouve que lors du dernier film, ils ont seulement délayé l’inévitable. SkyNet est en train d’être créé de toute façon et les machines vont bientôt lancer leur attaque. Alors où est John Connor quand on a besoin de lui? On apprend qu’il est devenu un vagabond qui, loin de se douter de cette épée au-dessus de sa tête, a néanmoins choisi de ne pas conserver d’adresse ou d’emploi fixes, ce qui le rend plus dur à trouver (hé, quand des machines viennent du futur deux fois pour essayer de vous assassiner, ça laisse des séquelles, vous saurez).
Mais bon, jamais deux sans trois: les machines viennent du futur encore une fois; le système de localisation de SkyNet doit être meilleur qu’il ne le pensait. Le nouveau modèle de robots, le T-X (le cyber-organisme le plus létal de SkyNet à date), est envoyé afin de tuer John Connor (qui n’est pas joué pas Edward Furlong, malheureusement) et Kate Brewster. Il se trouve que Kate, jouée de façon admirable par Claire Danes, est la femme qui deviendra l’épouse de John et aussi une pièce maîtresse du mouvement de résistance des humains. Et bonus pour les gars: le T-X est un robot ayant l’apparence d’une femme super-sexy vêtue de cuir qui lui colle à la peau tout au long du film, enfin, quand elle n’est pas à poil (pour les filles: supportez-la en roulant des yeux de temps à autre avec un soupir). Alors donc, le T-800, encore une fois joué par Arnold Schwarzenegger avec son accent, est le bon robot envoyé pour protéger John et Kate alors qu’ils tentent d’arrêter la révolte des machines avant qu’elle ne se produise.
Le T-800 apprend quand même des nouvelles phrases à ajouter à son répertoire et il n’a rien perdu de ses qualités de robot. Les effets spéciaux du film sont vraiment bons, il y a beaucoup de dommages et d’explosions (comme une longue poursuite automobile impliquant plusieurs voitures, des autos de police, des camions de pompiers ainsi qu’un p*tain de gros camion qui ne s’arrête pour rien sur une rue à deux voies; ou encore une méchante fusillade dans un cimetière, de tous les endroits possibles). Je n’ai pas pu m’empêcher de trouver que le T-800 s’essouffle un peu, mais c’est peut-être juste parce que j’avais de grandes attentes en partant. Et sans vendre quoi que ce soit, je dirai que la fin laisse en masse de place pour d’autres ajouts à cette trilogie.
Toutes choses considérées : Si vous avez aimé les deux premiers, vous allez aimer celui-ci.

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La Tête dans les nuages (2004)
http://www.sonyclassics.com/headintheclouds/
Je suis allée à la première mondiale du film! (*Danse joyeuse*)
Le film se passe en Europe dans les années 1930 et 1940, après un très bref aperçu de l’un des personnages en 1924. En 1933, à Cambridge, Gilda Bessé (Charlize Theron) rencontre Guy (Stuart Townsend) lorsqu’elle se cache dans sa chambre de résidence un soir. Il tombe rapidement amoureux d’elle mais, même si elle l’aime aussi, elle n’a aucune envie d’abandonner son mode de vie hédoniste pour lui. Elle déménage ensuite à Paris et Guy finit par l’y rejoindre, dans l’appartement qu’elle partage avec Mia (Penélope Cruz), un mannequin espagnol qui étudie afin de devenir infirmière. Gilda est devenue photographe de mode et aime plus librement que jamais. Tous les trois vivent une vie qui semble être idéale pendant un certain temps, mais l’idéaliste Guy et Mia décident de se rendre en Espagne afin de se battre contre les fascistes, pendant que Gilda reste à contrecœur à Paris, même si elle leur a clairement dit qu’elle les aime tous les deux. La deuxième guerre mondiale se déclare et la ville de Paris est occupée… La vie ne sera jamais plus la même pour eux.
De très bons acteurs avec des atomes crochus (ce qui n’était pas difficile à créer pour Charlize et Stuart, puisqu’ils forment un couple dans la vraie vie). De plus, David LaHaye et Karine Vanasse ont tous les deux un rôle dans ce film, même si le rôle Karine est petit et que David joue un personnage qui n’est pas très aimable. Les décors sont assez réussis, malgré qu’il y en a un dont l’arrière-plan est manifestement faux (ça a sûrement été tourné dans le vieux-port de Montréal, par contre, alors il fallait bien changer l’arrière-plan pour reproduire Paris). Les costumes sont très beaux et la trame sonore est charmante. J’ai aussi beaucoup aimé la manière dont les plans étaient entrecoupés par des scènes tournées pendant la guerre et par les vrais enregistrements des discours qui ont été prononcés à la radio à cette époque. Sous ses apparences de documentaire fictionnel, c’est un film parlant du paradoxe de vivre pleinement sa vie et de profiter de chaque occasion, versus déjà avoir son destin gravé dans le roc. Et il se trouve que ces deux concepts ne sont pas mutuellement exclusifs…
Le titre vient du fait que Gilda semble rester indifférente à la guerre, comme si elle avait la tête dans les nuages, mais en fait elle en était sans doute plus consciente que n’importe qui. J’hésite à en révéler davantage, puisque c’est encore sensé être un peu confidentiel. Mais disons simplement que ça s’étire pendant des années et des années, sans grands changements d’un an à l’autre et avec des personnages qui ne changent presque pas d’une décennie à l’autre non plus, même physiquement. Il ne semblait pas y avoir de point culminant dans l’intrigue, pas de passage qui vous retienne en haleine, simplement une caméra qui suit les personnages au cours de leur vie. Le dialogue est très drôle par moment, par contre.
Je ne pensais pas avoir eu le temps de le surévaluer, puisque je n’avais jamais même vu de bande annonce lorsque j’ai assisté à la première du film, mais c’est peut-être ça qui est arrivé. Des acteurs célèbres, des acteurs québécois, un film tourné à Montréal… peut-être que je m’attendais à trop et que c’est pour ça que j’ai été déçue.
Toutes choses considérées : Un bon film. Pas impressionnant à la Schindler’s Lis ni émouvant comme La Vie est belle, mais bon.

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Thirteen (2003)
http://www2.foxsearchlight.com/thirteen/
Un film indépendant co-scénarisé par une fille de treize ans, Nikki Reed, à propos de ce que c’est d’être une adolescente dans la société d’aujourd’hui (disons simplement que les choses ont bien changé depuis que nos parents avaient notre âge); ce film est donc en partie autobiographique. La protagoniste est Tracy, jouée par la jeune débutante Evan Rachel Woods; Holly Hunter joue sa mère, Melanie. Tracy était la petite fille parfaite, portant deux tresses et jouant avec ses Barbies, jusqu’à ce qu’elle entre à l’école secondaire. Elle a alors soudainement besoin d’être comme Evie, la fille la plus populaire de l’école, qui est snob, superficielle et mal polie, mais qui a toute l’attention et le pouvoir que lui prêtent les autres élèves. C’est en fait Nikki Reed qui joue le rôle d’Evie, cette prétendue adolescente idéale de 2003. Alors Tracy laisse ses anciennes amies derrière elle, change son look et son attitude et se fraie un chemin dans le cercle social d’Evie. Elle commence à échouer ses cours, à mentir, à percer diverses parties de son corps, à être mal polie envers sa mère, à se mettre au régime, à boire, à se droguer, à s’habiller de manière provocante, à se mutiler et à s’engager dans certaines pratiques sexuelles, tout ça pour se faire accepter par cette fille, qui elle-même essaie simplement de trouver sa place dans le monde tel qu’elle le voit, en tant qu’adulte prématuré. Tracy perd les liens étroits qu’elle avait avec sa mère qui travaille fort et elle la garde hors de sa vie. Elle ne peut supporter ni le petit ami de sa mère, ancien accro de drogue, ni le fait que sa mère soit une ancienne alcoolique, et pourtant c’est exactement la direction vers laquelle elle mène sa vie. Pendant ce temps, Evie manipule les membres de cette famille autrefois unie afin de s’y tailler une place, les éloignant encore plus les uns des autres tout en s’appropriant l’amour maternel qu’elle n’a jamais eu et dont Tracy a tant besoin.
Cela m’a surpris qu’Evie décide d’appeler immédiatement la mère de Tracy par son prénom et que, aussi libérale que cette femme puisse être, celle-ci n’ai rien à redire à ce sujet. J’ai aussi été surprise par le fait que les adultes d’aujourd’hui semblent avoir perdu le contact avec leurs enfants d’une manière si flagrante. Et que personne ne semble faire quoi que ce soit à ce sujet, que les médias encouragent en fait ce phénomène, que l’argent et le profit aient à ce point pris le dessus sur les standards moraux.
En plus d’établir leur identité et leur indépendance, les adolescents d’aujourd’hui doivent faire face à un monde rempli de drogues et d’alcool, avec des attentes irréalistes de sex-appeal et de confiance en soi attisées par les médias. Ce film explore le phénomène des cliques et de la popularité éphémère, de même que les espoirs des adolescents et les dangers dont ils ne se rendent pas compte. Le film a un rythme rapide, il est sans complaisance, honnête et non contrit, révélant dans une lumière de vérité soit ce qui n’a jamais été montré avant, soit ce dont les adultes ne s’étaient jamais rendu compte. La caméra est hyper-cinétique et le film a été tourné presque comme un documentaire. Catherine Hardwicke a co-scénarisé le script avec Nikki Reed et a dirigé le film (c’était sa première expérience); elle s’est mérité le Directing Award au Sundance Film Festival de 2003 pour ce film. Les trois actrices principales donnent de superbes performances et je ne serais pas surprise de voir ce film apparaître à un endroit ou un autre sur la liste des nominés aux Oscars cette année [post-scriptum : eh oui, j’avais raison, Holly Hunter a reçu de Meilleure Actrice de soutien en 2004]. Evan Rachel Woods a d’ailleurs été mise en nomination pour un Golden Globe en 2004. Ce qui sera rapidement suivi d’une autre vague d’adolescents et de parents en panique au Dr. Phil Show.
Toutes choses considérées : Vous devriez voir ce film si vous avez des adolescents, si vous connaissez des adolescents ou si vous n’avez pas idée de ce qu’est leur réalité quotidienne dans la société actuelle.

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Traduction infidèle (2003)
http://www.lost-in-translation.com/
Je suis traductrice et amatrice de films, alors j’avais très hâte de voir celui-ci. C’est l’histoire d’un acteur américain en déclin, Bob Harris, qui se retrouve au Japon afin de faire une publicité pour du whisky. Il fait la rencontre de Charlotte, une jeune femme à la quête d’elle-même qui n’est pas tout à fait certaine que son photographe de mari soit le même homme qu’elle a épousé. Un mélange de décalage horaire, d’ennui et d’angoisse les garde éveillés la nuit, réfléchissant et se promenant dans leur hôtel, consommant alcool et cigarettes dans le bar quand ils ne sont pas en train de regarder le plafond dans leur chambre. Ils développent une étrange amitié, sans clairement commettre d’adultère, et ils passent de plus en plus de temps ensemble dans ce pays étrange qu’ils ne comprennent pas vraiment. En fait, c’est pas mal ça l’histoire. Pas d’intrigue claire, pas de fin satisfaisante, pas de dialogue superbe (sauf peut-être en japonais, qui sait). Le titre vient en partie du fait qu’il y a beaucoup de dialogue en japonais dans le film et il est clair que les interprètes ne traduisent pas tout, ce qui crée des problèmes de communication. Cependant, je suis persuadée que j’apprécierais plus ce film si je parlais cette langue ou s’il y avait des sous-titres, puisqu’on m’a dit que des Japonais qui ont vu le film riaient tout haut pendant du dialogue que je ne pouvais pas comprendre. C’est clairement perdu sur la plupart des gens, en fait, mais ça donne beaucoup de couleur locale. De plus, la traduction française du titre fait référence à la drôle de liaison des deux personnages, ce que le titre anglais ne fait pas (pour une fois, on dirait donc que le titre traduit est meilleur que l’original!).
En passant, pour ceux qui veulent savoir, les petites culottes roses quasi-transparentes que porte Scarlett Johansson dans la première scène ont été faites spécifiquement pour le film, mais grâce à la demande populaire, on peut maintenant les acheter dans certains magasins spécialisés de New York, pour à peine 60 $ la paire (ce qui n’a quand même l’air de rien comparé au fameux magasinage de Jessica Simpson).
Toutes choses considérées : Je dois dire que je ne trouve pas du tout que ce soit un chef d’œuvre. C’était un peu décevant, en fait. Je m’ennuyais à peu près autant que les personnages.

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Transamerica (2005)
http://www.transamerica-movie.com/

J’ai enfin pu le voir; je tenais vraiment à le voir avant les oscars, et j’y suis parvenue de justesse. Le film met en vedette Felicity Huffman, jouant le rôle d’un trans-sexuel qui va se faire opérer, c’est-à-dire un homme qui est en train de devenir une femme. Elle fait un superbe travail, laissez-moi vous dire.
Tout d’abord, c’est l’histoire de Bree (née Stanley), qui découvre qu’elle a un fils, Toby. Alors Bree doit aller le sortir d’un centre pour mineurs à New York et revenir à Los Angeles à temps pour son opération, mais elle se rend compte qu’elle ne peut pas simplement laisser le garçon là-bas. Et Toby a besoin de son aide, parce qu’il est toxicomane et prostitué. Puisqu’il veut aller à Los Angeles pour devenir acteur, ils y vont ensemble en voiture. Mais Bree ne sait pas comment elle doit se comporter avec lui, alors elle ne lui dit pas qu’elle est son père – en fait, elle ne lui dit pas qu’elle n’est pas encore une femme. Ils font des escales là où Toby a grandi, puis chez les parents de Bree, même s’ils ont des problèmes avec leur voiture et qu’il leur manque de l’argent. Pendant tout ce temps, on se demande si Bree va rentrer à temps pour son opération et quand (et comment) Toby va découvrir la vérité.
Felicity Huffman joue Bree de façon admirable. Sa voix est grave et elle semble vraiment à peine commencer à être à l’aise avec les vêtements des femmes et leur comportement. Ce n’est pas surprenant qu’elle ait été mise en nomination pour un oscar pour ce rôle. Kevin Zegers joue Toby, le fils de Bree; il est attirant, si on aime les gars de moins de 18 ans, et il nous fait vivre vraiment bien les hauts et les bas émotionnels de son personnage. Oui, c’est encore un couple mal assorti qui se tape une balade en voiture d’un bord à l’autre des États-Unis, mais l’angle est quand même original. Et oui, il y a certains moments clichés, comme les commentaires sociaux sur le Judaïsme et la Chrétienté, ou encore le fait que Graham Greene sort de nulle part au Nouveau Mexique. Mais il y a beaucoup plus que ça au film. Le dialogue est très bon, et il y a plusieurs moments qui vous feront rire tout haut. La trame sonore est également très bien, changeant de type de musique alors que le parent et le fils se promènent en Amérique. Et ça finit bien, même si ce n’est pas une fin d’Hollywood typique.
Toutes choses considérées : À voir.

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Troie (2004)
http://troymovie.warnerbros.com/
Voilà une histoire de proportions épiques! C’est une adaptation de l’Iliade de Homère, un véritable classique de la littérature. En gros, Pâris (prince de Troie) enlève Hélène de Sparte, la plus belle femme au monde, à son mari, le roi Ménélas. Alors Ménélas recrute son frère Agamemnon afin de l’aider et déclare la guerre à Troie, voulant à tout prix venger son honneur. Mais Agamemnon a d’autres plans, ceux de conquérir Troie, ce qui lui permettrait enfin de contrôler la Mer Égée. Combattant sous l’étendard d’Agamemnon se trouvent toutes les armées de Grèce ainsi qu’Achille, demi-dieu et le meilleur guerrier que la terre n’ait jamais porté. Mais Troie est une citadelle que personne n’a pu percer, même après des centaines d’années d’efforts. Le roi Priam et ses fils, le prince Hector et le prince Pâris, ne se souciaient donc pas trop des évènements : ils savaient qu’il y aurait beaucoup de morts, mais le trône lui-même était en sécurité. Le résultat a été l’une des plus grandes guerres de toute l’histoire, avec certains des plus grands héros de l‘histoire aussi.
Je me rends bien compte que ce film a été publicisé en tant qu’histoire d’amour épique (il y a même une chanson de Josh Groban) et qu’histoire parlant de guerre pour le pouvoir et l’honneur. Cependant, bien que ces éléments fassent bien sûr partie intrinsèque de l’intrigue, j’ai trouvé que ça parlait surtout de gloire, de comment la postérité se souviendra des gens et des héros. Par exemple, Achille se bat pour Agamemnon la plupart du temps, mais en fait il ne répond qu’à lui-même et se bat plus pour nourrir son besoin de renom éternel que pour autre chose. Cet aspect a été soulevé maintes fois au cours du film et semblait prendre le dessus sur l’histoire d’amour. Ce n’est pas que ce soit une mauvaise chose, ça nous donne en fait une toute nouvelle perspective sur ces héros légendaires et on comprend plus leurs motivations : ils voulaient qu’on se souvienne d’eux. Selon moi, voir ce film sur grand écran a fait une grande différence, car certaines des scènes étaient à couper le souffle et je ne sais pas comment ils vont s’y prendre pour les réduire de manière à les montrer à la télévision. Les scènes panoramiques et les scènes avec tous les figurants et les effets spéciaux sont particulièrement impressionnantes. Les scènes de bataille entre deux personnages aussi sont très réussies. Les costumes sont superbes, depuis les coiffures jusqu’aux accessoires, c’était vraiment beau à voir. Je dois dire, par contre, que le cheval de Troie m’a un peu déçue, il n’était pas exactement comme je l’imaginais. Par contre, la distribution des rôles était exceptionnellement réussie. Hélène de Troie, la plus belle femme au monde, était jouée par Diane Kruger, un mannequin allemand qui faisait ses débuts au grand écran. Saffron Burrows joue le rôle d’Andromaque et Rose Byrne joue Chryséis (dont le rôle a été réécrit pour cette adaptation). Peter O’Toole campait le roi Priam, Eric Bana était le prince Hector, et bien sûr Orlando Bloom jouait le prince Pâris tandis que Brad Pitt jouait Achille. Alors ça c’est ce que j’appelle des dieux grecs (ou demi-dieux, en tous cas)! Ils ont tous très bien joué, et je prédis une nomination pour Brad Pitt.
Toutes choses considérées : Il y a de la violence, bien sûr, puisqu’il s’agit de l’une des plus importantes guerres de toute l’histoire. Mais le film lui-même en vaut tout à fait la peine, allez le voir.

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Trouver Nemo (2003)
http://www.pixar.com/featurefilms/nemo/
Le film avec les plus grosses recettes de l’année et le dessin animé le plus lucratif au monde [critique écrite en juillet 2003]. Rien que pour ça, ça vaudrait la peine de la voir, ne serait-ce que pour savoir de quoi tout le monde va parler aux prochains Oscars (on sait que ça va être nominé dans la nouvelle catégorie Dessins animés, car il faut bien remplir ces places réservées aux candidats).
En gros : Papa Poisson et Maman Poisson viennent d’acquérir une nouvelle maison (avec vue sur l’océan, quoi d’autre) pour y élever leurs 400 enfants une fois leurs œufs éclos. Mais c’est alors qu’un gros esturgeon passe par là et ne fait qu’une bouchée de Maman Poisson et de 399 œufs, égratignant la surface du dernier. Ceci a comme résultat de causer une malformation à Bébé Poisson, Nemo: l’une de ses nageoires est beaucoup plus courte que l’autre, ce qui l’empêche de nager aussi vite que les autres poissons. De plus, cette expérience a rendu Papa Poisson complètement paranoïaque à l’idée des dangers qui pourraient guetter son fils. Alors Nemo n’a pas le droit de faire... ben, quoi que ce soit. Un jour, écœuré de ce traitement surprotecteur, Nemo nage plus loin qu’il n’en a le droit et se fait capturer par un dentiste habitant à Sydney, qui le met dans l’aquarium décorant sa salle d’attente. Alors Papa Poisson, bravant toutes ses peurs, fait son petit bonhomme de chemin jusqu’au Port de Sydney pour sauver son fils, avec l’aide d’un Poisson Ange souffrant de perte de mémoire à court terme. Les effets spéciaux utilisés pour représenter le port sont spectaculaires. Alors tous se font de nouveaux amis et découvrent deux choses: Nemo n’est pas aussi handicapé par sa nageoire qu’il ne le pensait, et Papa Poisson doit laisser du loose à son fils et lui laisser découvrir le monde.
Voici ce qui m’a surpris: même si c’est un dessin animé que les enfants vont aimer, je pense que les adultes vont l’apprécier beaucoup plus qu’eux. Le message du film s’adresse aux adultes, les blagues s’adressent aux adultes (comme les requins qui semblent avoir leur propres société d’Alcooliques anonymes, ou encore les tortues hippie-granola qui surfent sur le courant marin), même les personnages semblent plaire plus aux adultes. Et vous ne regarderez plus jamais les mouettes de la même façon.
Toutes choses considérées : Vous devez voir ce film éventuellement.

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Tuer Bill - Volume 1 (2003)
http://www.kill bill.com/
La vengeance est un plat qui se mange froid.
Le film le plus récent de Quentin Tarantino [2003] (la première partie, du moins, puisque le film a été divisé en deux parties); je me demandais bien ce qu’il faisait, je n’avais pas entendu parler de lui depuis un bon moment...
Voici l’histoire : Bill (David Carradine) a assemblé un groupe d’assassins professionnels composé de femmes d’élite, le «Deadly Vipers Assassination Squad» (ou DiVAS). Ensemble, ils massacrent tout le groupe de personnes se trouvant dans une église pour un mariage, laissant pour morte la mariée enceinte (Uma Thurman) dans sa robe de mariage maculée de sang. Elle a à peine le temps de dire à Bill que le bébé est à lui avant qu’il ne lui tire une balle dans la tête. Il se trouve qu’elle a aussi fait partie des DiVAS auparavant. Chose intéressante, tous les membres des DiVAS portent en guise de nom de code le nom d’un serpent venimeux; La Mariée était Black Mamba [Mamba noir, le plus gros serpent venimeux d’Afrique]. Et bien, quatre ans plus tard, la Mariée se réveille soudainement (et je veux dire TRÈS soudainement) d’un coma, son ventre plat et une plaque de métal dans la tête. Et à partir de ce moment-là, elle a une idée fixe : tuer Bill.
Son premier arrêt est l’île d’Okinawa, où elle acquiert la meilleure lame fabriquée par le dernier des forgeurs d’épée samurais, le légendaire maître ninjitsu Hattori Honzo. Elle se rend ensuite à Tokyo, où sa première cible est O-Ren Ishii, a.k.a. Cottonmouth [Mocassin d’eau, grand serpent venimeux d’Amérique du Nord et d’Asie] (Lucy Liu). On voit une biographie de O-Ren Ishii en japanimé : elle est une femme d’origine sino-japonaise qui a vu ses parents se faire assassiner lorsqu’elle avait neuf ans et elle a à son tour tué leur assassin à l’âge tendre de onze ans. Elle est ensuite devenue une tueuse à gage d’élite et elle est maintenant le pilier de la pègre japonaise. L’épreuve de force (une bataille d’épée samurai de 20 minutes) a lieu dans la House of Blue Leaves [La Maison des feuilles bleues], un restaurant avec un sympathique groupe de musique où O-Ren Ishii tient cour. La Mariée commence par s’attaquer à Sophie Fatale (Julie Dreyfuss), l’assistante personnelle et amie proche de O-Ren Ishii qui était aussi son bras droit (ce qui est une bonne chose parce qu’après une rencontre avec La Mariée, c’est pas mal tout ce qui lui reste comme bras...). Alors il y a des combats d’arts martiaux très impressionnants entre ses hommes de main, vêtus de noir, et La Mariée, vêtue d’une réplique exacte du costume porté par Bruce Lee dans Game of Death, le film qu’il a laissé inachevé à sa mort en 1973. Elle se bat ensuite contre Go Go Yubari, la garde du corps de O-Ren Ishii, une adolescente précoce avec un penchant pour le sadisme. Elle s’attaque enfin à O-Ren Ishii elle-même, par une confrontation classique et tragique dans un paysage enneigé. Enfin, elle envoie Sophie Fatale avertir Bill qu’elle s’attaquera bientôt à lui et aux autres Vipères.
La Mariée se rend alors à Pasadena, où elle s’en prend à Vernita Green, a.k.a. Copperhead [Mocassin à tête cuivrée, serpent venimeux du Sud-Est des États-Unis] (Vivica A. Fox). C’est le plus drôle des combats, parce que les deux femmes se traitent de tous les noms, parlent du bon vieux temps et cessent de se battre lorsque la fille de Vernita rentre de l’école. C’est à ce moment que Vernita retrouve ses bonnes manières et invite La Mariée à prendre un café. La présence de la petite fille à la scène du crime lui donne une certaine perspective ironique par rapport à ses actions, mais elle ne se décourage pas et en finit avec Vernita de toute façon.
Il y a aussi Daryl Hannah, qui joue le rôle d’Elle Driver, a.k.a. California Mountain Snake [je pense que vous avez compris le principe]; elle n’a pas beaucoup de temps à l’écran durant ce film, mais quelque chose me dit que ça va être à son tour dans le prochain.
Et il y a bien sûr la fin surprenante (de ce volume), que je ne gâcherai pas pour vous.
Je pense que c’est en fait une bonne chose que ce film soit présenté en deux volumes, parce qu’à la fin du premier on a besoin d’une petite pause.
C’est un beau mélange des westerns spaghettis, des films d’arts martiaux chinois, des films de samurai japonais et de l’animé qui sont si chers à Quentin Tarantino. L’histoire est racontée en chapitres qui ne sont pas en ordre chronologique (pensez à Pulp Fiction). Cependant, c’est le premier de ses films qui se passe non pas dans sa version du monde réel, mais dans un monde alterne similaire à celui des films de fantaisie qu’il aime. La chorégraphie des combats est fantastique et la trame sonore, comme d’habitude, est à couper le souffle. Le film a été tourné en partie au Studio de films de Pékin, ce que je trouve pas mal drôle parce que je peux maintenant dire que je me suis trouvée à cette location avant même que Tarantino n’écrive le script. ;o)
En général, je dois admettre que j’ai beaucoup aimé ce film et que j’ai très hâte au prochain volume. J’ai aimé le code d’éthique, le fait que La Mariée ne surprend pas ses victimes, mais les rencontre sur leur terrain, leur donne leur choix d’arme et se bat de manière honnête. Cependant, il y a quelques petits détails que je me sens obligée d’aborder. Premièrement, en tant que biologiste, je peux vous assurer qu’il n’y a pas une telle quantité de sang dans le corps humain. Même si vous coupez la tête de quelqu’un, le sang n’en jaillira pas si fort et pendant si longtemps; une fois que le cœur s’arrête de battre, c’est pas mal fini. Je veux dire, même les vampires d’Anne Rice n’en avaient pas tant que ça dans le corps après qu’ils se soient repus de leurs victimes, alors c’est un peu ridicule ici. De plus, quand ça fait quatre ans que vous êtes dans un coma, c’est impossible que votre corps puisse bouger aussi bien. Vos muscles se seraient atrophiés et vous auriez besoin de beaucoup de physiothérapie pour vous remettre sur pied; un combat de votre esprit pendant treize heures sur la banquette arrière du Pussy Wagon ne fera pas l’affaire. Et même si une partie de votre corps bougeait toujours, vous n’êtes pas devenu paraplégique; il n’y a aucune raison pour vos bras de bouger et pas vos jambes. Enfin, si vous êtes recherché pour meurtre et que vous conduisez la voiture de votre victime, surtout une voiture aussi voyante que celle-là, vous allez vous faire arrêter bien avant trois mois!
Toutes choses considérées : Par pour les cœurs tendres, mais un must pour tous les autres. Coup de génie.

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Tuer Bill - Volume 2 (2004)
http://killbill.movies.go.com/

Cette critique va être plus courte que la dernière.
Cette fois, la Mariée doit finir sa liste de choses à faire, c’est-à-dire tuer Budd, Elle Driver et Bill (d’où le titre du film ;o). Ce n’est pas si simple, par contre, parce que cette fois, ils l’attendent. Elle retrouve Budd en premier. Il n’est certainement pas le genre de personne à se battre de façon honnête, mais c’est là l’occasion pour elle de se servir de l’entraînement que lui a fait subir Pai Mei. Ensuite, elle n’a même pas besoin de trouver Elle, parce qu’Elle vient vers la Mariée sans le savoir et l’aide avec sa liste de choses à faire. On assiste à toute une chicane de filles, qui se termine de façon surprenante : la Mariée (qui s’appelle Beatrix Kiddo, en passant) ne tue pas Elle. Elle ne meurt peut-être pas à cause de son propre serpent, mais même si Elle vit, la garce ne reverra plus jamais Beatrix. Alors la Mariée retrace enfin Bill (a.k.a. le Charmeur de serpents) et, juste avant de le tuer, elle se rend compte que son enfant (dont elle était enceinte quand Bill a essayé de la tuer) est encore vivante. Elle tisse donc des liens avec sa fille, elle a une bonne conversation avec Bill, puis elle continue avec sa liste.
Alors que le Volume 1 rappelait les films japonais (avec un soupçon de western), celui-ci est plutôt un western avec des influences asiatiques. Il y a quelques surprises dans ce film, comme le fait que la Mariée ne s’est pas fait abattre à son mariage : ce n’était qu’une répétition générale. Et elle avait Samuel L. Jackson comme joueur d’orgue. De plus, les acteurs sont si convaincants dans ce film que je suis surprise de n’en avoir pas entendu parler aux oscars. Et c’est beaucoup moins violent que le premier (seules quelques personnes meurent, et la Mariée n’en tue qu’une).
Toutes choses considérées : À voir absolument pour les fans de Tarantino, et pour ceux qui veulent rester au courant de l’évolution de l’industrie du cinéma.

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Vendredi dingue, dingue, dingue! (2003)
http://disney.go.com/disneyvideos/liveaction/freakyfriday/html/index_flash.html?
Je n’étais pas allée voir ce film au début, pare que même si ça m’avait l’air d’une bonne histoire, j’avais peur que les bandes annonces aient vendu les meilleures parties. Puis, une de mes amies m’a assurée que non, le film avait encore beaucoup de bons moments à offrir. Et... il se trouve qu’elle avait raison! ;o) Ce film ne vise pas seulement un jeune public, c’est du plaisir pour toute la famille (wow, on dirait que je suis payée pour en faire la publicité!).
Une mère (Jamie Lee Curtis) et sa fille (Lindsay Lohan) se chamaillent constamment. La fille, Anna, a l’impression que la vie de sa mère est parfaite et que celle-ci ne la comprend pas. Elle en veut aussi à sa mère veuve de se remarier bientôt à l’homme dont Anna a l’impression qu’il essaie de remplacer son père. La mère, Dr Tess Coleman, pense que sa fille ne se force pas assez à l’école, qu’elle fait preuve de mauvais jugement en choisissant ses vêtements, ses amis et un petit ami potentiel (Jake), et elle trouve aussi que la musique de sa fille prend trop de son temps. Alors, la propriétaire d’un restaurant chinois décide de s’en mêler afin de régler leur problème et elle leur jette un sort : leur esprit est maintenant dans le corps de l’autre et elles doivent apprendre à voir le monde du point de vue de celle-ci; le sort ne sera brisé que lorsqu’elle ressentiront un amour purement altruiste l’une pour l’autre. Alors à travers des quiproquos embarrassants et des situations hilarantes, la fille et la mère apprennent à se respecter mutuellement et se voient sous un jour nouveau. Il se trouve que la vie de la mère est loin d’être aussi facile qu’il ne semble mais que le bonheur de sa fille compte plus que tout pour elle, et il devient clair qu’Anna fait vraiment de son mieux afin de réussir à l’école et qu’elle est une très bonne juge de caractère en fin de compte. Bien sûr, ça finit bien, c’est quand même un film de Disney.
Je ne veux pas vous vendre les meilleurs moments, parce qu’alors je ferais exactement ce que je n’aime pas que les bandes annonces fassent. Je dirai que le musique est en fait très bonne (il se trouve que le groupe de musique dont fait partie Anna, les Pink Slips, est très talentueux et on ne peut s’empêcher de se demander ce qu’ils font toujours à jouer dans un garage au lieu de faire des soirées dans les partys et de se trouver des auditions plus souvent). J’ai trouvé intéressant que la musique ait joué un si grand rôle dans ce film, parce que bien sûr ça n’aurait pas pu ressortir de la même manière dans le livre sur lequel l’histoire est basée. Encore une fois, c’est un livre que je n’ai pas lu, mais je ne peux pas imaginer la manière dont ces scènes y étaient écrites, je ne sais pas comment elles auraient pu avoir l’air si vivantes et drôles. J’ai particulièrement aimé la scène où Jake chante sous une fenêtre (et il se trouve qu’il aime vraiment Anna pour son esprit, avec les résultats que vous pouvez imaginer).
Toutes choses considérées : C’est un bien meilleur film qu’il n’en a l’air, allez le voir si vous avez envie d’une comédie légère, c’est très drôle! (Malgré que vous devez vous rendre compte que l’idée n’est pas nouvelle, alors vous pourriez avoir quelques moments de déjà vu.)

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Une Vérité qui dérange (2006)
http://www.climatecrisis.net

C’est le film d’Al Gore au sujet du réchauffement planétaire. C’est un documentaire surtout composé d’extraits de la conférence qu’il donne partout au monde (et il est très bon orateur). C’est entrecoupé par des images sur le même sujet (le réchauffement planétaire, ou encore comment Al Gore en est venu à combattre le réchauffement planétaire). Cela donne un rythme intéressant au film et maintient l’intérêt du spectateur. Le fait qu’Al Gore a un bon sens de l’humour aide aussi.
Ce que j’ai aimé de ce documentaire, c’est sa précision. Un article récent de l’Associated Press citait des climatologues et d’autres scientifiques qui confirment que toute l’information importante est dans ce documentaire, et que tout y est exact. Le film évacue l’idée que les scientifiques sont divisés en ce qui concerne l’importance (ou l’existence) du réchauffement planétaire : tous les articles scientifiques montrent à quel point le réchauffement planétaire est en fait important et prouvent que les êtres humains sont les coupables cette fois-ci. Ce ne sont que les articles dans la presse pour le grand public qui redent les gens confus à ce sujet (parfois volontairement).
C’est un film qui éclaire, qui ne se contente pas d’éduquer au sujet du réchauffement planétaire, mais qui donne aussi des outils (avec le site web) pour nous aider à le combattre.
Toutes choses considérées : Si vous planifiez passer les 15 à 20 prochaines années sur Terre (ou si vous connaissez quelqu’un pour qui c’est le cas), alors vous n’avez pas le choix, vous devez voir ce film. Passez-vous le mot!

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La Vie en rose (2007)
http://www.tfmdistribution.com/lamome/lamome.htm
Il s’agit du film sur la vie d’Édith Piaf. Je ne m’étais pas rendu compte d’à quel point sa vie a été difficile : abandonnée par sa mère, laissée dans un bordel par son père, de santé fragile et aveugle pendant plusieurs mois dans son enfance, alcoolique, prostituée, chanteuse de rue, elle a perdu sa fille et, des années plus tard, son amant Marcel, elle a eu un accident de voiture qui l’a laissée dépendante de la morphine… Elle meurt jeune, à peine âgée de 47 ans, mais elle avait l’air d’en avoir 70 à cause de sa vie d’excès. Cependant, elle avait une voix superbe et une détermination hors du commun.
Tout d’abord, je dois dire que la performance de Marion Cotillard est vraiment à couper le souffle. C’est pour ce rôle qu’on va se rappeler d’elle à présent. Et elle va recevoir un tas de prix pour ça, je vous assure. Non seulement le maquillage la transforme complètement, mais elle a pris la voix et la démarche de la célèbre chanteuse. C’est à voir absolument.
Le seul hic, selon moi, c’est que la vie de Piaf est présentée de manière désordonnée, dans un récit qui n’est pas chronologiquement linéaire, et le résultat ici est que certains événements importants ne sont révélés qu’à la fin, comme s’il s’agissait d’un oubli, et qu’on peut perdre le fil du récit à certains moments.
Toutes choses considérées : Vraiment génial.

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La Vie secrète des gens heureux (2006)
http://www.christalfilms.com/officialsites/laviesecretedesgensheureux/

Comme l’indique le titre, il s’agit de l’envers de la vie des gens qui paraissent si heureux et si parfaits. C’est l’histoire d’un couple dans la cinquantaine; l’homme a une carrière importante et est choyé financièrement, la femme est une véritable encyclopédie ambulante, et leur fille aînée vient d’accepter un emploi prestigieux à Londres. Mais leur fils, Thomas, un timide étudiant en architecture, a du mal à finir son bac. Il finit par rencontrer une jeune femme un peu éparpillée, Audrey, qui lui en fait voir de toutes les couleurs et qui l’inspire dans ses études et dans sa vie. Bien sûr, tout n’est pas aussi beau qu’on pourrait le croire au premier coup d’œil…
Bon, c’est la plaie des critiques. Le film est… parfaitement adéquat. Alors, que dire? Oui, c’est bon. Ce n’est pas excellent et c’est loin d’être mauvais. C’est drôle et triste à la fois. Il n’y a rien qui m’a vraiment sauté au visage (sauf le fait que Catherine de Léan va devenir l’Audrey Tautou québécoise). Le jeu des acteurs est bon, l’histoire est bonne, les décors sont beaux, il y a des revirements intéressants.
Toutes choses considérées : C’est correct, quoi.

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Le Village (2004)
http://video.movies.go.com/thevillage/splash.html
1897, Covington Woods, Pennsylvanie. Un petit village tranquille comme tous les autres, sauf que… il n’y a pas de routes menant à ce village, qui se suffit à lui-même. Pourquoi ? Parce que des créatures étranges vivent dans les bois et vous attaqueraient si vous vous aventuriez sur leur territoire. Les villageois restent dans le village, les créatures restent dans les bois, et tout le monde est content. Jusqu’au jour où certains villageois commencent à penser que les médicaments venant du monde extérieur pourraient sauver des vies dans leur village. La situation devient encore plus urgente quand quelques créatures s’aventurent dans l’enceinte du village la nuit et tuent du bétail, sans raison apparente. Un jeune homme, Lucius (Joaquim Phoenix), se porte volontaire pour traverser les bois afin de se rendre à la ville la plus proche et d’acheter ce dont ils ont besoin. Lucius est un très beau jeune homme, de loin le meilleur parti du village, et il est amoureux d’Ivy (Bryce Howard Dallas), une jeune fille aveugle qui peut voir les auras des gens. Mais l’idiot du village (Adrien Brody) est amoureux d’elle et commence à devenir jaloux de la relation entre elle et Lucius. Alors sans trop vous en révéler, vers la moitié du film, les anciens du village désignent Ivy afin qu’elle traverse les bois pour aller chercher des médicaments, puisqu’elle est celle qui a le cœur le plus pur et que c’est donc elle qui a les meilleures chances contre ce qui pourrait se trouver dans les bois.
Bien sûr, ce film a été scénarisé et dirigé par M. Night Shyamalan, un homme connu pour sa manière de raconter une histoire en maintenant le suspense et pour ses fins avec des revirements surprenants. Ce film était peut-être un peu simpliste, développant des choses qui n’avaient pas besoin d’être si détaillées tout en ajoutant des évènements inutiles. Il y a au moins une faille au récit, tandis que le reste de l’histoire laisse de nombreux indices qui s’assemblent pour vous aider à comprendre où l’intrigue se dirige, ce qui se produit peut-être un peu avant que vous n’étiez censé le comprendre. Et vous ne pourrez vous empêcher de faire des parallèles entre les personnages et des équipes de soccer, les méchants portant du rouge et les bons, du jaune, qui est leur «couleur sécuritaire». Ils entourent même le village de drapeaux jaunes et peignent des traces jaunes, tout cela afin de maintenir les créatures éloignées (celles-ci sont attirées par tout ce qui est rouge). Il y a eu un bon effort d’élaboration sur le dialogue, où au lieu de dire «Qu’est-ce que vous regardez, les petits ?», un personnage dira plutôt «Les enfants, quelle sorte de spectacle a attiré votre attention ?». Et bien sûr, il y a quelque chose de palpitant à propos d’une fille aveugle se déplaçant à tâtons seule, avec Dieu sait quoi qui la poursuit (j’ai eu un flash back de Blair Woods, en fait; et elle commence avec deux escortes, mais ils se dégonflent et la laissent là toute seule, ce qui est encore plus apeurant).
Commençons par les bons côtés. Tous ces acteurs de première classe donnent de très bonnes performances, surtout la nouvelle venue Bryce Dallas Howard (fille de Ron Howard, pour ceux d’entre vous qui n’étiez pas au courant). Et je me fiche de ce que les autres disent, Adrien Brody était excellent dans ce film, alors arrêtez de le traiter en bouc émissaire. Il y avait de très belles images aussi. Je dois juste préciser à quel point l’altercation entre Lucius et l’idiot du village était théâtrale, quand l’idiot se rend compte de l’importance des sentiments de Lucius envers Ivy. Par contre, il y a un côté plus négatif, et même ici j’hésite à employer le terme «négatif»… Le style narratif de Shyamalan a un peu changé avec ses deux derniers films, maintenant on dirait presque qu’il se pousse dans ses derniers retranchements en nous donnant des petits morceaux d’information par-ci par-là et ensuite il faut qu’il fasse quelque chose de tout ça avant la fin du film. L’une de trois choses s’est produite ici : soit 1) M. Night Shyamalan et moi sommes sur la même longueur d’ondes, puisque j’avais deviné la fin simplement à partir de la bande annonce (j’ai trois témoins qui pourront vous le confirmer); 2) Il est devenu un peu paresseux et ses histoires sont plus prévisibles ou la fin est moins époustouflante; ou 3) Les gens ont trop fait mousser ses films et on s’attend à beaucoup plus de la part de ce directeur qu’il est humainement possible de créer, ce qui fait qu’on est déçu par ce qui est, après tout, un bon film. Je pense que si on n’avait jamais vu Le Sixième Sens ou L’Indestructible avant (laissons Signes de côté), ou si on n’avait pas su qui le directeur était, ça aurait été excellent. C’est que maintenant, on s’attend déjà à l’inattendu de sa part, alors on finit par être déçu.
Toutes choses considérées : C’est un bon film, mais vous ne l’aimerez pas autant que Le Sixième Sens. Arrêtez de comparer et donnez-lui une chance.

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Maintenant 42 livres, classés par nom de famille d’auteur.

Douglas Adams - Le Guide du voyageur galactique
Mitch Albom – Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut
Nelly Arcand – Putain
Alessandro Baricco – Soie
Bill Bryson – Une histoire de tout, ou presque
Lewis Carroll – Les Aventures d’Alice au Pays des Merveilles & De l’autre côté du miroir
Paulo Coelho – L’Alchimiste
Arlette Cousture – Les Filles de Caleb, Tome 3 : L’Abandon de la mésange
Dai Sijie – Balzac et la Petite Tailleuse chinoise
Sigmund Freud – Introduction à la psychanalyse
John Grogan – Marley And Me
Mark Haddon – Le bizarre incident du chien pendant la nuit
Yuki Inoue – Mémoires d’une geisha
A.J. Jacobs – The Year of Living Biblically (One Man’s Humble Quest to Follow the Bible as Literally as Possible)
Diane Jessup – The dog who spoke with gods
Douglas Kennedy – La poursuite du bonheur
Stephen King – Le Fléau
Milan Kundera – La lenteur
Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner – Freakonomics
Jean Marcel – Jérôme ou de la traduction
Yann Martel – Histoire de Pi
Herman Melville – Moby Dick
Michael Moore – Mike contre-attaque! [version française de Stupid White Men (… and Other Sorry Excuses for the State of the Nation!)]
Audrey Niffenegger – Le Temps n’est rien
Amélie Nothomb – Le Sabotage amoureux
Tawni O’Dell – Le Temps de la colère
D.B.C. Pierre – Le Bouc Hémisphère
Jacques Poulin – La traduction est une histoire d’amour
Kathy Reichs – Monday Mourning
J. K. Rowling – Harry Potter V : L’Ordre du Phœnix
Antoine de Saint-Exupéry – Le Petit Prince
Jonathan Safran Foer – Extrêmement fort et incroyablement près
Asne Seierstad – Le libraire de Kaboul
Luis Sepúlveda – Histoire d’une Mouette et du Chat qui lui apprit à voler
Carol Shields – Unless
John Steinbeck – À l’est d’Eden
Patrick Süskind – Le Parfum
Michel Tremblay – La grosse femme d’à côté est enceinte
Lynne Truss – Eats, Shoots and Leaves
Mark Waid et Alex Ross – Kingdom Come
Burt Ward – Boy Wonder: My Life in Tights
Margery Williams – The Velveteen Rabbit

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Douglas Adams – Le Guide du voyageur galactique
http://www.douglasadams.com/creations/hhgg.html

Il s’agit du premier livre dans cette trilogie (quelque peu faussement nommée) de cinq tomes. Il est basé sur une série radiophonique populaire, et en 2005, une fantastique adaptation cinématographique a vu le jour.
Le livre lui-même déborde d’imagination et est vraiment hilarant. Je ne suis pas étonnée qu’il se soit mérité le statut de livre culte.
C’est l’histoire d’Arthur Dent, qui se réveille un matin quand sa maison se fait démolir. Ça n’a pas trop d’importance dans le grand ordre de l’univers, par contre, parce que la Terre va être démolie plus tard cette journée-là par des extra-terrestres qui font de la place pour une route express hyperspatiale. Heureusement pour Arthur, son ami Ford Prefect se trouve à être un extra-terrestre déguisé, alors ils peuvent faire du pouce afin de monter à bord du vaisseau spatial pour survivre. Le guide de survie est, bien sûr, le Guide du voyageur galactique, pour lequel Ford faisait des recherches. Je n’entrerai pas dans le détail de leurs aventures, mais disons simplement que ça vaut vraiment la peine d’être lu. Surtout si vous voulez connaître la réponse au sens de la Vie, de l’Univers et de Tout. ;o)

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Mitch Albom – Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut
http://www.twbg.co.uk/

L’ouvrage commence par la fin, la dernière heure de la vie d’Eddie. Chaque fin est en fait le début de quelque chose d’autre : après sa mort, Eddie se rend dans l’au-delà et il rencontre un homme qu’il a connu jadis, homme dont il a marqué la vie plus qu’il ne l’imagine… C’est la première des cinq personnes qu’Eddie rencontre, et chaque personne est là pour lui donner une leçon qu’il doit apprendre ou une explication qu’il devait entendre.
L’histoire ne se résume pas qu’à cela, puisque les rencontres d’Eddie sont entrecoupées de tranches de sa vie, souvent vues à travers ses anniversaires (qui ont toujours été très marquants). Cet homme de 83 ans, qui s’occupe de l’entretien des manèges d’un parc d’attractions, est un vétéran de guerre et est toujours amoureux de sa femme, morte trente ans avant lui. Les détails de sa vie ne le rendent que plus réel et ils évitent un ton trop prêcheur de la part de l’auteur, puisque les leçons de vie s’appliquent au personnage plutôt que directement au lecteur.
Le récit a une prémisse originale et il est rédigé de manière intéressante. Je n’ai pu m‘empêcher de me demander quelles sont les cinq personnes que je rencontrerais et de quelle manière mes actions affectent les autres. C’est un livre léger qui se lit d’un trait. Parfait pour commencer l’été!

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Nelly Arcand – Putain
http://www.seuil.com

C’est une écriture différente, un genre de flux de conscience, des phrases qui n’en finissent pas de ne pas finir, une auteure qui n’écrit que pour le simple plaisir de s’entendre parler, elle ne le fait que pour choquer, ce n’est pas une histoire ni un récit, non, ce sont des remarques qu’on dirait sorties tout droit de la tête d’une folle, elle nous raconte du n’importe quoi, elle le fait juste pour qu’on réagisse, elle s’imagine des horreurs et se conte des peurs et a une vision complètement dérangée du monde, ça ne doit pas être drôle d’être elle et de penser ça, si même elle le pense vraiment, si elle ne l’a pas écrit juste pour se faire remarquer, ce qui ne m’étonnerait pas, avec ses histoires de pères et de filles, d’hommes et de femmes, de jeunesse et de vieillesse, du point de vue d’une fille traumatisée par on ne sait quoi, c’est un livre ridicule et voilà tout.
Donc, si vous tenez absolument à perdre votre temps, vous pouvez le lire, mais sinon éloignez-vous à tout prix. Je ne comprends pas pourquoi la francophonie en a dit tant de bien, il vaut mieux ne rien lire que lire ça.

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Alessandro Baricco – Soie
http://www.gallimard.fr

C’est un livre court, une très bonne lecture d’été. Vers 1860, un petit village dans le sud de la France vit de l’élevage des vers à soie. Soudain, une épidémie contamine tous les œufs de la région. Alors, le 6 octobre de chaque année, Hervé Joncour entreprend le long voyage qui doit le mener jusqu’au Japon, afin d’acheter des œufs sains et de les ramener dans son village avant qu’ils n’éclosent. Il revient toujours le matin de Pâques, sans faute, et retrouve son épouse à temps pour la grand-messe. Hervé Joncour vit alors le choc entre deux mondes, une histoire d’amour avec une femme à qui il ne peut parler, une guerre civile dans un pays lointain, les propos d’un homme mystérieux qui semble tout savoir, une dame tenant un bordel à Nîmes et qui est son seul lien avec la langue japonaise... Une histoire vraiment captivante qui se lit d’une seule traite.

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Bill Bryson – Une histoire de tout, ou presque
http://www.randomhouse.ca/about/anchor.html
Il s’agit sans doute du meilleur livre de vulgarisation que j’ai lu, et c’est dire beaucoup, puisque j’ai une formation scientifique. C’est l’histoire non seulement de comment nous en sommes venus à exister (les humains, la Terre, l’univers, etc.), mais aussi de comment ces théories en sont venues à exister. Même si je pensais en savoir déjà beaucoup sur le sujet, il se trouve que bien des choses n’ont jamais été mises dans le curriculum qui m’a été imposé, pour diverses raisons. J’ai appris bien des choses et j’ai trouvé divertissantes les anecdotes au sujet des inventeurs et des théoriciens. Tout était expliqué de telle manière que c’était facile à comprendre pour ceux sans formation scientifique, mais le livre aura tout de même quelque chose à apporter à ceux qui en ont une.
Je recommande ce livre pour tous ceux qui s’intéressent aux sciences (biologie, géologie, chimie ou physique) ou à l’humanité. Quiconque peut apprécier ce livre très bien écrit.

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Lewis Carroll – Les Aventures d’Alice au Pays des Merveilles & De l’autre côté du miroir
http://us.penguingroup.com/nf/Book/BookDisplay/0,,0_0451527747,00.html

Oui, je les ai enfin lus. Comme tous les enfants, j’avais vu le film, l’émission télévisée, les innombrables adaptations, mais je n’avais jamais lu les originaux. Et là, c’est fait.
Je vais commencer par confirmer ce que j’ai appris dans mon cours de traduction littéraire : une si grande partie de l’histoire est basée sur des jeux de mots que c’est impossible à traduire, il faut complètement l’adapter. Alors faites attention à quelle version vous lisez.
Aussi, c’est plus facile d’apprécier ces livres quand on ignore que l’auteur, un célèbre mathématicien, a été soupçonné de pédophilie pour avoir voulu épouser une fillette de sept ans, Alice Liddell (soit Little Alice, qui a inspiré l’auteur), et pour avoir pris des photos de fillettes nues. Alors je n’aurais sans doute pas dû vous le dire…
Néanmoins, c’est un livre merveilleux, et tout le monde devrait le lire. Je recommande surtout les Aventures au Pays des Merveilles, que j’ai plus aimé que De l’autre côté du miroir. Ça va vous faire retomber en enfance, et c’est un vrai classique de la littérature. C’est dur d’en parler sans avoir l’air de vous répéter des choses que vous savez déjà (comme tomber dans un terrier de lapin et manger des champignons magiques) et de vous parler de personnages qui vous sont déjà familiers (le Lapin blanc, le Chapelier fou et la Reine de cœur). La seule chose que je peux amener, c’est à quel point les comportements des gens semblent bizarres quand on les compare aux standards actuels. Je doute que même la reine Victoria se comportait comme ça. Il faut l’accepter, pour le bien de l’histoire, et faire semblant qu’une enfant de sept ans pense comme ça. L’histoire elle-même reste vraiment impressionnante.

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Paulo Coelho – L’Alchimiste
http://www.livredepoche.com/index.html

Il était temps que je lise ça! C’est un livre merveilleux contant comment un simple berger espagnol poursuit sa Légende Personnelle, son rêve et sa destinée, afin d’aller chercher un trésor au pied des Pyramides d’Égypte. Il est bien évident que sa route sera parsemée d’obstacles et d’épreuves, mais aussi de signes et d’encouragements. Il rencontre plusieurs personnages qui viendront jouer un rôle important dans sa vie, notamment l’Alchimiste, l’homme capable de transformer le plomb en or... En fait, le but du récit n’est sans doute pas le trésor lui-même, mais plutôt le chemin qui amène jusque là et les leçons que l’on apprend en cours de route. Comme vous l’avez deviné, ce n’est pas un simple roman, c’est aussi le moyen que choisit l’auteur afin de nous apprendre les grandes leçons de la vie, les choses que l’on devrait savoir afin de pouvoir vivre plus heureux et en paix avec nous-même. Un peu comme du Khalil Gibran, avec une histoire qui coud vraiment les thèmes ensemble et un récit qui nous glisse, subtilement ou pas, les grandes leçons, si on est prêt à les entendre. Je vous le conseille fortement, c’est une très bonne lecture.

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Arlette Cousture – Les Filles de Caleb, Tome 3 : L’Abandon de la mésange
http://www.anel.qc.ca/Repertoire.asp?No=1273

Ça faisait longtemps que je l’attendais, comme toutes les autres Québécoises je pense. C’est l’histoire d’Élise, la fille de Blanche et petite-fille d’Émilie. Elle évolue dans le Montréal des années 1950 à 1980, ainsi que dans les environs de la ville. Elle envisage devenir enseignante comme sa grand-mère ou peut-être fermière, elle qui n’a connu la campagne qu’à partir de seize ans. C’est l’histoire sélective de sa vie et de ceux qui la partagent, de ses parents, de sa sœur, de son mari, de sa belle-famille, de ses amis, … Comme les tomes précédents, quoi. Il y a une Élise, donc, et aussi une Amélie et même une Viviane, ce qui sont de belles coïncidences je trouve, vu que ce sont des noms dans ma famille! J’ai bien aimé le fait qu’une bonne partie de l’histoire prenait place à Montréal, dans des quartiers qui m’étaient familiers et que je pouvais donc m’imaginer facilement. Cependant, je dois dire que j’ai trouvé l’histoire pas mal moins léchée que ce à quoi Arlette Cousture m’avait habituée. Comme si elle s’était dit, «Ma date de tombée approche, et de toute façon c’est clair que ça va se vendre même si j’écris n’importe quoi», alors nous voilà donc avec un livre bâclé qui a plus l’air d’un premier jet, d’une bonne ébauche plutôt que d’un produit fini, encore moins un tome des Filles de Caleb fini. C’est loin d’être mauvais, mais c’est un peu décevant.

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Dai Sijie – Balzac et la Petite Tailleuse chinoise
http://www.gallimard.fr

La Révolution culturelle en Chine, 1971. Deux jeunes intellectuels sont envoyés en rééducation dans un petit village perdu dans la montagne au fin fond de la campagne chinoise, avec pour seuls bagages leurs vêtements, un violon et un réveille-matin. Les travaux forcés occupent presque toutes leurs journées. Un beau jour, ils rencontrent la fille du tailleur du village voisin et en tombent amoureux, mais elle choisit Luo plutôt que son ami, qui narre l’histoire. Les deux jeunes hommes découvrent aussi, chez un de leurs voisins, une valise pleine de livres occidentaux, qui sont interdits par le président Mao mais qui deviennent vite leur seule source de plaisir. Grâce à ces livres, ils ouvrent l’esprit de la petite tailleuse chinoise... Un classique à lire (ou à voir) absolument.

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Sigmund Freud – Introduction à la psychanalyse
http://www.bibliomonde.net/pages/fiche-editeurs.php3?id_editeur=115

Voilà quelque chose d’un peu plus intellectuel à vous mettre sous la dent. Freud et ses théories sont en fait moins bien comprises qu’on le pense, parce que la vulgarisation a mal été faite : beaucoup de gens ont lu des extraits de ses livres et en ont répété les propos sans les avoir compris (ou sans se rendre compte qu’ils étaient tirés d’un livre écrit en 1900 et que Freud a modifié sa théorie en 1935, par exemple). En plus, ce sont des livres traduits de l’allemand (qui était la langue seconde de Freud), alors les résultats sont plus ou moins heureux selon la langue dans laquelle vous les lisez. C’est vrai que ses idées ont été mal reçues au début (les êtres humains n’ont pas aimé se faire dire que la Terre n’était pas plate et que l’homme et le singe ont un ancêtre en commun, alors quand on vient leur annoncer que «le moi n’est pas maître chez lui»…), mais il faut voir un peu plus loin que ça. Surtout que Freud, biologiste de formation, est tombé dans la psychanalyse par nécessité financière et qu’il n’a jamais prétendu être la science infuse!
Dans ce livre, écrit à la suite d’une série de conférences, Freud expose les bases de la psychanalyse pour ce qui est des actes manqués, de l’analyse des rêves (théorie dont il est le plus fier) et des névroses. C’est sûr, il a une très haute estime de lui, mais il admet quand même que ses théories ne sont pas à toute épreuve. Parfois, un cigare n’est qu’un cigare. Il n’en demeure pas moins que Freud est le premier à avoir pensé à regarder plus loin que les causes apparentes, à avoir essayé de trouver les causes des troubles au lieu de se borner à en soulager les symptômes. Il a aussi introduit l’idée de l’inconscient et du refoulement, de la libido et du transfert. Bon, la manière dont c’est décrit ici, on dirait de la masturbation intellectuelle; il a beau donner des exemples, il reste que ceux qui n’ont pas de bases en psychologie vont avoir de la difficulté avec ce livre tellement l’écriture est lourde (les nombreuses fautes de frappe de l’édition de la Petite Bibliothèque Payot n’aident pas). Les idées sont intéressantes, mais pour en savoir plus sur la psychanalyse, je conseillerais soit une version éditée de cet ouvrage, soit un ouvrage de vulgarisation plus récent.

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John Grogan – Marley And Me
http://marleyandme.com /

C’est l’histoire du pire chien au monde. Le labrador de 97 livres n’obéit pas aux ordres, a été renvoyé des cours de dressage, détruit les biens matériaux et fiche la pagaille dans la cour. Toutefois, c’est le chien le plus loyal et le mieux intentionné qui soit.
L’histoire est très bien écrite (ça aide que l’auteur soit journaliste). Elle est touchante, parfois hilarante et parfois atrocement triste, mais toujours divertissante. Marley nous rappelle à quel point la vie peut être belle, et qu’elle devrait être appréciée au maximum, même face à l’adversité. Ce chien n’était peut-être pas facile à gérer, mais il a certainement rendu la vie meilleure à sa façon.
Je recommande ce livre, à la fois à ceux qui aiment les animaux et à ceux qui pensent à acheter un chien. C’était une lecture fantastique.

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Mark Haddon – Le bizarre incident du chien pendant la nuit
http://www.powells.com/authors/haddon.html

L’histoire s’ouvre sur le cadavre d’un chien transpercé d’une fourche. Il est décrit par Christopher, un narrateur de quinze ans avec une forme d’autisme (sans doute le syndrome d’Asperger, même si ça n’est jamais mentionné dans le livre). Même s’il est extrêmement intelligent, il ne peut pas reconnaître les émotions humaines et ne peut pas fonctionner dans la société comme une personne normale. Il décide de résoudre le mystère de Qui A Tué Wellington (le chien) et d’écrire un livre à ce sujet. Il commence à enquêter, mais c’est très difficile pour lui car sa peur des étrangers l’empêche de leur parler (essayez un peu de mener une enquête sans poser de questions!). Il écrit d’une manière très distinctive et vous vous attacherez à lui dès les premières pages. Tous les chapitres correspondent à des nombres premiers (alors au lieu d’être 1-2-3-4-5-6-7-etc., ce sont 2-3-5-7-11-13-17-etc.) et le garçon nous explique alors pourquoi il aime les nombres premiers. Christopher laisse transparaître la manière dont il voit le monde : il ne peut pas mentir, il ne comprend ni les métaphores ni les blagues, il aime les mathématiques, il veut être astronaute. Il ajoute des dessins et des descriptions pour aider le lecteur à comprendre ce qu’il dit et il parle d’une multitude de choses mondaines, de son point de vue, à mesure qu’il essaie de résoudre le mystère du chien, de même que d’autres mystères qu’il découvre en chemin. Certaines parties sont très drôles, d’autres sont tristes, d’autres sont profondes; mais ce qui est étrange, c’est que, puisque Christopher ne démontre pas d’émotions, le lecteur doit interpréter ces passages avec son propre point de vue, alors ce qui est drôle pour un peut être triste pour un autre. Je dirais donc que le livre finit bien, mais certains pensent le contraire. La voix de Christopher est parfois plus forte que le récit, mais cela en fait une lecture unique et inoubliable. Même si ce livre n’avait reçu aucun prix et n’avait pas été sur la liste des meilleurs vendeurs, je vous dirais quand même de le lire. En fait, j’aimerais l’avoir écrit.

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Yuki Inoue – Mémoires d’une geisha
http://www.bibliomonde.net/pages/fiche-editeurs.php3?id_editeur=228

Ce livre raconte les souvenirs d’une geisha et la manière dont elle a vécu sa vie, avec tous les changements qu’a connus la profession au 20e siècle. Les détails du quotidien des geishas au début du siècle sont très intéressants, et j’ai beaucoup aimé voir la manière dont les guerres mondiales avaient eu un impact sur les geishas (malgré le fait qu’il n’est même pas fait mention des bombes nucléaires de 1945, qui ont pourtant dû les affecter un tantinet, vous en conviendrez!). On est vraiment transporté dans un autre monde.
Par contre, la traduction est plus ou moins réussie. Je veux bien croire que c’est difficile de traduire certaines notions, ce qui explique le nombre de mots japonais laissés dans le texte et le fait qu’on dirait que le tiers a été écrit pour nous expliquer certaines parties de la culture. Cependant, le nombre d’anglicismes dans le texte (bizarre déjà pour un texte qui est passé du japonais au français), les fautes de frappes et les phrases agrammaticales font penser que le réviseur n’a pas fait son travail. Résultat, le livre manque un peu de sérieux et on décroche du récit facilement.
Alors vu que le film basé sur le récit va sortir bientôt, vous pouvez espérer que ce sera un peu mieux fait; ça vous sauvera du temps aussi si vous voulez connaître l’histoire.

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A.J. Jacobs – The Year of Living Biblically (One Man’s Humble Quest to Follow the Bible as Literally as Possible)
http://www.ajjacobs.com
Ce livre est étonnement drôle. Le rédacteur en chef d’un magazine de New York décide de passer un an en vivant selon les règlements énoncés dans la Bible… et il y en a plus de 700 dans son recensement. Certains sont relativement faciles (comme les Dix Commandements), mais d’autres sont obscurs et presque impossibles à respecter en Amérique du Nord moderne (ne pas toucher aux femmes qui ont leurs menstruations, mettre du sang d’agneau sur l’embrasure de sa porte ou s’arracher l’œil, ça peut être compliqué). Ce n’est pas toute la Bible qui est censée être interprétée de façon littérale, bien sûr, mais personne ne peut se mettre d’accord sur les parties qui doivent l’être; voilà pourquoi plusieurs groupes judéo-chrétiens convaincus disent suivre la Bible à la lettre, mais en suivent différentes parties. Tout le monde finit par choisir les passages qu’ils veulent, mais cela ne veut pas dire que la base n’est pas bonne. Le livre contient des réflexions spirituelles, bien sûr, mais même si ce n’est pas ce que vous cherchez, vous apprécierez ce livre.

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Diane Jessup – The dog who spoke with gods
www.stmartins.com
www.workingpitbull.com
Damien est un pitbull sauvage, l’une des races les plus nobles qui soient. Mais, à la suite de nombreux revirements du destin, il devient la possession d’un professeur d’université et est utilisé en tant qu’animal de laboratoire, confiné à des cages d’acier et ne voyant jamais la lumière du jour. Elizabeth, une étudiante en cours préparatoires de médecine, entre en contact avec le chien et, de manière inattendue, devient liée à son destin. Elle essaie de l’aider et, en cours de route, le chien change non seulement sa vie, mais ses croyances aussi.
L’auteure, qui aime à l’évidence les pitbulls, a le don d’écrire – de manière réaliste – du point de vue d’un chien. Le récit explore la relation entre un chien et son maître, mais aussi entre les animaux et les êtres humains en général. Cette histoire d’amour et de loyauté fera plaisir à tous les amis des animaux et réchauffera peut-être le cœur des autres. Même si le récit semble parfois un peu tiré par les cheveux, le livre lui-même vaut la peine d’être lu. Il est bien écrit et sera dur à déposer.

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Douglas Kennedy – La poursuite du bonheur
http://www.pocket.fr/pocket/collections/roman/index.jsp
L’histoire se passe à New York; ça commence à notre époque, mais on est vite transporté juste après la Deuxième Guerre mondiale. À l’Action de Grâce de 1945, Sara Smythe rencontre Jack Malone, journaliste de l’armée américaine. S’en suit une nuit de passion et l’amour d’une vie, mais Jack ne donne plus signe de vie malgré les lettres quotidiennes que Sara lui écrit. Elle perd espoir et tente de l’oublier, en vain. Leurs chemins se croisent par hasard quelques années plus tard, alors que Jack est marié et père d’un enfant. Mais ils ne peuvent pas oublier leurs sentiments et décident de continuer à se voir. Pendant ce temps, McCarthy entame sa chasse aux sorcières et Eric, le frère de Sara, est pointé du doigt pour son ancienne affiliation à un parti communiste… Cinquante ans plus tard, Kate Malone vient d’enterrer sa mère quand une mystérieuse étrangère tente de la contacter…
C’est un livre très bien écrit, par un amoureux de New York qui réussit à recréer l’ambiance appropriée.
J’ai surtout aimé le personnage de Sara. J’ignore à quel point elle était représentative des femmes de l’époque (en fait, elle était assez indépendante), mais je me suis vraiment identifié à elle. C’est peut-être parce que j’écris aussi et qu’en plus, quelques jours avant de lire ce livre, un certain coup de foudre n’a jamais donné de nouvelles…
J’ai lu la traduction française du livre et je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer des petites erreurs de traduction ici et là. Mais le livre lui-même vaut la peine d’être lu.

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Stephen King – Le Fléau
http://www.amazon.com/gp/product/0881037222?ie=UTF8&tag=httpwwwgoodco-20&linkCode=as2&camp=1789&creative=9325&creativeASIN=0881037222&SubscriptionId=1MGPYB6YW3HWK55XCGG2

Il s’agissait de mon premier Stephen King, recommandé par mon mari. C’était excellent.
Le contexte : un virus élimine 99 % de la population. Les survivants, après leur choc initial, essaient de se regrouper et de refaire leur vie. Mais ils ont tous les mêmes rêves psychiques : l’un au sujet d’une femme vieille de 108 ans et l’autre au sujet de l’Homme Noir. Cependant, il y a deux groupes de survivants. Ceux qu’on pourrait qualifier de bons suivent la vieille femme et se retrouvent à Boulder, au Colorado. Ceux qu’on pourrait qualifier de méchants suivent l’Homme Noir et s’installent à Las Vegas. Bien sûr, l’Homme Noir veut détruire les gens à Boulder, ce qui est la vraie histoire du récit.
Ce livre n’était pas épeurant comme je m’y attendais (même si certains extraits faisaient peur); il s’agissait plutôt d’une histoire centrée sur les personnages. C’était cependant très bien écrit, et je pense que n’importe qui pourrait l’apprécier.

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Milan Kundera – La lenteur
http://www.gallimard.fr/collections/folio.htm

La lenteur se lit vite. C’est très bien écrit, dans un style simple et clair qui garde notre intérêt. L’histoire est assez simple, ça se passe dans un château converti en auberge, où se tient un congrès d’entomologistes. C’est bourré de superbes réflexions sociales, bien sûr. J’avais constamment mon ancien prof Bernard Lévy en tête pendant ma lecture. Le livre oppose la vitesse et le manque de vie privée du présent à la lenteur et à l’art du secret du passé. On constate que le château (qui était privé et où les gens étaient discrets) est devenu une auberge où tout le monde s’affiche.
En fait, bien que j’aie aimé le livre, ça n’a pas été l’extase auquel je m’attendais.

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Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner – Freakonomics
http://www.freakonomics.com/blog/

Le titre complet est Freakonomics – A Rogue Economist Explores the Hidden Side of Everything. C’est de l’économie seulement dans le sens que ça explique comment le monde fonctionne vraiment (au diable la sagesse populaire) et comment les gens obtiennent ce qu’ils veulent. Les chiffres apparaissent pour montrer pourquoi le revendeur de drogues moyen vit encore chez sa mère, par exemple, mais ce livre est écrit de telle manière que tout lecteur va non seulement le comprendre, mais y trouver quelque chose d’intéressant. Ne laissez donc pas le terme «économie» vous faire peur.
Personnellement, je dois dire que c’est le meilleur livre de non-fiction que j’ai lu récemment. J’étais particulièrement surprise par l’impact que Roe v. Wade a eu sur le taux de crimes violents. Ce livre est logique. Stephen Levitt ne prétend pas tout expliquer, et il n’a pas de données exactes sur tous les sujets, mais il arrive à tisser des liens entre diverses choses qui n’apparaissent pas liées de prime abord. Il explique également des choses que les autres experts semblent ne pas comprendre (puisqu’ils ne posent pas les bonnes questions). Comme un autre critique l’a dit avant moi, c’est comme si Levitt regardait un groupe de scientifiques se casser la tête en essayant de réparer une machine, et que lui pensait à la brancher. Dieu sait qu’on a besoin de plus de gens avec du bon sens en ce bas monde.
Vous devriez vraiment lire ce livre, il est à la fois instructif et divertissant.

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Jean Marcel – Jérôme ou de la traduction
http://www.lelibraire.org/editeur.asp?id=29

C’est le récit de la vie de saint Jérôme, saint patron des traducteurs, telle que vue par son fidèle lion (sa présence est elle-même due à une vieille erreur de traduction, car c’est en fait saint Gérasimus qui avait un lion, pas saint Jérôme). Le récit est dans le désordre, on voit Jérôme mourir, puis il a 20 ans, puis il est vieux et il est jeune à nouveau; ce chassé-croisé dans le temps fait qu’on passe un peu du coq à l’âne sans avertissement. Et bien que beaucoup de recherches aient été nécessaires à cet ouvrage, il reste qu’il y a une bonne part de fiction et qu’il est difficile de faire la différence entre ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. On entrevoit les personnes marquantes dans la vie de Jérôme, les femmes qu’il côtoyait, ses amis, ses ennemis… Le lion fait également la description de nombreux tableaux représentant Jérôme, mais sans jamais qu’on puisse voir une image dans le livre; on dirait plus une énumération, un catalogue pour les avertis plutôt qu’on ouvrage destiné à un vrai lecteur. L’ouvrage est divisé en sept parties (allez-y gaiement avec la signification des chiffres chrétiens), chacune divisée en sept chapitres d’un seul paragraphe de plusieurs pages. Et surtout, surtout, le style… tellement lourd qu’il en est assommant, il faut relire les phrases plusieurs fois avant de les comprendre. L’écriture est pédante et pompeuse, on dirait que l’auteur cherche à étaler son érudition. On ne voit pas où l’auteur veut en venir, et en plus, ça se finit en queue de poisson. Quand on ajoute les quelques erreurs de syntaxe et de cohérence dans le récit, c’en est encore plus décevant.
Si vous voulez en savoir plus sur la vie de saint Jérôme et sur la position de l’Église chrétienne pendant l’Antiquité, allez-y à cœur joie, mais sachez que c’est vraiment lourd!

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Yann Martel – Histoire de Pi
http://www.randomhouse.ca/catalog/display.pperl?isbn=0676973779

Pi Patel est un jeune garçon indien, le fils du propriétaire d’un zoo. Il est à la fois Musulman, Chrétien et Hindou pratiquant, à la consternation générale. Sa famille décide éventuellement d’émigrer au Canada, mais le bateau à bord duquel ils voyageaient fait naufrage à la suite d’une tempête. Pi se retrouve seul survivant humain à bord d’un canot de sauvetage au milieu du Pacifique, qui transporte aussi un zèbre à la patte cassée, un orang-outan, une hyène et un tigre du Bengale de 450 livres. C’est l’histoire de comment il a passé 227 jours en mer à bord de ce canot et a survécu pour raconter son aventure. Sans vendre quoi que ce soit, j’admets que la fin de la deuxième partie m’a semblé un peu tirée par les cheveux, même si ce n’est techniquement pas entièrement impossible. Je recommande absolument ce livre; si vous ne l’avez pas déjà lu, vous devriez le faire le plus tôt possible. Je vous avertis tout de suite, n’attendez pas le film, c’est le genre de narration qui est impossible à rendre à l’écran. Le livre est extrêmement bien écrit et très divertissant; la multitude de détails fournis ne rend l’histoire que plus vivante. C’est aussi le seul livre anglophone à s’être retrouvé sur la liste des meilleurs vendeurs francophones. Ne laissez pas cette vague vous dépasser, montez à bord! ;o)

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Herman Melville – Moby Dick
http://www.online-literature.com/melville/mobydick/

C’est sans doute le meilleur exemple de livre qui ne mérite pas sa réputation. On dirait que Melville n’arrivait pas à se décider entre écrire une vraie histoire ou empiler un tas de détails et de «faits» (j’utilise le terme librement) sur les baleines. La narration est lourde, et je me sentais parfois comme Charlie Brown quand il entend la voix des adultes en son de trompette, sans être capable de discerner les mots. Je crois que ça touche difficilement les générations d’aujourd’hui. Non seulement le vocabulaire est complètement désuet, mais la structure des phrases, les références, les personnages qui parlent d’eux à la troisième personne (l’un par honte, l’autre par fierté) sont difficiles à suivre. Il y a très peu pour intéresser le lecteur moderne. Comme je l’ai dit, c’est un livre très lourd (il faut se concentrer et y porter 100 % de notre attention pour passer au travers). Dieu merci, j’avais la version enrichie avec les notes de bas de page, mais même là, il m’a fallu toute ma volonté pour le finir.

Il y a 561 pages à ce roman, et la foutue baleine n’apparaît en chair et en os qu’à la page 533. Vous avez bien compris, 533. Tu parles d’une introduction! Il y a une poursuite de trois jours avant le climax et le court épilogue. Et on se demande alors pourquoi on vient de lire 500 pages. Donc, dans l’intérêt de sauver du temps (le vôtre), j’ai composé ma propre version super-abrégée (en anglais, parce que si vous pensez que je vais traduire Moby Dick, vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au coude). En espérant que ça vous divertisse.

“Call me Ishmael” – blah blah blah – “Better sleep with a sober cannibal than a drunken Christian” – yadda yadda yadda – “Yes, there is death in this business of whaling” (side note: “The world’s a ship on its passage out, and not a voyage complete; and the pulpit is its prow”) – etc., etc. Next thing you know, he and Queequeg are bosom buddies and they sail on the Pequod.
Then eventually, Melville actually claims that whales are fish, even though he knows that Linnaeus has been very clear about the fact that they’re mammals. And so we get to the first pep talk, where Captain Ahab tells the crew to keep an eye peeled for a certain white whale. “ ‘Captain Ahab,’ said Starbuck, who, with Stubb and Flask, had thus far been eyeing his superior with increasing surprise […], ‘I heard of Moby Dick – but it was not Moby Dick that took off thy leg?’ ” Aye, aye, t’was! And he’ll go to the ends of the earth to get revenge.
So they break into song and dance (I kid you not), and Melville goes on a diatribe about the color white. After way too many semicolons, Starbuck goes “There’s hogsheads of sperm ahead, Mr Stubb, and that’s what ye came for. (Pull, my boys!) Sperm, sperm’s the play!” [*Ahem* With all this talk of the crotch (chapter 63) and spermaceti whales (“Don’t ye love sperm?”) and “Jerk him off”, you can’t help but think about how queer whale-hunting vocabulary is…]
Then, after some gibberish, Melville tries to give you another biology lesson about whales, their appearance and their behaviour. Finally, he describes the kill and harvesting of the oil in the whale, and eventually gets around to mentioning ambergris. He also explains the laws of whaling, i.e. a fast-fish (attached to the boat in some way) belongs to the party it is attached to, but a loose-fish (which may have been killed by a crew but has since become detached from the boat) is fair game for the first party to come upon it. Of course, once you have harvested the oil from the whales, you have to keep it from going hard by squeezing it in a big tub. So there goes Ishmael: “Come; let us squeeze hands all round; nay, let us all squeeze ourselves into each other; let us squeeze ourselves universally into the very milk and sperm of kindness. Would that I could keep squeezing that sperm for ever!” Restrain yourself, Ishmael.
After more biology lessons, Ahab has a new harpoon made specifically for killing the white whale, then he makes a compass. Pip keeps going on and on about being dead of shame. The crew realizes it’s an ill-fated voyage (about damn time, because I could have told you that after the first page of the book). They meet other boats. It seems like they’re just stalling before finding Moby Dick.
Then, finally, “There she blows! A hump like a snowhill! It is Moby Dick!” They fight. They die. The whale keeps going, because hey, it didn’t have any beef with them. And Ishmael, who disappeared from the tale a while back, is only to be heard from again as the sole survivor.

Toutes choses faites, si j’avais à résumer le roman en quelques mots, je dirais que c’était beaucoup de bruit pour rien.

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Michael Moore – Mike contre-attaque! [version française de Stupid White Men (… and Other Sorry Excuses for the State of the Nation!)]
http://www.michaelmoore.com

Je n’ai pas parlé de Michael Moore sur mon site avant. C’est mon erreur. Je vis pratiquement pour son prochain documentaire ou son prochain livre. Tous ceux qui n’ont pas encore vu Bowling For Columbine doivent arrêter de lire ceci – maintenant – pour aller louer le film et le regarder. Oui, maintenant. J’attendrai.
D’accord, alors au sujet de ce livre : George W. Bush est devenu Président des États-Unis en 2001, mais il n’a pas été élu. Hein? Eh bien, c’est vrai. Et il existe beaucoup, beaucoup d’autres liens entre l’administration Bush et la montée du terrorisme, la pollution de l’environnement, les innocents qui se font tuer ou exécuter au nom de la justice, la pauvreté, le chômage, etc. Et tout est appuyé par des faits véridiques et vérifiés. Par exemple, saviez-vous que les pilotes de l’air doivent souvent avoir recours à des coupons alimentaires parce que leur salaire est très bas? Est-ce que vous voulez que le gars qui pilote votre avion se concentre sur l’atterrissage ou sur comment il va pouvoir nourrir ses quatre enfants ce soir-là? Mais le livre ne blâme pas une personne, ni même un parti politique, pour l’état de la nation. Il ne fait que montrer les failles, expliquer comment les choses en sont arrivées là et suggérer comment commencer à les réparer. Tout ça d’une façon satyrique, colérique et pleine d’esprit, qui serait hilarante si ce n’était pas vrai. Même si vous vous fichez un peu de la politique, ce livre est très divertissant. Et les sources sont toutes citées à la fin, alors vous pouvez mener vos propres recherches si vous avez un doute. Je recommande grandement ce livre. Vous pouvez visiter le http://www.michaelmoore.com/books-films/stupidwhitemen/onlinechapters/part01.php pour en lire un extrait en anglais. Amusez-vous!

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Audrey Niffenegger – Le Temps n’est rien
http://www.randomhouse.co.uk/vintage/

C’est l’un des livres les plus originaux que j’aie lu de ma vie, et sans aucun doute le plus intéressant que j’ai lu récemment. C’est l’histoire d’Henry, qui a un défaut génétique à cause duquel il voyage spontanément dans le temps. Il n’a aucun contrôle sur quand ça se produit, ni sur où et quand il se retrouve. Un instant, il est en train de lire un livre chez lui; l’instant d’après, il est en 1968, nu dans un musée (c’est que, voyez-vous, ce n’est que son corps qui voyage, pas ses vêtements, ce qui crée des situations assez cocasses). C’est aussi l’histoire de sa femme, Clare, qui l’a connu toute sa vie, puisque qu’il a voyagé jusqu’à son enfance à elle alors qu’il était dans la trentaine et au début de la quarantaine (bien sûr, il ne la rencontre que quand il a 28 ans et qu’elle en a 20, mais bon).
De la manière dont cette histoire est racontée, tout est entièrement plausible et vraiment captivant. L’histoire d’amour entre Clare et Henry est une bonne intrigue secondaire à la maladie d’Henry (malgré que c’est peut-être la maladie d’Henry qui est secondaire à l’histoire d’amour, c’est dur à dire). Le scénario est très bien exploité, et c’est un plaisir de le lire. J’ai eu du mal à arrêter de lire (sauf quand j’avais peur que quelque chose de mal allait arriver à l’un des personnages, je devais alors mettre le livre de côté parce que je n’étais pas prête à le lire).
Donc je recommande fortement ce livre, c’est vraiment fantastique.

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Amélie Nothomb – Le Sabotage amoureux
http://www.livredepoche.com/index.html

Un super livre écrit par une Amélie... ;o) Comme l’une de mes amies l’a déjà dit, c’est une auteure qui a tendance à être très théâtrale, alors c’est sûr qu’il faut aimer le style. Mais j’ai moi-même adoré ce livre. C’était quand même un peu personnel pour moi par contre, car c’est le récit des trois ans pendant lesquels l’auteure a habité en Chine. Et il se trouve qu’elle et moi sommes allées à la même école et avons aussi habité au même endroit pendant le même nombre d’années, dans le «ghetto» de San Li Tun (mais à dix ans d’intervalle). Elle raconte la rivalité qui existait entre certains groupes d’enfants qui habitaient ce ghetto; moi je ne peux malheureusement pas vous renseigner beaucoup à ce sujet, j’étais trop jeune pour aller jouer sans surveillance dehors, alors je n’ai jamais fait la guerre aux Teutons. Par contre, moi aussi j’avais un cheval et une amie italienne (quoique mon amie était maintes fois plus gentille que la sienne). Et pour la qualité de l’éducation au lycée, il faut admettre que ça s’améliore avec les années, mais ce n’était pas trop loin de la réalité à ce moment-là je pense... Les conditions de vie étaient dures, c’est vrai, mais de ce côté je sympathise plus avec les adultes dans le livre parce que ça a été ça mon expérience de vie la plus récente là-bas.
C’est vraiment un bon livre, assez court pour se lire vite, qui parle d’une enfance revécue d’un point de vue adulte, entrecoupée de pensées profondes sur les généralités du monde d’aujourd’hui. Je recommande fortement.

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Tawni O’Dell – Le Temps de la colère
http://www.penguinputnam.com/nf/Book/BookDisplay/0,,0_0451212452,00.html

L’histoire se déroule dans les collines de la Pennsylvanie, un endroit couvert d’anciennes villes minières. Harley Altmyer, 19 ans, a vu sa mère se faire incarcérer pour le meurtre de son père abusif. Il a maintenant deux emplois afin de pouvoir survivre, car il doit aussi s’occuper de ses sœurs Amber, Misty et Jody. Mais même au sein de leur foyer les choses ne se déroulent pas facilement: Amber, qui a 16 ans, a des relations sexuelles de manière indifférente avec tous ceux qui le lui demandent et elle défie constamment l’autorité de Harley; Misty, âgée de 12 ans, semble garder un terrible secret; et Jody, qui a six ans, a une amie dont la mère est l’objet des affections de Harley. Alors que Harley tente de son mieux de garder sa famille unie et d’accepter ce qui s’est passé entre ses parents, il commence également à se rendre compte que les choses ne sont pas nécessairement comme elles apparaissent.
Ce livre a été choisi par le Club de Lecture d’Oprah. L’histoire est très bien écrite, la narration est captivante, la vie sur les routes perdues au fin fond de ces villes minières semble tout à fait réelle pour le lecteur. Mais la fin est tellement déprimante! C’est un très bon livre qui vous donnera le cafard pendant quelques jours car vous n’aurez pas pu aider les personnages, qui vous semblaient si réels, à remettre leur vie sur le droit chemin.

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D.B.C. Pierre – Le Bouc Hémisphère
http://www.faber.co.uk/books.cgi

Vernon Little est un adolescent texan accusé d’avoir fusillé seize élèves de son école. C’est absolument faux, mais il ne reste que sa parole pour faire face à la colère d’une ville qui ne demande qu’à punir quelqu’un. Il doit donc subir un procès pour meurtre. Ce livre étant une satyre de la société américaine, le procès est une sorte de «reality show» : les téléspectateurs regardent le procès en direct et doivent ensuite voter pour le condamné le plus digne de mise à mort.
Vernon nous parle comme il parlerait à l’un de ses amis, avec des tournures orales et des gros mots toutes les deux phrases, en nous expliquant sa vie et son point de vue sur les événements. Je parlerais de ce livre comme d’une sorte de Catcher in the Rye moderne : Holden «Vitamin» Caulfield et Vernon «God» Little ont tous deux un certain laisser-aller, un dégoût pour les adultes et pour leur hypocrisie ainsi qu’une manière typique de s’exprimer. Le style de Vernon n’est rendu que plus attachant par sa tendance à mal utiliser les expressions qu’il entend, comme le fait de parler de «bouc hémisphère» au lieu de «bouc émissaire». Il change aussi son deuxième prénom, Gregory, selon la situation; par exemple, lorsqu’il se sent excité sexuellement, il se surnomme Vernon Gonade Little. Le titre du livre en anglais est Vernon God Little, donc «God» pour «Dieu», en partie car il est jugé responsable de tout, y compris de sa propre destinée. Le paradoxe est que, malgré ses expressions d’adolescent texan, la voix de Vernon a parfois un style presque poétique et il y a des passages où il s’exprime d’une manière très profonde et presque littéraire.
Je recommande absolument ce livre, c’était excellent. J’ai lu des extraits de la version traduite en français par P. Aronson, je dois dire qu’il y avait quelques oublis de traduction, mais il y a de très bonnes trouvailles quand même.

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Jacques Poulin – La traduction est une histoire d’amour
http://www.ratsdebiblio.net/poulinjacqueslatraduction.html

Ce livre m’a été chaudement recommandé par deux personnes, alors il était temps que je le lise. C’est sûr que je me suis identifiée avec le personnage principal, Marine, qui est traductrice. Elle se lie d’amitié avec monsieur Waterman, un auteur qu’elle veut traduire et qu’elle rencontre par hasard dans un cimetière de Québec. Leur amour des mots semble être le lien le plus fort entre eux, et il finit par s’installer une complicité entre les deux personnages, qui passent souvent la fin de semaine dans un chalet sur l’île d’Orléans. Ensemble, ils tentent de résoudre un mystère, celui d’une jeune fille qui aurait besoin d’aide…
C’est un roman court, très bien écrit, avec des détails qui rendent les personnages attachants. La traduction est comme un récit secondaire, alors que l’auteur explique l’art de choisir les mots pour faire une bonne traduction littéraire (et puisque je fais ma maîtrise sur ce sujet, je n’ai pu m’empêcher d’être d’accord avec ce qu’il disait).
J’avoue que j’aurais aimé avoir une intrigue plus élaborée : quand j’ai trois personnages avec un prénom, un nom de famille et un nom de plume en tout et pour tout, je trouve qu’il me manque quelque chose. Cela étant dit, j’ai vraiment apprécié la lecture de ce roman.

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Kathy Reichs – Monday Mourning
http://www.kathyreichs.com/mondaymouring.htm

Bon, je n’avais jamais encore lu de livre de Kathy Reichs, alors il était temps que je m’y mette. C’est un autre roman qui met en vedette la fictive Tempe Brennan (qui a maintenant sa propre émission de télé, pour ceux qui suivent ça de près). Tout comme l’auteure, elle est anthropologue judiciaire et elle fait l’aller-retour entre Montréal et la Caroline du Nord. Et tout comme l’auteure, elle est appelée à consulter sur un cas où trois squelettes sont trouvés dans le sous-sol d’une pizzeria rapide de Montréal. Mais dans cette version fictive, Tempe réussit à prouver que les os datent des 20 dernières années, alors l’enquête débute pour trouver l’identité des victimes – et leur tueur.
L’histoire est bien écrite; c’est difficile d’arrêter de lire, mais c’est souvent le cas avec la narration des romans policiers. Toute la science médicolégale derrière l’intrigue est impressionnante, et c’est expliqué de manière à ce que le lecteur moyen comprenne quand même sans difficultés de quoi parle l’auteure. Les personnages sont réalistes; vous n’aurez aucun problème à vous identifier avec Tempe.
Deux choses m’ont frappé, et elles sont un peu antithétiques. Premièrement, je suis impressionnée de voir à quel point une «étrangère» peut comprendre et apprécier «mon» Montréal. C’était vraiment bien de voir ma ville avec les yeux d’une Montréalaise d’adoption. Mais, deuxièmement, malgré le fait que cette anglophone ait très bien assimilé la culture francophone, il y a un nombre surprenant d’erreurs dans les passages en français du livre. Pourquoi n’y avait-il aucun réviseur francophone pour relire correctement?
Tout de même, je recommande ce livre. Pas besoin d’être de Montréal pour l’apprécier, mais vous allez sans doute vouloir visiter par la suite si vous n’y êtes jamais allés. ;)

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J. K. Rowling – Harry Potter V: L’Ordre du Phœnix
http://www.jkrowling.com/

OK, je l’ai enfin fini. J’avais pris tout mon temps pour le lire, pour deux raisons. Premièrement, ça faisait trois ans que j’attendais ce livre et l’attente jusqu’au prochain a l’air comparable, alors je voulais le faire durer. Deuxièmement, je savais que l’un des personnages meurt à la fin, et je ne voulais vraiment pas en arriver à cette partie parce que tous les personnages me sont chers. Alors ce livre est absolument fantastique, je n’arrive pas à me souvenir comment je faisais avant quand chacun des livres faisait moins du tiers de celui-ci, je n’en ai toujours pas eu assez cette fois-ci (tant qu’à moi, J. K. Rowling pourrait écrire un livre épais comme un bottin de téléphone et j’en redemanderais encore). Il y a beaucoup de nouveaux personnages (y compris un personnage que l’on adore détester) et on en apprend beaucoup plus au sujet des personnages que l’on connaît déjà. L’action est merveilleuse, les nouveaux sujets d’étude à l’école sont super, les nouvelles créatures sont fantastiques, je n’ai que de bonnes choses à dire au sujet de Harry Potter. Sauf une chose : il y A une erreur dans le livre. Je ne veux pas vendre des parties importantes de l’histoire, alors disons seulement que Harry aurait dû être capable de voir les Thestrals (désolée, je ne connais pas leur nom en français, mais vous verrez de quoi je parle) AU MOINS à la fin de sa quatrième année à Hogwarts (Poudlard?), si non plus tôt. Mais à part ça, c’est réellement super (la raison pour laquelle je n’élabore pas plus est vraiment que je détesterait vraiment en gâcher une partie pour vous). En passant, cherchez «quibble» (le nom du magazine des sorciers) dans un dictionnaire anglophone, vous allez la trouver drôle (enfin, si la joke est ressortie dans la traduction). ;o)
Je dois admettre que je me tape une petite déprime quand même, à cause de la mort d’un certain personnage. C’était une mort imprévisible et qui aurait facilement pu être évitée. Je me sens comme si j’avais perdu ce personnage au même titre que Harry et que j’en suis vraiment attristée. Alors si vous avez lu le livre aussi, sentez-vous libres de m’appeler ou de m’envoyer un courriel pour qu’on chiale ensemble. Mais lisez absolument ce livre si vous suivez la série (comme si j’avais besoin de vous le dire!). Si vous ne suivez pas la série, mais que diable attendez-vous pour le faire?!

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Antoine de Saint-Exupéry – Le Petit Prince
http://www.lepetitprince.com/fr//

Quand j’ai relu ce roman culte, pour la première fois depuis presque dix ans, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer les fautes de français. Maintenant que je fais de la révision, c’est plus difficile de les manquer. Mais je choisis de les mettre sur le compte de la licence poétique.
Quand même, c’est un livre qui ne vieillit pas et que je ne me tannerai jamais de lire. Le petit prince, avec sa naïveté qui ne sert qu’à nous montrer des grandes vérités, est presque un ami d’enfance. Je n’oublierai pas de si tôt son mouton, sa rose à quatre épines, sa planète (l’astéroïde B 612), le renard qu’il avait apprivoisé et ses aventures.
C’est l’un des rares livres qui ne vieillissent pas, qui sont toujours aussi bons quand on les relit et qui valent la peine d’être relus à tout âge.

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Jonathan Safran Foer – Extrêmement fort et incroyablement près
http://www.jonathansafranfoer.com/
Oskar Schell, un prodige de neuf ans quelque peu excentrique, a perdu son père à exactement 10 h 28 le matin du 11 septembre, quand la deuxième tour s’est effondrée. Il s’ennuie énormément de lui, ce qui est normal. Alors quand il trouve, dans le garde-robe de son père, une enveloppe portant le nom de Black et contenant une clé, il décide d’aller à la rencontre de tous les Black de New York jusqu’à ce qu’il trouve la serrure qu’ouvre la clé de son père. Cette péripétie le rapproche de son père, mais ça le rapproche aussi d’autres gens et, éventuellement, de lui-même. Il y a aussi un parallèle avec le bombardement de Dresden, puisque deux autres narrateurs sont la grand-mère paternelle d’Oskar et son mari, qui l’a laissée il y a 40 ans, quand elle était enceinte du père d’Oskar.
Tous les personnages ont plein de choses à dire, mais aucun n’arrive à les communiquer de façon adéquate, et un googolplex de choses sont tues. Ils finissent par utiliser des notes, des radios, voire des tatouages, mais surtout des lettres, même si elles ne sont jamais postées. Le roman lui-même rend compte de la quête d’Oskar, puisqu’il contient des photos éparpillées, des notes de format Post-it, des gribouillis de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Le résultat est que le livre semble plein de vie, même s’il parle de la mort.
Je dois dire que c’est l’un des meilleurs romans que j’ai lus récemment, à la fois avec une présentation originale et une histoire originale. Certains passages sont vraiment drôles, mais somme toute, je me suis sentie très triste après avoir fini certains chapitres. C’est sans aucun doute un livre que je recommande.

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Asne Seierstad – Le libraire de Kaboul
http://www.voir.ca/livres/livres.aspx?iIDArticle=27520

L’auteure, journaliste de renommée, a vécu le printemps suivant la défaite des talibans à Kaboul, dans la famille de Sultan Khan, libraire. À travers le livre, on suit le quotidien non seulement de cet homme, mais aussi de sa famille : ses femmes, ses sœurs, ses frères, ses enfants. On se rend compte à quel point la vie est différente et difficile à Kaboul; de quoi avoir honte de nos petits tracas occidentaux, surtout lorsque l’on sait que la famille Khan compte parmi les familles riches du pays ! Même si le régime taliban est aboli, le pays est loin d’être aussi libre qu’on le croit, ne serait-ce qu’à cause d’anciennes mentalités. Au début, on ne peut s’empêcher de s’identifier à Sultan, lui qui défiait les talibans avec son amour des livres. Mais ensuite, quand on voit sa mentalité et la manière dont il traite non seulement les femmes en général, mais aussi les autres membres de sa famille (dont il est l’aîné, donc le chef), on se demande s’il est si sympathique que ça, après tout. Comme je l’ai dit, l’histoire ne se résume heureusement pas qu’à lui, on a l’occasion d’entrer dans la vie d’autres membres de sa famille, notamment ses deux femmes, son fils rebelle Mansur et deux de ses sœurs cadettes, l’une qui va se marier et l’autre qui se cherche un emploi. Le destin de Leila, la plus scolarisée mais la moins bien traitée, ne manquera pas de vous toucher.
J’ai adoré la manière dont Asne Seierstad nous fait pénétrer dans le quotidien de gens si différents les uns des autres dans cette société arabe, mais je ne peux m’empêcher de me demander quelle est la part de fiction dans ce récit, car elle parle de choses auxquelles elle n’a pas assisté directement et je doute que les protagonistes aient été aussi francs avec elle… Néanmoins, c’est un excellent livre, vraiment bien écrit, qui nous permet de voyager sans quitter notre fauteuil. Je le recommande fortement.

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Luis Sepúlveda – Histoire d’une Mouette et du Chat qui lui apprit à voler
http://www.metailie.info/

Un chat grand noir et gros promet à la mouette mourante qui s’échoue sur son balcon que non seulement il ne mangera pas l’œuf qu’elle vient de pondre, mais qu’en plus, il va le couver et apprendre à l’oisillon à voler. Le Chat Zorbas, avec l’aide d’autres chats du port, doit donc élever la petite Mouette Afortunada en la protégeant et en essayant de trouver comment il peut lui apprendre à voler, lui qui n’a pas d’ailes. Il regarde le monde des humains et se promène dans le monde des chats, tout en côtoyant quelques autres animaux et de drôles de personnages.
C’est une belle histoire de solidarité, un peu enfantine, mais sans tout à fait être de la littérature jeunesse. C’est léger, ça se lit vite et c’est amusant. Super pour l’été!

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Carol Shields – Unless
http://www.randomhouse.ca/

Reta Winters semble avoir une vie parfaite. Trois belles filles, une relation de 26 ans (et qui continue) avec leur père, un emploi idéal de traductrice pour une célèbre auteure/philosophe française, un succès modeste avec la publication de ses propres ouvrages, une maison merveilleuse, une bonne relation avec sa belle-mère, ... Mais soudainement son monde est viré à l’envers : pour aucune raison apparente, sa fille aînée, Norah, se retrouve muette et vivant au coin de Bathurst et Bloor à Toronto, portant autour du cou un signe écrit à la main disant «GOODNESS» (qui peut justement avoir plusieurs significations, comme la bonté ou la gentillesse; ou encore s’opposer à «greatness» donc être limité dans sa valeur, bon par opposition à excellent; en tous cas il faut lire le livre pour voir les nuances). Elle a abandonné l’université et a laissé son copain; elle refuse de revenir à la maison, elle ne veut même pas répondre à sa famille lorsqu’ils lui amènent de la nourriture ou des vêtements chauds. Reta réexamine sa vie, blâmant cet événement sur le fait que Norah s’est sans doute rendu compte que les femmes, dans notre société, peuvent accomplir quelque chose de bon mais pas d’excellent, car c’est une chose qui est réservée aux hommes. Elle réfléchit sur sa vie, sur la vie d’autres femmes qu’elle connaît, sur la vie des femmes en général, maintenant et dans le passé, pour des vraies personnes et pour des personnages de fiction. Tous les chapitres ont pour titre un adverbe ou une préposition, tout comme le livre.
Dans le vrai style de Carol Shields, elle parle de chaque aspect de la vie, des petits détails routiniers qui la rendent si vraie tout comme des événements plus importants. Elle réfléchit sur plusieurs aspects du monde, donne des conseils à ceux qui veulent être auteurs et écrit d’une manière tout à fait captivante. C’est son chant du cygne, le dernier livre que cette récipiendaire du prix Pulitzer a écrit avant de mourir, alors ce livre est devenu encore plus important pour moi. J’ai eu le privilège de rencontrer Carol Shields en personne il y a quelques années et c’était une personne vraiment magnifique. À lire absolument.

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John Steinbeck – À l’est d’Eden
http://www.penguin.co.uk/

Le roman américain par excellence, sans aucun doute. C’est une histoire qui couvre plusieurs générations, pour se terminer en 1918. On y parle d’amour, de meurtre, de trahison, de courage, d’argent et, surtout, de nature humaine. Cela se passe dans la vallée Salinas, en Californie. C’est là où l’auteur est né, et il est clair qu’il aime cet endroit, d’après la manière dont il en parle. Il réussit à rendre les personnages réels, à nous amener à compatir avec eux ou à les détester en l’espace de quelques paragraphes. L’histoire elle-même est captivante, et toutes sortes de vérités humaines sautent des pages. L’auteur passe de la première personne à la troisième, mais sans jamais nous faire perdre le fil de l’histoire. Même si le livre était très épais, je ne me suis pas sentie découragée parce que c’était en fait difficile d’arrêter de lire. C’est un roman fantastique et je vous en recommande fortement la lecture.

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Patrick Süskind – Le Parfum
http://www.livredepoche.com/
Bon, ça faisait plus de dix ans que je me promettais de lire ça, sans trouver le temps. Quand je me suis rendu compte que le film était sorti, ça m’a donné le petit coup de pied au derrière dont j’avais besoin pour en faire une priorité (soit lire le livre à tout prix avant de voir le film).
Mon seul regret? Ne pas avoir lu ça plus tôt. C’est vraiment un récit extraordinaire, qui parvient non seulement à décrire des odeurs plus diverses les unes que les autres, mais à vous les faire sentir en même temps. On dirait un cours d’histoire où on explore olfactivement la France du 18e siècle, un cours sur la fabrication des parfums décrit de manière passionnante. C’est aussi l’histoire d’un meurtrier dont on n’est pas sûr si on veut vraiment qu’il se fasse prendre et pendre pour ses méfaits. On a vraiment l’impression d’être là avec les personnages (et pourquoi pas, puisqu’on sent ce qu’ils sentent?).
Je recommande vraiment ce livre, il est unique en son genre et vaut la peine d’être lu.

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Michel Tremblay – La grosse femme d’à côté est enceinte
http://www.lelibraire.org/editeur.asp?id=29

Un livre écrit en français québécois, par un Québécois et pour les Québécois.
C’est le 2 mai 1942, sur le Plateau Mont-Royal. La grosse femme de 42 ans est enceinte de sept mois, et six femmes sur sa rue, toutes dans la vingtaine, attendent leur premier enfant. En suivant les personnages (dont Duplessis, le chat) cette journée-là, on entre dans le quotidien de toutes ces familles et de leurs anges gardiens qui tricotent, assises sur un balcon. Ce Montréal de la deuxième guerre n’est pas si différent de celui d’aujourd’hui, si ce n’est que les voisins semblent se connaître davantage. Mais on fait un beau voyage avec ces personnages, dont on peut suivre les aventures dans les tomes ultérieurs. C’est un livre qui a marqué la littérature canadienne, non seulement pour ses critiques sur la société, mais aussi par son style d’écriture, où on retrouve à la fois du langage soutenu et du langage québécois parlé, qu’il faut presque lire à voix haute pour le comprendre. C’est un très bon livre, que je recommande à tous ceux qui veulent renouer avec la littérature québécoise ou s’y initier.

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Lynne Truss – Eats, Shoots and Leaves
http://eatsshootsandleaves.com/

C’est un livre sur la ponctuation dans la langue anglaise, alors ça ne risque pas d’être traduit, mais si vous êtes bilingues, ça vaut la peine de le lire.
Je vais tout de suite évacuer la seule chose négative à propos de ce livre : dans l’édition de 2005, il y a une coquille dans la préface, à la page xi. Mais ne vous en faites pas, ce n’est pas une erreur de ponctuation, et la maison d’édition m’a assuré que ça va être corrigé dans les éditions futures.
En gros, c’est un livre formidable. Il y a plusieurs moments où vous rirez tout haut, et ça reste un livre extrêmement éducatif (avec des explications simples et assez de bons d’exemples pour prouver un argument), tout en me réconfortant du fait que je ne suis pas toute seule. Non, mesdames et messieurs, je ne suis pas toute seule à être consternée de voir un simple pluriel écrit avec une apostrophe avant le «s». Je ne suis pas la seule à raser l’infarctus quand les gens confondent «their», «they’re» et «there». Et maintenant, j’ai un ensemble d’autocollants que je peux utiliser pour réparer la ponctuation, sur des pancartes par exemple, afin de pouvoir dormir comme du monde la nuit. Il se trouve que je suis pointilleuse.
Voici quelques passages que j’ai particulièrement aimés (je les ai traduits, mais vous pouvez consulter la version anglaise de cette critique pour les lire dans la version d’origine).
«C’est que pour chaque vrai pointilleux, la vue du pluriel "Book’s" avec une apostrophe va déclencher une épouvantable réponse émotionnelle privée, semblable aux stades du deuil, mais grandement accélérés. D’abord, le choc. En quelques secondes, le choc laisse la place à l’incrédulité, puis à la douleur et, ensuite, à la colère. Enfin (et c’est là où l’analogie s’arrête), la colère fait place au besoin urgent et justifié de commettre un acte de dommage criminel à l’aide d’un feutre permanent.»
«La confusion du possessif "its" avec la contraction "it’s" (avec l’apostrophe) est un signe sans équivoque d’analphabétisme et déclenche un simple réflexe pavlovien, "tuer", chez le pointilleux moyen.»
«Nous sommes comme le garçon dans The Sixth Sense qui voit les morts, sauf que nous voyons la ponctuation morte. Murmurez-le avec une voix de petit garçon effrayé : la ponctuation morte est invisible pour tous les autres – mais nous la voyons tout le temps. Personne ne nous comprend, nous, les gens avec le septième sens. Ils pensent que nous sommes anormaux. Quand nous faisons remarquer des erreurs d’analphabètes, nous nous faisons souvent dire, de manière agressive, de se "trouver une vie" par des gens qui, remarquablement, ne montrent aucune preuve qu’ils ont eux-mêmes une vie intéressante.»
Alors au cas où vous n’avez pas encore compris, je recommande fortement ce livre. Si vous êtes pointilleux comme moi, vous allez adorer. Si vous ne différenciez pas "who’s" de "whose" et refusez d’utiliser des points-virgules, ce livre va vous rendre les idées plus claires. Et pendant qu’on y est, ma propre montée de lait : arrêtez de confondre «i.e.» (signifiant «c’est-à-dire») et «e.g.» («exemple»); vous seriez surpris du nombre d’anglophones qui ne font pas la différence.

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Mark Waid et Alex Ross – Kingdom Come : L’intégrale
http://en.wikipedia.org/wiki/Kingdom_Come_(comic)

Un nouveau genre, pour élargir mes horizons un peu... Même si c’est une bande dessinée au sens le plus strict du terme, c’est écrit presque comme un roman, en chapitres, avec une narration visuelle (et apparemment, il y a près de cent mille mots). L’introduction d’Elliot S. Maggin à elle seule est fantastique est vaut la peine d’être lue.
Le sujet de Kingdom Come : L’intégrale est aussi plus sérieux que ce à quoi la plupart des gens s’attendraient de la part d’une bande dessinée. L’histoire se passe dans le futur, quand la majorité des super-héros ont pris leur retraite; un nouveau groupe de métahumains (leurs enfants, dans certains cas) sévissent et se battent entre eux à un point tel que les citoyens se retrouvent dans la ligne de tir, et la fin du monde approche. Alors, nos bons vieux héros de DC (comme Superman, Wonder Woman et Batman) sortent de leur retraite et essaient de reprendre la maîtrise de la situation, avec de la dissension dans les rangs.
C’est une histoire au sujet du fait qu’il faut agir de manière responsable, en gardant à l’esprit non seulement nos raisons d’agir, mais aussi les conséquences de nos actions sur les autres. L’intrigue soulève la question de savoir si oui ou non les super-héros ont la responsabilité, ou même le droit, de protéger l’humanité et de la sauver de l’autodestruction.
Le graphisme en lui-même est vraiment superbe. J’ai aimé voir comment les super-héros que je connais ont vieilli (de manière élégante pour la plupart) et ont un côté plus humain qu’il n’y paraît.
Si vous voulez voir ce que sont devenus vos héros de DC préférés, ou encore si vous cherchez une introduction au genre, lisez ce livre (mais dans le second cas, commencez par lire la présentation des personnages dans les dernières pages, sinon vous allez manquer beaucoup des références pour lecteurs avertis).

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Burt Ward – Boy Wonder: My Life in Tights
http://www.robintheboywonder.com/
Comme vous le savez peut-être, l’une de mes séries-cultes est Batman, de la fin des années 1960, mettant en vedette Adam West et Burt Ward (Burt est le premier pour qui j’ai eu le béguin). J’ai donc décidé de lire cette autobiographie révélatrice, pour savoir ce qui s’est passé dans les coulisses lors de la série et pour en savoir plus sur l’acteur.
Eh bien, je n’ai pas été déçue. Un chapitre sur deux parle de ses conquêtes sexuelles, ce qui est évident quand on regarde la couverture du livre, et il y a des choses qui sont exagérées, selon certains. Mais ce que j’ai trouvé le plus intéressant, ce sont les chapitres traitant de la série elle-même : comment certaines prises ont été obtenues, comment Burt a souvent fait ses propres cascades (et s’est retrouvé à l’urgence plusieurs fois en conséquence), comment les conditions sur le plateau n’étaient parfois pas professionnelles, et comment ces gens ont eu tant de plaisir. J’ai découvert un autre côté d’Adam West. Le livre résume aussi ce que Burt Ward a fait depuis.
Je dois admettre que certains passages m’ont mis mal à l’aise, surtout quand je savais que sa femme, sa fille et ses covedettes les liraient, mais en gros, ce livre était très divertissant; c’était comme du bonbon pour la fan de Batman que je suis.

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Margery Williams – The Velveteen Rabbit
http://www.randomhouse.com/doubleday/

Pourquoi un livre pour enfants se trouve-t-il dans mes critiques, vous demandez-vous? Eh bien, en tant que francophone, il y a beaucoup d’icônes culturels anglophones auxquels je n’ai jamais été exposée en grandissant. Ce livre en est un. Mais j’en ai tant entendu parler que j’ai décidé de le lire, dans la mi-vingtaine.
Heureusement que je l’ai fait. Ce n’est pas juste un livre pour enfants, ça m’a émue presque aux larmes même aujourd’hui. C’est l’histoire de comment un jouet adoré devient Réel pour un enfant parce qu’il est aimé, et on suit l’aventure d’un jouet en particulier, le Lapin de velours. Ça se lit rapidement, alors j’aurais peur de vous gâcher l’histoire si j’en révélais plus. Je n’ai pas pu m’empêcher de m’attacher à ce Lapin et de me demander lesquels de mes jouets étaient Réels pour moi.
Peu importe votre âge, vous devez lire ce livre à un moment de votre vie.

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Critiques de disques
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Maintenant 51 albums, classés par nom de groupe, par nom de famille d’artiste ou par titre de film pour les trames sonores.

Christina Aguilera – Stripped
The Arcade Fire – Funeral
The Backstreet Boys – Never GoneUnbreakable
Bleu – Redhead
James Blunt – Back to Bedlam
Butterfly Boucher – Flutterby
Michelle Branch – Broken Bracelet Hotel Paper
Nick Carter – Now or Never
Cher – The Greatest Hits
Les Cowboys Fringants – La Grand-Messe
Miles Davis – Kind Of Blue
Gavin DeGraw – Chariot
The Donnas – Gold Medal
Evanescence – Fallen
Aretha Franklin – 30 Greatest Hits
The Fratellis – Costello Music
Frida – Music from the motion picture
Green Day – American Idiot
Hanson – Underneath AcousticUnderneathThe Best of Hanson: Live & ElectricThe Walk
Sarah Hudson – Naked Truth
Norah Jones – Come Away With Me
Kenna – New Sacred Cow
Avril Lavigne – Under My Skin
Malajube – Trompe-l’œil
Maroon 5 – Songs About JaneIt Won’t Be Soon Before Long
Mes Aïeux – Ça parle au diableEntre les branchesEn famille
Raúl Midón – Limited Live EditionState of Mind
The Philosopher Kings – Castles
Pascale Picard – Me, Myself & Us
Daniel Powter – Daniel Powter
Elvis Presley – How Great Thou Art
Lisa Marie Presley – To Whom It May Concern
Rhapsody – Symphony of Enchanted Lands
Kyle Riabko – Before I Speak
Stabilo – Cupid?
Joss Stone – The Soul Sessions Mind, Body & Soul Introducing Joss Stone
Tegan and Sara – If It Was You
Liam Titcomb – Liam Titcomb
Michael Tolcher – I Am
Antonio Vivaldi – Les Quatre Saisons (joué par Tafelmusik)
The White Stripes – Get Behind Me Satan
The Wreckers – Stand Still - Look Pretty

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Christina Aguilera – Stripped
http://www.christina a.com

Je dois admettre que j’ai longtemps hésité avant d’acheter cet album. Il y a quelques années [avant 2003], Christina n’était qu’une autre Britney et elle n’était donc pas sur mon radar. Puis l’année dernière, elle a changé son look pour le fameux prostituée-à-deux-cennes-à-la-Jerry Springer-qui-ne-porte-rien-que-deux-diachylons-et-un-lacet, et en plus elle a commencé une tournée avec Justin Timberlake, et pour moi c’était deux bonnes raisons de ne pas l’encourager. CEPENDANT, j’ai passé par dessus et il se trouve que cette fille est une chanteuse bourrée de talent. Elle a une voix magnifique, à vous donner la chair de poule quand elle se force (on aurait du s’en rendre compte avec Mulan) et elle a participé à la composition de toutes les chansons de cet album. Je respecte bien sûr le fait qu’elle soit plus elle-même maintenant, plutôt que de se contenter d’être la marionnette comme tellement d’autres artistes peuvent l’être. Les thèmes abordés sont principalement de s’accepter telle qu’on est (et ça vient de la fille qui a carrément été contente de prendre quelques livres avec la Pilule), de se remettre des blessures du passé, de s’amuser et d’avoir le courage de ses convictions. C’est surtout du pop, mais il y a décidément un côté plus dur à la musique. Je pense que Fighter va devenir ma nouvelle chanson thème pour l’été.
Toutes choses considérées : Une très agréable surprise.

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The Arcade Fire – Funeral
http://www.arcadefire.com/yope.html

Il était temps que j’écoute cet album extrêmement bien reçu par les critiques. Je n’entendais que des bonnes choses au sujet de ce groupe de Montréal depuis un moment, j’ai adoré les voir en concert et maintenant, je peux enfin écouter leur musique quand je veux. J’aime surtout Neighborhood #2 (Laïka), Wake Up, Haïti et Rebellion (Lies). C’est de la musique alternative, pleine de violons, de piano, de guitares, de batterie, d’accordéon et d’autres instruments. Vous avez sans doute entendu une ou deux chansons à la radio commerciale, mais ils sont plus comme un groupe indépendant, en fait. C’est un son très moderne, mais on dirait que c’est tiré d’un inconscient collectif, c’est dur à décrire. Il y a des chansons lentes et d’autres qui sont beaucoup plus énergiques, avec des paroles originales et des voix obsédantes.
Toutes choses considérées : Si vous chercher une introduction à The Arcade Fire, courez acheter cet album. C’est une très belle trouvaille.

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The Bachstreet Boys – Never Gone
www.backstreetboys.com

Halleluiah! Après cinq m*udites années d’avoir fait attendre les fans, voici l’album dont je vous parle depuis que j’ai commencé mon site (il y a deux ans [en 2003]). Alors voici mes impressions, en ordre chronologique.
Premièrement, la photo sur la couverture a l’air d’avoir été prise par le photographe de Mes Aïeux, ce qui montre à quel point les Boys veulent revenir à quelque chose de plus simple. Petit détail: la forme du boîtier n’est pas complètement standard, l’un des bords est arrondi et il y a un vrai mécanisme d’ouverture. À l’intérieur se trouve un montage de photos de certains de leurs fans, avec une note les remerciant tous. Le livret à l’intérieur n’est pas standard non plus, la mise en page est différente. Les images sont superbes, mais il n’y a pas de paroles. Leurs albums n’ont jamais de paroles écrites, mais leurs fans trouvent toujours moyen de connaître les chansons par cœur dans les heures qui suivent l’écoute. Et il y a beaucoup de notes de remerciement de la part de chacun. Alors on sait que Kevin aime surutiliser l’expression cool du moment (on t’aime bien quand même, Kevin, «you’re the sh*t, no diggity» ;o). Brian a une nouvelle perspective sur sa vie maintenant qu’il est papa, Howie est toujours aussi gentil, A.J. est de retour et plus fort que jamais et Nick devient de plus en plus mature (jusqu’à son message «secret» à la fin : «I didn’t do it»).
Maintenant, pour la musique elle-même. Si la chanson Incomplete n’était pas assez pour vous convaincre que le style de ce groupe a changé, vous feriez mieux de vous accrocher pour écouter le reste de cet album. La chanson My Beautiful Woman (qui avait été diffusée sur Internet l’année dernière) commence d’une manière qui me rappelle presque Les Triplettes de Belleville; c’est différent, c’est dur à décrire, et je l’adore. Toutes les chansons sont moins pop et plus naturelles; finis les synthétiseurs et la danse synchronisée; voici la nouvelle ère des BSB, avec des paroles plus personnelles et un son plus mature. C’est de la vraie musique. On dirait que Just Want You To Know aurait pu se trouver sur l’album Now Or Never. Il y a quand même quelques chansons romantiques (Safest Place To Hide, Crawling Back To You), mais écoutez Climbing The Walls, Weird World ou Siberia pour quelque chose d’un peu différent (des extraits sont disponibles sur www.thebackstreetboys.com).
Toutes choses considérées : They were Never Gone, but man, am I glad they’re Back. ;o)

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The Bachstreet Boys – Unbreakable
www.backstreetboys.com

L’Intro nous ramène aux bases en nous rappelant qu’il s’agit, après tout, d’un talentueux groupe d’harmonies vocales (même avec seulement quatre voix). Heureusement, on entend ce talent sur d’autres pistes. Everything But Mine débute comme s’il s’agissait d’un disque de musique urbaine (ce qui est une bonne chose). On dirait presque une chanson de Kenna. L’album lui-même est plus moderne que les précédents, et j’aime voir ce groupe évoluer. Inconsolable est ce que j’appellerai une chanson romantique moderne; c’est bon, mais il faut plus de diversité pour qu’un album soit intéressant (c’était peut-être le défaut de Never Gone). Helpless When She Smiles semble osciller entre le country et le pop, mais ce n’est pas une mauvaise chose. You Can Let Go est une chanson romantique qui rappelle Gavin DeGraw. Des chansons comme One In A Million, Treat Me Right et Panic pourraient en convertir certains qui n’ont pas entendu ce groupe depuis 2000.
Une ombre au tableau, par contre : ils ont encore une fois négligé d’inclure les paroles des chansons dans le livret.
Toutes choses considérées : Sans doute leur meilleur album à date.

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Bleu – Redhead
www.bleutopia.com

Je suis sûre que vous n’avez jamais entendu parler de lui. Et pourtant, il vaut la peine d’être entendu. C’est de la musique urbaine relax, par un chanteur du nom de Bleu McAuley qui écrit (parfois en collaboration) ses propres chansons; il joue aussi de la guitare et d’autres instruments. La chanson Get Up est très bonne, avec un rythme entraînant sans toutefois être pop. Could Be Worse est aussi très bonne, optimiste même si le sujet en soi n’est pas super. J’adore le son de Somethin’s Gotta Give. Il y en a des plus lentes, bien sûr; elles ressemblent plus à ce que l’on s’attendrait à entendre sur la trame sonore d’un film comme Garden State. Et Watching You Sleep, même si elle paraît touchante, est en fait un peu apeurante quand on se met à écouter les paroles. De plus, You Know, I Know, You Know est différente des chansons que j’ai entendues auparavant, mais elle est très bonne. Il y a aussi deux chansons cachées, ce qui me rend toujours heureuse. ;o) Les paroles sont originales, et le passage «I’ll even let you lead/If you think you can dip me» me fait rire à chaque fois.
En passant : n’est-ce pas qu’il est beau? Regardez l’image de la couverture et dites-moi que ce ne sont pas les plus gros favoris que vous ayez vus!
Toutes choses considérées : Un artiste talentueux à découvrir.

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James Blunt – Back to Bedlam
http://www.jamesblunt.com

À moins que vous viviez sous une roche, vous avec entendu la chanson You’re Beautiful à la radio (je me suis réveillée en l’entendant un beau jour et j’ai tout de suite voulu en entendre plus; je n’ai même pas eu envie d’appuyer sur «snooze», pour une fois). Je suis encore émue par la douce guitare, le piano et les paroles sincères. Mais la version de l’album comporte un petit mot qui a été coupé pour la radio… La chanson Wisemen est également souvent en ondes, et elle est légèrement plus rapide; High et Tears And Rain sont un peu dans la même veine. Ne manquez pas Goodbye My Lover, qui est l’une des chansons les plus tristes dans l’histoire de l’humanité, mais écœurement belle. La chanson So Long Jimmy est assez enjouée, même si les paroles sont également tristes. En fait, je dirais que James Blunt écrit surtout des chansons tristes, malgré la couverture mignonne et colorée de l’album. Cela étant dit, ce n’est pas un album déprimant.
Toutes choses considérées : Si vous ne savez toujours pas qui il est, vous devez acheter cet album. Ce n’est pas souvent que de la musique qui n’est pas pop a tant de succès.

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Butterfly Boucher – Flutterby
http://www.butterflyboucher.com/

Je pourrais vous dire qu’elle compose, joue, arrange et produit ses propres chansons, mais vous ne seriez pas le moindrement surpris si vous avez lu assez de mes critiques. La première piste, Life Is Short, est charmante et donne le ton au reste de l’album. Il y a surtout des instruments à cordes et à percussion (en plus des grillons et du tonnerre dans deux chansons – merci à Butterfly de l’indiquer dans le texte de la pochette). Je dirais que c’est du rock alternatif, avec quelques surprises. Another White Dash est un peu différente, peut-être plus imaginative et presque comme quelque chose qu’on retrouverait sur la trame sonore d’un film de road trip. A Walk Outside a des paroles originales, surtout sur la musique et l’amour, y compris «Which came first / the love or the love song?», «Clever lines and clever lyrics / all boil down to what goes in them» et «Music is in the things that matter / hear it in the kiss we hold». La chanson la plus lente est Never Leave Your Heart Alone (vous pouvez sans doute deviner le sujet par le titre). A Beautiful Book a les meilleures paroles, mais je vous laisse les découvrir par vous-mêmes.
Toutes choses considérées : Une artiste peu connue qui vaut vraiment la peine d’être découverte. Elle va aller loin, je pense, parce que même sur ce premier album on devine qu’elle se prépare à suivre la piste d’Aimee Mann (mais avec un peu plus de cran).

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Michelle Branch – Broken Bracelet
http://www.michellebranch.net

C’est son premier album, la publication indépendante qui l’a aidée à entamer sa carrière. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire des parallèles entre cet album et les albums indépendants de Hanson, avant Middle of Nowhere : certaines des chansons sur Broken Bracelet ont été reprises par Michelle Branch sur The Spirit Room et, tout comme c’était le cas pour MMMBop, des chansons qui étaient relativement lentes à l’origine ont par la suite été ravivées grâce à une nouvelle énergie. Même le type de musique est similaire, une jeune artiste écrivant des chansons en grattant sur sa guitare (parce que même avant qu’elle ne porte du maquillage, Michelle Branch écrivait déjà presque toutes ses propres chansons). Et cet album est tout à fait sans prétentions; sa simplicité est en fait très charmante. J’ai surtout aimé Stewart’s Coat et Paper Pieces (la plupart des autres m’étaient déjà familières grâce à The Spirit Room).
Le nom de cet album vient du fait que la chanteuse a jadis reçu un bracelet fait par Jewel et il lui a été prédit que lorsque le bracelet se briserait, elle deviendrait célèbre. Elle a porté le bracelet pendant six mois et il s’est brisé après qu’elle ait donné sa cassette de démonstration à Jeff Rabban, qui est par la suite devenu son impresario et qui l’a aidée à créer cet album.
Toutes choses considérées : Un très bon album acoustique, à propos du début de la carrière de Michelle Branch. Une écoute aisée.

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Michelle Branch – Hotel Paper
http://www.michellebranch.net

Enfin, d’autre Michelle Branch! Une autre de ces merveilleux artistes qui n’ont pas succombé au conformisme, qui peuvent écrire leurs propres chansons, jouer leur propres instruments, chanter de leur propre voix et qui sont tout de même très talentueux. Son style se rapproche en fait de celui de Hanson, et ce n’est peut-être pas une coïncidence car elle a été découverte par un représentant de Maverick alors qu’elle était leur premier acte en 2000. Le titre de cet album vient du fait que, lorsqu’elle était en tournée pour son dernier album, elle écrivait la plupart de ses nouvelles chansons et idées de chansons sur du papier à lettre fourni dans les chambres d’hôtels.
Are you happy now?, la première chanson à jouer à la radio, est fantastique. Joyeuse tout en traitant d’un sujet pas si joyeux. L’introduction et la dernière pièce sur le CD sont inhabituelles mais semblent se fondre avec son style parfaitement et je les aime bien. La chanson titre a une qualité quasi-Alanis Morissette au début, avant de devenir un peu plus country et de revenir à Alanis à la fin. Michelle Branch a aussi un duo avec Sheryl Crow sur cet album (et n’oubliez pas qu’elle a joué avec Santana l’année dernière). Il y a donc une assez grande variété de styles sur celui-ci pour satisfaire les éclectiques parmi vous.
Cependant, je me sens obligée de faire mention d’un défaut : il y a une chose sur cet album que je considère, en tant que traductrice, comme étant une assez grosse erreur (relativement à la chanson en question) qui m’agace royalement. La douzième chanson, ’Til I Get Over You, comporte des paroles en français au milieu d’un texte anglais, avec une traduction au bas de la page. Les paroles ont le bon son dans la chanson, mais le son est probablement ce qui a causé l’erreur en premier lieu : n’importe quel francophone qui lit ça s’esclaffera de rire en vous disant que c’est du n’importe quoi. Elle voulait dire, en anglais, «Every time you walk away, I pretend that I’m okay», dont la traduction correcte serait «Chaque fois que tu t’en vas, je fais semblant que tout va bien», mais ce qu’elle a en fait écrit est quelque chose dont la prononciation est proche mais dont le sens est très différent : «Chaque fois que tu ton va, je prétends que tu fais bien»! (En gros, «Every time that you your go, I claim that you do well», donc presque l’opposé de ce qu’elle voulait dire, quoi.) Michelle, je t’aime bien, mais quand tu écris tes paroles dans une langue qui t’es étrangère, fais vérifier par un professionnel STP!
L’album dans son ensemble est plus mature que son dernier. La plupart des chansons parlent de la difficulté d’avoir des relations avec les autres et de la découverte de soi, mais elles parviennent toutes à maintenir une qualité qui vous donne un certain espoir et qui vous remonte le moral. Les remerciements de l’artiste sont courts et originaux («Merci à la haute puissance quelconque qui existe, parce que je sais bien qu’elle lit les pochettes d’albums tout le temps»). L’image derrière le CD dans le boîtier est aussi originale et m’a tiré un sourire. ;o)
Toutes choses considérées : Si vous aimez Michelle Branch, vous allez aimer cet album. Si vous ne la connaissez pas, c’est une bonne occasion de la découvrir. Si vous avez entendu trop de ses chansons du dernier album rejouées dans les films, etc., de l’année passée, procurez-vous celui-ci, c’est différent! (Est-ce que ça paraît que je suis un peu biaisée en sa faveur? ;o)

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Nick Carter – Now or Never
http://www.nickcarter.com

Première impression: C’est qui ce gars qui chante comme un mix entre Nick Carter et Bryan Adams? Juste comme on pensait qu’il avait fini de grandir, il se trouve qu’on n’a encore rien vu. Le début de sa note de remerciement suffit à le prouver. C’est très différent de ce à quoi l’on attendrait d’un album de Backstreet (même du prochain album, très attendu), mais dans le fond c’est parce que ce n’est pas Backstreet. Cet album est plus rock que pop, mais avec les quelques chansons romantiques habituelles à travers tout ça. Il a participé à la composition de la plupart du matériel lui-même. Les chansons parlent surtout de l’angoisse de grandir, d’affirmer sa place et, bien sûr, de l’amour. Help Me a un vraiment bon beat, comme la plupart des autres chansons d’ailleurs; Girls in the USA est presque du hard rock, l’ouverture surtout. Heart Without a Home, Do I Have to Cry for You et Who Needs the World sont très bonnes aussi, si vous avez le goût d’une bonne chanson romantique. Par contre, Miss America était un peu décevante (un peu trop langoureuse pour mon goût et les paroles n’aidaient pas vraiment, mais dans le fond ce n’est pas lui qui a écrit celle-là). Is it Saturday Yet me rappelait un peu ProZac, le groupe je veux dire, alors le beat était pas mal, mais les paroles étaient un peu trop pop-heureuses pour moi, tout comme I Just Wanna Take You Home. D’autres chansons sont plus sombres par contre, alors il y a un certain équilibre. C’est infiniment dommage que cet album n’ait pas eu plus de temps en ondes (voire aucun temps en ondes), parce que c’est vraiment mieux que cet autre album solo du petit frisé de N’SYNC (il fera froid en Enfer avant que j’achète celui-là). La musique de Nick Carter est beaucoup plus réelle, sans tous les sons artificiels que l’on peut entendre sur les chansons de Justin, et cet album prouve qu’il a le potentiel d’avoir une longue carrière.
Toutes choses considérées: Si vous vous sentez un peu nostalgique des années 80 (Bon Jovi, Bryan Adams), vous allez aimer.

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Cher – The Greatest Hits
http://www.cher.com

Je veux ici parler de l’album dont les droits d’auteur datent de 1999 (car il y a tellement d’albums de ses meilleurs hits que c’est facile de s’y perdre). Cela inclut des chansons aussi récentes que Believe, mais aussi des classiques tels que The Shoop Shoop Song (It’s in his Kiss) et I Got You Babe. La variété des chansons se fait tout de suite sentir, mais il faut bien sûr s’attendre à cela de la part d’une artiste qui a eu des succès numéro un de manière consistante pour les dernières décennies, et qui ne montre aucun signe d’usure. Il y aura sans doute autant de «tournées d’adieu» qu’il y a d’albums des meilleurs succès. Même si les styles changent, la voix demeure toujours reconnaissable et ça a été fantastique d’écouter cet album. Si vous n’étiez pas nostalgique avant de l’écouter, vous le serez sûrement après.
Toutes choses considérées : Si vous voulez découvrir (ou redécouvrir) Cher, vous vous devez d’ajouter cet album à votre collection, c’est un classique qui ne se démodera pas (malgré qu’il y a une compilation plus récente qui en vaudrait la peine).

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Les Cowboys Fringants – La Grand-Messe
http://www.cowboysfringants.com

Un bon groupe québécois, avec de la vraie musique et des textes intelligents. Le boîtier de l’album est original, du carton avec des couleurs dans les tons de rouge et brun, un imprimé de jute et un livret avec le texte de toutes les chansons (ça m’en prend pas gros pour être heureuse ;o). Des chansons sur la privatisation de l’eau (je vous jure), sur notre passage dans cette vie, sur la solitude, sur le matérialisme, une lettre à René Lévesque, des chansons d’amour tristes et d’entraide. Il y a des chansons romantiques et des reels, même une symphonie. Pour les instruments, on a droit à des violons, des guitares, de la batterie, de la trompette, de l’accordéon, une cloche à vache, et j’en passe. Ils se donnent même la peine de mentionner qu’une telle personne n’a pas participé à l’enregistrement d’une certaine chanson parce que c’était son jour de congé; c’est toujours bon d’avoir un sens de l’humour, même sur les pochettes de disques.
Toutes choses considérées : Un bon album par un groupe québécois plein de talent.

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Miles Davis – Kind Of Blue
http://www.milesdavis.com/
On en parle comme étant l’un des albums jazz les plus connus, qui ont le plus d’influence et qui se vendent le mieux au monde. Miles Davis joue de la trompette sur chaque piste, et il y a d’autres musiciens accomplis comme John Coltrane, Bill Evans, Paul Chambers et Jimmy Cobb. Les chansons sur cet album ont presque toutes été enregistrées en une seule prise, par des musiciens qui ne les avaient jamais jouées avant (sauf la chanson bonus, qui est une autre version de Flamenco Sketches). La plupart, comme Freddie Freeloader, sont des chansons très relax. C’est un peu décevant, puisque je m’attendais à quelque chose d’un peu plus entraînant. Comment une chanson portant le titre de Flamenco peut-elle être langoureusement lente? Peut-être que le titre de l’album aurait dû me mettre la puce à l’oreille.
Toutes choses considérées : Pour ce qui est de mes goûts, je trouve que c’est de la très bonne musique de fond, mais je ne l’écouterais pas si je ne faisais pas d’autre chose en même temps.

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Gavin DeGraw – Chariot
http://www.gavindegraw.com/

C’est un album fantastique. C’est réaliste tout en ayant un son nouveau.
Vous vous souviendrez des succès Chariot (même si les premières notes sont plus remarquables sur l’album que sur la version éditée de la radio) et I Don’t Want To Be, mais j’ai aussi beaucoup aimé Follow Through. Just Friends est triste, tandis que (Nice To Meet You) Anyway est presque drôle, les paroles sont assez originales. Dans l’ensemble, c’est un album assez entraînant, mais sans être kitsch le moins du monde. Les instruments sont surtout des guitares électriques, du piano et de la batterie. L’artiste écrit ses propres chansons (indéniablement un point positif pour moi, comme toujours), et elles sont sincères et originales. La plupart seraient dignes d’être des singles, en fait.
Toutes choses considérées : Une merveilleuse trouvaille. Vous devriez absolument l’écouter, c’est l’un de mes albums favoris de l’année.

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The Donnas – Gold Medal
http://www.thedonnas.com/

Du rock de filles à son meilleur. Enfin, du hard rock entraînant à son meilleur, avec des filles au micro. Les guitares électriques, la basse et la batterie dominent les sons, avec des gens qui tapent dans leurs mains à la manière des années 1960. La chanson titre, The Gold Medal, est un regard positif sur une mauvaise rupture. I Don’t Want To Know (If You Don’t Want Me) est dans la même veine et est une chanson parfaite pour débuter l’album, avec un son énergique et entraînant. Toutes les chansons parlent d’être forte et de s’affirmer, même si on se sent vulnérable.
Cet album a tendance à être quelque peu monotone, dans le sens où toutes les chansons sont rapides et semblent avoir le même rythme. C’est super si on aime le rock ‘n’ roll, mais soyez avertis que c’est un genre particulier, qu’il faut aimer avant d’acheter un tel album. Vous pouvez en écouter des extraits sur le site des Donnas.
Toutes choses considérées : Du rock fantastique.

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Evanescence – Fallen
http://www.evanescence.com/

Evanescence sont très rapidement devenus célèbres grâce à quelques chansons sur la trame sonore de films de super-héros, et ce groupe a sans aucun doute du talent. C’est de la musique alternative, alors ce n’est pas pour tout le monde, ou en tous cas ça dépend de votre humeur, mais on peut tous se mettre d’accord pour dire qu’Amy Lee a une voix superbe.
Vous vous rappellerez de Bring Me To Life et de My Immortal quand vous les entendrez, et ces chansons donnent une assez bonne idée de ce à quoi on peut s’attendre. Certaines chansons ont un son colérique alternatif, voire punk (Going Under, Everybody’s Fool), mais d’autres sont beaucoup plus calmes et dramatiques (My Immortal et Hello, qui a un superbe accompagnement de piano). On peut passer d’un extrême à l’autre dans la même chanson, parfois. La pièce intitulée Whisper a en fait un son très fort et une fin qui tire sur le Hollywood metal. Mais bon, ce n’est peut-être pas une coïncidence après tout que les chansons de Evanescence se soient retrouvées sur la trame sonore de films. Les paroles, dont beaucoup ont été composées par Ben Moody (le deuxième membre du groupe) sont imaginatives et surréelles, alors leur interprétation laisse largement place à la subjectivité. La voix obsédante d’Amy Lee est accompagnée principalement de guitares, de violons et de batterie, en plus de la chorale occasionnelle.
Toutes choses considérées : Ne laissez pas la couverture de l’album vous faire peur, c’est vraiment bon.

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Aretha Franklin – 30 Greatest Hits
http://www.sodamnhappy.com

Bon, je me rends compte que c’est difficile de ne pas aimer un album de meilleurs succès, surtout en sachant qu’Aretha Franklin est une chanteuse si légendaire. Sa voix ne contient pas que du soul et du gospel, mais aussi beaucoup d’émotion; on dirait qu’elle est toujours pleine de confiance en soi. Respect est ma piste préférée, bien sûr, mais Chain Of Fools est aussi fantastique. Le premier disque commence avec le classique I Never Loved A Man (The Way I Love You) et se termine avec Eleanor Rigby, que je n’avais jamais entendue avant (il ne s’agit pas du tout de la version des Beatles à laquelle vous pouvez penser). J’ai aussi découvert d’autres succès comme (Sweet Sweet Baby) Since You’Ve Been Gone et Ain’t No Way. Il y a bien sûr des chansons plus lentes et émotives, comme Do Right Woman – Do Right Man et la superbe (You Make Me Feel Like) A Natural Woman.
Bien sûr, ça ne couvre pas ce qu’elle a fait récemment, mais c’est un bon début.
Toutes choses considérées : Une belle collection de chansons d’une artiste géniale qui a marqué le monde de la musique.

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The Fratellis – Costello Music
http://www.thefratellis.com

Même si les paroles sont crues et mal épelées, la musique vous accrochera dès la première piste. L’une des chansons (la géniale Flathead, si ma mémoire est bonne) a été utilisée dans une annonce d’iPod, pour vous donner une idée, alors il s’agit surtout de rock punk rapide et endiablé. Whistle For The Choir est plus lente, mais entraînante quand même. Vince The Loveable Stoner est un peu différente : il y a un certain air country, et les paroles sont plus répétitives que pour les autres chansons; cela étant dit, elle s’intègre quand même bien à l’album. Certaines chansons me rappellent en fait des Beatles (avec du speed). Ole Black ‘n’ Blue Eyes est la seule chanson que je qualifierais de chanson d’amour. Le reste est du rock pur et simple.
Toutes choses considérées : Un excellent album de rock.

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Frida – Trame sonore du film
http://www.miramax.com/frida/

Dès les toutes premières notes, ça sent le Mexique à plein nez. On y entend des instruments mexicains traditionnels ainsi que quelques chansons traditionnelles du Mexique, incluant certaines des chansons que Frida elle-même adorait. Par exemple, Chavela Vargas en personne, un icône mexicain qui était une amie proche et parfois une amante de Frida, a même deux chansons sur cet album: la première a été enregistrée il y a 40 ans, la deuxième est telle qu’elle l’a chantée lors de son rôle dans le film. Salma Hayek chante aussi sur quelques-unes des pistes. Les chansons qui ont été composées spécialement pour cette bande sonore s’y marient très bien et on aurait du mal à les distinguer toutes. Les mélodies sont simples mais envoûtantes. Certaines des chansons sont gaies, d’autres sont plus sombres et tristes. Burn It Blue, la finale jouée lorsque le corps de Frida brûle dans son lit, semble passer à travers vous et vous hante presque. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi cet album a remporté le prix de la meilleure musique aux Oscars de 2003.
Toutes choses considérées : Il se peut que vous appréciez plus cet album si vous avez vu le film, mais même si vous n’avez qu’une fringale pour un goût du Mexique il pourra satisfaire votre faim.

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Green Day – American Idiot
http://www.greenday.com

Sans doute leur meilleur album à date. La chanson titre est du rock‘n’roll enragé, tandis que le simple Boulevard Of Broken Dreams est un peu plus calme, mais quand même électrique et très mémorable. La plus lente est Wake Me Up When September Ends, mais même celle-là prend de la vitesse au milieu. Les chansons sont arrangées avec très peu de temps mort entre elles, comme si le groupe avait du mal à se retenir de jouer. Les chansons sont divisées en cinq parties et les paroles sont écrites comme dans un cahier spirale. L’album est conçu pour être vu comme un tout, avec des paroles qui se répètent d’une chanson à une autre. En fait, c’est un peu plus hard-core que ce que je recommande habituellement, mais c’est vraiment bon, ce que j’appellerais du punk enjoué.
Toutes choses considérées : Vous l’avez déjà si vous aimez Green Day, mais achetez-le pour élargir vos horizons un peu. Et laissez-le traîner sur votre table à café, vous aurez automatiquement l’air cool. ;o)

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Hanson – Underneath Acoustic
http://www.hanson.net

Après une longue absence de la scène musicale, les frères Hanson sont enfin de retour! Je n’arrive pas à croire qu’ils nous ont fait attendre si longtemps! C’est un album indépendant, offert sur www.hanson.net, dont le but est de faire la promotion de leur album prévu pour le printemps prochain [2004]. Nous avons ici les versions acoustiques de huit des chansons qui seront sur l’album officiel (plus une chanson bonus). Et les choses se passent très bien pour eux : le CD a du être remis en stock deux fois jusqu’à maintenant (toutes les copies étaient vendues), et leur tournée a été rallongée deux fois également, avec d’autres dates possibles de part le monde. Bravo les gars!
Pour les chansons elles-mêmes : elles ont été enregistrées en direct lors d’une performance pour leurs fans à l’été 2003. Comme toujours, les trois frères ont écrit les chansons eux-mêmes (avec un peu d’aide d’autres artistes sur certaines chansons, comme Mathew Sweet, de Barenaked Ladies, pour la chanson titre). Ils jouent aussi de leurs propres instruments (guitares, piano, batterie, harmonica, etc.) et ils chantent. Et il se trouve justement qu’ils sont très doués! Les harmonies, les mélodies, le rythme, la musique... Wow, vraiment wow! La variété habituelle des chansons est là, des plus rapides (Hey, Love Someboby to Know) à un peu plus lentes (When You’re Gone, Misery, Underneath) et d’autres tout simplement entraînantes (Strong Enough to Break, Deeper, Penny and Me). Je suis contente de voir que le rock and roll n’est pas mort, qu’il y a encore de la musique authentique.
Écoutez-le par une journée ensoleillée, pour éclaircir un jour de pluie, lors d’une promenade en voiture avec les fenêtres baissées, sur votre discman dans le métro, ... J’adore j’adore j’adore! Les seuls inconvénients : cet album n’inclut pas les paroles, ce qui me rend la vie dure parce que j’ai une mémoire visuelle; et il n’y a que huit chansons, alors que je pourrais écouter ça pendant des heures!
Toutes choses considérées : Hanson sont de retour et mieux que jamais. They ROCK! J’aurai du mal à attendre l’album du printemps!

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Hanson – Underneath
http://www.hanson.net
Enfin, l’album de studio que j’attendais depuis presque quatre ans. On voit à quel point il y a eu du délai lorsqu’on se rend compte que la plupart des droits d’enregistrement datent de 2001 et de 2002. À la première écoute, une partie de moi était émerveillée, mais l’autre partie était en deuil de la version acoustique. Certaines des chansons ont indéniablement un nouveau son; c’est incroyable à quel point le fait d’utiliser une guitare électrique au lieu d’acoustique, même en musique de fond, peut faire une telle différence. On y retrouve aussi de nouveaux instruments, comme un violoncelle et même des cors dans une chanson! Les gars sont devenu plus matures et leur art aussi; j’affirme officiellement qu’ils sont de loin plus talentueux que la plupart des autres groupes musicaux. Les chansons sont toujours entraînantes et irrésistibles, que l’on parle des rapides ou des plus lentes. Puisque c’est un album de Hanson, il y a une chanson cachée à la fin (deux dans ce cas-ci). Et bien sûr, ce disque contient les paroles, qui me sont très utiles pour deux raisons : j’ai une mémoire visuelle, et ils n’articulent pas toujours correctement. ;o) Deeper a été transformé en duo avec Michelle Branch et c’est vraiment une très belle chanson. Penny And Me est toujours l’une de mes favorites, de même que Hey (ce dernier titre encore plus que le premier simple, mais je ne sais pas encore si je préfère la version acoustique ou électrique); les nouvelles chansons que j’adore incluent Get Up And Go, Lost Without Each Other et Crazy Beautiful. Cette dernière m’a surprise, en fait, parce qu’elle est TRÈS différente de la version que j’ai entendue (et vue) venant de Taylor; c’est passée d’une chanson ayant des caractéristiques de Jerry Lee Lewis à, dans certaines parties de la chanson, un son rappelant John Lennon dans sa carrière post-beatlesque. Une autre chanson qui m’a beaucoup touché est Broken Angel; c’est l’une de ces chansons tristes qui peut être interprétée de diverses manières, mais elle ne vous laissera pas indifférent. [Est-ce que c’est juste moi ou si Zac semble avoir beaucoup de solos tristes, en commençant avec Lucy en 1997?] Et puis zut, je suis en train de vous nommer des chansons comme ça alors que tout ce que je veux vraiment dire c’est…
Toutes choses considérées : Je ne suranalyserai pas ce disque-ci parce que je ne veux pas me le gâcher, mais en gros… je l’A-D-O-R-E!!!

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Hanson – The Best of Hanson: Live & Electric
http://www.hanson.net

Il s’agit du premier album que le groupe a enregistré en public depuis sept ans, et il montre bien l’évolution de leur musique. Hanson a plus de treize ans d’expérience en composition et en interprétation; le fait qu’il produit maintenant sa propre musique ne fait qu’ajouter à son charme. Deux pistes sont des reprises excellentes, presque envoûtantes, des chansons Optimistic de Radiohead et In A Little While de U2. On retrouve sur l’album des versions modernes d’anciens succès tels que I Will Come To You et Hand In Hand, avec de l’improvisation apparemment aisée entre les pistes. Bien sûr, on peut aussi entendre des succès plus récents, comme Penny & Me et Strong Enough To Break, toutes deux très entraînantes et faites pour être entendues en concert. Je dois également mentionner la fantastique Rock ‘N’ Roll Razorblade, dont les paroles racontent l’épopée d’un musicien accro au rock’n’roll, et la superbe Underneath, le plus récent single, qui exprime la lutte qu’a connue le groupe en créant sa propre maison de disques indépendante. Hanson produit des harmonies vocales comme seuls des frères peuvent le faire, entrelacées d’impressionnants riffs de guitare électrique, de mélodies martelées au piano et de rythmes endiablés à la batterie.
Toutes choses considérées : Live & Electric est loin de n’être qu’un must pour les fans; c’est aussi un bon album pour ceux qui pensent à tort que Hanson n’a eu qu’un succès ou encore pour ceux qui ne connaissent pas leur musique. C’est du indie rock étonnamment bon, qui mérite largement votre attention.

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Hanson – The Walk
http://www.hanson.net
http://www.myspace.com/takingthewalk
Voilà un groupe qui se réinvente continuellement avec chaque nouvel album. Vous les reconnaîtrez peut-être, mais le son est toujours un peu différent. L’album débute avec une introduction enregistrée en Afrique : Hanson a enregistré deux chorales africaines en faisant cet album. La première chanson, Great Divide, est énergique et retiendra votre attention dès le début. Vous la reconnaîtrez peut-être, car il s’agit du single de charité sorti dans le cadre de la Journée mondiale du sida en décembre 2006, pour combattre le sida en Afrique. C’est un mélange de rock et de gospel très plaisant. Been There Before est du bon vieux rock (pensez à Michael Jackson quand il était encore Noir), à propos de l’amour de la musique; c’est parfait pour rouler en voiture, les fenêtres baissées, par un beau jour d’été. Georgia est une chanson romantique fantastique qui est loin d’être sentimentalement cruche. Watch Over Me semble traiter du fait qu’on a tendance à laisser la vie nous mener sans se demander ce qu’on veut et travailler vers ce but. Running Man parle du sort d’un gars qui brise le cœur d’une fille; le son me rappelait un peu Bleu, et il se trouve qu’il a aidé à composer la chanson et qu’il joue de la guitare sur la version studio. C’est l’une de mes chansons préférées de l’album. Go est une chanson triste au sujet d’une relation qui se défait, mais elle offre quand même de l’espoir au couple. Fire On The Mountain, malgré les connotations religieuses, peut s’appliquer de façon métaphorique à bien des situations. Blue Sky, le deuxième single en Amérique du Nord, est une chanson excellente, entraînante tout en ayant des passages mélancoliques. Tearing It Down a un son urbain génial; Something Going Round est aussi contagieuse que le titre le laisse entendre. The Walk, la chanson-titre, est une belle chanson triste qui semble parler du besoin pour chacun de prendre des chances dans la vie. Elle a changé depuis qu’elle a été entendue sur scène il y a quelques années, mais elle est encore bonne. Ensuite, la version nord-américaine de l’album comprend les pistes Got A Hold On Me (une belle chanson qui rappelle James Blunt), I’ve Been Down (qui commence et finit a cappella, avec un son semblable à celui d’un groupe de garage) et une version acoustique de Something Going Round. La version japonaise, en vente depuis le début de 2007, avait les chansons In A Way (avec des paroles déchirantes) et I Am (qui vaut vraiment la peine d’être entendue).
Seule ombre au tableau : un livret qui, comme d’habitude, aurait bénéficié de l’aide d’un professionnel pour corriger les fautes et vérifier le choix des couleurs (les paroles de Fire On The Mountain sont presque impossibles à lire).
Toutes choses considérées : Un album attendu depuis longtemps, mais qui valait la peine! Allez écouter quelques clips en ligne, je suis sûre que vous serez agréablement surpris.

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Sarah Hudson – Naked Truth
http://www.sarahhudson.com

Une artiste peu connue qui vient d’une famille connue (Sarah Hudson est la cousine de Kate Hudson et la fille du producteur de musique Mark Hudson, mais je me suis promis que je ne mentionnerai même pas ça dans ma critique… oh, zut, trop tard). Elle contribue à écrire ses chansons et a en fait une très jolie voix; ça coule de source qu’elle ait la même maison de disques que Joss Stone. La plupart des chansons sur Naked Truth sont ce que j’appellerais du punk rock de fille, mais il y en a des plus lentes aussi. En plus, Steven Tyler l’accompagne sur quelques pistes de l’album, ce qui aide sans aucun doute tout nouvel artiste. Les chansons sont presque comme des histoires, comme si Sarah chantait des extraits de son journal intime, souvent avec une attitude blasée, mais avec un ton très énergique et enjoué (même la chanson à propos du mauvais gars, Bad Habit). La chanson titre donne le ton à tout l’album. I Know est une bonne «power ballad», tandis que Unlove You parle d’une relation qui ne semble pas finir. Ghandi a un son différent et des paroles plus originales (I wanna fly a kite off the wall of China/I wanna go shopping like Winona Ryder/I got two coach tickets on a jet airliner); Fake Rain est probablement la plus triste de l’album. Vous remarquerez que Sarah Hudson aime s’habiller de manière provocante, mais de façon à affirmer son indépendance et sa liberté d’esprit (alors ne laissez pas ses décolletés vous faire croire qu’elle sort d’un moule tout fait comme d’autres chanteuses de son âge, parce que ce serait vous mettre le doigt dans l’œil).
Toutes choses considérées : Ça vaut vraiment la peine d’être ajouté à votre collection si vous aimez les filles avec une attitude punk.

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Norah Jones – Come Away With Me
http://www.norahjones.com

Un classique que j’aurais dû critiquer avant (mais je ne l’ai eu vente que récemment). Nous avons tous entendu Don’t Know Why sur les ondes et on est tous d’accord pour dire que sa voix est exceptionnelle. Même si j’aime cette chanson, je m’attendais à entendre un peu plus de variété sur cet album. J’ai donc été déçue de me rendre compte que toutes les chansons se ressemblent un peu et ont le même rythme lent. Même les paroles sont un peu redondantes. Alors bien que Norah Jones soit une musicienne pleine de talent, elle n’en montre qu’une partie limitée sur cet album.
Toutes choses considérées : C’est bon, mais surtout comme musique de fond; attendez-vous à un rythme lent sur tout l’album.

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Kenna – New Sacred Cow
http://www.kennaonline.com

La première piste demande toute votre attention, puisqu’elle a été enregistrée avec un volume plus bas que la normale (mais ça colle tout de même avec les paroles). La deuxième piste, Freetime, a un volume normal et un rythme assez entraînant, tout comme Vexed And Glorious. Cet artiste né en Éthiopie a été «découvert» par Fred Durst, et l’album a été produit par Chase Chad des Neptunes. Le son de Kenna rappelle parfois celui de Depeche Mode ou de Duran-Duran, avec des beats électroniques et une version moderne et originale du son des années 1980. Les paroles sont intrigantes, c’est le moins qu’on puisse dire. Elles sont très répétitives sur A Better Control, mais c’était artistique, et les autres chansons ont plus de variété. Alors même s’il s’agit surtout de musique faite avec un synthétiseur, c’est quand même très varié; toutes les chansons sont comme les pièces d’un casse-tête, et l’album lui-même est éclectique. Red Man est très entraînante (tout comme I’m Gone et Siren), tandis que Hell Bent est mélancolique (cette dernière chanson a circulé sur Internet pendant presque deux ans avant que l’album sorte enfin). J’aime beaucoup Yeneh Ababa (Rose), peut-être parce que je la verrai bien dans un film de Zach Braff. La chanson-titre a du soul, au milieu d’un album de hip-hop électronique.
Je dois aussi dire qu’il y a une erreur sur la piste de données, où la chanson 6 est carrément sautée.
Toutes choses considérées : Même si je préfère habituellement les sons plus organiques, j’ai aimé découvrir cet artiste. Je suis certaine qu’il sortira éventuellement un deuxième album, puisqu’il a pratiquement inventé un nouveau genre et qu’il a déjà des légions de fans.

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Avril Lavigne – Under My Skin
http://www.avril-lavigne.com/

Ce dernier album d’Avril Lavigne est en quelque sorte plus colérique que son premier, sans doute parce qu’elle a grandi et qu’elle a subi un horaire très chargé lors de se dernière tournée. Certaines chansons rappellent celles des Cranberries ou d’Alanis Morissette. Plusieurs des chansons ont été écrites en collaboration avec Chantal Kreviazuk, mais Avril a participé à la création de chacune d’elles. La première chose que j’ai remarquée, mis à part le son général, est que ces chansons sont beaucoup plus entraînantes, avec un refrain qui se répète à travers la chanson toute entière (ce qui était assez rare sur son dernier album). La plupart des chansons parlent d’un amour brisé (une seule vraie chanson d’amour), en plus des thèmes prérequis de la recherche de soi-même, et aussi une chanson qu’elle a écrite après la mort de son grand-père. Quelques unes ont quand même un son rempli d’espoir et réussissent à présenter la situation de manière positive (telles que He Wasn’t et Who Knows). Certaines chansons sont un peu plus calmes, plus sereines devrais-je dire (comme How Does It Feel). Et puis il y a celles qui sont à la fois tristes et colériques (Together, Nobody’s Home et Forgotten), et celles simplement colériques. Cependant, ayant dit tout cela, ce n’est pas si différent du premier album; il n’y a pas de changements radicaux, juste un peu de maturation. L’art sur la pochette est très beau et il y a un petit poster bonus à l’intérieur. Les paroles sont présentées de manière plus lisibles mais moins personnelle que pour Let Go, et bien que la note de remerciement soit à un endroit original et pratique (dans la pochette, sur la surface derrière le disque lui-même), cela la rend illisible par endroits.
Toutes choses considérées : Album très agréable, prouvant qu’Avril possède assez de talent et d’originalité pour avoir une carrière de longue durée dans le domaine. Je le recommande.

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Malajube – Trompe-l’œil
http://www.malajube.com/
C’est un disque super original. La chanson Jus de canneberges traite des infections urinaires, mais il faut lire entre les lignes, sinon on n’entend qu’une suite de couleurs. Montréal - 40 oC est très entraînante, ça donne envie de l’écouter plusieurs fois de suite. J’adore l’ouverture de Ton plat favori, soit du piano à l’ancienne, presque comme dans les vieux films muets. Les paroles de toutes les chansons sont pleines d’imagination, un peu décousues si on les prend littéralement. Le thème récurrent semble être l’anatomie humaine et la santé, surtout avec les superbes dessins dans le livret. À la première écoute, je me suis même demandé si les membres du groupe ne seraient pas d’anciens étudiants de biologie. Cela étant dit, tout le monde peut y trouver quelque chose, aucun besoin d’une formation scientifique (ni culinaire, vu les titres comme Pâte filo, Le crabe ou Ton plat favori). Une petite déception, par contre : j’ai trouvé ce disque assez court, j’en aurais voulu plus.
Toutes choses considérées : Sans contredit l’un des meilleurs albums québécois de 2005.

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Maroon 5 – Songs About Jane
http://www.maroon5.com

Ça fait un certain temps que cet album est sorti, mais pour une raison quelconque je n’ai mis la main dessus que plus tôt cette année [2004]. J’aurais dû l’acheter bien avant! C’est de la vraiment bonne musique, surtout du funk urbain mélangé avec quelques autres genres. Certaines chansons sont rapides, d’autres sont lentes, certaines sont agressives, d’autres sont heureuses ou tristes, certaines sont des chansons d’amour, d’autres parlent d’amour perdu. La plupart sont à propos de l’ex-petite amie Jane, évidemment. Vous connaissez sûrement Harder To Breathe et This Love, alors je recommanderais aussi The Sun, Tangled, Shiver et She Will Be Loved (cette dernière est un peu différente des autres). J’aime tout l’album, en fait! C’est de la super musique de fond pour un party, mais c’est également bien pour vraiment l’écouter. Le groupe avait déjà publié un album auparavant (alors qu’ils étaient encore à l’école), mais même si les critiques avaient été bonnes, les ventes ont été rares. Maintenant sortis de l’université, ces jeunes hommes sont plus matures et leurs influences ont changé, ce qui a donné un album différent et avec des critiques encore meilleures.
Toutes choses considérées : Un très bon disque à un très bon prix. Courez acheter votre copie, elle va rester dans votre collection très longtemps!

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Maroon 5 – It Won’t Be Soon Before Long
http://www.maroon5.com
Absolument génial. C’est ce à quoi on s’attendait en tant que suite, même si c’est un peu plus cool et urbain. Le simple Makes Me Wonder est entraînant et accrochant (même s’il parle en fait d’une rupture). Little Of Your Time capte tout de suite l’attention de l’auditeur avec un super rythme (qu’on entend aussi dans Can’t Stop); Wake Up Call accomplit la même chose, mais avec moins de punch. Won’t Go Home Without You est une chanson plus douce et romantique. Goodnight Goodnight commence par rappeler une certaine chanson de Three Doors Down, mais finit par être bien plus douce. Le problème de cet album est en fait qu’il ne dure que 40 minutes, ce que je trouve trop court. De plus, il ne contient pas les paroles des chansons (il ne devait pas rester de place, avec toutes ces photos d’eux).
Toutes choses considérées : Un superbe deuxième album, de l’un des meilleurs groupes de nos jours (selon moi).

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Mes Aïeux – Ça parle au diable
http://www.mesaieux.qc.ca

Un groupe typiquement québécois avec de la musique qu’on ne retrouve qu’ici. Le groupe est composé de cinq personnages (comme des Village People québécois), il y a un Indien, un coureur des bois, un curé, un ange et le Diable. C’est plus moderne que la Bottine Souriante, mais c’est dans la même veine : des conteurs, des reels, des histoires de la chasse galerie, ... J’avoue que certaines chansons m’ont un peu déçue parce que j’y trouvais un petit beat lounge alors que je m’attendais à un reel, mais une fois averti, c’est pas si pire (c’est plus du funklorique que du folklorique). Mes préférées restent Remède Miracle et Descendus au Chantier. Même si les thèmes des chansons sont classiques, ils ont presque tous été modernisés pour la réalité d’aujourd’hui; ce sont en fait des sujets actuels sur de la musique d’antan. C’est le premier disque de Mes Aïeux, alors c’est une bonne façon de s’initier à leur style, pour ceux qui ne les ont pas vus en spectacle ou à la télé.
Toutes choses considérées : «De la musique gossée à la main par des artisans de chez nous...» Un groupe sympathique à découvrir!

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Mes Aïeux – Entre les branches
http://www.mesaieux.qc.ca

Encore une fois, ils reprennent des légendes québécoises et des airs de chez nous, mais en les modernisant. Il y a notamment La prison de Londres, en plus d’une chanson sur le diable qui s’invitait chez les gens pour danser (Le yâbe est dans la cabane), c’est pas mal drôle de voir comment Jésus sauve la soirée. Et une chanson sur la Corriveau (La corrida de la Corriveau), enfin! Il y a une chanson pas mal drôle (Le temps des semences) et une avec des paroles super originales – en fait c’est surtout le fait qu’elles soient écrites qui est original, vu ce que c’est (Le reel du funk) – et c’est une des seules chansons auxquelles Stéphane Archambault n’a pas touché (l’autre est Le bedeau est amoureux, mais il n’y a pas de paroles). Il y a même une chanson à répondre tout seul. Et bien sûr, les critiques de la société y sont toujours présentes. En plus des paroles officielles, il y a aussi des drôles de dialogues, pour ceux qui se donnent la peine d’écouter.
Sur la pochette de l’album se trouve une pomme géante, et il y a des pommes partout dans le livret, avec la mention que ce disque contient des F.G.M. (folklores génétiquement modifiés). Et il y a un nouveau membre au groupe (?), la chienne Margo. ;o)
Toutes choses considérées : Si vous avez aimé leur premier album, vous allez aimer celui-ci.

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Mes Aïeux – En Famille
http://www.mesaieux.qc.ca

Le troisième album de ce groupe bien québécois. Tout à fait dans la même veine que leurs albums précédents, avec toutefois quelques chansons qui se démarquent. Ma préférée est de loin Dégénérations/Le Reel Du Fossé, non seulement pour la mélodie, mais aussi pour le texte qui raconte la dégénération des générations depuis nos arrières grands-parents. Le reel a des airs russes au début, qui se changent en toune nord-américaine ensuite : vraiment réussi. Il y a aussi la chanson Hommage En Grains, qui est un hommage rigolo à la poutine. Mais il y a également La Grande Déclaration, une calme chanson d’amour qu’il fait plaisir de retrouver sur cet album. Toune En On a des petits airs de Being For The Benefit of Mr. Kite, des Beatles. D’autres chansons dénoncent la corruption politique, la culture de masse, la drogue et les motards. Et, bien sûr, ils y parlent de leur famille qui s’élargit, d’où le titre de l’album. Les chansons sont aussi diversifiées que sur leur premier album, tout en restant dans la même veine.
Toutes choses considérées : Un superbe album québécois.

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Raúl Midón – Limited Live Edition
http://www.midon.com

Je l’ai vu réchauffer la salle pour Joss Stone, et il a fallu que j’achète son album. Ça contient cinq chansons qu’il a jouées en concert, dont la chanson titre de son album studio, State Of Mind. Il a écrit cette dernière après son arrivée à New York, alors qu’il se sentait un peu nostalgique. You Make Me Feel Alright s’écoute presque comme du reggae et ça m’a ramenée dans la salle alors qu’il la jouait, mais ça ne veut pas dire que ceux qui ne l’ont jamais vu ne seraient pas impressionnés. Pendant If You Really Want et quelques autres, on peut entendre la manière époustouflante dont cet homme-orchestre imite une trompette avec sa bouche. Il n’a que sa guitare et sa voix, mais c’est tout ce dont il a besoin et même avec ça, on dirait qu’il a deux guitares, un tambour, une trompette et un chanteur. Everybody est une chanson à propos de comment chacun d’entre nous peut faire une différence dans le monde. Il a une voix puissante et beaucoup de talent.
Toutes choses considérées : Un artiste à découvrir. Il est possible que vous ne puissiez pas trouver cet album en magasin (essayez Amazon), mais cherchez State of Mind, qui devrait être relativement facile à trouver.

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Raúl Midón – State of Mind
http://www.raulmidon.com/

Après l’avoir vu en concert, je dois admettre que cet album m’a un peu déçue. Même si c’est bon, ça ne rend pas justice à sa présence sur scène. En général, c’est plus calme que son album live, presque plus comme de la musique de fond. Les chansons sont surtout lentes et ressemblent plus à des chansons romantiques qu’aux introspections profondes auxquelles je m’attendais. I Would Do Anything a quand même rompu avec ce format, avec plus de percussion et un rythme plus rapide. Il y a des collaborations avec d’autres artistes, y compris Stevie Wonder. Mais on aurait dit que les talents de Midón n’étaient pas assez mis en valeur et que les mélodies n’étaient pas assez varies.
Toutes choses considérées : Un peu plus fade que je pensais. Cet artiste vaut bien sûr la peine d’être entendu si vous ne le connaissez pas, surtout si vous pouvez trouver un disque live.

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The Philosopher Kings – Castles http://www.philosopherkings.com
Vous avez sûrement entendu la chanson-titre (Castles in the Sand) à la radio, et en gros, c’est un peu plus pop que Barenaked Ladies. J’admets que la plupart des autres chansons ici m’ont un peu surprise, surtout à cause de l’élément pop (enfin, ce n’est pas assez pop pour être confondu avec un boy band, sauf peut-être dans le cas de Give Back The Love). Beautiful Creature et Not Enough sont un peu différentes, plus rapides et un peu plus urbaines. La guitare et le piano sur Not That Man sont super. Et To Be Loved (To Love Back) est plus rétro.
Les membres du groupe composent leurs propres chansons et jouent de leurs propres instruments, ce qui est quand même sans aucun doute un point positif. Mais les paroles ne viennent pas avec l’album, malheureusement. Au moins, il y a 14 chansons sur le disque.
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Pascale Picard – Me, Myself & Us http://www.pascalepicard.com
Gate 22 a un super refrain accrocheur que vous reconnaîtrez, mais le reste de la chanson semble être un morceau complètement différent. That Is the Matter a un son très entraînant, même si le sujet est sombre. La plupart des chansons sont quelque peu calmes et mélancoliques, comme Smilin’!! , mais Annoying est forte et colérique. Useless est presque country. Une belle surprise (pour moi) était Thinking of It, parce qu’elle me rend de plus en plus heureuse à chaque écoute.
Toutes choses considérées : Une artiste québécoise non prétentieuse et très bonne; j’ai hâte d’entendre davantage de sa musique.

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Daniel Powter – Daniel Powter http://www.danielpowter.com
Ma préférée est le simple Bad Day, bien sûr, mais j’ai aimé entendre les autres chansons ici, comme Jimmy Gets High et Hollywood. Bien que les chansons Song 6 et Free Loop soient plus calmes, Suspect prend rapidement du rythme et a un son complètement différent. Le file conducteur est la manière dont Daniel Powter chante, presque comme quelqu’un qui chante dans sa brosse à cheveux devant le miroir (allez faire un tour sur son site web et écoutez les extraits audio pour comprendre ce que je veux dire). Il y a surtout du piano et de la batterie, de même qu’un peu de guitare.
J’ai trouvé la pochette quelque peu incomplète; il n’y a pas beaucoup d’informations sur les chansons, encore moins sur les paroles. Et l’album est assez court (un peu moins de 38 minutes).
Toutes choses considérées : C’est un son rafraîchissant, différent de la plupart de ce qui est sur le marché de nos jours. C’est bon, surtout pour un premier album, mais j’admets que je n’en suis pas passionnée.

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Elvis Presley – How Great Thou Art
Cela faisait quelques années que je cherchais cet album et je l’ai finalement trouvé. Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est un album de gospel (que dis-je, un album... L’album de gospel par excellence) rempli de chansons enregistrées par Elvis par-ci par-là et finalement mises ensemble par le Colonel Parker pendant qu’Elvis était occupé à faire des films. Cet homme peut chanter N’IMPORTE QUOI et lui donner un son merveilleux. Son éducation religieuse brille vraiment sur celui-ci et on ne peut s’empêcher de se demander de quoi il avait l’air dans la chorale de l’église à Tupelo quand il était jeune. Il est extrêmement versatile et je ne pense pas qu’il ait jamais chanté quoi que ce soit sans le maîtriser complètement; il a même déjà prouvé qu’il pouvait chanter de l’opéra. On ne devinerait jamais qu’il est le Roi du Rock and Roll à partir de cet album. C’est vraiment une expérience merveilleuse (pour ceux qui aiment la musique gospel). Il y a seulement Crying in the Chapel qui s’est retrouvée sur d’autres albums aussi, le reste sont des perles rares. Je pense que je n’ai que de bonnes choses à dire d’Elvis Presley.
Toutes choses considérées : Wow. J’adore. Le King règne toujours.

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Lisa Marie Presley – To Whom It May Concern
http://www.lisamariepresley.com
La fille du King a finalement suivi les traces de son père (on se demande bien ce qui lui a pris tant de temps). La ressemblance de famille est frappante sur la photo de la couverture. La question demeure : a-t-elle vraiment de quoi faire tenir un album ou se repose-t-elle sur les lauriers de son père? Et bien, elle se débrouille vraiment pas mal. Cet album est principalement une réflexion/auto-analyse de sa vie, qui explore des sujets tels que la mort de plusieurs membres de sa famille, ce que c’était de grandir sous l’œil du public et la justification de ses actes. Une chanson est même dédiée à ses enfants et à l’effet positif qu’ils ont eu sur sa vie. Sa voix granuleuse lui donne un air très confiant. Il n’y a rien qui rappelle la musique de son père, mais d’un autre côté c’est très rafraîchissant de voir qu’elle a son propre style. Je dirais que c’est surtout du rock léger, avec quelques chansons un peu plus agressives et une ou deux chansons romantiques à travers ça. C’est tout sauf prétentieux, tout en affirmant sa place.
Toutes choses considérées : Pas mal bon pour un premier album.

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Rhapsody – Symphony of Enchanted Lands
http://www.rhapsodyoffire.com

Oui, ça fait des années que cet album est dans ma collection. La raison pour laquelle j’en fais une critique ici, donc, c’est que ce groupe européen a besoin de plus de publicité. Ils sont venus donner un concert à Montréal en août 2005 (leur seul passage en Amérique du Nord, à ma connaissance), et ils ont eu si peu de publicité que je l’ai manqué, même si j’y aurais été en un clin d’œil.
Alors, Rhapsody est un groupe de métal (ne vous laissez pas impressionner). Ils ont inventé un genre appelé Hollywood metal, en gros parce qu’on dirait une trame sonore (une trame sonore de Donjons et Dragons, ou encore du Seigneur des Anneaux, même si certains films de super-héros récents ont employé de la musique semblable). Ma chanson préférée de cet album est Emerald Sword, avec l’ouverture Epicus Furor. Il y a aussi un super passage de guitare, de violon et de batterie sur Wisdom of the King. C’est sûr qu’il y a des guitares électriques (écoutez surtout Luca Turilli), des claviers et de la batterie, mais il y a aussi des instruments comme le clavecin et le luth, et vous seriez surpris des chœurs et du son orchestral de certaines chansons. Une partie de The Dark Tower of the Abyss ressemble à de la musique classique typique. Wings of Destiny est beaucoup plus calme que les chansons stéréotypes de métal.
Toutes choses considérées : Si vous voulez découvrir un nouveau genre, ou vous initier au métal, c’est l’album pour vous.

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Kyle Riabko – Before I Speak
http://www.kyleriabko.com

L’introduction, Learning To Speak, donne une assez bonne vue d’ensemble, quoique superficielle; «l’extroduction» ne capture pas tout à fait l’essence de l’album, par contre. Ma première impression est qu’il s’agit d’un Joss Stone masculin, peut-être croisé avec Raúl Midón. Ce chanteur-compositeur canadien, malgré son jeune âge, a déjà fait des tournées avec John Mayer et Maroon 5, entre autres, et se fait comparer à eux aussi. Il s’agit un mélange de blues, de rock, de soul et de jazz, avec un soupçon de R&B (est-ce assez précis?).
La chanson Half As Much est une bonne chanson d’amour lounge. Il y a aussi des hormones en plein essor sur des chansons comme l’entraînante Miss Behavin’. La musique est super sur Carry On. Il y a même une collaboration avec Liz Phair sur Chemistry, qui a un bon rythme rock’n’roll. La chanson bonus est Ryan seul avec sa guitare, chantant une douce chanson romantique.
Toutes choses considérées : Une bonne découverte; j’aime vraiment sa musique.

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Stabilo – Cupid?
http://www.stabilo.ca

Vous vous souviendrez du single Everybody, avec ses belles paroles et ses superbes mélodies à la guitare. Les autres chansons sont tout aussi uniques. Paperboy est un peu dans le même style, mais légèrement plus rapide. Stone est plutôt mélancolique, mais sans être trop triste, et les instruments sont plus présents (surtout des guitares, un clavier et de la percussion). Il y a aussi une belle chanson sur l’amour, intitulée Enemy, qui est courte et qui se concentre plus sur les voix que sur les instruments, même si la finale n’a pas de paroles. Mon titre de chanson préféré est ?. Les seuls côtés négatifs : l’album est très court (un peu moins de 28 minutes, mais le prix est quand même raisonnable), et il n’y a pas la chanson Flawed Design. Mais à part ça, c’est bon (et c’est de ma faute, en fait, de ne pas m’être rendu compte que ce groupe existe depuis si longtemps déjà et d’avoir acheté n’importe quel album en penssant que c’était leur plus récent).
Toutes choses considérées : Si vous ne connaissez pas Stabilo, il est temps que vous découvriez ce super groupe de Colombie-Britannique.

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Joss Stone – The Soul Sessions
http://www.s-curverecords.com/joss
http://www.jossstone.com

Difficile à croire que ces notes sentimentales sortent de la bouche d’une anglaise caucasienne de 16 ans. Son chant est fort et assuré, mais elle n’a pas la frime de celles qui veulent ressembler à Mariah Carey; elle ne se sert pas de dix notes quand une seule suffit, même si elle aurait le talent nécessaire pour le faire. Elle avait en fait commencé à écrire des chansons pour son premier album, mais elle a fini par collaborer avec certaines personnes légendaires dans le métier et elle réinterprète ici à sa manière des chansons plus vieilles. Elle s’est déjà attiré des comparaisons à Aretha Franklin, son idole. Cet album est rafraîchissant, non prétentieux et plein de soul. On voit aisément que cette jeune chanteuse ne fait que débuter une longue carrière.
Toutes choses considérées : Un très bon achat, super comme musique de fond et pour ceux qui veulent une introduction au soul avec un petit twist.

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Joss Stone – Mind, Body & Soul
http://www.s-curverecords.com/joss
http://www.jossstone.com

Son deuxième album est dans le même style que son premier. Il a l’air un peu plus mature, peut-être un peu plus professionnel, parce que la musique d’accompagnement et les instruments sont plus présents. Joss Stone participe à la composition de la plupart de ses chansons (Right To Be Wrong est très bonne), et sa voix est toujours aussi impressionnante. Don’t Cha Wanna Ride est très entraînante. La chanson Less Is More a un peu plus de cran, tandis que Jet Lag et Sleep Like A Child sont plus lentes et que Security combine les deux sons. J’aime aussi Snakes And Ladders, et la chanson cachée est vraiment superbe. C’est encore le même genre de musique que son premier album, mais un petit peu différent, peut-être un peu plus conventionnel, mais d’une bonne manière.
Toutes choses considérées : Une voix puissante et un album superbe.

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Joss Stone – Introducing Joss Stone
http://www.jossstone.com

Je pense que le nom de cet album, qui est en fait son troisième, fait référence au fait qu’elle s’est réinventée. Et j’aimais vraiment l’ancienne Joss. Pas juste ses cheveux (blonds, qui sont devenus rouges et bruns), pas juste l’attitude (quelque peu réservée auparavant, elle a maintenant un cliché risqué dans le livret), mais surtout la musique soul. Maintenant, elle est un peu plus R&B. Bien sûr, la première piste (le discours d’un homme) parle de changement et du fait qu’il faut du courage pour changer. La voix de Joss est toujours aussi impressionnante, mais les instruments, les rythmes et les voix d’accompagnement sont plus présents. Tell Me What We’re Gonna Do rappelle plus le style que j’associe avec Joss Stone, mais même ça ne met pas assez en valeur sa voix. Put Your Hands On Me est plus entraînante, tout comme Arms Of My Baby. Bad Habit est en terre connue, tandis que Proper Nice est différente. What Were We Thinking est excellente aussi. La plupart des autres pistes ne m’ont pas vraiment donné d’impression, bonne ou mauvaise.
Toutes choses considérées : C’était un peu décevant pour moi, puisque je préfère son ancien style. Mais ce n’est certainement pas mauvais, et j’admire le fait qu’elle ait eu le courage de se réinventer.

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Tegan And Sara – If It Was You
http://www.teganandsara.com

Deux filles canadiennes qui écrivent leurs propres chansons. C’est du rock, mais certaines chansons sont rapides et électriques, tandis que d’autres sont lentes et acoustiques. J’aime surtout I Hear Noises, Time Running et Living Room. La musique de ces deux sœurs est assez originale, les paroles du moins, et ce n’est vraiment pas ce qu’on entend toujours à la radio. C’est un groupe vraiment cool avec un style non conventionnel (plus indie rock que pop de masse). C’est quand même entraînant, simple et sans prétentions. La note de remerciement est originale (elles disent juste qu’elles ne nommeront personne, parce qu’elles ont déjà appelé tout le monde qui devait être remercié).
Toutes choses considérées : Un bon groupe avec de la bonne musique, pas encore trop connu, mais ça fait partie de son charme.

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Liam Titcomb – Liam Titcomb
http://www.liamtitcomb.com

Comme si le premier simple (Sad Eyes) n’était pas assez entraînant comme ça, cet artiste a plein d’autres bonnes chansons sur son album. Non seulement il écrit sa propre musique et joue de ses propres instruments, mais il le fait d’une manière très naturelle et presque organique, avec des paroles qui ont un sens. Liam Titcomb joue de la musique depuis l’âge de deux ans et a souvent joué sur scène avec son père; il a participé à de nombreux festivals et joue de la guitare, du piano, de la batterie et j’en passe. Tout ça pour dire qu’il est très talentueux et qu’il a plus d’expérience que bien d’autres musiciens. La musique est simple, mais avec de bons refrains et des mélodies que vous voudrez chantonner tout l’après-midi. Écoutez Counting Headlights et Get Down pour entendre quelque chose d’entraînant, You Could Be The One pour une chanson plus lente, My So Called Life pour des bonnes paroles et Rose of Jericho pour une superbe chanson écrite pour les enfants vendus en esclavage sexuel.
Toutes choses considérées : Ça vaut vraiment la peine de l’ajouter à votre collection. Et si vous le faites maintenant, vous pourrez dire que vous l’avez entendu avant qu’il devienne super célèbre. ;o)

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Michael Tolcher – I Am
http://www.michaeltolcher.com//

C’est un de ces chanteurs-compositeurs avec une superbe présence sur scène. Mission Responsible, la première piste, donne le ton enjoué au reste de l’album. La chanson Sooner Or Later est entraînante et pleine de conseils, avec des paroles qui semblaient me viser en particulier. Il a réussi à écrire toute une chanson sur le besoin de prendre un taxi (Taxi Ride Kinda Night), avec une super finale théâtrale. J’aime aussi Kings in Castles, ainsi que la lente et mélancolique Bad Habits. Il y a aussi quelques chansons au sujet de l’amour sans conséquences, soit No One Above et Kiss And Tell, en plus de la chanson d’espoir prérequise, Miracle. Il me fait un peu penser à un Liam Titcomb plus mature, sauf pour la chanson Waiting, qui est différente parce que la musique semble prendre le dessus.
Toutes choses considérées : Un son simple et organique, charmant et sans prétentions, qu’il vaut la peine de découvrir.

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Antonio Vivaldi – Les Quatre Saisons (joué par Tafelmusik)
Il y a également quelques concertos sur cet album, mais je vais m’en tenir aux Quatre Saisons. Il s’agit en fait du premier tiers d’une série de douze concertos pour violon publiés en 1725 sous le titre de La Confrontation de l’harmonie et de l’invention. Ma première réaction est de vous dire que ces pièces sont tout à fait des classiques (de musique classique). Vous reconnaîtrez la mélodie dès que vous l’entendrez. Bien sûr, il faut faire preuve de beaucoup d’imagination pour les percevoir de la manière voulue par l’auteur, c’est-à-dire en tant que représentations musicales d’idées poétiques (des oiseaux qui chantent, des fleurs qui poussent, la chaleur, un orage, les vendanges, une chute de neige, etc.). Vivaldi a en fait décrit ce que les différents mouvements représentaient, alors ça aurait été intéressant d’inclure cela avec l’album, ce qui n’a malheureusement pas été fait. Les violons sont exceptionnellement beaux; il y a de nombreux passages de croisement rapide des cordes par l’archet et des notes difficiles à jouer. C’est une œuvre vraiment majestueuse et remarquable.
Chose surprenante, Vivaldi n’était pas apprécié comme il aurait dû l’être de son temps, surtout dans sa ville natale de Venise; il est mort seul et pauvre. Ce n’est que quand ses œuvres ont été redécouvertes dans les années 1920 que sa musique est devenue populaire, et les Quatre Saisons n’étaient même pas un classique jusqu’aux années 1950! Vivaldi est maintenant considéré comme l’un des plus grands compositeurs de son époque.
Toutes choses considérées : Une très bonne introduction au classique (et à Vivaldi).

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The White Stripes – Get Behind Me Satan
http://www.whitestripes.com/
La première chanson, Blue Orchid, me rappelle du bon rock de base : une guitare électrique non soignée et une bonne vieille batterie solide, avec Jack White qui chante en falsetto. C’est un bon rythme, et j’aime beaucoup écouter cette chanson. On dirait que The Nurse est chantée par un groupe comateux (mais elle est accrochante), tandis que My Doorbell essaie presque trop d’être entraînante, mais sur les deux, les instruments semblent céder la place aux voix. Il y a un changement brusque avec Little Ghost, une courte chanson country bluegrass relativement drôle chantée par Meg White. The Denial Twist a un son intéressant, un peu comme Maroon 5 mais moins élaboré. White Moon est une douce chanson romantique au piano; As Ugly As I Seem est aussi lente, mais elle se base plus sur un raclement de guitare. Instinct Blues, comme le nom l’indique, est un beau morceau de blues. Puis, Red Rain s’évade dans son propre petit monde, mais ne brise pas complètement le thème de l’album.
À partir de ce cinquième album du groupe, on voit à quel point cet ex-couple est excentrique. Saviez-vous qu’ils n’utilisent toujours pas de joueur de guitare basse? Ça pourrait être l’album d’un groupe qui joue dans un garage. Leur musique semble à l’occasion surgir des années 1960. Certaines mélodies sont répétées à plusieurs moments de l’album. Il y a du blues, du rock et un peu de bizarrerie. C’est alternatif, mais on dirait que ça pourrait faire partie de la culture populaire si on lui en donnait l’occasion. Dommage qu’on ne l’entende pas à la radio.
Toutes choses considérées : Une très belle écoute; je vous le recommande si vous n’avez jamais entendu la musique des White Stripes.

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The Wreckers – Stand Still - Look Pretty
http://thewreckers.com/
Michelle Branch et Jessica Harp sont deux chanteuses qui se sont rencontrées grâce à des fans qu’elles avaient en commun parce qu’elles ont toutes les deux une voix qui se ressemble. Il se trouve que leurs voix s’harmonisent tellement bien qu’il est difficile de les distinguer à la simple écoute. Même les paroles qu’elles écrivent se ressemblent.
La première chanson (également le premier clip vidéo), Leave The Pieces, est une chanson country digne des Dixie Chicks; c’est l’histoire d’une fille dont le copain de l’aime pas assez et a peur de s’engager. C’est une très bonne chanson. My, Oh My est également une super chanson bluegrass entraînante, au sujet de comment les choses changent au fil du temps, et vous pourrez vous reconnaître dans les paroles. Crazy People est une chanson ironique qui traite de la vie amoureuse des chanteuses. Une autre très bonne chanson est Tennessee. Toutes les chansons ne sont pas country, par contre; Way Back Home, Rain et The Good Kind sont un peu plus pop, par exemple. La chanson-titre, qui se démarque, est un peu triste et introspective, mais elle s’écoute bien.
Les instruments sont surtout des guitares, mais il y a aussi de beaux violons, même une mandoline et un banjo, et de la batterie.
Toutes choses considérées : Un très bon album. Vous l’aimerez sans doute même si vous pensez que vous n’aimez pas le country.

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Critiques de concerts
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Maintenant 18 comptes rendus, classés par nom d’artiste.

Aerosmith – 5 décembre 2006 – Centre Bell, Montréal – Tournée The Route Of All Evil
The Backstreet Boys – 13 septembre 2005 – Centre Bell, Montréal – Tournée Never Gone
The Backstreet Boys – 5 août 2008 – Centre Bell, Montréal – Tournée Unbreakable
James Blunt – 1er octobre 2006 – Centre Bell, Montréal – Tournée Back To Bedlam
Cher – 7 avril 2005 – Centre Bell, Montréal – Tournée Farewell 2004
Evanescence – 5 janvier 2007 – Centre Bell, Montréal – Tournée The Open Door (Critique spéciale par Josh)
Great Big Sea – 20 novembre 2004 – Métropolis, Montréal – Tournée Beautiful
Hanson – 10 octobre 2003 – The Guvernment, Toronto – Tournée Underneath Acoustic
Hanson – 20 août 2004 – Lansdowne Park, Ottawa – Tournée Underneath
Hanson – 10 novembre 2005 – The Kool Haus, Toronto – Tournée Live & Electric
Hanson – 31 juillet 2007 – The Gurvernment, Toronto – Tournée The Walk
Iron Maiden – 10 octobre 2006 – Centre Bell, Montréal – Tournée Matter Of Life And Death
Kamelot (avec Epica) – 24 septembre 2006 – Le Medley, Montréal – Tournée The Black Halo nord-américaine
Avril Lavigne – 3 septembre 2005 – Centre Bell, Montréal – Tournée Under My Skin
Maroon 5 – 11 avril 2005 – Centre Bell, Montréal – Tournée Honda Civic
Alanis Morissette – 17 août 2004 – Théâtre Saint-Denis, Montréal – Tournée So-Called Chaos
Joss Stone – 29 mai 2005 – Métropolis, Montréal – Tournée Mind, Body & Soul
U2 – 26 novembre 2005 – Centre Bell, Montréal – Tournée Vertigo

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Aerosmith – 5 décembre 2006 – Centre Bell, Montréal – Tournée The Route Of All Evil
http://www.aerosmith.com/


Mötley Crüe (http://www.motley.com/index.php) a réchauffé la salle. Ça avait l’air d’une bonne idée en théorie... jusqu’à ce que le groupe monte sur scène. C’est bien dommage, mais je dois dire que c’était sans doute le pire spectacle que j’ai vu. Des danseuses en cage, des mannequins guidounes, un gros décor élaboré, des écrans vidéo montrant des images de démons et de poulets ensanglantés, un niveau de décibels beaucoup trop fort, des effets pyrotechniques (c’est-à-dire des feux d’artifice explosifs qui m’ont poussée à me demander si le Centre Bell avait des gicleurs) et des jets de flamme semblaient couvrir le fait qu’il n’y a pas grand-chose à dire de la musique elle-même, encore moins de son exécution. Le groupe jurait à qui mieux-mieux et insistait pour que le public s’excite, «espèces d’enfoirés». Eh bien, quand un groupe qui ne peut même pas jouer une mélodie audible pendant une chanson complète rabâche aux gens de se mettre debout, crisse, ou d’asseoir son putain de cul, désolée, mais ça veut juste dire que le groupe n’est sans doute pas assez bon pour donner son énergie à la foule, et il devrait simplement arrêter de nous faire perdre notre temps et se pousser de la crisse de scène, là. Et sans détruire une belle guitare, je vous prie! Ils ne sont pas Jimi Hendrix. De plus, je ne suis vraiment pas impressionnée par Tommy Lee; un vrai wannabe sans aucun charisme. Tout leur numéro manquait d’inspiration et n’avait pas d’effet.

Puis il y a eu l’intermission, où j’ai respiré toute la fumée secondaire, à la fois celle des effets pyrotechniques et celle des fumeurs illégaux. Et je me suis ennuyé à mourir, sauf pendant les deux minutes où on a vu la bande-annonce de An Inconvenient Truth, que Steven Tyler recommande.

Enfin, les lumières se sont éteints à nouveau, et la musique d’Aerosmith s’est mise à jouer pendant que divers clips et images étaient projetés sur les grands rideaux blancs devant la scène (qui était alors moins élaborée, le point saillant étant la passerelle). Voilà un groupe qui, même après plus de trente ans, est encore au sommet de sa forme et qui sait comment captiver un public. Non seulement les chansons ne vieillissent pas, mais il semble que le groupe ne vieillit pas non plus. L’aréna faisait presque salle comble, et on pouvait vraiment sentir l’énergie de la foule. Même après la première chanson, c’était clair que Mötely Crüe ne leur arrive pas à la cheville. Aerosmith sait vraiment comment faire un spectacle, et ça figure parmi le meilleur rock que les dernières décennies ont à offrir.

Steven Tyler, l’icône, est aussi charismatique que toujours, se pavanant sur scène avec ses pantalons orange et un chandail avec un motif de léopard, gémissant dans son micro d’où pend un foulard, soufflant dans son harmonica et se penchant par-dessus le garde-fou pour toucher les mains des fans. Joe Perry est un guitariste fantastique, probablement dans une catégorie à lui seul (saviez-vous qu’il vend même sa propre marque de sauce piquante sur le site du groupe?). C’était super de voir comment les femmes dans les premières rangées réagissaient quand l’un des deux s’approchait ou chantait vers elle. Joe Perry a même fini dans la foule à un moment donnée, et malgré la rapidité des gardes de sécurité qui ont accouru vers lui sur scène, il s’en est tiré tout seul, sans dommage apparent.

Le groupe a joué certains de ses plus grands succès, avec des petits changements à l’occasion (comme Cryin’, qui était plus hard rock que la version d’origine). Ma seule plainte est qu’ils n’ont pas joué assez de chansons, et n’en avaient qu’une seule en guise de rappel! Il y a tellement de bonnes chansons dans leur répertoire qu’on ne pouvait s’empêcher de penser qu’ils auraient pu en donner davantage.

Voici la liste des chansons jouées :

Toys In The Attic
Walkin' The Dog
Rag Doll
Love In An Elevator
Cryin'
What It Takes
Baby Please Don’t Go
Can’t Stop Messin’
Seasons
Dream On
Livin’ On The Edge
Sweet Emotion
Draw The Line


*Rappel* Walk This Way

Toutes choses considérées : Aerosmith a donné un spectacle vraiment génial, tout à fait rock’n’roll. J’y étais allée seulement pour les voir une fois dans ma vie, mais maintenant, je pense sérieusement les revoir la prochaine fois qu’ils sont en ville (du moment que le premier acte a de l’allure).

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The Backstreet Boys – 13 septembre 2005 – Centre Bell, Montréal – Tournée Never Gone
http://www.backstreetboys.com


Le Concert

J’y suis allée avec mon amie Caroline, qui a été assez gentille pour accepter mon deuxième billet, même si elle ne connaissait qu’une seule de leurs chansons. ;o) Même si ça fait dix ans que je suis fan, c’était la première fois que j’allais à un de leurs concerts (renversant, je sais!). Mais maintenant qu’on était dans la même ville en même temps et que leurs billets sont vendus à prix abordable, je n’avais plus d’excuses. Je ne suis donc plus vierge des Backstreet. Pour ceux et celles d’entre vous qui le sont encore, voici une rapide présentation des membres, parce qu’après ce paragraphe je vais parler d’eux en utilisant simplement leur prénom : Kevin Richardson, Howie Dorough, Brian Littrell, AJ McLean et Nick Carter.

Le premier acte était Casey Brown (qui a été présentée par Howie, déclenchant des cris dans la salle). Elle est elle-même devenue très émotionnelle, puisque c’était son dernier concert de la tournée. Elle a une très belle voix, mais pour certaines chansons, il y avait une trame sonore qui jouait en même temps, alors c’était difficile de savoir ce qui était en direct et ce qui ne l’était pas. Cependant, ses chansons acoustiques étaient assez impressionnantes. Elle joue de la guitare (qu’AJ lui a apportée, ce qui a encore fait crier la foule) et elle a joué deux chansons au piano. Ça avait l’air en direct pour ces trois chansons-là, et en me basant là-dessus, je dirais qu’elle a du talent (mais ses autres chansons ne mettaient pas sa voix aussi en valeur que sa chorégraphie et ses grosses bottes en fourrure).

Le deuxième acte était un groupe du nom de The Click Five (http://www.theclickfive.com/). Ce sont cinq gars qui ont l’air des Beatles pendant le début des années 1960, mais avec un son beaucoup plus moderne. Ils sont trois guitaristes, un claviériste et un batteur. Le son était un peu fort et empiétait sur leurs voix, mais leur énergie était évidente et j’aimerais bien les réentendre.

Pollyanna Dorough, la sœur de Howie, était aussi présente pour vendre son album, mais j’étais déçue de ne pas l’entendre chanter sur scène.

Enfin, le temps est venu pour le clou du spectacle, les Backstreet Boys, qui ont fait monter la tension avec de la musique, de la fumée et un déploiement de lasers verts, comme si la foule avait besoin d’être plus excitée. Et pour référence, même si la foule était en majorité composée de jeunes femmes, il y avait beaucoup de gens qui ne se conformaient pas à ce profil, plus que pour les années précédentes, je pense. Le public s’est tenu debout tout le temps, je crois que personne ne s’est servi du siège qu’ils avaient acheté.

Le décor était relativement simple, réduit depuis les tournées précédentes (et je veux dire de la meilleure manière possible). L’emphase était mise sur un escalier, et c’est tout. Pour les costumes, les Boys ne se sont changés que trois fois en tout, et leurs vêtements étaient assez simples, alors les choses étaient beaucoup plus terre-à-terre. Il n’y avait pas 20 danseurs non plus, juste les cinq gars qu’on était venus voir. Et même s’ils ont fait quelques chorégraphies, ce n’était pas là le clou du spectacle (mais heureusement, la passe du chapeau est encore là). La pyrotechnique était présente, créant des pluies d’étincelles chaudes et bruyantes qui ont fait une peur bleue à ceux d’entre nous qui ne s’y attendaient pas. L’air était plein de fumée après le concert.

Les Boys ont fait des chansons de chacun de leurs albums, les regroupant habituellement par année d’édition et parsemant leur performance de nouvelles chansons. Ils ont commencé avec la bonne vieille The Call, puis ils ont fait Beautiful Woman, qui est sans doute ma préférée du nouvel album, et More Than That, après laquelle ils ont fait des chansons comme Shape Of My Heart, Don’t Wanna Lose You Now et The One. On a alors eu droit à d’autres chansons du dernier album, I Still et Siberia (avec de superbes faux flocons de neige remplissant l’aréna pendant cette dernière chanson). Il y a eu des classiques comme All I Have To Give, As Long As You Love Me et I’ll Never Break Your Heart, puis I Want It That Way (qui a eu la meilleure participation de la part de la foule, avec les fans qui chantaient en même temps), Show Me the Meaning Of Being Lonely et Larger Than Life. Puis on a eu d’autres nouvelles chansons, comme Crawling Back To You, Lose It All et une version rock’n’roll de Just Want You To Know avec Nick à la guitare, pendant laquelle ils ont montré le vidéoclip correspondant sur un écran géant. Pour ceux d’entre vous qui ne le connaissent pas, vous devez absolument le voir. Le concept est une parodie hilarante des groupes rock des années 1980. Voici un lien au site web de leur label, où vous pouvez voir le clip dans la section «Media».

On a passé aux choses plus sérieuses avec Drowning, et les choses sont redevenues drôles pendant Quit Playing Games (With My Heart), quand un membre de leur équipe est sorti sur scène en portant un costume de cœur géant et s’est amusé avec eux. Enfin, on a eu la chanson Weird World, et Kevin a joué du piano pendant Never Gone et Incomplete.

Il y a eu des plaisanteries entre les Boys (planifiées, bien sûr), mais Kevin semblait un peu moins dans son assiette. Nick et AJ ont annoncé haut et fort qu’ils étaient célibataires, ce qui a fait réagir la foule. Brian a précisé que Nick jouerait de la guitare pendant quelques chansons. Brian a aussi enlevé sa casquette à AJ pendant que ce dernier chantait, pour révéler une tête rasée. Ça a fait applaudir la foule, parce que ce que chaque fan veut savoir est quelle est la nouvelle coupe de cheveux d’AJ. Puisque qu’il portait un capuchon en donnant sa guitare à Casey pendant le premier acte et une casquette plus tôt pendant le spectacle, sa coupe de cheveux demeurait encore inconnue du public. Tant qu’à être sur le sujet, c’est tant mieux qu’il ait pu tant s’amuser avec ses cheveux pendant les quinze dernières années, parce son début de calvitie frontale est l’un des signes que les Boys sont des hommes. Mais je suis sûre que s’il devient chauve, il pourra rendre ça sexy comme Bruce Willis et Vin Diesel l’ont fait, alors ce n’est pas un problème.

Les Backstreet Boys semblent aussi avoir une relation spéciale avec leurs fans de Montréal. Je me rends compte que je suis un peu biaisée, et je suis sûre qu’ils disent quelque chose de différent dans chaque ville, mais ils font en sorte que le public se sente spécial. Dans notre cas, c’est parce que Montréal était le premier endroit en Amérique du Nord à aimer leur musique. Nick a dit que ce concert avait la meilleure foule de toute la tournée. Les Boys ont interagit avec leur public, ils les ont fait participer et les ont fait chanter avec eux (malgré que les fans n’avaient pas besoin de beaucoup d’encouragement pour faire ça); Brian et Nick ont aussi serré la main des gens dans les premières rangées. J’admets que je ne m’habituerai sans doute jamais aux cris hystériques qu’ils déclenchent. C’était la foule la plus assourdissante dont j’ai fait l’expérience et c’était littéralement douloureux, j’ai dû me couvrir les oreilles pour ne pas me faire fendre les tympans.

Enfin (je garde toujours le meilleur pour la fin), le rappel a été la chanson Backstreet’s Back, et c’était sans doute le numéro le plus impressionnant du spectacle. Les Boys portaient des chandails des Canadiens avec leur nom et leur date de naissance en guise de numéro, provoquant des chants de «Go, Habs, go!» quand les lumières se sont rallumées, surtout de la part des gars dans la foule (je dirais que le public était environ à 15 % masculin, ce qui n’est pas mal).

Toutes choses considérées : Ce concert prouve hors de tout doute que les Backstreet Boys sont des bêtes de scène et des interprètes doués. Ils connaissent leur public et leur métier. Leur musique n’est pas pour tout le monde, mais ceux qui les voient en concert ne peuvent nier que ces artistes peuvent chanter et sont capables de produire de très belles harmonies.

L’Après-concert

J’ai pu rencontrer trois des Backstreet Boys après le concert. Kevin et Brian sont allés tout de suite à l’aéroport à la fin du spectacle, mais Howie, AJ et Nick sont retournés à leur hôtel, qui était sur mon chemin. J’ai décidé d’aller y faire un tour et j’en suis bien contente. Pendant que j’attendais avec d’autres fans, The Gazette est sortie avec la critique du spectacle – et une méga coquille dans le titre : “Let’s here it for the Backstreet Boys” (et non, je ne pense pas que c’était un jeu de mots). Je me suis liée d’amitié avec une autre fan, Mary Ann.

AJ est le premier que nous avons rencontré; il est revenu à l’hôtel en taxi et il nous a dit d’attendre un instant alors qu’il rentrait dans l’hôtel en vitesse. Il est ressorti avec de quoi payer le chauffeur, à qui il a aussi donné un autographe. Il en a ensuite donné aux fans (ses ongles étaient sales, j’ignore si c’était un restant de vernis) et il est rentré dans l’hôtel pour faire ses valises. Il s’est excusé, avec la voix râpeuse de quelqu’un qui fume trop, disant que Marcus (son garde du corps) allait le tuer d’être aussi en retard. Il ne signait que quelques autographes et ne posait que pour quelques photos à la fois, et parce que Mary Ann était si gentille, elle se faisait pousser par d’autres et n’a pas eu de photo avec lui. AJ a pris un taxi pour l’aéroport. Et qu’est-ce qu’on ne voit pas, il a dû revenir parce qu’il avait oublié une de ses valises. Alors il est resté dehors un peu en fumant une cigarette pendant que des gardes de sécurité nous tenaient éloignées par leur seul regard (on était une douzaine à ce moment-là). Mais après j’ai traîné Mary Ann par la main et je suis allée voir AJ pour lui demander s’il pouvait poser pour une photo avec elle. Il a dit oui, il a posé avec d’autres fans, puis j’ai eu mon tour (l’un des gardes de sécurité de l’hôtel m’a dit que j’aurais dû mettre mon bras autour de lui ou un truc du genre, mais je suis timide et j’avais déjà assez l’impression d’envahir son espace comme ça, je ne le connais même pas, alors c’est pour ça que je ne suis pas pendue à son cou). Il a dû faire trois aller-retour en taxi en tout, alors il manque un peu d’organisation, mais en me basant sur mon expérience, c’est lui le plus gentil. ;o)
amelie

Nick est sorti vers 6h00 du matin, a passé un rapide coup de fil et a posé pour quelques photos pendant que son entourage s’empilait dans sa Ford Escalade. Et vous savez quoi? Nick n’est vraiment pas si grand que ça en personne. Il semblait être assez pressé. AJ a aussi dit qu’il devait absolument rentrer chez lui parce que son chien l’attendait (comme si le chien savait qu’il allait rentrer ce jour-là; mais bon, j’aime bien les gars qui deviennent tout mous devant leur animal de compagnie). Les gars ont pris le chemin de l’aéroport.

Howie est enfin parti vers 9h30 pour prendre son vol; il est rapidement monté dans son Escalade avant que j’aie une chance de lui parler. Alors j’ai regardé son garde du corps et j’ai dit, juste assez fort pour que Howie l’entende par le haillon arrière resté ouvert, de simplement lui dire qu’on s’était bien amusés au concert la veille. Et j’ai fait semblant de m’éloigner. Alors, Howie, se rendant compte qu’on n’était plus que deux à ce moment-là, a gentiment ouvert sa portière et, avec une grosse gueule de bois, a signé des autographes et a posé pour une photo. On s’est alors fait pousser par un homme, qui était passé en voiture à plusieurs reprises en se moquant de nous. Et qu’est-ce qu’on ne voit pas, le voilà à demander un autographe. Pour sa fille, qu’il a dit. Il a ensuite dû me demander lequel des Boys c’était, pour qu’il sache quoi dire à sa fille. ;o)

Même si je suis quelque peu désillusionnée au sujet du comportement post-concert des Boys célibataires (vu que les rapports sexuels sans protection et le sniffage de coke avec des groupies qui portent presque rien ne me paraît ni amusant, ni sécuritaire), j’aimerais préciser qu’au moins AJ est parti quand les choses se sont mises à dégénérer, et il semble bien qu’il soit resté sobre tout le temps. Bon, il a très bien pu aller dans un bordel pour sniffer là-bas, ou encore à une rencontre urgente des AA, ou n’importe quoi entre ces deux extrêmes. Mais je pense que s’il avait décidé de ne pas rester sobre, il serait resté où le party était pogné. Il y avait aussi une fille qui ressemblait à Paris Hilton, elle était apparemment la «fille de Montréal» de Nick (en tous cas, l’une d’elles) et, pour une raison quelconque, elle pensait qu’elle avait une relation sérieuse avec lui, mais elle a enfin remis les pieds sur terre ce matin-là et elle a un peu perdu la boule en même temps. Elle avait oublié son téléphone cellulaire dans les affaires de Nick (ce qui ne me surprend pas, vu qu’elle a oublié sa sacoche et son cellulaire sur le trottoir plus tard), alors il a dû lui renvoyer par FedEx. L’entourage semble bien apprécier la manne, par contre, parce qu’ils pognent autant avec les filles que les chanteurs eux-mêmes. Heureusement pour eux, l’âge de consentement est assez bas au Canada, et ils n’ont pas de remords à utiliser des filles naïves. Mais quand même, les filles devraient savoir que ça ne mène nulle part, et ça me dépasse vraiment que certaines ne sont toujours pas capables de s’en rendre compte! En tous cas, c’était mes rencontres.

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The Backstreet Boys – 5 août 2008 – Centre Bell, Montréal – Tournée Unbreakable
http://www.backstreetboys.com


La première partie était assurée par Girlicious (http://www.girliciousmusic.com). Quelle perte totale de mon temps! Ces filles sont dans la même veine que les Pussycat Dolls (j’aurais dit les Spice Girls, mais même elles avaient un peu de classe). Elles comptent sur de la danse provocante et des vêtements sexy plutôt que sur du talent pour chanter ou pour jouer des instruments. Bien sûr, avec la piste sonore d’accompagnement, c’est même difficile de distinguer ce qu’elles chantent en direct de ce qui a été préenregistré… En tout cas, ce n’est pas le groupe pour moi.

Puis, les Backstreet Boys… Ça a mal commencé pour moi, parce que j’ai tout de suite pensé : « Oh non! Ils ont repris leurs vieux trucs tape-à-l’œil… Peut-être que c’était Kevin qui s’y était opposé lors de la dernière tournée, et maintenant il n’est plus là! » Voyez-vous, le groupe est arrivé sur scène en simulant un match de boxe, en costume, frappant l’air de leurs poings quand ils étaient présentés. Et je dois admettre qu’ils ont dansé un peu plus que j’aurais aimé pendant ce spectacle (même si je suis contente qu’ils aient gardé leur numéro avec les chapeaux). Cependant, ça a été le seul moment du genre, et leurs costumes ensuite étaient en général davantage comme des vêtements normaux. Mais ils étaient quand même plus près de leurs racines qu’à la dernière tournée.

Ils ont joué une bonne sélection de chansons de l’album Unbreakable, ainsi que des chansons des albums précédents, mais en version un peu plus rock, ce qui était un bon changement. Nous avons également eu droit à un solo de chacun des membres du groupe (Nick et Brian ont déjà des albums solo, tandis qu’A.J. et Howie travaillent au leur). A.J. s’amusait avec ses mouvements de danse provocante pendant sa chanson (et le public s’amusait aussi).

Le groupe a remercié les Montréalais en particulier, car Montréal est la première ville nord-américaine à avoir joué leur musique à la radio. A.J. a dit que c’était grâce à des fans comme nous que les Backstreet Boys sont là depuis 15 ans. L’aréna était plein, et presque tout le monde possédait chaque album du groupe (Brian s’est même moqué du premier).

Encore une fois, j’aurais aimé me souvenir d’apporter mes bouchons pour les oreilles (les cris étaient aussi forts que la dernière fois, mais c’était surtout les haut-parleurs qui étaient le problème : le son était si fort qu’on avait parfois du mal à comprendre ce qui était dit/chanté sur scène). Mes oreilles bourdonnent encore un bon 12 heures après le spectacle.

Voici la liste des chansons:

- Larger Than Life
- Everyone
- Any Other Way
- You Can Let Go
- Unmistakable
- I Want It That Way
-
Howie Dorough - She's Like the Sun (chanson de son futur album solo)
- Show Me the Meaning of Being Lonely
- More Than That
- Helpless When She Smiles
- Trouble Is
- Incomplete
-
A.J. McLean - Drive By Love (chanson de son futur album solo)
- Panic
-
Nick Carter - Blow Your Mind/I Got You (medley de Now or Never)
- Quit Playing Games (With My Heart)
- As Long As You Love Me
- All I Have To Give
- I'll Never Break Your Heart
- Inconsolable
-
Brian Littrell - Welcome Home (You) (chanson de Welcome Home)
- The One
- Treat Me Right
- The Call
- Everybody (Backstreet's Back)
-
Encore: Shape of My Heart

Toutes choses considérées : Un bon spectacle, même si je dois encore répéter que je préfère les petits concerts aux gros shows. Les Backstreet Boys n’ont pas perdu la main, toutefois.

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James Blunt – 1er octobre 2006 – Centre Bell, Montréal – Tournée Back To Bedlam
http://www.jamesblunt.com/


Le groupe Favourite Sons a réchauffé la salle (http://www.favouritesons.com). Ils avaient des chansons entraînantes, comme Hang On Girl, mais ma préférée était Tear The Room Apart. Ce groupe de cinq membres a donné le bon ton pour James Blunt. Allez voir leur page MySpace pour entendre des extraits.

Maintenant, passons à James Blunt… Voilà un gars qui, en un an, est passé de jouer au Café Campus (300 personnes) à remplir le Métropolis deux fois (3 000 personnes chaque fois) à enfin remplir le Centre Bell (15 000 personnes). Je dirais que James Blunt est devenu un nom connu de tous, mais mes parents n’en avaient toujours pas entendu parler, ni de Joss Stone tant qu’à y être, même s’ils vivent à Londres. Je devrais les mettre en contact avec les francophones qui ne connaissent toujours pas Maroon 5. ;)

James Blunt n’est pas prétentieux; il est monté sur scène en portant des jeans bleus délavés, une veste rappelant celles de l’armée et un t-shirt de MSF (Médecins sans frontières est son œuvre de charité favorite; il y a même eu une vente aux enchères pour un laissez-passer de meet&greet avant le spectacle, et les fonds recueillis allaient à MSF). Il joue en gros le rôle du gars charmant et sensible, et il n’est pas laid non plus. Il a en fait deux côtés, le troubadour joyeux et le romantique larmoyant, mais il exploite les deux de façon admirable.

J’avais un peu d’appréhension en le voyant dans une salle aussi grande, mais je n’aurais pas dû m’en faire : il a fait paraître le Centre Bell bien plus petit qu’il l’est. Le décor était simple, avec un grand écran sur lequel étaient projetées des images comme son Roi Singe dansant ou des symboles de soleil. L’écran changeait de couleur et était parfois aussi utilisé pour projeter des vidéoclips. Il y avait aussi deux écrans, un de chaque côté de la scène, pour montrer ce qui se passait (c’est un aréna, et ce n’est pas tout le monde qui a des jumelles!); on pouvait voir l’expression sur le visage de James Blunt et les émotions qu’il ressentait (même ça, ce n’était pas visible avec des jumelles).

Il n’a que le matériel d’un album à date, c’est vrai, mais il a joué quelques nouvelles chansons et deux reprises, ce qui a donné un spectacle de 90 minutes. Il y avait des musiciens sur scène avec lui (un pianiste, un batteur, un guitariste et un joueur de guitare basse); James Blunt lui-même jouait de la guitare ou du piano. L’orchestre quittait parfois la scène pour laisser le chanteur avoir des solos et créer une atmosphère plus intime.

James Blunt a parlé de l’histoire derrière certaines chansons. Par exemple, il a écrit No Bravery alors qu’il servait au Kosovo avec les Casques bleus. C’est une très belle chanson demandant la paix et expliquant que la guerre ne vaut pas la peine, à cause de toute la destruction et la douleur qu’elle cause.

Pour Goodbye My Lover, il a joué la chanson au piano en solo, et le public a chanté les paroles (avec leurs briquets et leurs cellulaires allumés). James Blunt avait les larmes aux yeux, assis là à jouer du piano pendant qu’on chantait. J’ignore si les larmes étaient à cause des paroles ou de l’émotion d’avoir tout un aréna chanter sa chanson, par contre. Mais il a eu une ovation chaque fois qu’il était au piano, et cette performance m’a donné la chair de poule.

James Blunt a fait un effort pour parler en français au public, mais la plupart de ses interventions étaient en anglais (ce qui est parfait, puisque la plupart des gens qui étaient là parlaient anglais de toute façon). Pour une chanson, il a demandé aux filles, et aux filles seulement, de chanter, puis il a ajouté avec un sourire qu’il chanterait aussi, puisqu’il a la voix haut-perchée. Il a sauté en bas de la scène à un moment et est allé serrer la main de quelques fans. Il a aussi un bon sens de l’humour, comme quand il a introduit une chanson en disant qu’il ne l’avait jamais jouée avant, alors il se souhaitait bonne chance… et puis il a oublié de brancher sa guitare. Il a donc dit : «Rappelez-vous, avant de faire une chanson, n’oubliez pas de brancher votre guitare». ;)

Pour la nouvelle chanson Breathe, il rappelait presque Elton John; il a fait suivre cette chanson d’une reprise de Breakfast in America, de Supertramp, qui était dans le même style. Il a aussi repris Where Is My Mind, des Pixies, pendant le rappel. Il y avait une nouvelle chanson, 1973, qu’il a décrit comme «une chanson club qui ne cadre pas vraiment». La toute dernière chanson était You’re Beautiful, où il a laissé la foule chanter la partie «f*cking high», mais on la connaissait tous et on avait éliminé de notre esprit la version éditée pour la radio (il a hoché de la tête avec approbation).

Voici la liste des chansons de cette soirée-là :

Breathe
Billy
High
Annie
(une nouvelle chanson)
Cry
Goodbye My Lover
Breakfast in America
(reprise de Supertramp)
Tears and Rain
I Really Want You
(une nouvelle chanson)
Out of my Mind
I Can't Hear the Music
No Bravery
Wisemen
So Long Jimmy

*Rappel*
1973
(une autre nouvelle chanson)
Where is My Mind
(reprise des Pixies)
You're Beautiful


Toutes choses considérées : En gros, il a rempli les attentes. C’était un excellent concert.

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Cher – 7 avril 2005 – Centre Bell, Montréal – The Farewell Tour 2004
www.cher.com


J’étais sans doute la plus jeune dans la salle, mais au moins je connaissais les chansons. ;o)

Les Village People ont réchauffé la salle. Ils sont six (un Amérindien, un soldat, un gars de la construction, un policier, un cowboy et un motard). Et ils ont chanté leurs succès : Macho Men (après avoir demandé combien d’hommes il y avait dans la salle), In The Navy, San Fransisco… Je dois dire que la musique enterrait un peu leurs voix, on aurait dit un numéro répété de façon mécanique, mais bon, je n’étais même pas née pendant les années 1970 alors ce retour en arrière ne m’a pas fait beaucoup d’effet. Ils ont remercié la foule et ont rit d’eux-mêmes un peu, comme quand ils ont demandé qui dans la foule était venu pour les voir eux plutôt que Cher. Et quand beaucoup des gens ont répondu, ils ont dit : «Oui, c’est ça qui arrive quand il n’y a pas de hockey au Canada».
Alors ils ont fait semblant de quitter la scène, et tout le monde s’est mis à huer et à se plaindre, parce qu’il y avait une chanson très importante qu’on n’avait pas entendue. Les Village People sont revenus en riant, nous assurant que ce n’était qu’une blague et qu’ils ne nous feraient pas ça. Ils ont donc chanté YMCA, mais pas sans nous montrer la bonne façon de le mimer avant. Le cowboy a dit : «Nous avons vu des versions pas mal poches récemment, alors à votre prochain mariage ou bar-mitsva, vous pourrez dire qu’on vous l’a montré en personne». Il se trouve qu’on n’est PAS censé faire le M avec les mains au-dessus de la tête comme un singe, ni avec les mains au-dessus des épaules comme Joan Crawford; il faut en fait mettre les mains à la hauteur de la poitrine (seulement les autres lettres nécessitent les mains au-dessus de la tête). Bon à savoir. Visitez leur site pour plus d’informations : www.officialvillagepeople.com.

Après l’entracte, le clou de la soirée a débuté. Cher, la légendaire, est descendue du plafond sur un chandelier, au son de I Still Haven’t Found What I’m Looking For (reprise de la chanson de U2). Et la foule délire. Elle nous fait son monologue, qui dure environ cinq minutes et qui fait rire la foule. Elle nous parle du fait que la tournée dure depuis très longtemps, elle blague au sujet de son âge, elle nous raconte des histoires… Comme que sa mère lui a toujours dit de porter des petites culottes propres, au cas où elle aurait un accident, et qu’un soir l’un des câbles du chandelier s’est rompu au début du concert, alors elle s’est dit que ça se qualifiait comme étant un accident, mais que malheureusement sa mère ne lui avait jamais dit quoi faire si on ne portait pas de culottes! Elle nous a aussi dit que quand elle fait quelque chose d’idiot, elle se parle à elle-même et elle dit «Cher, maudite niaiseuse!» et elle nous a demandé si on faisait la même chose (ce qu’on fait tous), mais là elle a voulu s’assurer qu’on utilisait tous nos propres noms, pas le sien. ;o) Elle a alors présenté le concert («Mesdames et messieurs, et messieurs flamboyants, et garçons et filles») et n’a plus dit grand-chose après ça.

Un concert de Cher ne se concentre pas sur la musique, c’est plutôt un événement en soi. On pourrait penser qu’elle est un peu mégalomane après avoir assisté à l’un de ses concerts, mais les fans adorent ça. Elle compte beaucoup sur les accessoires et les montages vidéo et les costumes extravagants, de ceux qui ne laissent pas beaucoup à l’imagination aux plus exubérants, avec des perruques et des chapeaux. Il y avait de grands pans de tissu pour cacher le chandelier, elle avait un éléphant en accessoire, elle changeait de perruque et de costume toutes les cinq minutes et elle nous gardait occupés quand elle n’était pas sur scène. Les montages vidéo comprenaient ses passages à la télé depuis les années 1960 jusqu’à Will And Grace, des clips de ses films, des vidéoclips, des entrevues, etc. Il y avait également des danseurs qui faisaient leurs numéros et qui lui volaient pratiquement la vedette. Ces gens-là seraient à leur place au Cirque Du Soleil, ils ne sont pas que danseurs professionnels, mais aussi acrobates, ils étaient suspendus dans des cerceaux argentés et grimpaient le long de pans de tissu, c’était vraiment quelque chose. Alors les danseurs sont super, et les musiciens et les chanteurs d’accompagnement sont également fantastiques, sérieusement. Et il y a une tonne d’assistants pour s’assurer que tout se déroule sans problèmes, heureusement qu’ils sont là d’ailleurs, car ils ont presque dû intervenir juste avant l’encore, quand un problème technique a empêché le tissu de se déplacer pour révéler le chandelier une seconde fois.

Cher a chanté la plupart de ses succès, comme Song For The Lonely, All Or Nothing, Bang Bang, une version rapide de The Shoop Shoop Song (It’s In His Kiss), All I Really Want To Do (son premier disque numéro un), Gypsies, Tramps And Thieves, Strong Enough… Il y avait aussi un montage de I Got You Babe. J’ai même entendu If I Could Turn Back Time une seconde fois (?) avant qu’elle ne quitte la scène. Elle est revenue pour chanter Believe en tant que rappel, mais elle n’a pas fait toutes les chansons qu’elle avait prévues. Le concert a duré un peu moins d’une heure et demie, alors il n’y avait pas tant de chansons que ça, finalement. Ça donnait en fait l’impression d’être fait en vitesse. Et il y a une trame sonore qui joue, alors même si Cher chante vraiment, toute la musique n’est pas en direct. C’était un peu trop apparent quand elle a éloigné le micro de sa bouche et que la chanson a continué. Mais elle a une merveilleuse présence sur scène et elle sait comment faire un spectacle, elle est pleine d’énergie et a une voix superbe. Même quarante ans après son premier album numéro un, elle n’a rien perdu.

Toutes choses considérées : Je suis bien contente d’avoir vu ça une fois dans ma vie, mais ce n’est pas vraiment mon genre de spectacle; j’ai tendance à préférer des performances qui se centrent plus sur la musique que sur tout le fla-fla autour. Je dois dire que j’étais un peu loin de la scène et sur le côté, quand même. Alors mettons ça comme ça : si jamais on m’offrait un billet de première rangée, j’y retournerais; sinon, maintenant que j’ai vu ça une fois, c’est correct.

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Evanescence – 5 janvier 2007 – Centre Bell, Montréal – Tournée The Open Door (Critique spéciale par Josh)
http://evanescence.com/


Il est rare qu’un nouveau groupe se reconstitue après le départ, sur trois ans consécutifs, de trois de ses cinq membres, y compris l’un des auteurs-compositeurs principaux. Pourtant, on dirait que c’est ce qu’Evanescence a fait, et il n’a montré aucun signe d’usure alors qu’il honorait le Centre Bell pour commencer en grande une tournée pancanadienne. Alors que le groupe attaquait une série de chansons dominée par des pistes de leur album, The Open Door, la foule (qui semblait presque faire salle comble) a répondu avec enthousiasme et gratitude à la parade de gros succès dès le début. Sweet Sacrifice, Weight Of The World et (de leur premier album) Going Under étaient joués avec précision; le groupe avait l’air reposé et a rapidement trouvé sa voix.

Sa voix, bien sûr, est Amy Lee, qui était aussi charmante et évasive alors qu’elle pirouettait à travers le brouillard sur scène, portant sa coutumière jupe à froufrous multicolores. Sa voix forçait parfois, mais la foule le lui a vite pardonné. «Ne soyez pas trop durs envers moi», a-t-elle dit avec une humilité rafraîchissante alors qu’elle s’est assise au piano pour une performance solo de Good Enough, qui lui a valu l’admiration de la foule. Pendant d’autres moments, elle avait l’air d’une banshee, ses gémissements fantomatiques faisant entendre leur écho dans le Centre Bell lors de Weight Of The World. Ses choix de chansons semblant souligner le thème des relations détruites (avec les hommes ou avec Dieu, dépendamment), elle a atteint de nombreuses notes cristallines pendant des performances endiablées de pistes du premier album, Haunted et Whisper.

Le reste de la performance du groupe était admirablement soignée, surtout étant donné le fait que c’était la première fois que certaines des chansons étaient jouées devant public. Le guitariste John LeCompt a semblé enfin se faire remarquer par la foule alors qu’il s’est avancé pour rugir ses paroles sur Bring Me To Life. Terry Balsamo, guitariste et nouveau auteur-compositeur, n’a montré aucune séquelle de l’accident cérébrovasculaire de l’année dernière, alors qu’il jouait de sa guitare avec un entrain fou.

Après avoir brièvement disparu après la performance de Lacrymosa, Amy Lee est revenue au piano pour la chanson qu’elle affirme être «contractuellement obligée» de jouer et a entamé une version de My Immortal qui semblait parfaite, mais fatigante pour elle. Le concert s’est terminé sur une note plus marquée quand, à la surprise (et pour le plus grand plaisir) de la foule, elle a terminé en jouant pour la première fois devant public Your Star, une chanson exigeante qui a été traité avec grand soin.

Voici la liste des chansons :

Sweet Sacrifice
Weight of the World
Going Under
The Only One
Cloud Nine
Lithium
Good Enough
Snow White Queen
Whisper
Call Me When You're Sober
Imaginary
Bring Me To Life
Haunted
All That I'm Living For
Lacrymosa


Rappel:
My Immortal
Your Star


Les invités spéciaux Stone Sour (http://www.stonesour.com/), menés par le vocaliste Corey Taylor (plus connu pour ses rugissements de métal en tant que chanteur principal de Slipknot), étaient, de façon désarmante, heureux face au public. Le dialogue positif-mais-dur de Taylor envers la foule a enfoncé tous les boutons de renforcement positif possibles, en se référant à la foule comme à sa famille et en louangeant Montréal, le Québec et le Canada à divers moments du spectacle. Deux chansons acoustiques performées en solo par Taylor ont été particulièrement bien reçues, créant un fort contraste avec les numéros où les spectateurs d’admission générale sautaient et hochaient de la tête.

Le premier acte, The Black Maria (http://www.theblackmaria.com/), avaient une quantité impressionnante d’énergie, offrant un spectacle court mais puissant qui a immédiatement reçu l’attention de la foule. Je pense qu’ils ont dû vendre un bon nombre d’albums, et ils étaient un rare exemple d’un groupe de premier acte qui avait clairement la maîtrise de tout l’aréna.

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Great Big Sea – 20 novembre 2004 – Métropolis, Montréal – Tournée Beautiful
http://www.greatbigsea.com


Le premier musicien qui a réchauffé la salle pour eux était Liam Titcomb (http://www.liamtitcomb.com), qui avait l’air plus vieux que ses dix-sept ans. Sa chanson Sad Eyes jouait à la radio depuis un certain temps, mais je ne me rappelais pas de son nom. Ça va changer, parce qu’il est un musicien très talentueux et polyvalent, avec une très bonne présence sur scène, et il a le potentiel d’aller loin. Il a presque été mis aux enchères par Alan Doyle pour les filles dans le public, et s’il avait eu plus de dix-huit ans, je serais sûrement allée le cruiser. ;o) Il a chanté Sad Eyes, mais aussi Counting Headlights, That’s All For Now et Rose Of Jericho. Cette dernière chanson était très belle et je vais vous raconter l’histoire derrière. Elle a été composée pour les enfants de par le monde qui sont vendus comme esclaves sexuels. La rose de Jéricho est une plante qui peut sécher et rester comme ça pendant des années, mais une fois qu’elle est submergée dans l’eau, elle recommence à pousser et à fleurir. C’est une métaphore pour montrer que ces enfants, même s’ils sont terriblement marqués par ce qu’ils ont vécu, peuvent guérir et se remettre sur pied s’ils reçoivent l’aide dont ils ont besoin. Liam Titcomb nous a encouragés à faire des dons à divers organismes qui aident les enfants touchés par la guerre et l’esclavage.

Le deuxième chanteur sur scène a été Jimmy Rankin (http://www.jimmyrankin.com), avec des chansons de son dernier album, Handmade. C’était super de voir un autre artiste avec une vision plus grande que sa musique; il faisait la promotion de World Vision et nous demandait de faire des dons aux organismes de charité ce soir-là. Il a donné une bonne performance, la foule a même réclamé un rappel.

Alors, le clou de la soirée : comme le dit le chanteur principal, Alan Doyle, «Great Big Sea n’est pas simplement un groupe qu’on va voir ou un album qu’on écoute. C’est quelque chose qu’on doit faire». Leur musique est folklorique, populaire, drôle, mélodique, traditionnelle avec une pincée de modernisme, c’est tout et ça unit toutes sortes de gens. Il y a des guitares, des violons, des flûtes, des harmonicas, de la percussion, de l’accordéon, un bodhran celtique, enfin, vous nommez un instrument et il y a un des musiciens qui peut en jouer. Et n’oublions pas les harmonies vocales. Ce groupe de Terre-Neuve est vraiment un bijou, et vous devriez absolument allez les voir jouer la prochaine fois qu’ils sont de passage chez vous (avec une tournée canadienne tous les deux ans, ce n’est pas si difficile à accomplir). Le groupe a maintenant cinq membres : Alan Doyle, Sean McCann, Bob Hallett, Kris MacFarlane et Murray Foster. Leurs concerst sont très énergiques et la foule chante, tape des mains et danse. Les fans sont en fait plus excités pour les chansons traditionnelles que pour celles qui sont modernes.

La première chose qu’ils ont dit en arrivant sur scène a été qu’ils joueraient tous leurs succès, puisque Montréal les recevait si chaudement. Et que le jour d’après était leur jour de congé et qu’ils ne pouvaient pas penser à un meilleur endroit où le passer. Alors ils ont joué leurs succès, pour le plus grand plaisir de la foule : Donkey Riding, Something Beautiful, The Night Pat Murphy Died, General Taylor, Consequence Free, Mari Mac, Hangin’ Johnny, Excursion Around The Bay, Lukey, Fast As I Can, The Old Black Rum, I’m A Rover, Sea Of No Cares, Helmethead… toutes les meilleures. Il y avait aussi beaucoup de dialogue et ils ont parlé à la foule; ils ont aussi fait un effort pour parler français, même si pas mal tout le monde dans la salle parlait anglais. Le plus drôle était le message d’intérêt public demandant à toutes les grandes personnes de prendre la responsabilité de s’occuper d’une petite personne, pour qu’elles puissent vois la scène sans se faire écraser par les grandes personnes. Le concert était très énergique. Il y a eu deux rappels, chacun de deux chansons, et même là la foule n’en avait pas assez.

(Ah, et je dois dire ça : on est tombés nez à nez avec Justin Trudeau en haut, et il est aussi beau en personne qu’à la télé.)

Toutes choses considérées : Super bons. Allez les voir dès que vous en aurez la chance. Si vous voulez un album d’introduction, achetez Road Rage.

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Hanson – 10 octobre 2003 – The Guvernment, Toronto – Tournée Underneath Acoustic
http://www.hanson.net


Underneath Acoustic (y compris les frais de manutention): 18.78 $
Billet pour le concert de Hanson (incluant les frais de service): 38.25 $
Billet d’autobus pour Toronto, tarif étudiant: 102.37 $
Appareil photo jetable (incluant le développement): 25.89 $
Hanson en concert: ÇA N’A PAS DE PRIX ;o)

L’Introduction

Si je vous dis Hanson, la plupart d’entre vous penserez automatiquement : MMMBop, 1997, trois jeunes garçons. Mais à vrai dire, vous n’avez probablement jamais entendu parler d’eux après, pas vrai? Vous ne savez pas quel genre de musique ils jouent maintenant, hein? Et bien, c’est cela que j’aimerais changer.

Pour ceux d’entre vous qui se le demandaient, oui, Hanson sont encore bel et bien actifs dans l’industrie musicale de nos jours. Ils ont tous grandi (alors n’allez pas croire qu’ils sont encore de petits enfants avec de longs cheveux blonds et des dents en Chicklets, parce qu’ils sont tous des adultes légaux avec les cheveux courts maintenant). Leur musique est devenue plus mature, ils ont un côté plus dur, des voix plus graves et beaucoup plus d’expérience. Rien que pour ça vous devriez leur donner une deuxième chance : vous ne pourriez pas résumer le style de, par exemple, U2 avec seulement quelques chansons, n’est-ce pas? La même chose est vraie à propos de Hanson, la musique que vous avez entendue n’est pas la musique qu’ils font encore aujourd’hui. Et je pense que n’importe quel groupe qui écrit et joue ses propres chansons, surtout avec des paroles qui ont un fond et des arrangements musicaux détaillés à ce point, mérite d’être respecté. Ils ont déjà douze ans d’expérience dans le métier, alors donnez-leur un autre dix ans et ils seront les prochains U2 (à mon humble avis). ;o)

Alors pourquoi ils ne sont pas à la radio, vous me demandez? Et bien, leur dernier album, paru en 2000, était très différent de Middle of Nowhere (l’album avec la couverture flash jaune-orange). Alors, beaucoup de programmateurs musicaux ont été réticents à leur donner une chance sur leurs ondes. Et puisque ce n’était pas le style auquel le public s’attendait, ils ont perdu une bonne partie de leurs fans. Cependant, ils ont réussi à se bâtir une réputation solide d’artistes musicaux talentueux auprès des critiques de même que de leurs pairs. Malheureusement, pas de temps en ondes équivaut à dire pas de nouveaux fans, alors les fans qu’ils ont maintenant sont pas mal ceux qui ont aimé leur musique pour les dernières six ou sept années (et oui, on est peu nombreux mais ont est fiers! ;o). Et vous devriez voir à quel point ils apprécient leurs fans!

Quand ils ont composé les chansons pour leur nouvel album, leur maison de disques était moins qu’enthousiaste. Après un an de frustrations, Hanson a finalement laissé tombé l’entreprise et ils sont devenus indépendants, créant leur propre maison de disques (3 Car Garage Records) et produisant seulement les chansons qui les tiennent à cœur. Leur dernier album, Underneath Acoustic, est la version acoustique (évidemment) de huit des chansons qui seront sur leur prochain album officiel, dont la parution est prévue pour le printemps 2004. Ils le vendent par l’intermédiaire de leur propre site web, http://www.hanson.net. En passant, sachez que ça revient moins cher, incluant les frais de manutention, que beaucoup de disques compacts achetés en magasin. Les trois frères, qui ont maintenant 22 ans, 20 ans et presque 18 ans, font en ce moment une tournée afin de promouvoir leur prochain album, après une absence de trois ans. Cette tournée a dû être rallongée deux fois à cause de la demande populaire. Si vous êtes intéressés, voici quelques titres des nouvelles chansons que vous pourriez vouloir entendre. En théorie, il doit en exister des copies sur le net, mais puisque je supporte ce groupe, je vous demanderais de ne pas télécharger un album entier (mais quelques chansons afin de se familiariser avec leur style, ne vous gênez pas). Ou venez faire un tour chez moi et écoutez mes albums. Le nouveau simple est Penny And Me, alors vous pourriez commencer par là. Il y a également Strong Enough to Break qui est dans la même veine. Aussi, si vous voulez quelque chose d’un peu plus rock and roll, il y a Rock And Roll Razorblade, ou encore Hey (un peu plus léger) ou End of the Line. Pour ce qui est des chansons un peu plus relax, essayez Down, aussi Deeper (qui est en fait une chanson d’amour), ou peut-être Misery ou Next Train. Et ils ont collaboré avec Matthew Sweet de Barenaked Ladies pour la chanson titre.

Alors si vous êtes intéressés à lire l’article suivant, allez-y, sachez simplement que c’est pas mal long, pour deux raisons:
1) Je dois expliquer quelques références à mon lectorat, car la plupart de mes lecteurs ne sont pas fans de Hanson (ils n’y ont pas assez été exposés, que je dis!)
2) J’écris aussi ça pour moi, pour m’en rappeler, alors je n’édite pas beaucoup.

L’Histoire

Je viens juste de passer 24 heures remarquables. Je me suis levée à 5h00 du mat’ le vendredi 10 octobre 2003. J’ai quitté mon appart vers 6h15 pour la station de métro. Le soleil n’était même pas encore levé et il n’y avait aucune voiture dans les rues, mais j’ai été surprise par la quantité de gens dans le métro à cette heure indue. Alors je suis arrivée au terminus d’autobus vers 7h00 (à l’aube), je me suis mise en ligne et j’ai acheté un billet pour Toronto (encore une fois, pourquoi il y a tant de monde debout à cette heure?). Je suis montée dans le bus, qui est parti à 7h30 et qui était bondé, soit dit en passant.

Le trajet lui-même dure environ sept heures, un peu moins s’il n’y a pas de trafic. Le plus décourageant c’est quand on arrive à Kingston et que le bus arrête pour une demi-heure, alors qu’on a à peine fait la moitié du chemin. Mais ce n’est pas grave, j’avais mes disques de Hanson pour me tenir occupée et me mettre dans l’ambiance (This Time Around, Underneath Acoustic et le CD des membres du fanclub). J’ai dormi environ une heure, mais le soleil brillait trop fort pour dormir plus. Les arbres étaient magnifiques, les feuilles commençaient tout juste à changer de couleur. Éventuellement, une pomme, un sandwich et une barre Avoine-et-Miel plus tard, vous arrivez à Scarborough et vous vous rendez compte que vous n’êtes plus très loin. Alors vous voyez la ville se découper sur le ciel, ce qui est très impressionnant quand vous arrivez par là lors d’une journée ensoleillée. Puis vous entrez dans la ville et vous avez une autre vue superbe de la tour du CN du coin de University et Richmond. Enfin, vous arrivez à un petit terminal d’autobus abandonné de Dieu avec quelques casiers et une salle de bains miteuse. Je me suis pris un casier, puis un taxi, et me voilà partie pour le 132 Queen’s Quay Est, c’est-à-dire The Guvernment, pour le concert de HANSON. Eh oui tout le monde, je suis allée jusqu’à Toronto pour un concert de Hanson! ;o)

OK, juste pour qu’on s’entende : Isaac (Ike) est le plus vieux à 22 ans, puis Taylor (Tay) qui a 20 ans, et enfin Zac, qui a presque 18 ans. Comme ça vous saurez de qui je parle même si je ne fais pas référence à eux en parlant de Grand-Hanson, Moyen-Hanson et Petit-Hanson (n’est-ce pas Caroline? ;o)

Je suis allée jusqu’à la fin de la file, je suis revenue devant pour prendre des photos, puis je suis retournée me mettre en file, derrière une fille très amicale nommée Libby et son amie Jackie. Elle avait eu la chance de se procurer une passe pour rencontrer le groupe en personne avant le concert et puisque l’anniversaire de Zac approche à grands pas, elle a eu la super idée de lui acheter une carte d’anniversaire et de la faire signer par les fans pour la lui remettre (nous avons tous eu la même réaction : «Zac, tu es censé avoir douze ans! Qu’est-ce que tu penses que tu fais, en train d’avoir dix-huit ans et de sortir avec une fille qui va à l’université?»). Une reconnaissance rapide des lieux a révélé qu’il n’y avait pas vraiment de restaurants aux alentours, mais il y avait un Loblaws un coin de rue plus loin, où nous pouvions utiliser la salle de bains. Le temps était en fait très clément pour attendre à l’extérieur, chaud et ensoleillé (environ 22oC), très beau pour ce temps de l’année. Ça changeait de la pluie et du vent auxquels on avait eu droit pour le dernier concert. Alors que j’attendais sur le côté de l’édifice, j’ai eu vent du fait que Ike et Zac venaient tous deux d’arriver en taxi directement à l’avant de l’immeuble, même si leur autobus était déjà là.

Alors que nous attendions en tuant le temps de notre mieux, nous étions près d’une petite porte en métal sur le côté de l’édifice, et que voilà donc, on pouvait entendre les gars en train de répéter leurs chansons à l’intérieur! Même à travers la porte leur musique avait l’air super. L’une des jeunes fans derrière moi, Sarah (douze ans) était en train de devenir hyperactive et a réussit à glisser un mot par la porte. Puis elle a donné un coup de pied dans la porte, assez fort pour faire arrêter la répétition à l’intérieur. Elle a donné un coup d’épaule dans le porte, et elle en a reçu un elle-même à travers la porte par quelqu’un à l’intérieur; nous on a choisi de croire que c’était Zac (qui est reconnu pour infliger accidentellement des blessures corporelles à ceux qui se trouvent sur son chemin, comme Rob Schneider, Ashton Kutcher, Tom Green...). La sœur d’Avril Lavigne faisait aussi partie des gens venus voir Hanson. La file de monde a fini par se rallonger de beaucoup.

Les portes se sont finalement ouvertes (un peu en retard, après 18h30, mais dans le fond il devait être encore presque 18h00 au Temps Hanson, je vous jure qu’ils sont toujours en retard...). En passant, saviez-vous que vous n’avez pas le droit d’amener de la nourriture à cet endroit, pas même une bouteille d’eau?! Monstres! (Malgré que ça limite le nombre de fois où on doit utiliser les petits coins.) On a fini par rentrer, choisissant une place pas trop près de la scène mais centrée, d’où on pouvait les voir tous les trois. En théorie.

Le concert a commencé en retard aussi (passé 19h00), mais il n’y a pas eu d’autre groupe pour faire l’ouverture alors nous n’avons eu droit qu’à Hanson (ce qui est une très bonne chose, je pense qu’aucun de nous ne voulait voir quiconque d’autre rendu là, surtout que le concert devait obligatoirement se terminer pour 21h00). Et ceux qui ont été à leurs concerts savent qu’ils donnent une très bonne performance, sans intermissions. Comme d’habitude, il y a des filles qui commençaient à crier pour un rien très tôt (écoutez, si c’est juste le technicien qui vérifie l’équipement sonore, s’il vous plaît ne vous mettez pas à crier! «Hé regardez, c’est le Technicien! Woo-hoo!»). Et alors ils sont venus sur scène.

Les filles ont crié un peu plus fort, mais j’ai déjà entendu bien pire, et ça n’approchait pas du record de 140dB auquel Hanson a eu droit à Toronto il y a six ans (que Taylor n’a pas pu s’empêcher de mentionner pour nous encourager à crier plus fort). Je trouve toujours ça drôle parce que je n’ai jamais été le genre à crier. Alors il y a eu le déplacement massif vers la scène et on était tous un peu plus serrés; c’était encore plus exagéré s’ils jouaient une vraiment bonne chanson ou si Taylor agitait les mains, ou encore quand quelqu’un du devant revenait par derrière parce qu’alors tous ceux du derrière se ruaient devant pour être plus près de la scène (il y a seulement deux filles de parties tout le monde, pas vingt! Réduisez les spectateurs du premier rang en pulpe, tant qu’à y être!). C’est en fait dommage, parce qu’il y des gens qui pourraient se blesser sérieusement comme ça et ça ne devrait pas être à Hanson de restaurer le calme en demandant gentiment à tout le monde de reculer pour que ceux écrasés contre la scène puissent respirer (il y en a quelques uns qui ont dû recevoir de l’aide des gardes de sécurité pour se tirer de là). Mais bon, c’est dur d’éviter ça s’il y a une foule n’importe où... À un moment donné par contre, deux grands gaillards dans la foule de fans ont bloqué ma vue de Zac, alors j’en ai manqué un peu à cause de ça (et oui, j’ai bien dit deux GAILLARDS, il y en a plus que vous croyez!). Et Hanson sont vraiment beaux en personne. ;o)

Ce qui est le plus merveilleux aux concerts de Hanson est malheureusement ce qui est impossible à décrire sur papier, mais qui doit être ressenti : l’atmosphère. L’énergie. Le son. Les harmonies. Leur talent, leur passion, leur amour pour leur musique et pour leurs fans. Et la réponse des fans à la musique et à leur énergie. J’ai été à d’autres concerts, mais ça n’a jamais été pareil. Même ceux qui sont à leurs concerts sans être des fans ne peuvent s’empêcher d’être impressionnés : même s’ils n’aiment pas leur style de musique, ils se rendent compte que Hanson sont extrêmement talentueux et sont très doués pour ce qu’ils font. Hanson est l’un de ces groupes qu’on apprécie toujours plus lorsqu’on a la chance de les voir jouer en personne, et c’est dire beaucoup. Je ne sais pas combien de temps ils passent à répéter (malgré les interruptions malotrues des fans donnant des coups de pied dans leur porte ;o), mais ça doit être beaucoup parce que leur performance est très serrée et ils savent ce qu’ils font. Ils sont près à parer à tout, comme quand une corde s’est brisée sur la guitare d’Isaac, l’instrument a été remplacé en deux vers. De plus, ils sont très versatiles pour ce qui est des instruments dont ils jouent : je pense n’avoir vu Isaac ne jouer que de la guitare, mais Zac joue des tambours, des tamtams, du piano, de la guitare, des castagnettes et de l’harmonica, tandis que Taylor joue du piano, de la guitare, de l’harmonica et du tambourin. Ils sont pure énergie lorsqu’ils sont sur scène, et Taylor prend un plaisir fou à mener la foule, je pense même que dans le fond il aime bien faire crier les filles.

La première chanson qu’ils ont chantée était Strong Enough To Break, qui se trouve sur leur dernier CD. Ils ont joué beaucoup d’autres chansons, quelques unes qui m’échappent, mais on a eu droit à If Only, Where’s The Love (qui a captivé toute la foule, c’était super), Runaway Run, Underneath (chanson titre de cet album), Rock And Roll Razorblade, Hey, MMMBop (toujours un hit, et que vous n’avez pas entendue à moins d’avoir entendu la version acoustique avec leurs voix post-2000 en direct!), With You In My Dreams (pour laquelle ils ont fait participer la foule, et Dieu qu’on y a participé!), Penny And Me (le premier simple de cet album), River et quelques unes de 3CG, ... Ils ont aussi chacun eu un solo : Zac était au piano, je ne connaissais pas sa chanson (Lulla Belle?), tout ce que je sais c’est qu’il était bon. Isaac a ensuite donné une performance à botter des culs de Hand In Hand. Taylor s’est alors plaint en blaguant que c’était dur de prendre la scène après un numéro comme celui-là, mais il s’est mis au piano et il nous a fait une performance tellement merveilleuse de Crazy/Beautiful que nous étions tous en admiration devant lui. C’est un tel dommage qu’il n’y ait pas d’enregistrement de ce concert! Ils ont aussi interprété quelques chansons d’autres artistes, dont une qu’ils faisaient en concert pour la première fois, Ain’t No Sunshine, et aussi Gonna Make You Love Me More (certains fans parlent de Lost Without Each Other et Teach Your Children, mais je ne suis tellement pas bonne avec les titres...). Et là il y avait Rip It Up (interprétation de la version de Little Richard). Ils l’ont vraiment étirée, incluant notre participation en claquant des doigts puis avec deux sets de tapements de mains (semi)compliqués. Tout le monde a vraiment embarqué et la performance était tellement serrée! On avait tous la bouche ouverte à la fin tellement ils l’ont bien jouée. Je ne trouve même pas les mots pour la décrire, c’était sans exagérer LA meilleure version que j’ai JAMAIS entendue de ma VIE. J’aimerais pouvoir la réécouter encore et encore. Je viens juste de télécharger l’original de l’Internet, mais ça ne se compare même pas à ce que j’ai entendu hier soir. Leur dernière chanson a été This Time Around, la chanson titre de leur dernier album (ils ont fait les innocents, genre «Hum, vous connaissez peut-être celle-ci, je pense...» alors qu’elle a été un gros hit) et ils nous ont fait chanter avec eux. Il y a eu aussi un (très court) encore, consistant de quelques vers a capella de Weird.

Juste quelque chose de ben cute en vitesse : Ezra (le fils de Taylor, qui a maintenant presque un an) était là, dans les bras de sa mère, portant des écouteurs pour le protéger du bruit fort, mais s’amusant comme un fou en regardant son père (et ses oncles) donner leur concert. Elle l’amène toujours aux spectacles et elle danse avec lui tout le long. Il est tellement mignon cet enfant! (Ben, faut avouer qu’avec des parents comme les siens, ça aurait été bizarre qu’il en soit autrement.)

Lorsque nous sommes ressortis après que les lumières aient été rallumées, Libby devait s’en aller, mais mon bus ne partait pas avant plusieurs heures alors je me suis rendue à l’autobus de tournée des Hanson avec (beaucoup) d’autres fans et on les a attendu sous le clair de lune. Éventuellement, Jessica (leur sœur) est sortie, puis Zac, un peu plus tard Taylor avec son fils dans les bras et sa femme Natalie le suivant de près, et finalement Ike. On pouvait les voir par les fenêtres du bus, entre les stores. Puis les trois gars sont ressortis pour signer quelques autographes, alors tous les fans se sont rapprochés des barrières et se sont mis à les appeler et à gémir pour qu’ils leur signent quelque chose, c’était un peu déconcertant en fait, je me suis sentie super mature tout d’un coup. J’étais seulement à quelques pieds d’eux, mais il y avait tellement de monde entre nous que je n’avais presque aucune chance. J’ai quand même eu l’autographe de Taylor, il est tellement chou! ;o)

Ils sont remontés dans le bus et nous nous sommes déplacés pour qu’ils puissent repartir (vers 22h30). Alors l’une des fans et moi avons pris un taxi pour s’en aller, elle à Union Station et moi au terminus d’autobus. Et qui est-ce qu’on a croisé après l’avoir déposée? Hanson! Sur University, dans leur bus rouge avec le petit trailer blanc! ;o) Je suis arrivée au terminus tout de suite après. Et juste pour que vous sachiez, il y a deux terminus d’autobus à Toronto : un pour les arrivées et un pour les départs, de l’autre côté de la rue. Pour référence future, le terminus des arrivées est verrouillé de 22h00 à 7h00 le matin, alors les casiers ne sont pas accessibles à ce moment là. Mon bus était à 0h30 et je DEVAIS être à bord, sinon j’allais passer une longue nuit sans même un livre à lire. J’ai paniqué pendant un instant, puis j’ai trouvé quelqu’un qui travaillait là et je lui ai expliqué la situation, et il a été assez gentil pour appeler un garde de sécurité, qui à son tour a eu l’amabilité de m’ouvrir la porte pour que je puisse récupérer mes affaires. Les Torontois sont tellement gentils!

J’ai pu ensuite me rendre de l’autre côté de la rue et entrer dans le vrai terminus (où, de manière intéressante, les casiers ne sont pas non plus accessibles 24 heures sur 24). L’endroit avait en fait l’air d’un lobby d’aéroport, mais moins bien organisé. Les quais d’embarquement sont tous dehors alors il vous faut attendre votre bus dans cet espèce de stationnement/garage couvert, dans le chemin des autres véhicules, avec la fumée des bus (et le froid en hiver). Mon bus partait à 0h30, mais vers 23h15, je regarde dehors et je me rends compte qu’il y a déjà une file, alors je me suis mise en file aussi. La file s’est allongée et allongée, a bloqué les bus qui arrivaient, et s’est allongée et allongée encore. Je suppose que c’était à cause du congé de l’Action de Grâce, malgré que l’on me dit que les bus venant de Toronto et s’y rendant sont toujours pleins. Il y avait assez de personnes là pour remplir environ quatre bus (c’est mon estimation brute). Alors ils ont mis un premier bus à minuit, se rendant directement au centre-ville de Montréal (avec l’arrêt requis à Kingston plus un arrêt chez McDo en court de route pour le chauffeur); je suis montée et on est partis plus tôt, moi toujours sur un high à cause du concert et ma tête pleine de musique.

J’ai dormi le plus clair du trajet; je n’étais pas très confortable mais j’étais fatiguée, alors ce n’était pas vraiment un problème. On a fini par passer en face de la Imperial Tobacco Company à 5h40 et on était au terminus très rapidement après ça. Il y a moins de gens dans le métro à 5h50 le samedi matin, mais quand même plus que j’aurais pensé. Je me suis rendue chez moi avant que le soleil ne se lève, vers 6h20 (j’ai eu de la chance dans mon transfert de métros). Kermit était encore éveillée, juste pour vous dire à quel point il était tôt. Là j’écris ça avant de l’oublier, pendant que le soleil se lève et tente de chasser la brume.

»concerts »»archives


Hanson – 20 août 2004 – Lansdowne Park, Ottawa – Tournée Underneath
http://www.hanson.net

Allez voir aussi http://www.vh1.com/artists/az/hanson/artist.jhtml pour des extraits vidéo.


Voici voilà, le deuxième compte-rendu d’un concert de Hanson sur mon site web. Ils ont joué au Parc Lansdowne dans le cadre du Super Ex le 20 août 2004. Pour la première fois dans notre capitale nationale!

Je suis arrivée à 8h20 du matin (mon père m’a déposée) et il y avait moins de gens que ce à quoi je m’attendais, j’étais la huitième en ligne. J’ai fait connaissance avec les filles devant moi; la plupart d’entre elles venaient de Montréal. Certaines avaient assisté au concert à Toronto le soir d’avant et avait dormi sur le trottoir depuis 5h00 ce matin-là. J’ai toujours adoré la manière dont on se lie facilement d’amitié avec les gens dans la file à un concert de Hanson, je n’en ai jamais fait l’expérience aux concerts d’aucun autre artiste, même aux shows d’admission générale. J’ai rencontré entre autres Ismaelle, qui vient en fait de Saint-Eustache, avec son amie Nathalie, de Québec. Nous avons été rejointes par ses amies Émilie et Carole-Anne.

Le concert lui-même était gratuit avec l’achat d’un billet pour la fête foraine (10 $), et on pouvait avoir accès au parterre en achetant un bracelet pour un autre 10 $. Les vendeurs ont dû prendre pitié de nous, parce qu’ils nous ont vendu les bracelets à 10h30. Nous nous sommes ensuite rendues à la billetterie, où nous avons attendu l’ouverture à 11h00 pour y acheter notre billet. Les portes de la fête foraine se sont ouvertes à 11h30 et nous sommes entrées dans le parc. Nous nous sommes promenées un petit peu en essayant de trouver l’endroit où nous devions nous mettre en ligne pour le concert plus tard dans la journée. Personne ne semblait le savoir, mais les gens «officiels» nous ont dit qu’il fallait passer «en dessous» («underneath») d’une entrée pour arriver au parterre, ce que nous trouvions très approprié puisque le nom de l’album le plus récent de Hanson est Underneath. Nous avons trouvé l’endroit que nous avons jugé être le plus probable et nous avons aussi repéré l’entrée par où leurs bus allaient arriver.

Nous avons parcouru la fête foraine, en explorant et en essayant de se trouver quelque chose pour passer le temps. Nous avons vu divers étalages, un aquarium avec des requins vivants, un zoo apprivoisé (avec des poneys, des vaches, des chèvres, même des singes et un kangourou). Nous avons fini par revenir au lieu d’arrivée des bus, seulement pour se rendre compte que les bus étaient déjà là. Nous avons vu Jessica (une sœur des Hanson), Natalie (la femme de Taylor) et Kate (la blonde de Zac) en train de prendre l’air. Nous n’étions que six et puisque je parlais anglais, j’ai été déléguée afin d’aller près des bus pour vois s’il aurait été possible de parler aux gars pendant un instant. Alors je me sentais totalement comme une idiote qui s’incruste et il va sans dire que j’ai été (poliment) revirée de bord, parce qu’apparemment les gars dormaient toujours et ils avaient un horaire chargé cette journée-là, y compris un appel conférence.

Nous n’avions rien de mieux à faire, alors nous nous sommes assises sur un carré d’herbe au bout du stationnement, à l’ombre avec notre pique-nique de bagels et de bonbons. Au bout d’un certain temps, nous avons vu Taylor sortir de son bus un instant. Alors nous lui avons timidement envoyé la main et il nous a également saluées en nous voyant. Zac s’est aussi pointé dehors, l’air encore tout endormi. Nous avons alors vu Ezra, qui est toujours aussi mignon qu’avant et qui et maintenant roux. Et il marche déjà comme un pro (il a tout de même trébuché une fois, mais bon, ça arrive même aux adultes, alors…). Il a marché devant les bus et nous a même envoyé la main (nous lui avons répondu, bien sûr), et il a essayé de se diriger vers nous. Il se mettait à hurler dès que quelqu’un l’en empêchait, sa mère une fois et l’autre fois c’était sa tante Kate, qui l’a rapidement passé à l’oncle Zac. Nous avons aussi vu Diana (la mère des Hanson), qui a semblé apprécier la fête foraine. Nous avons alors été rejointes par deux autres filles de Montréal.

Zac s’est dirigé vers l’endroit où aurait lieu la répétition (l’entrée était par le garage souterrain, à la moitié du chemin entre nous et les bus). Il avait vraiment l’air de venir tout juste de sortir du lit, le pauvre, en train de se frotter les yeux et tout. Ismaelle lui a dit bonjour, et il lui a marmonné quelque chose en retour. Elle lui a demandé s’il était fatigué, et il nous a sourit en disant qu’il allait bien. Taylor et Ike sont entrés par le garage à leur tour; ils nous ont dit bonjour et nous ont dit qu’ils reviendraient plus tard. Ils ont fini par ressortir afin de se rendre aux bus pour se changer. Étrangement, Ike boitait en remontant la pente menant au garage, chose que nous avons toutes remarqué et nous avons toutes dit «Aaawww» en même temps, comme s’il avait cinq ans et s’était fait bobo.

Nous avons parlé à une journaliste du Ottawa Citizen, qui nous a posé quelques questions à propos de nous et de ce que c’est d’être fans de Hanson. Et pour être clair, l’article qu’elle a écrit, bien qu’exprimant un point de vue tout à fait valable, était pas mal pourri. Elle a réussi à faire des erreurs factuelles dans les premiers paragraphes en parlant de nous et elle n’a même pas glissé un mot de l’entrevue qu’elle a eu la chance de faire avec Hanson, encore moins une critique du concert. Je veux dire, j’aurais pu écrire exactement la même chose d’où j’étais assise, alors qu’elle a eu la chance d’avoir une entrevue et elle ne le mentionne même pas, pas plus qu’elle ne parle de la musique! Je vous laisse en juger par vous-même, voici la photo et l’article.

Et bien, les gars sont ressortis et Zac portait son célèbre t-shirt du Generic Drum Corps, ce qui a été assez pour me faire bien plaisir (et ma journée n’allait que s’améliorer). Et Ike ne boitait plus. Nous nous sommes alors approchées et nous avons regardé les gars donner des entrevues, une pour The New RO (poste de télé), celle du Ottawa Citizen et une autre, avec une séance photo pour les articles. Taylor agissait comme un vrai mannequin, peut-être de façon inconsciente par contre. Il a défait sa queue de cheval devant la caméra et s’est secoué les cheveux tout en enroulant l’élastique autour de son pouce, puis il a enlevé sa veste et l’a nonchalamment fait basculé par-dessus son épaule; très carte de mode, notre Taylor. Nathalie de Québec n’avait que son passeport comme morceau de papier, alors elle a écrit «Thanks for Underneath» («Merci pour Underneath») dedans et l’a tenu ouvert pour que les gars puissent le lire. Taylor l’a vu et a articulé en silence «You’re welcome» («De rien»), ce qui lui a fait VRAIMENT plaisir!

Après les entrevues, les gars ont commencé à se diriger vers les bus à nouveau, mais Taylor s’est souvenu qu’il nous avait promis de revenir, alors il a emprunté mon stylo (enfin, le stylo de ma sœur, remercions-la de me l’avoir prêté!) et a signé le billet d’Ismaelle et ma feuille de papier, mais celle-ci n’était pas rigide et il avait de la difficulté à y écrire, alors je me suis retournée et il s’est appuyé sur mon dos pendant qu’il la signait. Alors ÇA, ça m’a fait plaisir, c’était mon deuxième moment teeny-bopper de la journée (genre, «Hen, wow, Taylor m’a touchée!» ;o). Alors pour être clair, Taylor c’est vraiment une bonne personne, la journaliste du Ottawa Citizen a comme oublié d’en parler (ceux qui ont lu l’article savent ce que je veux dire). Il est reparti après ça, l’un de ses gardes du corps (je suppose) lui a fait signe de bouger alors il a pointé vers lui avec un sourire en coin, l’air impuissant, comme pour dire «Je ne veux pas vraiment m’en aller, mais il m’y oblige», ce qui est une manière très diplomate de mettre fin à une rencontre avec ses fans sans froisser personne.

Nous avons alors décidé d’aller faire la file pour entrer dans la salle de concert, alors nous sommes allées aux toilettes une dernière fois et nous avons mangé un hot-dog en vitesse. Près du stand à hot-dogs se trouvaient Diana, Kate, Natalie et Ezra, ce dernier occupé à manger de la barbe à papa. Je suis bien contente qu’ils aient pu profiter de la fête foraine un peu. Nous nous sommes ensuite mises en ligne pour le concert à 17h00. On devait nous faire rentrer par ordre de bracelet, mais bien sûr ça n’arrive jamais. Heureusement pour les onze premières, dont nous faisions partie, nous étions situées près de la porte, ce qui était très pratique car les gardes de sécurité nous ont fait entrer d’abord. Par contre, j’avais le numéro 8, et une fois à l’intérieur, la fille à côté de moi avait le numéro 228. Dieu, que c’est injuste. Mais je ne me plaindrai pas, parce que je n’ai jamais été si près de la scène de ma vie, et je me suis retrouvée pile devant Ike (soupir de bonheur ;o).

J’étais dans la deuxième rangée de gens pendant la première partie, c’est-à-dire Michael Tolcher et ses musiciens. C’est un chanteur et un musicien pas mal talentueux, je recommande fortement d’assister à l’un de ses concerts. Il a du charisme et du charme en plus de son talent (William le guitariste aussi). J’ai surtout apprécié sa reprise de What’s Up.

Alors, d’une manière ou d’une autre, je me suis fait repoussée à la troisième rangée pendant l’entracte, mais ce n’étaient que des rangées de gens debout, alors je n’étais pas vraiment plus loin, je pense que les gens étaient juste plus rapprochés les uns des autres. Et enfin, Hanson sont arrivés sur scène.

Bon, ils ont joué beaucoup de chansons de leurs albums précédents, ils ont même chanté Cried en spectacle pour la deuxième fois de leur vie (la première ayant été à Toronto le soir d’avant, à la demande des fans, et c’est pas mal tout ce dont les fans avaient parlé ce matin-là à Ottawa). Michael Tolcher les a rejoints sur scène et les a accompagnés avec sa guitare. Ike et lui se sont tenus dos à dos et ont fait un jam très sexy à un moment donné. C’était super de voir les gars, Ike en fait (ben, j’avais une meilleure vue), sourire de manière sincère lorsqu’il parlait avec les autres musiciens et qu’il s’amusait sur scène, il a même ajouté quelques-uns de ses sauts de rockeur pour lesquels il est connu. Tous les gens sur la scène ont aussi fait un genre de cancan côte à côte avec des pas synchronisés, c’était vraiment hilarant. Et ce Taylor, je vous jure que s’il recevait une cenne chaque fois qu’il dit «yeah» et «ooh», il serait millionnaire – oh, attendez un instant, il l’est sûrement et c’est un peu ce qui se passe. Bien, ça l’était en tous cas, avant qu’ils deviennent indépendants. Et je maintiens que c’était une bonne décision!

Zac et Ike étaient les deux qui ont fait des solos ce soir-là. Zac a commencé par prendre une guitare, il s’est tenu devant le micro et a dédié sa chanson à sa blonde, Kate, qui devait repartir après le concert et qui ne serait pas en mesure de l’accompagner du reste de la tournée. Il a chanté une très belle chanson romantique, je pense que ça s’appelait Need You Now. Une idiote dans la foule a crié «I love you Zac» pendant qu’il chantait, mais elle s’est fait foudroyée du regard par toutes les autres personnes dans la foule je pense. Puis Ike est ressorti et a chanté une chanson dont tous les fans avaient entendu parler mais qu’ils n’avaient pas encore entendue (au Canada, du moins), c’était Call Me, qui est une superbe chanson et j’ai très hâte de l’entendre sur le prochain album. Celle du soir d’avant à Toronto avait été Sorry (For Being Me), que j’ai aussi très hâte d’entendre.

Alors tous les trois sont ressortis avec leurs musiciens et ont continué avec des chansons à rythme lent en jouant Underneath, puis ils ont recommencé le rythme plus rapide. Ils ont ensuite fait des jams sur certaines de leurs anciennes chansons et les ont reprises de manières différentes, ce qui était très intéressant à entendre. C’est drôle de voir à quel point les chansons peuvent avoir l’air différentes avec simplement quelques changements. Ils ont aussi repris Gimme Some Lovin’ et Long Way To The Top. L’encore était In The City. Quelques plectres ont été balancés dans l’audience, mais même si j’en ai touché un, je me suis fait sauvagement égratigner et c’est une autre maudite chanceuse qui l’a eu. ;o) Du bon côté, après les 20 premières minutes du concert, la foule s’est un peu relâchée, nous ne nous sommes pas fait écraser et j’ai pu retrouver ma place de deuxième rangée.

Je me suis détestée pour ne pas avoir amené de camera, puisqu’il se trouve qu’on y avait droit et que je n’avais jamais été si près de Hanson, ni à la lumière du jour ni en concert. Dès que quelqu’un invente une machine à remonter le temps, je vais y remédier. Bien, après le concert j’ai perdu la trace d’Ismaelle et de Nathalie, alors je suis allée faire un tour au stand de marchandises, tenu comme à l’accoutumée par Jessica (j’espère qu’ils paient la pauvre fille de manière adéquate!), mais je n’ai rien acheté. Entre nous, Hanson ont de la marchandise vraiment cool, mais c’est cher. Au moins les CD et les billets de concert ne le sont pas, c’est ça l’important.

J’ai alors retrouvé Émilie et Carole-Anne et Claudia, journaliste pour le magazine HTP. Nous sommes allées dehors et nous avons acheté de la limonade à l’ancienne afin de se réhydrater, puis nous nous sommes dirigées vers les bus. Zac est sorti d’abord, il s’est rendu à son bus et il est ressorti pour signer des autographes. Il en a signé pour chaque personne qui a demandé (y compris moi), il a posé en photo avec tous ceux qui voulaient et il a même eu des conversations avec quelques fans et a parlé au cellulaire de quelqu’un; c’était vraiment gentil de sa part de prendre le temps de faire ça, c’est vraiment un bon gars. Émilie lui a dit qu’il devrait rester avec Kate pour toujours, alors il a eu l’air un peu mal à l’aise et il a dit : «Je pense qu’on devrait laisser ça entre moi… et moi». Ce que je remarque est le fait que les gars remercient toujours les fans d’être là et de les soutenir.

Ike a finit par sortir à son tour, en boitant encore une fois. Peut-être que c’est juste quand il remonte une pente? Il est retourné à son bus pendant que Zac était encore là, en train de bavarder. Ike est enfin revenu vers nous. Il a demandé si quelqu’un avait un stylo, alors je lui ai offert le mien, mais il m’a regardé avec un air désolé et il a dit : «Non, je voulais dire comme un feutre ou quelque chose du genre». Ben désolée, mon grand, j’en chie pas, des feutres! ;o) Heureusement, quelqu’un d’autre en avait un (voulez-vous bien me dire pourquoi il n’en avait pas, lui, il est pourtant habitué de faire ça maintenant!). Il a aussi commencé à signer des autographes, à bavarder et à prendre des photos. Il a insisté qu’il ne s’était pas fait mal à la jambe à cause d’un de ses sauts de rockeur. Ben, quoi d’autre tu veux que ça soit? Je veux dire, petite note pour Ike, c’était une excuse tout à fait plausible, et maintenant on est obligés de penser que soit tu fais ça pour avoir de l’attention, soit tu t’es fait mal en faisant quelque chose d’illégal ou de très pervers, ou les deux. Prochaine fois, vas-y avec le bond rock’n’roll, mon chou, c’est l’excuse parfaite! En tous cas, il nous a donné des autographes et a parlé un peu avec nous. Il a en fait eu une conversation assez drôle avec la fille à côté de moi, qui l’a regardé droit dans les yeux et lui a demandé s’il avait eu sa dernière lettre, comme si elle était sa meilleure amie ou un truc du genre. Moi, ça m’a un peu fait freaker, mais il a juste fait une grimace bizarre et il a continué à parler comme si ça lui arrivait souvent. Elle a dit : «Je l’ai écrite pour toi au dernier concert, par pour vous trois cette fois, juste pour toi, et j’ai écrit ton nom dessus». Elle l’a dit en anglais, bien sûr, alors c’était «I wrote your name on it». Et Ike a mal compris, il a entendu «I wrote "you’re lame" on it», donc il lui répond, «Quoi, t’as écrit que je suis pourri?». Alors elle lui fait «Ben oui, c’est ça, j’ai écrit "Ike, t’es pourri" dessus!» en riant, à quoi il répond «Ben quoi, c’est ça que j’ai entendu!». Elle a rajouté qu’elle s’assurerait qu’il reçoive cette lettre, apparemment elle en avait plusieurs copies et elle n’avait qu’à lui en faire parvenir une autre. Je suis maintenant curieuse de savoir c’était à propos de quoi. Ike a aussi dit qu’il ne peut pas vraiment fumer ses cigares quand il est en tournée, parce que ça affecte sa voix donc il ne peut pas en fumer tous les soirs quand il doit chanter, même si ça ne l’arrête pas toujours. Éventuellement, Taylor, Natalie et Ezra sont sortis du garage, et Taylor est resté pour signer des autographes et prendre des photos aussi.

Même si le concert lui-même était plus court que la plupart des concerts de Hanson (ils ont sauté certaines des chansons de leur set list), je me suis grandement amusée, j’ai pu les voir de près et même leur parler, ce qui était fantastique. Je n’ai pas pu attendre de voir leurs bus partir parce qu’il était 23h20, j’étais en retard de 20 minutes pour rencontrer mes parents (je me sentais comme en deuxième année), alors je suis retournée à l’entrée du parc pour les voir, mais ils ont fini par avoir 40 minutes de retard. Certains des fans et moi avons commencé à blaguer parce qu’on parlait de garder contact et quelqu’un a dit «Call me!», alors on a commencé à faire semblant de jouer de la guitare et à chanter «Just pick up the telephone and/Call me», de la chanson d’Ike.

Toutes choses considérées : Tout le monde s’est bien amusé.

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Hanson – 10 novembre 2005 – The Kool Haus, Toronto – Tournée Live & Electric
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Alors, c’était semblable à la dernière fois. Je suis partie tôt, mais cette fois-ci j’ai rencontrée deux amies fans en chemin, Sarah et Valerie (c’était une vraie coïncidence qu’on se soit rencontrées dans le métro, puisqu’elles avaient décidé de venir seulement le soir précédent). Alors oui, on a pris le bus pour Toronto, même bat-heure, même bat-route, et le bus s’est rempli en cours de route encore plus que la dernière fois. On s’est ramassées au même terminus miteux qui est fermé la nuit.

Moises, que j’avais rencontré la dernière fois et qui se trouve à être le chum de Sarah, nous a retrouvées au terminus à Toronto, et nous avons tous pris un taxi jusqu’au lieu du concert (c’était le même bâtiment que la dernière fois, mais une salle différente). Certaines filles avaient campé là depuis plus d’une journée. Alors c’était un peu comme le jour de la marmotte pour moi, j’avais bien des déjà-vu, mais d’une bonne manière.

On a attendu dehors. Il devrait y avoir une loi contre les spectacles à admission générale en hiver. Il faisait 5oC, avec du vent et des précipitations intermittentes. Ça aurait pu être bien pire, mais on a eu vraiment froid en restant debout là pendant cinq heures de temps (Dieu merci, j’avais sorti mon manteau d’hiver pour l’occasion).

J’ai retrouvé Caroline L., qui avait eu une passe de meet & greet, alors elle a amené une lettre de la part de la street team du Québec. J’ai aussi retrouvé Ismaelle, Émilie et Claudia, que j’avais rencontrées à Ottawa lors de la dernière tournée (on est une petite communauté, on dirait qu’on se connaît tous maintenant ;o).

Enfin, il a été l’heure de rentrer. C’était une demi-heure en retard, comme d’habitude, autour de 19h30. J’ai passé au vestiaire en vitesse pour prendre ma place dans la salle (je me suis retrouvée à environ 6 rangées de la scène, ce qui n’est vraiment pas pire). Bien sûr, des filles ont commencé à se pousser mutuellement. Il y a eu les «Je dois aller devant retrouver mon amie parce qu’elle est soûle» et la Bitch Blonde qui tire les cheveux de celles devant elle. C’est un blague d’initiés maintenant : certains fans arrivent soûls et se bousculent, puis les gars de la sécurité doivent les mettre dehors en leur confiscant leurs appareils photos et en étant complètement abasourdis de l’intensité des fans. Chaque maudite fois. Mais la Bitch Blonde s’est fait mettre dehors, alors il y a encore de la justice dans le monde.

La première partie était AM Glory ( http://www.myspace.com/amglory). Pour ceux qui ne sont pas au courant, voici l’idée vraiment cool de Hanson : ils se débrouillent pour qu’un groupe indépendant local réchauffe la salle à chacun de leurs concerts. Tous les groupes qui veulent tenter leur chance soumettent un mp3, et trois finalistes sont choisis par des employés de hanson.net et par des DJ locaux. Ensuite, les fans votent pour le groupe qu’ils préfèrent, en se basant sur les trois mp3 fournis.
Alors, AM Glory sont cinq beaux gars (si je le dis moi-même) : deux guitaristes, un chanteur, un bassiste et un batteur. Ils étaient tous pognés sur le devant de la scène, vu que la partie derrière était occupée par les instruments des groupes d’après. Ils étaient assez bons et étaient clairement excités de jouer pour un si grand public; ils ont même pris des photos de la foule pour se souvenir du moment, tandis que des filles leur criaient : «À poil!». Les chansons que j’ai le plus aimées étaient Breathe et Alien; le groupe est beaucoup plus énergique devant public que sur son album. À la fin de leur partie, ils nous ont invitées à aller leur parler autour du bar (on dirait que c’est un prérequis aux concerts à admission générale).

Après un entracte, le deuxième groupe, le Pat McGee Band (http://www.patmcgeeband.com), est venu sur scène. Ils faisaient partie de la tournée de Hanson. Il y avait de la percussion, du tambour et de la batterie, du clavier, des guitares et des chanteurs. Ils étaient vraiment vraiment bons. Ils ont fait une reprise écœurante de No Woman No Cry. Ils nous ont aussi applaudi pour avoir été durs à cuire et être restés dehors au froid (ce qui a été très apprécié, croyez-moi). Ils ont dû se battre avec un insecte volant géant qui est allé sur scène et qui tournait autour du micro. Et ils ont aussi demandé à Joe, du stand de marchandise, de venir jouer la dernière chanson avec eux.

Pendant le deuxième entracte, il y a eu une autre bousculade entre deux fans, qui ont toutes deux été escortées à l’extérieur par les videurs. Miraculeusement, presque personne ne s’est bousculé pendant le concert de Hanson, même si on était serrés comme des sardines. Rendue là, j’avais froid, j’étais fatiguée, j’avais mal aux pieds et à la tête et j’avais la nausée (ce qui normal pour un tel voyage), alors je n’étais pas aussi excitée que j’aurais dû l’être.

Enfin, les gars sont venus sur scène vers 22h00. J’ai été confuse un instant quand Taylor s’est assis derrière la batterie et Zac, au piano, mais mes yeux ne me jouaient pas de tours et c’était pour le mieux. Ils ont commencé avec deux reprises, In A Way et une version fantastique de Desire, de U2.

Ils ont repris leur place habituelle et ont joué Hey. J’ai enfin pu l’entendre en concert, et juste pour ça, mon petit voyage en valait la peine. Ils étaient excellents, vraiment dedans, et sans jouer aucune fausse note, c’était merveilleux. La foule a participé, surtout pour chanter le refrain et pour crier «Hey» aux moments appropriés. C’était l’un des points forts du concert, selon moi. Les deux musiciens qui les accompagnaient ont aussi largement mérité les applaudissements, ils étaient super.

Ils ont fait une version acoustique de Strong Enough To Break, puis ont annoncé MMMBop en disant : «On a joué celle-ci quelques fois au fil des ans, chantez avec nous si vous la connaissez.» Elle était superbe en version acoustique, et ils ont tenu le micro au-dessus de la foule pour le refrain. Ils ont complètement mis à jour Weird et Dying To Be Alive, puis ont parfaitement joué Rock’N’Roll Razorblade. Et Crazy Beautiful était comme elle doit être chantée, comme je m’en souvenais de pendant la tournée acoustique, même si ce n’est plus un solo. En fait, il n’y avait pas de solos dans ce concert.

Ike s’est admirablement défendu de l’insecte tenace qui était revenu tourner autour du micro, mais il l’a fait sans manquer une note ni une parole, et en ayant encore l’air cool. Il pourrait faire ça dans son sommeil, je gage, après treize ans de performances… Mon passe-temps est maintenant de regarder les faces que Ike fait pendant qu’il joue de la guitare, il y croit tellement! Surtout quand il brise une corde, mais le problème est toujours réglé très rapidement. Et il fait sa petite imitation de Ray Charles, malgré que je ne sois pas sûre que ce soit consciemment. Et il y a toujours son tic de l’œil gauche, mais c’est rendu attachant. Ike, si jamais tu lis ça, endure.
Ah, et les fans lui ont chanté «Happy Birthday» chaque fois que les lumières baissaient, même si c’était une semaine en avance.

Hanson ont aussi joué beaucoup d’autres hits, dont plusieurs sont sur l’album dont ils faisaient la promotion. Mais puisque c’est un album des meilleurs succès, ils ont mis du piquant en jouant plus de reprises, pour nous faire entendre quelque chose de nouveau. Je suis toujours de l’avis qu’ils devraient enregistrer un album de leurs meilleures reprises. Cette fois, on a eu Feeling Alright (à laquelle ils font référence dans Penny And Me), ainsi qu’une version en harmonie a capella extraordinaire de Change In My Life, qui symbolise pour eux la naissance du rock’n’roll.

Pendant le rappel, ils ont mis un petit drapeau canadien sur scène. Ils ont chanté deux chansons, ce qui était très apprécié. Voici la liste des chansons, si ça vous intéresse :
1) In a Way
2) Desire
3) A Minute Without You
4) Hey
5) Thinking of You
6) Can't Stop
7) Weird
8) Believe
9) Hand in Hand
10) Strong Enough to Break *acoustique*
11) MMMBop *acoustique*
12) Change in my Life *
a capella*
13) Every Word I Say
14) Dying to be Alive
15) If Only
16) Long Train Runnin (Without Love)
17) Where's the Love
18) Crazy Beautiful
19) Rock n Roll Razorblade
20) This Time Around
Encore:
21) Feelin Alright
22) Look at You

Je l’ai déjà dit et je vais le répéter: Hanson sont vraiment mieux en concert que sur leurs albums, et c’est dire beaucoup. C’est le meilleur groupe live que j’aie jamais vu, et je commence à en avoir vu beaucoup. J’aimerais que tout le monde que je connais puisse avoir la chance d’aller à un de leurs concerts une fois dans leur vie, pour savoir de quoi je parle, parce que les mots ne sont pas suffisants pour le décrire et leurs vidéos, aussi bons qu’ils soient, ne leur rendent pas justice. C’est une expérience, c’est de l’excellent rock’n’roll (encore plus maintenant qu’avant), et ils sont de mieux en mieux chaque fois que je les vois. Allez les voir s’ils passent près de chez vous en tournée.

Lorsqu’on sortait de la salle de concert, on a reçu un CD échantillon de chansons de Hanson et d’autres artistes indépendants, pour promouvoir la musique indépendante. Alors voici ceux dont je n’ai pas encore parlé : The Hero Factor Factor (http://www.theherofactor.com), 28 Days (http://www.28-days.com.au) et David Garza (http://www.davidgarza.com).

Le concert s’est terminé juste avant minuit, alors je me suis de nouveau précipitée au vestiaire et, par principe, je me suis rendue aux bus de tournée. J’ai vu Penelope, la petite fille de Taylor, dans les bras de Natalie; je ne l’ai pas vue très longtemps, mais en gros, elle avait l’air bien mignonne, et je pense aussi qu’elle n’était pas habillée assez chaudement pour un novembre canadien. J’ai aussi revu Libby et son amie Jackie, que j’avais rencontrées la dernière fois que j’étais à Toronto. Je vous l’ai dit, le monde est petit, mais c’est bon de revoir ces gens-là de temps en temps.

Là, je me suis rendu compte que j’avais un choix à faire : soit rester voir les gars, soit prendre le dernier bus pour Montréal. Et, puisque je n’avais pas envie de passer la nuit à Toronto, j’ai fais mes adieux à Ismaelle, à Émilie et à Claudia, et je me suis mis à chercher plus sérieusement Sarah, Valerie et Moises. Quand je ne les ai pas trouvés, j’ai décidé de retourner au terminus toute seule. Le chauffeur de taxi était très gentil, il parlait français et aimait le Québec. J’en ai profité pour promouvoir Hanson un peu. ;o) Je suis arrivée au terminus et je me suis tout de suite mise en ligne pour le bus, où je me suis rendu compte que Sarah et Valerie étaient déjà là. Comme la fois d’avant, le bus était plein, mais il s’est arrêté à Kingston pour changer de chauffeur et à Kirkland pour faire descendre des gens, alors on est arrivé à Montréal un peu avant 7h00. Je ne donnerai pas autant de détails que la dernière fois, puisque vous connaissez le principe. Et, puisque Kermit est morte la Saint-Valentin dernière, elle n’était pas là pour m’accueillir à mon retour.

Toutes choses considérées : Une fois encore, ça valait vraiment la peine. J’aimerais juste qu’ils viennent à Montréal la prochaine fois, parce que c’est du trouble d’aller à Toronto juste pour un concert.

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Hanson – 31 juillet 2007 – The Guvernment, Toronto – Tournée The Walk
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Hanson.net possède les droits d’auteur des photos.

Ce spectacle était différent. Pourquoi? En partie parce mon fiancé venait avec moi de Montréal pour voir son premier concert de Hanson. Mais aussi parce que cette fois-ci, j’avais gagné le privilège de rencontrer le groupe et de l’interviewer avant le concert.

Nous sommes arrivés au Guvernment vers 16h30 (les portes ouvraient à 19h00, mais je devais être sur place plus tôt à cause de mon prix). Je suis allée à la porte de devant pour prendre ma passe et rencontrer les autres filles qui avaient des passes. La gérante de tournée nous a alors annoncé que puisque le groupe devait passer à MTV Canada entre 18h00 et 19h00, les rencontres avec les fans auraient lieu après le concert. Cela m’a un peu inquiétée, parce que ces choses-là finissent parfois tard, et nous devions prendre le dernier bus pour Montréal vers minuit et demi (mais il part parfois vers minuit).

Mon fiancé est allé souper avec un ami, et j’ai attendu près de l’entrée (à l’ombre, parce qu’il commençait alors à faire vraiment chaud). Les autres filles et moi parlions du fait que nous ne nous sentions pas exactement fraîches et qu’il nous faudrait sans doute garder les bras baissés quand on rencontrerait Hanson. Mais j’ai raisonné qu’ils ne sentiraient sans doute pas beaucoup meilleur que nous après le spectacle, alors ça ne devrait pas être si pire que ça. À mesure que les gardes de sécurité arrivaient, ils fredonnaient MMMBop pour nous énerver (mais nous savions qu’ils allaient avoir toute une surprise). Les portes se sont ouvertes un peu en retard, comme d’habitude, mais cette fois-ci c’était à cause d’un problème avec les scanneurs. Une fois le problème réglé, les filles avec les passes sont entrées en premier, pour être près de la scène comme c’est normalement le cas dans ces situations.

Le premier groupe, DB Clifford ( http://dbclifford.nettwerk.com/), était là pour promouvoir son premier album, Recyclable. Je dis «groupe», mais DB Clifford est peut être un artiste solo, puisque le site web officiel ne mentionne pas d’autres membres. De plus, le groupe a dû garder les choses simples et avait juste un clavier (joué par DB Clifford, qui l’a presque renversé en voulant appuyer de l’équipement contre le support) et une guitare basse. Puisque Hanson faisait un concert acoustique (apparemment qu’ils n’ont pas eu le temps d’en organiser un électrique), deux musiciens étaient absents du groupe habituel de DB Clifford, sans doute pour éviter un trop grand contraste entre les groupes. La musique était tout de même assez bonne. Il y a eu une reprise de Come Together des Beatles que j’avoue ne pas avoir trop aimé, mais vous pouvez visiter le site officiel et écouter des extraits de l’album.

J’avais déjà entendu des gardes de sécurité à d’autres concerts de Hanson regarder la foule et s’exclamer : «J’ai vu des mosh pits où les fans étaient plus calmes que ça!». Je dois dire, cependant, que ne c’était vraiment pas si pire à ce concert-ci, même s’il y a eu quelques interventions de la part des gardes. Cela ne me dérangeait pas, par contre, parce que j’étais devant la barricade, où j’avais de la place pour respirer et une vue imprenable. J’ai même pu m’asseoir! J’ai eu le droit de prendre des photos seulement pendant les trois premières chansons, par contre, alors je suis sans doute celle qui en a le moins!

amelie

amelie

amelie

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Les membres de Hanson sont sortis sur scène à 21h00, ce qui veut dire qu’ils étaient relativement ponctuels, pour une fois. Avant que les cris de la foule aient pu diminuer, ils ont entamé une version géniale de Great Divide. Ils ont ensuite joué Georgia. Pour introduire la troisième chanson, Strong Enough To Break, Ike a dit : «La dernière fois qu’on était ici, on a joué cette chanson qui était sur l’album». La dernière fois qu’ils étaient à Toronto, par contre, était pour la promotion de Live & Electric (2005), et la chanson est en fait tirée d’Underneath (2004, l’avant-dernière fois que le groupe était en ville). En toute honnêteté, la chanson était aussi sur L&E, mais l’introduction m’a semblée un peu inexacte. Nous avons ensuite chanté Deeper avec eux, et nous avons fini par chanter le refrain nous-mêmes. Taylor a pianoté un peu et s’est mis à jouer une version jazzée de Look At You, de leur album de 1997. Ça fait longtemps qu’ils la jouent!

Quand est venu le temps des solos, Zac s’est assis au piano et a annoncé que c’était le moment où il jouait d’habitude The Walk, mais que ce soir-là, il avait eu une demande spéciale. «Cette chanson est pour les Jumelles», qu’il a dit en entamant On The Rocks, une chanson non publiée tirée du DVD The Walk Acoustic Live. Les paroles me rappelaient un peu celles de The Walk, tandis que la mélodie avait de petits airs de John Lennon. Elle a été jouée avec beaucoup de cœur. C’est vraiment une très belle chanson. Taylor a ensuite pris place au piano pour son solo, une reprise de Love Me d’Elvis, pour le plus grand plaisir du public. Quel soul! Il l’a changé en numéro de blues, presque; c’était une reprise fantastique, mais c’était bon même sans comparaison. Ike a ensuite pris une guitare pour son solo. Le micro ne fonctionnait pas au début; il l’a tapoté quelques fois et a crié, sans résultats. L’un des techniciens l’a ensuite allumé, alors Ike a continué en disant que Toronto était un endroit génial. Il nous a rappelé qu’il avait joué Cried ici pour la première fois, alors il y aurait une autre première : il a joué A Minute Without You en tant que solo pour la première fois. C’était l’une de mes chansons préférées sur Middle Of Nowhere, et l’entendre à nouveau m’a rappelé beaucoup de bons souvenirs. Quand il a chanté «All my thoughts are filled with you», il a pointé le public en disant «you», ce qui a fait crier bien des filles. La fille derrière moi avait toujours sa pancarte qui disait «Zac, peux-tu stp me donner tes baguettes de tambour», même si Ike était visiblement le seul sur scène… Elle a quand même eu une baguette à la fin. Le garde de sécurité a aussi dû donner une rose blanche à Ike de la part d’une autre fille, qui n’avait pas pu attirer son attention.

Les trois membres du groupe sont ensuite remontés sur scène et ont introduit Go en disant que ça parlait de quelque chose d’inatteignable. Ils nous ont rappelé que ça faisait dix ans depuis la sortie du premier album, alors c’était en quelque sorte une année anniversaire, et le public a applaudi. Ils ont entamé MMMBop, et nous avons chanté un couplet, puis le refrain à leur place, et nous avons terminé la chanson a cappella avec eux. Ils ont ensuite joué Yearbook, une autre première en l’honneur des dix ans. La chanson est devenue vraiment entraînante vers le milieu et a ralenti à nouveau à la fin. Hanson ont ensuite annoncé qu’ils allaient nous ramener encore plus loin en arrière que 1997 et ont chanté Never Been To Spain, une chanson que j’aime de plus en plus chaque fois que je l’entends.

Le groupe a fini de chanter Where’s The Love a cappella encore une fois. Ils ont ensuite entamé Been There Before, une chanson sur l’amour de la musique. Le public s’est mis à chanter les refrains et les «na na na», tandis que le groupe chantait les paroles. C’est alors que j’ai remarqué que la face de guitare d’Ike, à ce moment, était pareille à la face de guitare de mon fiancé. ? Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas le terme, urbandictionary.com définit «face de guitare» (guitar face) comme suit (ma traduction) : «L’acte de faire une moue inhabituelle en jouant de la guitare. Cela ressemble souvent à une moue de douleur, d’extase intense ou parfois simplement de gaz. Ex : Ouah, ce solo était vraiment génial, mais il avait toute une face de guitare.»

Pour This Time Around, Taylor a séparé le public en deux: la moitié répétait «And we won’t go down», tandis que l’autre moitié chantait le refrain à partir de «You can’t say». Quand ils se sont mis à jouer Something Going Round, Taylor a dit : «Les filles, bougez-les» en se pognant les fesses. La chanson était vraiment super. Ike a ensuite articulé à Zac «Très fort», et ils ont entamé Lost Without Each Other pendant que Zac jouait de la batterie; Taylor s’est ensuite mis à jouer du piano. Le solo de guitare de la version électrique a été accompagné de piano dans la version acoustique, ce qui a permis de garder l’intensité de la musique qu’il aurait été impossible de rendre avec simplement une guitare acoustique. Zac s’est mis debout sur son tabouret et en a sauté pour la finale, comme une vraie vedette de rock. Les gars sont alors descendus de scène pour serrer la main des gens dans les premières rangées. Et devinez quoi : parce que j’étais si occupée à prendre des notes pour hanson.net, j’ai manqué ça! Quand j’ai relevé la tête, c’était presque fini et ils retournaient vers la scène pour s’en aller.

Le rappel (à 22h45, puisque je me souciais de l’heure) était l’a cappella Change In My Life, qui a donné au groupe l’occasion de mettre en valeur leur harmonie vocale. Avant de quitter la scène, ils ont annoncé qu’ils avaient l’intention de revenir avec tous leurs musiciens. ?

Voici la liste des chansons :
Great Divide
Georgia
Strong Enough To Break
Deeper
Look At You
Watch Over Me
On The Rocks
(solo de Zac)
Love me (solo de Taylor; reprise d’Elvis)
A Minute Without You (solo d’Ike)
Go
MMMBop
Yearbook
Never Been To Spain
(reprise)
Penny & Me
Where’s The Love
Been There Before
This Time Around
Something Going Round
Lost Without Each Other
*Rappel* Change In My Life (a cappella; reprise)

Je suis allée retrouver le garde de sécurité après le concert (vers 23h00, après avoir rapidement embrassé mon fiancé), comme la gérante de tournée m’avait dit de le faire, afin d’aller en coulisses pour rencontrer le groupe et les interviewer. Le garde de sécurité m’a escortée dans les entrailles du Guvernment (cet endroit est un vrai labyrinthe!). Nous avons trouvé la pièce où le groupe était, seulement pour se faire dire que ce n’était pas encore l’heure de la rencontre (Ike, qui s’était changé, a entrouvert la porte et, quand je lui ai dit que j’étais la reporter ce soir-là, a dit que je devais voir Rebecca et qu’elle arrangerait tout ça). Alors nous sommes revenus à la salle de concert, où j’ai attendu derrière la barrière quelques minutes tandis que les autres gagnantes étaient de l’autre côté. Les gardes de sécurité ont fini par vérifier les passes des filles et les ont laissées passer (j’ai dû expliquer à maintes reprises que Lindy et Amanda entraient avec nous, même si elles n’avaient pas encore reçu leurs passes, mais nous y sommes arrivées).

Nous avons alors attendu dans l’une des premières salles où j’étais passée plus tôt; la pièce était grande, mais il y avait un petit endroit à part avec des sièges rembourrés qui avaient connu des jours meilleurs. Nous avons attendu un peu, puis la gérante de tournée de Hanson (je présume que c’est Rebecca) m’a demandé de venir avec le groupe A (soit la première moitié des gagnantes des passes pour rencontrer le groupe). Nous sommes allées jusqu’à la porte (qui menait à une pièce encore plus grande), et les membres de Hanson sont venus vers nous. La gérante voulait au début qu’on aille dans la deuxième salle, parce que le groupe B était près de nous et elle pensait qu’on voudrait plus de place, mais Taylor a dit que le groupe B pouvait regarder.

La plupart des filles se sont dirigées vers Taylor et Ike, et Zac était de mon côté. Alors, je lui ai dit : «Avant que j’oublie, une de mes amies m’a demandé de te remettre ceci», en lui donnant un sac jaune contenant le t-shirt de Led Zeppelin. On a blagué un peu à cause de la manière dont je l’ai dit (Ah, alors tu peux relaxer, maintenant? – Oui, j’ai fait mon travail. – Tu t’es officiellement déchargée de tes responsabilités.). Nous avons parlé avec eux un peu pendant qu’ils signaient des trucs pour nous (quand Taylor a demandé ce que j’avais amené pour faire signer, j’ai dit que j’aimerais mieux faire prendre ma photo avec eux, puisqu’ils étaient pressés, mais il a dit qu’ils auraient le temps de faire les deux, alors j’ai sorti mon calepin). Zac l’a signé d’abord, puis Ike a signé et l’a passé à Taylor, qui m’a demandé mon nom (j’ai dû l’épeler quelques fois, c’est quand même un peu compliqué pour les anglophones, mais il a réussi à écrire «Amélie»). Quelqu’un avait amené la carte Hallmark qui joue MMMBop une fois ouverte, pour la faire signer, et ils ont été étonnés de la qualité du son (mais ça s’estompera sans doute dans un an, une fois que tout le monde aura regardé les signatures!). J’ai alors pris deux photos du groupe A avec Hanson.

Le premier groupe a ensuite été escorté hors de la salle. Puis, le second groupe est venu rencontrer Hanson (nous nous sommes déplacés un peu vers le droite, plus près des bancs, parce qu’il fallait dégager le corridor et aussi parce que la lumière était meilleure). Je semblais me retrouver plus près de Zac la majorité du temps, et non seulement était-il de bonne humeur, mais il s’est aussi rendu compte que même si j’étais nerveuse, je ne paniquais pas et j’étais capable de lui parler comme à une personne normale. Zac a reçu un autre t-shirt, et Ike a reçu des Mike & Ike’s. Très original. Ils ont aussi signé des trucs pour le groupe B, et j’ai pris deux photos.

amelie

Après le départ du second groupe, la gérante de tournée a pris deux photos de moi avec Hanson. J’ai dit que c’était mieux d’en prendre deux, parce que j’ai tendance à fermer les yeux sur les photos. Taylor a dit que je devrais travailler là-dessus, garder les yeux ouverts. ;) Ce n’est pas aussi facile que ça en a l’air! Puis, il m’a regardé avec un air contrit et a dit qu’ils devraient sans doute annuler l’interview, parce qu’il était déjà tard et qu’ils devaient se lever très tôt le lendemain. J’ai un peu paniqué (vous imaginez?!?) et j’ai dit que je pouvais faire ça vite, genre 3 ou 4 questions, et que je ne prendrais vraiment pas beaucoup de leur temps. Taylor et Ike ont eu l’air d’hésiter un peu (et la gérante de tournée ne pouvait pas faire grand-chose, puisque ce n’était pas sa décision en bout de ligne). Mais heureusement, Zac est intervenu et a dit à ses frères qu’ils avaient sûrement le temps de faire une courte interview (merci Zac!). Ils ont fini par accepter, avec un peu plus d’insistance de la part de Zac et mes promesses que je devais moi-même respecter un horaire et que je ne pouvais pas me permettre de m’éterniser (puisque je devais prendre le dernier bus pour Montréal).

Nous avons monté la marche pour s’asseoir sur les bancs rembourrés. Zac était à côté de moi (à ma gauche), Taylor était en face de moi et Ike était sur un banc devant moi, à ma droite. Zac m’a relancée au sujet du bus et m’a demandé à quelle heure il partait; j’ai répondu que c’était entre minuit et minuit et demi; si je le manquais, j’étais coincée. Il a demandé quelle heure il était, et j’ai dit qu’il était plus de 23h00 déjà, alors ils ont acquiescé que l’interview était possible mais devait être rapide.

J’ai posé ma première question (qui était en fait ma deuxième, mais j’ai dû couper vu le manque de temps).

Amélie : La chanson The Walk suggère qu’il faut prendre des chances. Quelles chances avez-vous pris qui vous ont inspiré pour composer cet album? [Ils ont l’air confus pendant un instant, réfléchissant pour trouver comment répondre.]
Zac : Eh bien, nous avons pris une chance avec notre maison de disques, en devenant indépendants; c’était une grosse chance à prendre. Ça nous a donné un degré de stabilité, mais c’était aussi un gros risque. En fait, bien des choses ne demandent pas nécessairement de prendre des chances, mais plutôt de les faire avec passion et conviction. Il faut s’exposer autant que possible.
Taylor : Tout le monde prend des chances dans la vie.
[Je les assure que j’ai presque fini d’écrire. Zac me rassure en disant que ce n’est pas facile de tout écrire si vite, et je concède que je n’ai pas encore perfectionné ma technique de prise de notes.]
Isaac : Et personne ne peut vivre notre vie pour nous, alors il faut aller le faire nous-mêmes.

Amélie : Taylor, quand les podcasts de Taking The Walk ont pris fin, nous avons vu que tu avais une déviation septale et que cela affectait ta voix, mais à t’entendre ce soir, tu avais l’air mieux. Peux-tu me dire ce qui s’est passé depuis les podcasts?
Taylor : Il se trouve que j’avais une mono, et d’autres trucs aussi, mais j’ai fini par me faire opérer [pour la déviation].
Ike : C’est juste qu’il a fini par s’épuiser.
Zac : Il s’était trop poussé.
Taylor : J’ai eu l’opération pour mon septum, et puis j’ai pris des vacances pour m’assurer d’être bien reposé. Nous avions travaillé vraiment dur [et nous étions épuisés]. Mais maintenant, à date, je vais bien.
[Je lui demande alors de confirmer la phrase suivante, parce que j’avais mal entendu et je ne voulais pas déformer ses propos.]
Taylor : Maintenant, il n’y a rien qui ne soit pas de l’usure normale.

Amélie : Ike et Taylor, maintenant que vous avez de jeunes enfants, pouvez-vous me dire quels sont les défis d’élever une famille en tournée? [Ils ont l’air un peu confus, alors j’élabore pour clarifier.] Je veux dire, vous ne pouvez pas amener vos enfants au parc, parce que vous êtes à la salle de concert pour travailler. Ils n’ont pas vraiment d’amis avec qui jouer…
Taylor : Ils jouent avec les techniciens [machinistes itinérants] [rires]. C’est un défi, c’est sûr. Mais il faut décider de nos priorités. Soit on leur donne une vie «normale», soit on est ensemble. Nous aimons mieux être ensemble, même avec les hauts et les bas. Nous croyons que c’est formateur. Notre but principal est de leur donner de l’attention, d’être attentifs à leurs besoins. Ils passent en premier.
Ike : Et nos femmes sont vraiment géniales.
Taylor : Oui, elles sont essentielles.

[Ike dit alors que je devrais leur poser une dernière question. Je saute donc ce qui devait être ma cinquième question et je pose directement celle à laquelle tous les fans canadiens veulent une réponse.]

Amélie : Vous avez mentionné, lors de la séance de clavardage après le visionnement de SETB à Concordia, que vous aviez l’intention de venir à Montréal. Vous avez aussi fait beaucoup de presse canadienne ces deux derniers jours. [Ils hochent énergiquement la tête.] Est-ce que ça veut dire qu’il y aura d’autres concerts au Canada lors de la tournée?
Taylor : On en a l’intention.
Zac : On parlait justement de ça aujourd’hui, que ça fait longtemps qu’on est allés à Montréal. Il pourrait y avoir des concerts au Canada lors de la deuxième moitié de la tournée.
Ike : Eh bien, la deuxième ou la troisième partie de la tournée.
Taylor : C’est difficile; il y a tant d’endroits où nous voudrions aller.
Zac : Nous ne pouvons pas aller partout où nous voulons. Il faut s’en remettre à notre impresario.
Ike : Nous allons où nous pouvons, pas où nous voulons.
Zac : D’habitude, nous sommes amenés à un concert par des entreprises et des promoteurs. Mais nous savons que nous avons des fans là-bas et nous voulons entretenir notre relation avec eux.

[Ils demandent s’ils ont répondu à mes question de façon adéquate; je réponds que oui.]

Quand nous quittons la salle, je leur dis que le spectacle était super et que mon fiancé avait aussi dit avoir apprécié; même que, selon lui, The Walk est leur meilleur album à date. Ils m’ont remerciée du compliment. Et puis Taylor m’a même félicitée pour mes fiançailles. Il m’a demandé quand serait le mariage; je lui ai dit que ce serait l’été prochain (c’est encore assez nouveau). Puis, tout est devenu flou; on s’est serré les mains à plusieurs reprises et on s’est remerciés mutuellement. C’était presque comme s’ils étaient surpris que je n’aie pas été trop collante et là, ils se sentaient mal de s’en aller et voulaient s’assurer que tout allait bien. Mais je devais m’en aller aussi, et leur soirée n’était pas terminée, il y avait encore une salle pleine de gens importants à rencontrer.

Je me suis souvenue de leur donner le message de la VJ de MTV Canada à qui ils avaient parlé plus tôt dans la journée (ils lui avaient dit de venir en coulisses après le spectacle pour leur dire bonjour, mais quand elle est arrivée, il fallait attendre trop longtemps pour entrer, alors elle m’a dit de leur dire «bonjour» et «merci», mais qu’elle partait). Le groupe a semblé (agréablement) surpris que je leur fasse le message.

Toutes choses considérées : Ils sont le groupe le plus sympathique que je connaisse, et c’était comme un rêve réalisé de les rencontrer et de parler un peu avec eux.

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Iron Maiden – 10 octobre 2006 – Centre Bell, Montréal – Tournée Matter Of Life And Death
http://www.ironmaiden.com/


Le premier acte était Bullet For My Valentine; je ne les critiquerai pas, par contre, car j’ai manqué le début de leur numéro (j’avais un cours de salsa plus tôt dans la soirée).

J’ai voulu voir Iron Maiden en concert après avoir traduit leur dernier documentaire de tournée. J’avais l’impression de les connaître un peu et j’avais de l’information sur leur musique. De plus, je mourrais d’envie de voir Eddie. Alors, quand j’ai entendu qu’ils venaient en ville, il fallait que j’y aille. Et ça a rendu mon chum, Josh, très heureux. ;)

Le groupe a beaucoup parlé en français (en tout cas, Bruce Dickinson l’a fait), mais ils ont parlé en anglais aussi. Après The Longest Day, quand ils ont dit que leur album était numéro 2 au Canada, tout le monde s’est mis à applaudir. Puis, ils ont ajouté qu’il était numéro 1 au Québec : la foule s’est complètement déchaînée. Le groupe a expliqué que puisqu’on aimait tant l’album, ils allaient le jouer en entier, dans l’ordre. C’est la première fois que j’allais à un concert où ça se produisait, et c’était assez spécial.

Le décor était vraiment bien. Il faut insister sur les lumières : je n’en avais jamais vu autant sur une scène, et le fait qu’elles bougent toutes est encore plus impressionnant. Le décor au fond de la scène changeait de temps en temps et représentait différentes scènes de guerre (ce qui est un thème répétitif pour Maiden). Les paroles des chansons sont souvent des commentaires sociaux sur le sujet. Comme dit Josh : «Iron Maiden est le KISS des penseurs».

C’était l’équivalent des filles qui crient à un spectacle, sauf que c’était surtout des gars (alors il y avait des cris, des rugissements, des sifflements, ce n’était simplement pas aussi haut-perché qu’avec des filles). Et ça répond pas mal à ma question, qui était de savoir si les gars sont capables de démontrer le même genre d’émotion que les filles qui aiment vraiment un groupe. Oui, les gars font pareil. Il suffit de les amener au bon spectacle.

Il y avait un océan de bras devant la scène; tout le monde agitait son poing en l’air, c’était vraiment spécial à voir. Il n’y avait pas de mosh pit en vue, puisqu’Iron Maiden n’est pas vraiment ce genre de groupe, mais il y a eu beaucoup de surfoule (crowd surfing). Le groupe nous a demandé de taper des mains à plusieurs reprises. Malheureusement, personne ne pouvait garder le rythme, alors ça s’arrêtait relativement rapidement (je suppose que c’est la différence entre les fans de métal et les fans de rock ;).

Je ne pouvais pas du tout voir le batteur, Nicko McBrain, il était complètement caché derrière sa batterie (mais il est sorti de là vers la fin). Je voyais Steve Harris, par contre, et Janick Gers jouait de la guitare comme un fou, en faisant le moulin avec son bras et en swinguant sa guitare à un point tel que j’ai cru qu’il allait la briser sur scène (mais il ne l’a pas fait; je suppose que ses mouvements étaient en fait très calculés).

Après que le groupe ait joué l’album, ils ont joué certains de leurs succès. Ils ont présenté Two Minutes To Midnight en demandant l’heure puis en répondant : «Ah, il reste deux minutes?» La foule a compris et s’est mise à applaudir.

J’ai aussi pu voir Eddie, à deux reprises : vers la fin du spectacle, il est sorti du tank géant (qui était apparu sur scène pendant Iron Maiden) et a regardé partout avec ses jumelles (notre regard s’est croisé quand je le regardais avec mes propres jumelles). Il est revenu pendant The Evil That Men Do, et cette fois, il marchait de long en large sur la scène. J’aime vraiment cette mascotte, pour une raison quelconque, et la foule aussi.

Voici la liste des chansons (encore une fois, merci à Josh de me l’avoir fournie) :

Different World
These Colours Don’t Run
Brighter Than 1000 Suns
The Pilgrim
The Longest Day
Out of the Shadows
The Reincarnation of Benjamin Breeg
Greater Good of God
Lord of Light
The Legacy
Fear of the Dark
Iron Maiden

*Rappel*
Two Minutes to Midnight
The Evil That Men Do
Hallowed Be Thy Name


Toutes choses considérées : C’était un très bon concert pour moi, et une bonne introduction à un spectacle d’Iron Maiden. Certains fans étaient un peu déçus de ne pas entendre plus de succès, mais je trouve quand même ça cool qu’un groupe joue tout un album (surtout quand ça fait des décennies qu’ils jouent leurs succès, ça leur donne un petit congé).

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Kamelot (avec Epica) – 24 septembre 2006 – Le Medley, Montréal – Tournée The Black Halo nord-américaine
http://www.kamelot.com/


Le Medley est une super sale pour les concerts, surtout maintenant que le tabagisme y est interdit (mais ils devraient quand même éviter d’ouvrir les portes du stationnement arrière quand les bus de tournée sont en marche, puisque toute la fumée entre directement dans la salle). Le balcon était fermé, par contre, et je dois me faire vieille, car je me fatigue rapidement à rester debout.

Nous, Canadiens français, adorons notre métal. Les chandails des spectateurs étaient comme une liste de tous les groupes de métal du monde.

Le groupe montréalais Sequence (http://www.sequencemusic.net/) a assuré la première partie du spectacle. Ils ont été décrits comme un groupe avant-gardiste progressiste de death metal, ce qui est aussi précis que possible. L’un des chanteurs principaux rugit dans le micro de temps en temps, et tout le monde hoche de la tête avec lui. Ils sont assez bons, pour ce que ça vaut, mais ce n’était pas pour ça qu’on était au concert. Je dois dire que j’ai été agréablement surprise de voir un groupe monter sur scène exactement à l’heure annoncée (je dois m’être habituée aux vedettes de rock ‘n’ roll, qui sont toujours un peu en retard).

Epica (http://www.epica.nl/) sont montés sur scène ensuite. Je ne les connaissais pas beaucoup, mais je suis maintenant une fan. Simone Simons assure la plupart des chants, tandis que la description de tâche officielle de Mark Jansen est «guitariste, grogneur et crieur» (ce qui veut dire qu’il rugit aussi dans le micro à l’occasion, sans son chandail quand l’envie lui prend). Mais la voix de Simone Simons est vraiment admirable. Je ne suis pas sûre qu’opératique soit le bon mot, mais sa voix est à la fois délicate et puissante. Et ses cheveux roux sont fantastiques : ils restent beaux et lisses malgré tous ses mouvements de tête, même si les cheveux de ses collègues masculins ne font que s’emmêler. Elle pourrait être porte-parole pour n’importe quelle marque de shampooing… Mais bon, ce qui est le plus remarquable est quand même sa voix et sa présence sur scène.

Epica avait en fait le kit de batterie le plus impressionnant que j’ai vu de ma vie (Kamelot l’a utilisé aussi). Il y avait un cadre de métal autour du kit normal, sur lequel cinq cymbales étaient suspendues – et le batteur était vraiment bon.

Enfin, il y a eu Kamelot. Le chanteur principal, Roy Khan, a les cheveux courts, alors personne ne s’attend à ce qu’il hoche de la tête, mais les autres membres du groupe ne s’en tirent pas si facilement. Ce groupe insiste plus sur les mélodies que les voix, comparé à Epica. En plus du batteur, qui a eu un solo fantastique, le groupe a aussi des joueurs de guitare et de guitare basse impressionnants. Leur power metal m’a même fait hocher de la tête. Le pianiste a aussi pu faire preuve de son talent, notamment pendant un solo où il a été inspiré par de la musique classique. Il y avait une membre qui m’a rendue confuse (je ne suis même pas sûre qu’il s’agissait d’une membre), c’était une fille costumée qui est venue sur scène trois fois et a chanté quelques couplets au hasard, avant de repartir mystérieusement.

J’ai pu chanter avec la foule pour une chanson, même si je ne connaissais pas les paroles au début, parce que Khan a fait chanter tous les fans avec lui pendant Forever. Simone Simons est aussi revenue sur scène pour chanter The Haunting avec Kamelot (vous pouvez regarder le vidéoclip à http://www.youtube.com/watch?v=V6waMVBYa2g pour avoir une idée de ce dont je parle). C’était l’une des préférées des fans, de même que Farewell. Et vers la fin du concert, Roy Khan est sorti de scène et nous a surpris en réapparaissant assis sur la balustrade du balcon, au-dessus de nous. Il a chanté une très belle chanson avec des paroles francophones, Ne Pleure Pas, que j’ai beaucoup aimée.

Voici la liste de leurs chansons ce soir-là (merci à Josh de me l’avoir fournie) :

Lights
Soul Society
Edge Of Forever
Center Of The Universe
The Spell
Abandoned
Moonlight
Forever
Keys Solo
The Haunting
Memento Mori
Drum Solo
Farewell
Karma
Ne Pleure Pas
March Of Mephisto


Toutes choses considérées: C’était en fait une très bonne introduction aux concerts de métal pour moi, car même si je ne connaissais pas ces groupes, j’ai apprécié leur musique. Bien sûr, le genre lui-même n’était pas nouveau pour moi, ce qui m’a bien aidée. J’ai eu beaucoup de plaisir au concert.

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Avril Lavigne – 3 septembre 2005 – Centre Bell, Montréal – Tournée Under My Skin
http://www.avrillavigne.com/home.php


Tout d’abord, qui sont les monstres qui ont décidé qu’on peut amener une bouteille d’eau au Centre Bell, mais pas le bouchon qui va avec? La seule raison à cela est qu’ils espèrent que vous allez acheter l’une de leurs bouteilles, mais je ne m’inclinerai jamais si facilement à leurs demandes ridicules! À partir de maintenant, j’amène des bouchons de rechange dans le fond de mon sac pour ma contre-attaque! Et vlan, dans les dents! Et pour ma petite histoire… J’ai fait très attention de ne pas renverser une goutte pendant environ 10 minutes. J’ai pris quelques gorgées d’eau pour en faire baisser le niveau afin que rien ne se répande. Je suis passée aux toilettes pour soulager ma vessie. Je suis allée à mon siège, en faisant attention de na marcher sur les pieds de personne et en gardant ma bouteille bien droite. Et je me suis assise, en inclinant accidentellement mon sac, et j’ai donc répandu de l’eau sur mon pantalon. C’est l’histoire de ma vie. J’avais l’air d’avoir eu un petit accident, alors j’ai passé la première partie du spectacle avec les mains croisées sur les cuisses pour cacher la tache d’eau. La personne qui avait acheté le siège à côté du mien ne s’est pas montrée, alors je n’ai pas dû me débarrasser de tant de témoins que ça.

La foule était composée surtout de jeunes filles accompagnées de leurs parents, d’adolescentes et de groupes de gars.

Butch Walker a réchauffé la salle (http://www.butchwalker.com). C’est un artiste avec beaucoup d’intégrité et des bouffonneries mémorables sur scène. Son dernier single était la chanson MixTape, que vous pouvez entendre sur son site. C’est une bonne chanson avec un vidéoclip très triste. Butch lui-même semble avoir des goûts éclectiques (c’est toujours une bonne chose, selon moi), avec ses drôles de tatouages et son habitude d’avoir un verre de vin rouge au milieu des guitares électriques et des sets de batterie, quand il n’est pas en train de se rouler par terre. Il a beaucoup d’énergie et a la mauvaise habitude de sacrer devant tous les jeunes enfants dans le public. Il a une opinion très claire au sujet de Bush («Un président que je ne peux pas supporter») et du lip-synching («J’aimerais mieux vendre une seule copie de mon album plutôt que 3 millions de copies d’un album sur lequel je n’ai chanté aucune des chansons»). Il a fait une reprise hard-rock stupéfiante de la chanson Since U Been Gone de Kelly Clarkson pour le prouver, mais je pense personnellement qu’il l’a sans doute confondue avec Ashlee Simpson. Ce natif d’Atlanta, en Georgie, a dit s’être attaché au Canada lors de cette tournée, ce que le public canadien a adoré. Mon opinion est qu’il est talentueux, mais pas de manière débordante (ça vaut quand même la peine de l’écouter).

Après l’entracte, Avril est entrée, belle comme une image. Elle était très heureuse d’être de retour au Canada. Elle portait des pantalons d’armée, une ceinture rose et un t-shirt noir, avec ses longs cheveux ondulés de leur couleur naturelle et sa bague de fiançailles bien visible. Elle dégageait une impression de vouloir paraître punk/death metal, mais de manière ironique. Elle portait des cornes de diablotin rouges qui s’allumaient, de même que la majeure partie du public (qui avait aussi les petits bâtons phosphorescents bleus et verts; si vous savez comment ça s’appelle, courrielez-moi!).

Elle a joué tous ses succès (Sk8er Boi, etc.; je ne les nommerai pas tous, vous avez compris) et elle était encore plus électrisante et pleine d’énergie sur scène que sur ses disques, avec un côté punk plus apparent. Elle a commencé Nobody’s Home en jouant de la guitare acoustique seule sur la scène; son orchestre a commencé à jouer vers la moitié de la chanson, puis elle a terminé la chanson seule. Elle joue aussi très bien du piano (l’instrument massif a semblé surgir de nulle part, pendant qu’il faisait noir et que notre attention avait été détournée par un chandelier s’allumant au-dessus de la scène). Il se trouve que sa voix est encore plus belle en concert que sur ses albums, c’est une chanteuse très talentueuse. Elle est aussi un paquet d’énergie, ce qui explique peut-être sa minceur. ;o) Certains des gars de son équipe l’ont fait rire vers la fin du spectacle; apparemment, elle ne s’attendait pas à ce qu’ils accourent sur scène en boxers pour commencer un combat de lutte! Le rappel a été une reprise de Song No2, de Blur, avec Avril jouant de la batterie comme une pro et Butch Walker chantant avec un autre homme non identifié. Ils ont ensuite fait Complicated, et la foule a vraiment embarqué.

Toutes choses considérées : Le concert lui-même a semblé un peu court, mais c’était très agréable et ça n’a que réaffirmé à quel point elle a du talent.

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Maroon 5 – 11 avril 2005 – Centre Bell, Montréal – Tournée Honda Civic [je sais, je sais : ils se sont vendus >:o( ]
www.maroon5.com


J’ai pu retrouver deux amies que j’avais rencontrées à un concert de Hanson l’été dernier, Ismaelle et Émilie. C’était bon de les revoir, même si on n’était pas assises ensemble.

C’était The Donnas (www.thedonnas.com) qui faisaient la première partie. Je n’avais pas entendu leur musique avant, mais je suis très contente de les avoir vu jouer. C’est un groupe de filles qui font du hard rock, très énergiques et très cool. Deux guitaristes fantastiques, une batteuse folle et une super chanteuse. Elles ont beaucoup parlé à la foule et ont annoncé leurs chansons. J’ai fini par acheter leur album, Gold Medal, et j’espère qu’il sera aussi bon que leur performance; je vous le dirai dans la critique. Elles étaient à côté du magasin de marchandises pour signer des autographes, mais la queue était vraiment (vraiment) longue et je suis repartie pour pouvoir me rendre à mon siège avant que Maroon 5 ne prenne la scène. The Donnas sont un vraiment bon groupe à voir, ça c’est sûr.

Puis la seconde partie du spectacle a commencé. C’est presque comme ça qu’on se sentait, parce que le set de The Donnas a duré si longtemps et était si bon qu’il fallait faire un effort et se rappeler qu’on était là pour Maroon 5. La musique commence. Ah oui, c’est vrai, Maroon 5! Enfin! Les rideaux sont baissés et les lumières derrière changent de couleur avec la musique; on peut voir les silhouettes des membres du groupe, comme s’il s’agissait de marionnettes chinoises, et ils ont continué comme ça longtemps. Les rideaux se sont enfin levés pour révéler un mur sur lequel étaient des centaines d’ampoules (genre Chicago), les couleurs changeaient au rythme de la musique en faisant des motifs psychadéliques, comme un protège-écran mais plus cool. Il y avait aussi leur logo, un gros M blanc dont la partie du bas, le v (pour 5), était illuminée en rouge. Je pense qu’il n’y avait pas une paire de fesses dans son siège pendant le concert. C’était un peu bizarre de voir ce groupe, une gang de pouilleux avec des trous dans leurs t-shirts, avoir des réactions de la taille de celles du Centre Bell.

Adam Levine, le chanteur principal, avait une voix une peu différente en personne (un peu plus aiguë que sur l’album, et il chantait un peu du nez… J’étais peut-être un peu désorientée?). Ils ont chanté toutes les chansons de leur album, plus deux nouvelles (Wasted Years et I Can’t Stop Thinking About You), de même que quelques reprises. Leurs chansons étaient un peu différentes de sur l’album. Elles étaient reconnaissables, bien sûr, mais le rythme était plus rapide, à cause de l’ambiance sans doute, alors même les chansons normalement lentes et mélancoliques n’étaient ni lentes ni mélancoliques. Le concert était très énergique, la foule a chanté This Love avec un peu d’aide du groupe (et dans le Centre Bell, c’était vraiment quelque chose). Il n’y avait environ que quinze chansons, ce qui est compréhensible puisqu’ils faisaient la promotion de leur premier album, mais on en voulait plus.

Une jeune fille avait une pancarte qui disait « Adam Levine, épouse-moi, je suis Juive ». Adam l’a pointé pendant le spectacle et on l’a vue sur les écrans de télé géants de chaque côté de la scène. Il a dit que malheureusement, il n’était pas vraiment Juif, puisque sa mère n’était pas Juive, mais que si ça ne dérangeait pas la fille, alors ils devraient se marier tout de suite. ;o)

Adam Levine a également présenté les membres du groupe (enfin, la plupart) pendant le concert, mais on aurait dit que ce n’était pas très organisé, il n’a pas beaucoup parlé à la foule, et on ne savait pas où on en était dans le concert jusqu’à l’encore. La dernière chanson était avec Ryan Dusick, le batteur, qui s’était blessé la main et qui avait dû être remplacé pour le concert. Heureusement pour nous, sa voix était intacte et il a chanté une version à botter les culs de Highway To Hell, qui était en fait la chanson la plus énergique du concert. À se demander pourquoi il ne chante pas plus sur l’album…

Toutes choses considérées : Un vraiment bon concert, mais ça s’est passé trop vite. Pour référence future pour les membres du groupe : davantage de chansons, parlez plus à la foule, et ne cachez pas Ryan jusqu’au dernier moment avant de le lâcher loose devant un micro.

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Alanis Morissette – 17 août 2004 – Théâtre Saint-Denis, Montréal – Tournée So-Called Chaos
http://www.alanis.com


Alors voilà, j’ai assisté au concert d’Alanis Morissette le 17 août 2004, dans un Théâtre Saint-Denis qui faisait salle comble.
La première chose que j’ai remarquée était la diversité des gens dans l’auditoire : des hommes et des femmes, de 12 ans à 62 ans, portant des jeans bleus troués ou des costumes-cravate, des longues jupes amples ou des pantalons serrés. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’artistes avec un public si varié. À un certain moment pendant le spectacle, il y a même quelqu’un qui s’est allumé un joint, juste pour vous dire à quel point l’ambiance était décontractée…
Et je vais me vider le cœur tout de suite : le gars qui était assis à ma gauche avait gagné son billet et, en gros, ça faisait une semaine qu’il n’avait ni pris sa douche, ni changé ses vêtements, il sentait comme s’il s’était vomis dessus et en plus il a bu de la bière pendant tout le spectacle, alors les odeurs étaient assez insupportables et j’ai essayé de pencher vers la droite le plus possible. Mais une fois que l’air climatisé s’est mis à fonctionner, il était en aval alors ce n’était plus si pire. En tous cas…

Alanis est montée sur scène avec sa guitare électrique couverte de brillants et elle a mis toute sa passion dans sa chanson. C’était vraiment quelque chose de voir la gamme d’émotions sur son visage lorsqu’elle chantait, elle faisait passer des sentiments différents pour chacune des chansons. Ses musiciens, bien que très talentueux, sont surtout restés à l’écart et l’ont laissée être le centre de l’attention.

Les chansons qu’elle a choisies étaient facilement reconnaissables, mais elle les reprenait d’une manière différente que sur ses albums : on a eu droit à un Perfect acoustique et un Not The Doctor à la rock’n’roll électrique. Chose surprenante, environ la moitié des chansons étaient tirées de l’album Jagged Little Pill et seulement quelques unes venaient de So-Called Chaos, son album de cette année (malheureusement, Knees Of My Bees n’en faisait pas partie). Elle a tout de même joué Uninvited. C’était clair qu’elle s’en tenait aux chansons dont elle savait qu’elles plairaient à la foule, plutôt que de jouer ce qui aurait pu être ses préférées à elle. Mais elle a vraiment entraîné le public et elle a reçu de nombreuses ovations pendant le spectacle; le seul moyen de signifier au public de se rasseoir était d’entamer la chanson suivante. De plus, à plusieurs reprises, le public entier se mettait à applaudir dès qu’il reconnaissait la chanson qu’elle commençait à jouer.

L’auditoire participait beaucoup aussi, en tapant des mains au rythme de la chanson, en chantant avec elle et, pendant la chanson Ironic, en la remplaçant carrément alors qu’elle tendait son micro vers la salle pour nous entendre chanter. Elle a blagué avec certaines des paroles, comme en chantant «It’s like meeting the man of my dreams… And then meeting his beautiful… HUSBAND», à l’hilarité générale et en déclenchant une autre série d’applaudissements. Juste d’entendre les gens taper dans leurs mains était un phénomène en soi; ça doit être l’un des meilleurs sentiments au monde d’être dans une salle pleine de gens, en train de battre le rythme d’une chanson et de chanter avec Alanis Morissette des chansons telles que Ironic, Hand In My Pocket et You Learn.

Toutes choses considérées : C’était un concert fantastique et je recommande l’une de ses performances à tous et chacun.

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Joss Stone – 29 mai 2005 – Métropolis, Montréal – Tournée Mind, Body & Soul
www.jossstone.com


J’y suis allée avec deux amis. Joss Stone est une artiste qui attire des fans de tous âges (il y avait des gens de 6 ans à 60 ans), et j’ai été surprise par le nombre d’hommes clairement gais dans la salle. Ce n’est pas Cher, quand même! Mais elle est fantastique.

Commençons par le commencement. Le premier acte était Raul Midón (www.raulmidon.com), un musicien Noir originaire de la Floride. Il se trouve qu’il est aveugle, mais ce n’était pas évident quand il a pris sa place devant le micro. Il a été dirigé par quelqu’un et il avait un sac en bandoulière dans lequel il gardait sa bouteille d’eau. Il n’a qu’une guitare, mais il en joue comme s’il s’agissait de deux guitares et d’un tambour, et il fait une imitation à s’y méprendre d’une trompette en n’utilisant que sa bouche et le microphone. Il a aussi une voix fantastique et beaucoup de présence sur scène. Son nouvel album, State of Mind, est sorti ce mois-ci [juin 2005]; il y chante une chanson avec Stevie Wonder et il a les même producteurs qu’Aretha Franklin. Il a vraiment beaucoup de talent, et je pense que vous entendrez parler de lui de plus en plus. Il a dit qu’il signerait de ses albums pour les fans et que ceux qui pourraient lire son écriture auraient le droit de venir en tournée avec lui. Quand il est parti, il a fait semblant d’envoyer la main vers le fond de la scène au lieu du public, pour nous faire rire.

Alors nous avons attendu le clou de la soirée, tandis qu’un microphone où était accroché un foulard rose a été amené sur la scène. Deux guitaristes, un claviériste et un batteur se sont mis à jouer. Puis, trois vocalistes ont pris place; ils se sont réchauffé un peu avec du soul et du blues et ont chanté «Are you ready – Joss Stone» en harmonie. Elle est enfin apparue sur scène, pieds nus; c’est une fille simple, mais elle est vraiment superbe.

Elle a chanté des chansons de ses deux albums (mais malheureusement pas Dirty Man, malgré l’insistance de ses fans). Elle nous a poussé à chanter avec elle, nous faisant même chanter certaines de ses parties («C’est facile à chanter, c’est “Ow-ow-ow”; allez, mettez-y un peu d’émotion, faites comme si vous veniez de marcher sur un clou!»). Une petite fille de six ans avait grimpé sur le côté de la scène (avec l’aide de son père) et Joss l’a très bien pris, elle l’a fait chanter dans le micro et nous a fait applaudir pour elle. Elle a fini par lui étreindre la tête en disant à quel point la petite était bonne.

Elle a lancé des marguerites dans la foule pendant Less Is More et elle a gardé la dernière pour la fillette. Elle a changé le rythme de certaines chansons, elle a même scatté sur l’une d’elles. Elle est pleine d’énergie, c’est vraiment quelque chose de la voir sur scène. Et tant pis si vous l’avez manquée, parce qu’elle est vraiment mieux en direct que sur ses albums. Quand elle se déchaîne vraiment, on dirait une petite Aretha Franklin blanche, comme si elle avait été touchée par Dieu en chantant du Gospel. Elle ne se déchaîne jamais à ce point sur ses albums, ce qui est vraiment dommage parce qu’elle est vraiment fantastique et j’aurais aimé que vous soyez là. Sa voix est vraiment puissante et belle et sans une fausse note; elle n’a pas vacillé et a tenu les notes très longtemps. Il est arrivé un moment où elle n’avait même plus besoin du micro.

Joss Stone demeure tout de même une adolescente timide. Elle a rit beaucoup, surtout quand le public lui disait qu’il l’aimait, ce qui brisait sa concentration chaque fois. Elle nous remerciait chaque fois de chanter avec elle et disait que c’était gentil, avec son charmant accent anglais. Et je pense que les gens ne se rendent pas compte à quel point elle est belle.

Il y a eu deux rappels, mais le spectacle était en fait plus court que nous pensions, environ une heure. En sortant, on s’est rendu compte que Corneille était dans la salle. Il était en train de se faire interviewer alors qu’il s’en allait (on se demande pourquoi le journaliste n’a pas parlé à Joss Stone, plutôt).

Toutes choses considérées : Joss Stone est une artiste bourrée de talent avec une voix sublime et pleine de soul. Elle va aller loin. Assurez-vous de la voir en spectacle la prochaine fois qu’elle passe en ville.

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U2 – 26 novembre 2005 – Centre Bell, Montréal –Tournée Vertigo
http://www.u2.com


J’ai eu pas mal de chance de me procurer un billet, vu que les deux concerts ont fait salle comble en quelques heures. Et même si j’étais trop loin de la scène pour voir les expressions faciales de Bono, je me sens privilégiée d’avoir été au concert. Le Centre Bell était à pleine capacité, même les sections derrière la scène étaient remplies. Et deux concerts comme ça… U2 est actuellement le plus gros groupe sur la planète.

Tout d’abord, les Montréalais The Arcade Fire (http://www.arcadefire.com/flash.html) ont réchauffé la salle (comme si U2 n’était pas déjà assez cool comme ça, j’ai vu The Arcade Fire le même soir; je me pince encore). N’importe quel groupe qui s’amène sur scène avec, entre autres, une guitare électrique, une batterie et un violon a automatiquement mon attention – et ils ne m’ont pas déçue.
Ils ont commencé par jouer la chanson Wake Up, avec Win Butler au micro; c’est une chanson qui met bien en valeur leurs talents éclectiques et qui crée un effet sur la foule. Ensuite, Richard Reed Parry a joué des percussions partout sur la scène avec Will Butler (le frère de Win), qui a ensuite fait le tour de la passerelle circulaire mise en place pour U2. Ils ont parlé en français à la foule, puis ont expliqué à quel point ils étaient heureux d’être revenus chez eux après une tournée de presque un an.
Ils ont joué huit chansons en tout, chacune avec un son différent, mais toutes bonnes. On a entendu entre autres Haïti, Neighborhood #2 (Laika) et Neighborhood #3 (Power Out), et ils ont fini avec Rebellion (Lies), pendant que la foule chantait avec eux.
Le son était un peu trop fort et empêchait les gens de bien saisir les paroles, mais le spectacle lui-même était très bon et le groupe était parfait pour faire la première partie d’un spectacle de U2. Bono a même dit qu’Arcade Fire était «le groupe musical le plus impressionnant qu’on a vu depuis longtemps», et la chanson Wake Up est ce qui jouait par les haut-parleurs avant que U2 prenne la scène.

Pendant tout le concert, les gens dans les rangées autour de moi se sont levés un nombre surprenant de fois, soit pour s’acheter de la bière, soit pour aller aux toilettes; ça gêne toujours tout le monde, vu que les sièges sont si près les uns des autres.
Et en passant, à la madame dans la section 218 Rouge, siège F21, et à ses amis : apprenez à vous conduire en public avant de sortir à nouveau. Vos libertés s’arrêtent où celles des autres commencent.

Il y a eu ce qui a semblé être un long entracte, et puis les lumières se sont éteintes tandis que la foule s’est mise à hurler. C’était le début d’un bon concert de rock.
Et disons-le une fois pour toutes… Même si Bono est le seul nom dont les gens semblent se rappeler et le seul visage qu’ils reconnaissent tout de suite, il y a trois autres membres dans le groupe : le guitariste et chanteur The Edge, le batteur Larry Mullen Jr et le bassiste Adam Clayton (c’est grâce à eux si Bono a l’air si cool ;o).

Comme je l’ai mentionné, il y avait une passerelle circulaire sur le parterre en guise de scène, avec une plateforme circulaire à une extrémité. Il y avait des lumières sur les bords de la scène. Et les spectateurs étaient tassés partout sur le sol autour, certains brandissant des drapeaux irlandais. Tout le monde chantait avec Bono, car comme on le sait, les chansons de ce groupe sont devenues des hymnes. Des colonnes de lumière brillaient autour de la scène quand U2 est apparu. Bono était à l’extrémité lointaine de la passerelle, tandis que les trois autres étaient sur la plus petite plateforme. Bien sûr, Bono est celui qu’on remarque le plus, mais les autres sont quand même une partie intégrante du groupe!

Ils ont commencé avec City of Blinding Lights, puis ils ont entamé Vertigo (avec les lumières sur le plancher autour de la scène qui faisaient des spirales rouges en mouvement) et Elevation. The Edge s’est aussi beaucoup servi de la passerelle et a mis en valeur ses superbes riffs de guitare. Ils ont joué presque tous les hits, y compris Sunday, Bloody Sunday qui est devenu un mélange avec Father Abraham. Ils ont aussi chanté quelques couplets de In A Little While. Je suis encore un peu déçue qu’ils n’aient pas fait Hold Me, Thrill Me, Kiss Me, Kill Me, mais bon, c’était super quand même.
Les effets avec les lumières étaient vraiment impressionnants; pas juste les spirales en mouvement sur la scène pendant Vertigo et les autres effets spéciaux avec la passerelle, pas juste les rideaux de cordons lumineux utilisés comme écrans, pas les projecteurs eux-mêmes, mais la manière dont c’était combiné et dont ça avait l’air fait sans effort – c’était impressionnant à cause du simple effet, pas parce que ça cherchait à impressionner. Ils nous en ont fait voir de toutes les couleurs. Le groupe a aussi beaucoup interagi avec la foule. Bono a parlé un peu en français : «Vive Montréal! Vive les Habs! Vive U2!»
Puis il a dit, toujours en français : «Ce soir, j’ai une annonce très importante: U2 va venir vivre à Montréal!»; je ne suis pas sûre si c’est vrai, mais le public a vraiment apprécié!

Peu importe l’opinion de ma soeur, j’applaudis un groupe qui se sert de sa célébrité pour servir la société. Bono a beaucoup parlé de www.makepovertyhistory.com, il a dit que le groupe venait de passer une journée à parler à des politiciens à Ottawa (Layton, Harper, même Paul Martin [qui a été hué par la foule dès que son nom a été prononcé], qui entend de plus en plus parler de cette cause chaque jour – Bono nous a encouragés à lui écrire et à lui dire que c’est important, que nous pourrions changer les choses en un seul mois – et il est aussi allé au bureau de Gilles Duceppe, qui était au concert, en passant). Bono a parlé d’en finir avec la pauvreté, de respecter les droits de la personne, de la coexistence des différentes religions. Il a montré le texte de la Déclaration universelle des droits de l’homme sur le grand écran, la foule a adoré. Il nous a parlé de l’histoire derrière Miss Sarajevo.

Apparemment, Bono croit que le Canada est un pays merveilleux parce que nous avons de grands rêves et de grandes idées, parce que nous voulons faire changer les choses dans le monde. Il a parlé de plein de choses (comment, pendant les dix dernières années où son père était vivant, chaque conversation commençait avec : «Veux-tu bien enlever ces m*** lunettes?!», et il les a enlevées pour Sometimes You Can’t Make It On Your Own; ou encore comment quelqu’un qu’ils aiment beaucoup venait juste d’avoir un petit garçon, et qu’il pensait qu’il fallait l’appeler Bono, mais que les parents aimaient mieux Paddy, alors il a chanté Original Of The Species pour lui; il a aussi dédié une chanson à l’un de ses amis, mort huit ans auparavant).

Bono a pris des photos de la foule avec l’appareil photo d’un spectateur (c’était peut-être un coup monté, mais on s’en fiche), il a touché la main de ceux qui étaient assez chanceux pour être à côté de la passerelle, il a fait briller la lumière d’un gros projecteur sur nous vers la fin du spectacle (je sais maintenant que U2 font toujours ça à leurs concerts).
Il y a eu un problème avec les lumières de la passerelle vers la fin, ce que Bono a fait remarquer, avec un sens de l’humour envers les choses comme ça. Il y a eu deux rappels, dont le dernier était acoustique.

Voici la liste des chansons qu’ils ont jouées :
City of Blinding Lights
Vertigo
Elevation
I Will Follow
Still Haven’t Found
Beautiful Day
Original of the Species
Sometimes You Can’t Make It On Your Own
Love and Peace or Else
Sunday Bloody Sunday
Bullet The Blue Sky
Miss Sarajevo
Pride in the Name of Love
Where the Streets Have No Name
One

Until the End of the World
Mysterious Ways
With or Without You

Stuck in a Moment
Yahweh
Bad


Toutes choses considérées : Une expérience à vivre une fois dans sa vie, un concert phénoménal, un groupe qui a le sens de la mise en scène. Longue vie à U2.

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Critiques de restaurants
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Maintenant 59 restaurants, classés par ville et par nom de restaurant.

Montréal, Québec
- Amelio’s
- Restaurant Asha
- L’Avenue
- La Banquise
- Le Bilboquet
- Blanche-Neige
- Burgers & Benedicts
- Café El Dorado
- Calories
- Le Camélia des tropiques
- Chez Cora
- Chine Toque
- Chu Chai
- Le Dieu du Ciel
- East India Company Restaurants
- El Zaziummm
- Frite Alors !
- Jardin Nelson
- Kelsey’s
- Lotté Furama
- Masako
- Mister Steer
- Odaki
- Oyster Shack
- La Paryse
- Le Percé
- Le Petit Alep
- Le Petit Medley
- Pho 198
- Pho Lien
- Les Plaisirs du Palais
- La Popessa
- Le Sainte-Élisabeth
- Santropol
- Schwartz’s
- Souvenirs d’Indochine
- Verses Bar
- Zorba’s Remezzo
- Zyng

Ottawa, Ontario
- The Works

Toronto, Ontario
- Richtree Market Restaurants


Los Angeles, Californie, États-Unis d’Amérique
- 101 Coffee Shop
- California Pizza Kitchen
- Hollywood & Vine
- Houston’s
- Kung Pao Kitty
- Roscoe’s House of Chicken and Waffles
- Sandbags

Honolulu, Hawaï, États-Unis d’Amérique
- Sansei (Seafood Restaurant & Sushi Bar)
- Wailana Coffee House


Londres, Royaume-Uni
- Bramah Tea & Coffee House
- The Coach and Horses
- The Rajdoot

Windsor, Royaume-Uni
- Castello


Rome, Italie
- Blue Ice
- Florian’s Cafe
- Taverna Pretoriana
- La Tavernatta


Athènes, Grèce
- Plakiotissa


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Amelio’s
201, rue Milton
(514) 845-8396
C’est facile de ne pas voir ce restaurant quand on marche dans le Ghetto de McGill, mais ce serait manquer quelque chose de vraiment bon. C’est un petit endroit chaleureux avec des murs de brique; ça a un aspect de restaurant familial (sans doute parce qu’Amelio lui-même fait sa pâte à pizza en arrière) et c’est toujours plein de monde vers l’heure du souper.
On y sert certaines des meilleures pizzas de Montréal, et leurs pâtes ont également bonne réputation. La croûte des pizzas est mince et croustillante, mais quand même moelleuse sur les bords. On peut aussi la commander faite avec du blé entier. Essayez la pizza blanche (qui est en fait une pizza avec cinq fromages), elle vaut vraiment la peine. La pizza végétarienne est également très appréciée des clients. Toutes les pizzas sont servies avec une salade, tandis que les pâtes sont précédées d’un panier de pain italien encore chaud. Il faut amener son propre vin, mais ça peut être une bonne chose. Et le service est excellent. Gardez à l’esprit qu’ils offrent la livraison, alors si vous avez une fringale quand la file est très longue, il vous reste encore cette option-là.
Les paiements se font seulement en argent comptant.
Toutes choses considérées : La meilleure pizza à Montréal, selon moi. Vous devriez absolument l’essayer.

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Restaurant Asha
3490, avenue du Parc
514-844-3178

Cet endroit a été une agréable surprise. Ça n’a pas l’air de grand-chose de dehors, mais ne vous laissez pas prendre. Le décor de ce petit restaurant est très joli, et le service est amical. J’aime beaucoup la boîte de mouchoirs en papier à la disposition des clients, pour ceux d’entre nous dont le nez coule quand nous mangeons des mets épicés. Et la nourriture reste chaude, car elle est mise sur des petits réchauds sur la table. Le menu est aussi très varié, avec assez d’explications (pleines de coquilles et de fautes grammaticales) pour comprendre ce dont sont faits les plats aux noms étrangers. Il y a aussi une carte de l’Inde et une courte histoire sur le menu (même si la version française est tronquée).
Le papadum a un merveilleux goût de cumin et d’autres épices, et il nous garde satisfaits jusqu’à ce que la nourriture arrive. Les samosas sont de bonnes entrées, mais les bhajis à l’oignon sont vraiment délicieux. Le bhaji à l’aubergine était étonnamment bon (et je n’aime pas les aubergines d’habitude). Le riz polao était un peu sec, mais avait très bon goût, tout comme le pain naan. Le poulet tandoori était très bon, et le cari de bœuf était fantastique. Goûtez aussi au poulet à la noix de coco.
Le restaurant fait la livraison et offre des rabais pour les étudiants.
Toutes choses considérées : J’y retournerai sans aucun doute, la nourriture était excellente.

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L’Avenue
922, avenue Mont-Royal Est
(514) 523-8780

C’est l’un des restaurants les plus branchés du Plateau, connu pour ses petits-déjeuners, et l’un de mes restaurants préférés en ville. Vous pouvez admirer le chef cuisinier depuis la vitrine du restaurant. On y sert un peu de tout, et les portions sont généreuses. Je recommande absolument leurs coupes de jus de fruits exotiques. Pour bruncher la fin de semaine (puisqu’on n’y sert pas le lunch), arrivez tôt, il y a vite une file d’attente (qui en vaut la peine). Essayez leurs crêpes sautées aux fraises ou aux bleuets, qui sont exquises. Leurs patates sont super (et les hamburgers ont l’air bons). Et surtout, ne manquez pas d’aller aux toilettes, elles sont absolument géniales (je vous laisse les découvrir). [Juillet 2006 : ils ont rénové les toilettes, et elles sont nettement moins bien qu’avant. La lumière est rouge au lieu de noire, il n’y a ni boule de disco ni chute d’eau en guise d’urinoir, les télés sont sur le mur au lieu d’être par terre… Bref, si on a connu les anciens modèles, on est déçus.] [Juillet 2009 : Les toilettes ont encore été rénovées. Apparemment, le restaurant fait cela pour garder l’intérêt des clients.]
Au pire, si la file est trop longue, il y a l’El Dorado juste en face, où vous risquez de voir David La Haye en train de bruncher. C’est aussi très bon, la critique viendra un de ces jours.
Toutes choses considérées : Faites-en l’expérience.

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La Banquise
994, rue Rachel Est
(514) 525-2415

C’est un casse-croûte un peu paumé, mais ils agrandissent et font des rénovations, et ils sont connus partout en ville pour leur poutine. Il y en a plus de 20 sortes, entre 5 $ et 10 $. Vous vous sentirez sûrement poches d’y commander une poutine normale, par contre. Ils ont aussi d’autres plats, comme des hamburgers et de la tarte au sucre, mais après une poutine, c’est difficile de même regarder un dessert. Les portions sont généreuses, et la nourriture est vraiment bonne.
Le restaurant lui-même est coloré et très gai, avec des tables et des chaises éclectiques. N’hésitez pas à demander une fourchette propre et d’autres serviettes de table. Il y a une terrasse à l’arrière où il n’y a pas trop de monde, d’habitude. Et l’endroit est ouvert 24 heures par jour, pour les oiseaux de nuit parmi vous. La musique est habituellement bonne.
Pour les curieux : le nom «Banquise» (qui semble peu approprié à la poutine) a en fait été choisi parce que, dans les années 1970, l’endroit était connu pour sa crème glacée. La poutine est un ajout relativement récent. Si vous avez de la chance, la propriétaire sera assise au comptoir, et cette gentille dame vous racontera tout ce que vous voulez savoir sur son restaurant.
Toutes choses considérées : Un incontournable pour une bonne poutine et un charme éclectique.

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Le Bilboquet
1311, avenue Bernard Ouest
(514) 276-0414

Je ne suis pas sûre si c’est vraiment un restaurant, mais en tous cas, on y sert les meilleurs sorbets à Montréal. Et il y a aussi des sandwichs, du gâteau et, bien sûr, de la crème glacée. Mais je le recommande pour les sorbets, tous faits maison. Les meilleurs sont ceux au pamplemousse et à la poire, mais celui à la noix de coco n’est pas piqué des vers non plus. Il y a toujours un certain plat glacé mis en vedette; cet été [2005], c’est la Banquise tropicale, soit trois boules de sorbet (mangue, noix de coco et ananas) dans une coupe en glace, servies avec un parasol en chips d’ananas, des feuilles d’ananas et une tranche d’ananas. Et, comme j’ai dit, l’établissement est maître glacier, alors tous ceux qui ne sont ni diabétiques ni intolérants au lactose devraient s’en donner à cœur joie. Les portions sont généreuses, je recommande en fait de prendre vos crèmes glacées et sorbets dans une coupe plutôt qu’un cornet, sinon vous allez finir avec la main toute collante. Et vous pouvez commander des pintes de crème glacée pour emporter.
Toutes choses considérées : Incontournable lors d’un été à Montréal. Ça vaut la peine de faire la file.

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Blanche-Neige
5737, ch. de la Côte-des-Neiges
(514) 738-325
http://www.blancheneigerestaurant.com/

Ce restaurant tient son nom du fait qu’il y a une fresque de Blanche Neige avec ses sept nains sur le mur mitoyen. Il est ouvert depuis 1959, alors il se peut tout à fait que la fresque soit là depuis les débuts du restaurant. Il y a des jukes boxes à chaque table près du mur, et bien que la liste de chansons soit intéressante (rien qui date d’après les années 1980), vous perdrez vos 25 sous dedans, elles ne fonctionnent plus.
Le restaurant, qui livre, fait de vraies pizzas servies avec une boule de pâte au centre, en plus de bons clubs sandwichs. Il est aussi connu pour ses déjeuners (deux œufs, des patates rôties, un choix de bacon/saucisses/jambon, des toasts, une tranche d’orange et un café) pour 1,99 $. De plus, si vous veillez dans le quartier, c’est le meilleur endroit pour manger une poutine à 2h00 du matin.
Toutes choses considérées : Si vous habitez dans le coin, allez y déjeuner de temps en temps, c’est presque moins cher que de le faire chez vous.

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Burgers & Benedicts
2313, rue Sainte-Catherine Ouest
(514) 228-5210

Je viens de découvrir ce restaurant, tout à fait par hasard. C’est absolument excellent!
C’est connu pour les déjeuners et les hamburgers (d’où le nom, ça ne vous surprendra sûrement pas). Il y a beaucoup de plats faits avec des œufs et plein de déjeuners intéressants, c’est sûr, mais pour les hamburgers, je le recommande vraiment. À date, ce sont les meilleurs hamburgers que j’ai mangés à Montréal (ça ne bat pas le restaurant The Works à Ottawa, mais ça s’en vient). J’ai essayé le hamburger à la mangue; j’ai fini avec de la sauce partout, mais ça valait largement la peine. Les frites goûtent les vraies patates. Ils servent la meilleure salade César au poulet en ville [ça, c’était la première fois que je l’ai commandée; la deuxième et dernière fois, le poulet était trop cuit, les croûtons étaient mous, et la salade était brunie, alors c’était comme un tout autre plat]. Les crêpes épaisses (pancakes) sont vraiment bonnes aussi! Les Hungry Man Pancakes sont excellentes, pour les (très) bonnes fourchettes. Et les French Toast Flambées aux fraises sont orgasmiques. [Attention par contre aux desserts et aux boissons avec des mangues : elles sont surgelées, pas toujours dégelées et ont un arrière-goût de fécule.] Il y a aussi des références juives dans le menu (comme le déjeuner de Bubby ou des œufs avec des latkes), alors il y a de bonnes chances que la viande soit cachère, mais je n’ai pas demandé.
Ah oui, les toilettes ont des appareils pour sécher les mains avec des jets d’air aussi forts que ceux dans le sous-sol du centre Eaton, ça déplace la peau sur les mains! Mais ça sèche bien.
Toutes choses considérées : Une super découverte, j’y retourne en courant dès que j’ai fini de digérer. [Mise à jour, juillet 2009 : La qualité est en chute libre. Le jus d’orange est infect, les Hungry Man Pancakes devraient être rebaptisées les Hungry Boy Pancakes vu le fait qu’elles ont rapetissé, et la nourriture n’est plus ce qu’elle était.]

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Café El Dorado
921, avenue du Mont-Royal Est
(514) 598-8282
http://www.cafeeldorado.ca/eldohtml.html

Je vous avais bien dit que je finirais par en faire une critique! Alors, c’est un super endroit pour aller bruncher. C’est sur le Plateau, c’est branché, c’est hétéroclite, c’est animé, c’est en face de l’Avenue (ce qui n’est pas sans aider les jours où la file se fait longue d’un bord ou de l’autre). Mais ça a son charme.
Beaucoup de plats de déjeuner sont servis avec une petite assiette traditionnelle de bines, mais le meilleur, ce sont vraiment les petites crêpes épaisses qui viennent avec les œufs et le bacon (surtout les crêpes aux bleuets). Il y a plein d’autres plats aussi, mais moi, je prends systématiquement les petites crêpes… On peut aussi y dîner ou y souper, ou encore prendre un café (torréfié sur place) ou un verre. L’été, ça se convertit en terrasse intérieure une fois que les grandes fenêtres sont ouvertes.
Et ne restez pas surpris de voir David La Haye, il y est tout le temps. ;o)
Toutes choses considérées : Excellent resto, à découvrir si vous ne le connaissez pas encore.

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Calories
4114, rue Sainte-Catherine Ouest
(514) 933-8186
Il s’agit sans doute du meilleur restaurant de desserts au centre-ville. J’ai compté 28 gâteaux dans la vitrine lors de ma dernière visite, mais il y en a plus de 50 en tout (on peut même commander des gâteaux entiers pour emporter). Il y a aussi des salades et des sandwiches dans un coin du frigo, mais soyons honnêtes, personne ne va chez Calories pour commander une salade.
Le gâteau que je recommande toujours est celui aux bananes-chocolat, c’est vraiment exquis. J’ai aussi essayé le gâteau aux Reese’s Pieces, que je recommande fortement aussi. Et leurs gâteaux au fromage sont également excellents. En plus, on peut avoir de la crème glacée avec le dessert… La chose dont je ne me rends compte que maintenant, c’est qu’il y a peu, voire pas, de choix sans lactose, parce que tout a soit du fromage ou de la crème fouettée ou du glaçage au beurre. Seules les pâtisseries aux pommes pochées semblaient sans lactose. Mais leurs desserts valent bien un peu de Lactaid. ;)
Toutes choses considérées : Un excellent endroit pour une petite gâterie après souper. Mais assurez-vous de pouvoir marcher jusque chez vous après, car la nourriture est très riche. [Mise à jour, 2009 : Le restaurant a un nouveau gérant et un nouveau look, pour un résultat qui est loin de faire l’unanimité chez les critiques. Je vous donnerai mon avis dès que j’aurai l’occasion d’y retourner.]

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Le Camélia des tropiques
5024, chemin Côte-des-Neiges
(514) 738-8083

Un petit bijou du quartier, ce restaurant de cuisine vietnamienne gagnerait à se faire mieux connaître. Le décor est simple mais soigné, coquet tout en étant moderne. La petite salle se remplit facilement en soirée. Le service est efficace, et les prix sont tout à fait raisonnables.
Dès l’arrivée, on reçoit un petit panier rempli de croustilles aux crevettes. Il faudrait plusieurs visites pour faire le tour du menu, qui contient des tables d’hôtes et des plats plus intéressants et inattendus les uns que les autres. Le canard aux noix de cajou est vraiment délicieux, avec une sauce exquise, des légumes en petits morceaux artistiques et un riz à la noix de coco merveilleux. Le poulet «spécial Camélia» est un peu surprenant, mais également très bon. Pour le dessert, il y a des bananes frites, comme toujours, mais aussi des bananes caramélisées ou encore de la crème glacée au thé vert.
Toutes choses considérées : Un très bon restaurant, pour de la cuisine vietnamienne un peu plus raffinée.

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Chez Cora
1425, rue Stanley
(514) 286-6171
http://www.chezcora.com

Il y a de nombreux emplacements, mais celui-là est le meilleur (la qualité fluctue beaucoup d’un endroit à un autre), à la fois pour la nourriture et pour le décor (il y a des poules partout, oui, mais les murs sont d’un beau jaune, il y a un foyer en brique et une belle vue de la cour intérieure). Cela étant dit, la qualité de la nourriture semble baisser.
J’y suis allée dernièrement un samedi matin, avant qu’il y ait une file de monde. J’ai commandé l’Omelette 10 étages, mais le cheddar était râpé et laissé sec sur le dessus, au lieu d’être fondu dans l’omelette. Les crêpes au sarrasin n’étaient pas entièrement cuites, alors elles n’étaient vraiment pas aussi bonnes que d’habitude. Je veux vraiment dire à quel point c’est bon d’habitude; ils ont un choix épatant, des crêpes excellentes, de superbes plateaux de fruits, du pain doré, des œufs, etc., tout ça sur le menu le plus mignon au monde. Mais j’ai eu plusieurs commentaires négatifs récemment, et oui, on dirait bien que ça se dégrade. Cora devrait aller faire un tour dans ses franchises; elle n’aimerait peut-être pas ce qui s’y passe.
Toutes choses considérées : Il va falloir plus d’une visite décevante pour me décourager de Chez Cora, mais ils vont devoir s’améliorer un peu s’ils veulent garder ma clientèle.

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Chine Toque
4050, rue Sainte-Catherine Ouest
(514) 989-5999
Cet endroit est un peu plus chic que la plupart des restos dans le quartier chinois, mais sans être prétentieux. Il n’y a pas de baguettes sur les tables, mais la nourriture n’est pas trop américanisée.
La soupe won-ton est très bonne, avec des raviolis au poulet faits à la main, flottant dans un bouillon de poulet transparent avec des oignons verts et du chou. Les rouleaux de printemps, même s’ils étaient plus plats que prévu, étaient très bons, mais la sauce aux agrumes leur a volé la vedette (ça vaut la peine de la garder pour accompagner le reste du repas; elle est très bonne versée sur du riz à la vapeur). Le plat que je recommanderai le plus est le poulet au poivre avec des épinards croustillants; le poulet lui-même était un peu piquant, mais il était mis en valeur par le goût sucré des feuilles d’épinards minces comme du papier qui fondent dans la bouche (ceux qui savent de quoi je parle seront heureux d’avoir trouvé un endroit qui en fait; ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit doivent absolument y goûter). Le bœuf croustillant au sésame est aussi excellent; il est très frit, d’accord, mais la sauce sucrée saupoudrée de graines de sésame vous fera finir le plat. Il y a un très bon choix sur le menu, et les portions sont généreuses, alors je doute que vous ressortiez de là sans avoir assouvi votre faim.
Toutes choses considérées : Un très bon restaurant chinois, que je recommande à tous ceux qui veulent quelque chose d’un peu différent de ce que les autres endroits offrent.

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Chu Chai
4088, rue Saint-Denis
(514) 843-4194
http://www.chuchai.com

Il s’agit d’un restaurant de fine cuisine végétarienne thaïlandaise. Pour les curieux, «Chu Chai» veut dire «Victoire». La particularité, c’est qu’ils font de la simili-viande à base de soja et de seitan, mais c’est à s’y méprendre comme de la vraie, non seulement par le goût, mais aussi par l’apparence et la texture. C’est parfois un peu cher, et il y a peu de choix pour ceux qui n’aiment pas les plats trop épicés. Par contre, la nourriture est bonne, et le service est rapide et amical. J’ai essayé le «porc» au gingembre la dernière fois; c’était bon, mais j’avoue que j’ai trouvé qu’il y avait un peu trop de gros morceaux de céleri et de champignons. Le riz était un peu sec, mais il suffit d’y verser une cuillérée de sauce de son plat principal et c’est excellent. Pour dessert, j’ai pris un Rêve Noir, qui est en fait un petit gâteau au chocolat de l’épicerie, avec comme un goût de cerise, mais il était malheureusement servi avec le genre de petits raisins amers qui sont pleins de pépins et dont la peau est immangeable. Bon, dans le doute, il y a toujours les bonnes vieilles bananes frites, le sorbet à la mangue, les litchis, etc.
Le plus intéressant, en fait, ce sont les spéciaux sur les plats à emporter, que l’on peut choisir dans un buffet au comptoir.
Toutes choses considérées : À essayer, mais mon deuxième repas était moins bon que mon premier.

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Le Dieu du Ciel
29, rue Laurier Ouest
(514) 490-9555
http://www.dieuduciel.com/objet/accueil.html/

Ils ont changé le décor à l’intérieur, mais on s’y retrouve quand même. L’endroit est surtout connu pour ses bières; cette micro-brasserie a d’ailleurs remporté le deuxième prix dans un concours international. Si vous êtes amateur de bière, vous êtes vraiment tombé au bon endroit, ils en ont toujours au moins une douzaine. Moi, je ne m’y connais pas beaucoup en la matière, mais ça vaut la peine d’aller voir leur menu en ligne si ça vous tente. Leurs sandwiches sont aussi très bons, tout comme leur assiette de fromages. Le menu change rarement, mais on aime ça comme ça!
Aussi, si vous regardez attentivement, vous pourriez voir Isabelle Blais à l’une des tables. Mais j’allais là bien avant elle! ;o)
Toutes choses considérées : Pour une bonne bière ou une soirée entre amis, ou encore un repas rapide, c’est l’idéal.

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East India Company Restaurants
3533, chemin Queen Mary
(514) 344-2217

J’avais adoré ce buffet indien avant (quand il s’appelait Raga), mais j’ai décidé d’y retourner maintenant que la direction a changé. Eh bien, ce n’est plus du tout comme avant, mais pas d’une bonne façon.
L’endroit a été rénové pour faire entrer plus de gens, et même si les décorations étaient plus élaborées, tout tombait déjà en morceaux (il manquait des tuiles au mur, les tables branlaient, les ustensiles étaient beaux mais pas du tout pratiques, et les assiettes étaient trop minces et légères et bougeaient quand on mangeait).
Le buffet n’était vraiment pas génial. Le riz basmati était sec et pas assez cuit, le poulet au beurre était tiède, le poulet tikka masala était bon mais très coriace, le cari de pois chiches était fade (mais presque tout le reste était trop épicé), le melon n’était pas mur; seul le poisson masala a reçu des compliments à notre table. Le pain naan doit être commandé à la carte, mais il n’y au aucun menu pour vous le faire savoir. Au moins, il était bon. Pour ce qui est des boissons, mon cocktail de jus de fruits était amer, tandis que le cocktail glacé de lait de coco et de jus de fruits tropicaux était très bon.
Toutes choses considérées : Si vous voulez un bon buffet indien, oubliez cet endroit; allez plutôt au Buffet Maharajah. [Mise à jour : Ce restaurant est maintenant fermé, Dieu merci.]

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El Zaziummm
1276, avenue Laurier Est au (514) 598-0344
4581, avenue Du Parc, au (514) 499-3675
Il y a plusieurs emplacements; l’intérieur de celui sur Laurier est plus décoré, mais la terrasse de celui sur Du Parc est super, avec des musiciens mariachi l’été. Je pense qu’il y a une autre succursale sur Rosemont, et le Zazz-Bar est sur Saint-Denis.
C’est de la cuisine mexicaine américanisée, de la «folle cuisine de plage mexicalifornienne». Le service peut être lent et les plats sont un peu chers, il faut se l’avouer, mais il faut aussi voir l’énorme quantité de nourriture qui passe pour une simple portion. Et de toute façon, on n’y va pas pour les prix, on y va pour le décor et l’ambiance. C’est l’un des restos les plus éclectiques, les plus flyés et les plus branchés de Montréal. Il y a des tables avec un décor de plage (sable et tout) placé sous une vitre, un vieux bain, des banquettes rétro ultra-chic, avec de tout sur les murs et de la musique qui passe du vieux rock au rap à la musique latine. C’est toujours plein et les gens parlent fort, c’est vraiment un restaurant de partys. Si vous voulez une table, ça vaut la peine de faire des réservations.
Il y a des soirées-thème aussi, genre du tarot ou de la danse. Et si vous arrivez avec un sombrero, vous avez un plat gratuit.
Il faut dire que le menu, bien que super intéressant, est parfois difficile à lire, d’autant plus que l’éclairage est parfois mauvais. Mais le plat qui a fait la renommée du Zaziummm est le Monstre : un sandwich au poulet avec des tomates, du bacon, du fromage, du guacamole et de la mayonnaise maison, servi avec d’excellentes frites et un peu de salade. Si vous réussissez à manger toute votre assiette, vous avez un rabais de 10 % et un t-shirt qui dit que vous avez mangé le Monstre. Mais pour ma part, j’arrive à peine à finir le Mini-Monstre, alors… La carte des desserts n’est pas très élaborée, sûrement parce que rares sont les gens qui se rendent jusqu’au dessert. Par contre, les cocktails sont excellents! Et on finit le repas avec des petites gommes «Dubble Bubble» servies dans une coquille Saint-Jacques.
Toutes choses considérées : Un incontournable de la scène montréalaise. »restaurants »»archives

Frite Alors !
1710, Saint-Denis (mais il y a plusieurs autres emplacements)
(514) 842-9905
http://www.fritealors.com

Sans doute les meilleures frites belges à Montréal, servies dans un cornet de papier et avec choix de sauce… Essayez la pistou rosé, qui est un mélange de mayonnaise, de tomates séchées, de basilic, de pignons et d’ail, elle est vraiment bonne. Par contre, il y a peu de choix pour ceux et celles qui n’aiment pas la mayonnaise, c’est bien dommage. Pour ce qui est des plats principaux, il y a surtout des sandwiches et des hamburgers (la boulette est un peu sèche), mais vous pouvez également commander de la viande de bison ou de cheval, en steak tartare même. À vos risques et périls!
Le restaurant lui-même est décoré avec une influence tintinomane minimaliste. Déjà, quand les décorations de Noël sont encore peintes dans les vitrines à la mi-mai, ça fait preuve d’un certain laisser-aller, on ne se le cache pas! Et l’état des toilettes est lamentable (pas aussi pires que Trainspotting, on s’entend, mais mettons qu’on n’a pas envie d’y rester trop longtemps!).
Toutes choses considérées : Incontournable pour une bonne frite, à essayer pour les viandes inhabituelles, mais ne pas s’attendre à trop du côté de l’ambiance.

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Jardin Nelson
407, Place Jacques-Cartier
Montréal
514-861-5731
http://www.jardinnelson.com

C’est un restaurant remarquable pour sa terrasse, qui est superbe. Non seulement les édifices eux-mêmes, en plus des plantes grimpantes et des fleurs, mais surtout pour les impressionnants parasols inversés, qui permettent de rester au sec même en cas de pluie. Il y a aussi un petit orchestre sur place pour agrémenter nos repas. C’est un endroit vraiment agréable, qu’on veuille un brunch, un pichet de sangria ou un souper.
Le menu est impressionnant. Tous les plats ont l’air très bons, mais l’endroit est réputé pour ses crêpes. J’ai essayé la crêpe Nelson, un heureux mélange de pommes, de cannelle, de bacon et de fromage, le tout recouvert de sirop d’érable. Je dirais qu’on pourrait y aller avec un peu moins de sucre et de cannelle, mais c’était très, très bon. Je vais essayer la crêpe au canard la prochaine fois.
La terrasse arrière se remplit vite, c’est donc une bonne idée de réserver.
Notez aussi que c’est un peu cher, à cause de l’emplacement, mais c’est quand même plus abordable que la majorité des restaurants dans le Vieux Port.
Toutes choses considérées : Un très bel endroit, que je fréquenterais volontiers de nouveau pour continuer à explorer le menu.

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Kelsey’s
7265, boul. des Galeries d’Anjou
(514) 352 -7655
http://www.kelseys.ca/

Un restaurant de style américain, un peu comme la Cage aux Sports mais avec plus de classe. C’est donc un restaurant où on peut se retrouver en famille ou entre amis pour regarder la partie de hockey. Le fish-and-chips a l’air authentique, sans purée de pois, d’accord, mais il y a une friture à la bière pour le poisson. Le hamburger au poivre concassé est vraiment bon, il est servi avec deux rondelles d’oignon frites et de la mayonnaise au basilic, je vous le recommande fortement. Les fajitas aussi sont bons, il n’y a pas de guacamole, mais ils sont servis avec du riz, alors c’est presque aussi authentique. Le menu des desserts a également l’air assez bien, si vous avez encore faim (c’est que les portions sont généreuses).
Toutes choses considérées : Il faut sortir de la ville un peu pour en trouver un, mais avec une auto, ça vaut le déplacement si vous aimez les hamburgers et le poivre (et si ça ne vous dérange pas de vous faire carter à la mi-vingtaine ;o).

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Lotté Furama
1115, avenue Clark (2e étage, «Salle Magnifique»)
(514) 393-3838

C’est le nom officiel, même si l’affiche à l’extérieur dit «Restaurant Furama» et que l’intérieur dit «Restaurant Lotté». Les serveurs parlent plus mandarin qu’anglais ou français, mais leur bonne volonté compense. Le restaurant est assez grand pour asseoir 350 personnes, et les clients sont Asiatiques en grande majorité (ce qui est rassurant quand on veut de la cuisine authentique).
Pour les dim sum le midi, c’est LA place où aller. Le choix est impressionnant, les prix sont raisonnables (c’est plus cher à la carte), et c’est de la vraie cuisine chinoise (sauf pour les bouts de saucisse dans le riz collant enveloppé dans une feuille, mais c’est quand même vraiment bon). Les raviolis de porc à la vapeur sont super, tout comme ceux aux crevettes et à la coriandre. Les nouilles de riz sont un peu fades, mais tout le reste était bon. La nourriture est amenée sur des petits chariots, mais il faut savoir que le même chariot peut ne passer qu’une seule fois, alors si vous voyez quelque chose que vous aimez, dépêchez-vous d’en prendre un plat. Pour dessert, ne manquez pas les boules frites remplies de pâte de fèves rouges et saupoudrées de sucre!
Toutes choses considérées : Un super restaurant chinois pour un dim sum. Idéalement, évitez d’y aller la fin de semaine entre 11h et 13h, c’est plein à craquer. [Mise à jour, 2009 : Malheureusement, ce restaurant est maintenant fermé. La qualité était devenue peu fiable, alors les clients étaient moins nombreux. Cependant, pour un dim sum, je vous recommande fortement la Maison Kam Fung – vous ne serez pas déçus!]

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Masako Sushi
5050, chemin de la Côte-des-Neiges
(514) 735-8118

Ce petit bijou de bar à sushi est caché dans Côte-des-Neiges, tout près de l’intersection avec Queen Mary. Les propriétaires sont en fait Cambodgiens, mais ils ont décidé qu’ils pouvaient mieux réussir à Montréal en faisant de la cuisine japonaise. Ce restaurant, beau sans être chic, était exactement ce qu’il me fallait pour mon premier repas ne contenant officiellement que des sushi. Il y a d’autres plats, bien sûr, et ils sentaient très bon quand les gens de la table d’à-côté les mangeaient, mais ce n’était pas ce que je recherchais ce soir-là.
Nous avons commencé avec une assiette très bien présentée de rouleaux Œil du Dragon, une spécialité de Masako. Par cela, je veux dire que les leurs sont bien meilleurs que ceux des autres restaurants : ils étaient vraiment exquis! L’extérieur est une mince croûte croustillante de tempura, tandis que l’intérieur contient du riz, du saumon, du caviar rouge, des carottes, des oignons verts, etc., et la sauce est absolument délicieuse. Je pense que je ne serai plus capable d’aller là sans en commander.
L’unagi (anguille) nigiri (servie sur un moton de riz) fond presque dans la bouche, tandis que le maguro (thon) nigiri est étonnamment épicé. Les ura maki (rouleaux dont le riz est à l’extérieur) à l’unagi étaient également très bons. Les rouleaux Dynamite avaient une texture surprenante, parce que les patates sucrées à l’intérieur étaient à la fois moelleuses et croustillantes; ces rouleaux-là étaient un peu épicés aussi. J’ai beaucoup aimé les nori maki (soit les rouleaux de sushi stéréotypes que l’on est habitué de voir, le nori étant l’algue qui les enveloppe) au poulet frit; c’est un bon choix pour ceux qui n’ont pas l’habitude de manger régulièrement du poisson cru. Les rouleaux Arc-en-ciel sont très bons. Vous devriez aussi essayer les rouleaux Tropicaux (qui contiennent de la mangue, des fraises et de l’avocat avec le poisson), les rouleaux Unagi BBQ (unagi et avocat dans un rouleau inversé avec le riz à l’extérieur, recouvert de graines de sésame) et les sushi dessert (du nori, du riz et des fruits, frits dans le tempura et recouverts de miel et de graines de sésame). Et l’une des bonnes choses chez Masako, comparativement à d’autres bars à sushi, c’est que le nori se défait assez facilement quand on mord dedans, et on peut donc manger le maki en deux bouchées en le tenant avec ses baguettes sans que le tout se désagrège.
Le service est excellent et très amical, ce qui a contribué à une expérience culinaire très agréable. On peut y souper pour environ 25 $ par personne, ce qui est un assez bon prix pour du sushi. Le restaurant offre aussi des plats à emporter et fait la livraison, si cela vous intéresse.

Toutes choses considérées : C’est SÛR que j’y retourne. [Mise à jour, 2009 : Ce restaurant, qui était devenu notre restaurant de sushis préféré, a malheureusement dû fermer ses portes. L’emplacement n’était pas idéal, je suppose. Je dois faire mon deuil des fantastiques rouleaux Œil du Dragon, avec leur sauce sans pareille.]

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Mister Steer
1198, rue Ste-Catherine Street Ouest
Montréal
514-866-3233

Cet endroit est un casse-croûte qui n’a pas été redécoré depuis au moins les années 1970.
Le menu est un fouillis total, mais vous finirez par trouver un hamburger qui vous plaît. Gardez à l’esprit que les plats sont vraiment comme dans les photos, alors si vous choisissez un plat avec deux hamburgers, il va vous manquer les deux pains du haut, pour une raison quelconque.
Les hamburgers eux-mêmes sont bons, mais pas de manière remarquable. Ils sont reconnaissables par leurs boulettes, qui sont presque sphériques. Ça crée un problème, puisque les condiments ont tendance à tomber à mesure que le pain se désintègre. Cela dit, le hamburger avec les oignons caramélisés est une bonne trouvaille. Les frites en spirale, une spécialité de l’établissement, sont parfois excellentes, parfois molles, parfois trop croustillantes. Et presque tous les plats viennent avec une salade en entrée, mais il ne s’agit que de laitue iceberg et de carottes râpées qui sortent directement d’un sac.
Toutes choses considérées : Les hamburgers sont corrects, mais je cherche toujours les meilleurs à Montréal (je refuse de croire qu’il s’agit de ceux-là).

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Odaki
3977, boulevard Saint-Laurent
(514) 282-1268
http://www.odakisushi.com/
Ce restaurant japonais a une option à volonté, qui est moins chère les soirs autres que vendredi et samedi. La nourriture y est donc abordable, surtout si vous avez bon appétit (mais ne laissez rien dans votre assiette); vous pouvez commander en plusieurs fois pendant le repas, alors allez-y lentement. C’est une bonne introduction à la cuisine japonaise, au sushi en particulier, et aussi un bon endroit pour les connaisseurs. Il peut être nécessaire de faire des réservations, puisque le restaurant se remplit parfois assez vite.
Le décor est vraiment super, moderne et beau sans être trop chic. Le concept de la cuisine ouverte sur le restaurant et le bar à sushi vous permettent de regarder les chefs-cuisiniers préparer votre nourriture. Comme entrée, ne manquez pas les raviolis avec la sauce aux arachides, qui sont vraiment excellents. Aussi, le poulet et le bœuf teriyaki sont fantastiques, servis très chauds et pas trop sucrés. Les sushi sont également très bons. Il y a un grand choix, et les ingrédients sont bien choisis. Le sushi maki aux légumes tempura était très bon, à essayer absolument si vous aller à ce restaurant. Les rouleaux habituels (kamikaze, arc-en-ciel et Californie) sont au menu et sont excellents, tout comme l’unagi. Le gingembre mariné était aussi particulièrement goûteux, et je le mentionne ici simplement parce que je l’ai trouvé meilleur que dans les autres restaurants que j’ai essayés.
Toutes choses considérées : Un excellent restaurant que je visiterai à nouveau très bientôt.

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Oyster Shack
1242, rue Bishop
Montréal
514-395-1888

Ce restaurant a ouvert ses portes récemment [2008]; j’en ai entendu parler et j’ai pensé que mon mari l’apprécierait, puisqu’il raffole de la chaudrée de palourdes. Il se trouve que leur spécialité est la poutine à la chaudrée de palourdes, qu’il a aimée. La plupart du menu est basé sur des fruits de mer, que les clients ont qualifiés de « bons fruits de mer pour Montréal », mais il y a quand même quelques options pour les gens qui n’aiment pas trop le poisson (même s’il vaut la peine de mentionner le poisson-chat trempé dans la pâte à frire et servi avec des frites). L’entrée de poulet cajun est très bonne. J’ai pris une salade césar, qui était excellente. J’ai ensuite commandé le jarret d’agneau avec une sauce aux champignons, avec pommes de terre pilées et haricots verts. Ma première réaction a frôlé l’orgasme après avoir goûté aux pommes de terre. Ma deuxième réaction a été de me rendre compte que tout le plat, même s’il était très bon, était trop salé. Pour dessert, la mousse au chocolat est exquise.
Bon, pour l’ambiance, c’est difficile à dire où se classe cet endroit. La coque de bateau renversée en guise de marquise, le nom et le premier étage suggèrent un endroit quétaine, tout comme la musique. Nous nous sommes assis à la terrasse sur le toit, qui n’est en fait qu’un patio en bois coincé entre deux immeubles et avec vue sur un stationnement, mais sans toutefois être désagréable. Le bourdonnement de la machine à air climatisé dissimulée était distinctement présent pendant tout le repas, mais ça me donnait l’impression d’être sur un bateau avec un moteur en marche. Au cours de la soirée, l’endroit a semblé devenir plus chic, avec une énorme table installée dehors et une atmosphère de type bistro au deuxième étage, de la musique appropriée et des serviettes en tissu blanc.
Toutes choses considérées : Ce n’était pas ce à quoi je m’attendais, mais c’est tout de même une belle trouvaille.

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La Paryse
302, rue Ontario Est
Montréal
514-842-2040

La rumeur voudrait que ce petit restaurant serve les meilleurs hamburgers à Montréal. C’est peut-être vrai : ce sont les meilleurs que j’ai mangés en ville jusqu’à maintenant. Le problème, c’est que je les mesure toujours aux hamburgers de The Works à Ottawa (et Ottawa gagne encore haut la main).
Cela étant dit, les hamburgers de la Paryse sont excellents. Le pain, parsemé de graines de pavot, est sucré et délicieux. Les hamburgers sont garnis de tomates, de cornichons (que j’enlève), de champignons, d’oignons légèrement caramélisés, de laitue, de mayonnaise et de moutarde forte. Le mien avait aussi du fromage mozzarella et du bacon. La boulette de viande est mince, mais bonne. Et le tout est vraiment très, très bon. Il y a quand même ce problème inhérent à la majorité des hamburgers : une fois qu’on enlève le cure-dents, le tout commence à se désagréger, et on finit par avoir besoin d’une serviette mouillée. Précisons tout de même qu’il y a deux serviettes par place, ce qui aide un peu!
Comme accompagnement, je recommande les frites (que vous sentirez dès votre entrée) : elles sont absolument excellentes! La limonade est à éviter (il s’agit d’une boisson aux agrumes artificielle et diluée, où il faut imaginer le citron); cependant, le milkshake à la vanille est exquis, et la portion est très généreuse.
Toutes choses considérées : Un excellent choix pour les hamburgers.

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Le Percé
9, avenue Vincent d’Indy
(514) 735-1923

C’est le seul restaurant du coin et il est fréquenté exclusivement par les gens du quartier et les étudiants des alentours. Dès qu’on y entre, on se croirait dans les années 1970, il y a du brun partout et les meubles n’ont pas changé en 30 ans, pas plus que les murs en bois. Il y a un tableau du rocher Percé, mais c’est le seul lien avec le nom de l’endroit. Le propriétaire vous regarde de derrière sa caisse, avec une grosse chaîne en or dans le cou et le sourire facile. La nourriture est un peu chère pour ce que c’est, mais il y a de tout (des pizzas, des sandwichs, des salades, des pâtes, des brochettes, etc.). Par contre, ce n’est pas un cinq étoiles, loin de là, alors ne vous attendez pas à trop. Il y a des fautes d’orthographe incroyables dans le menu. Et ne commandez pas de rosé, qui est en fait un mélange des vins rouge et blanc maison (je l’ai vu de mes propres yeux).
Toutes choses considérées : Si vous êtes dans le coin et que vous devez manger, allez-y (vous n’avez pas le choix). Ou s’il vous prend une envie de resto-kitsch-années 70. Sinon, ça ne vaut pas le détour.

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Le Petit Alep
191, rue Jean-Talon Est
Montréal
514-270-9361

Ce restaurant tenu par les membres d’une même famille est la version décontractée de l’Alep à côté, un peu plus chic (on peut commander du menu de l’Alep même en mangeant au Petit Alep, mais le menu de ce dernier est si varié que je ne ressens pas le besoin de le faire). On y sert de la cuisine du Moyen Orient à des prix raisonnables. La sélection de vins est assez impressionnante, et le service est super sympathique.
Pour commencer, je recommande la Végétarienne, un plat à partager contenant le meilleur des entrées : un genre de trempette style ratatouille avec des aubergines, du très bon humus , du muhammara (une excellente tartinade de noix et d’ail avec du sirop de grenadine, à la fois sucrée et épicée), des feuilles de vigne, du riz avec des lentilles, une pâtisserie remplie d’un genre de fromage avec des amandes, etc. C’est vraiment fantastique. De plus, les mini pitas sont gratuits, et il y a une bouteille d’eau sur chaque table (ce qui est utile quand on mange épicé).
D’autres plats à essayer comprennent la salade fattouche (laitue romaine, tomates, concombres et pita dans une vinaigrette omniprésente à l’ail et au citron) et le poulet tarator (une tartinade de poulet dans une sauce de tahini et de citron). Comme plat principal, ne manquez pas le terbialy (un kebab de filet mignon dans une sauce épicée).
Si vous avez encore assez faim pour dessert, l’atayef (une crêpe fourée de noix dans de l’eau d’orange, mais il y a aussi une version à la ricotta) est excellent. Si vous avez envie de quelque chose de différent, essayez l’hétalié (du pouding au lait servi avec sirop de rose et crème glacée à la vanille de Nouvelle-Guinée) ou le super sorbet laitier aux cinq épices.
Nous avons tous partagé nos plats, et c’est la première fois que je me rappelle être allée à un restaurant où tous les plats étaient vides à la fin du repas.
Toutes choses considérées : En un seul repas, cet endroit est devenu l’un de mes restaurants préférés. J’ai hâte d’y manger maintes nouvelles fois.

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Le Petit Medley
6206, rue Saint-Hubert
(514) 271-7887
http://www.lepetitmedley.ca/

Oui, enfin une critique du Petit Medley. C’est plus un bar qu’un restaurant, mais il y a de la nourriture quand même : crudités, nachos, super frites maison (essayez la sauce ail et cari), brochettes de poulet, pizzas, etc. Mais ne vous avisez pas de prendre la table du coin sud-est, c’est la mienne! ;o) L’entrée est gratuite en début de soirée (la cuisine ferme à 21h00), et on peut y souper tout en s’entendant parler. Ensuite, les lumières se tamisent, la salle se remplit, et ça redevient un bar, avec de la bonne musique et une petite piste de danse. Les dimanche soirs, il y a de l’improvisation au deuxième étage, c’est très divertissant d’habitude.
Toutes choses considérées : Très recommandé pour passer une bonne soirée entre amis.

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Pho 198
5193, chemin de la Côte-des-Neiges
(514) 345-8887

Oui, il y a des restaurants vietnamiens partout à Montréal, et même partout sur Côte-des-Neiges. Pourquoi celui-ci est-il différent? Parce que c’est l’un des meilleurs. Le décor est très moderne, coloré et amusant tout en étant minimaliste. Il y a quelques artéfacts asiatiques, en plus de la musique kitsch, mais chaque table a un pot d’ustensiles et de baguettes en plastique orange, et bien des éléments semblent venir tout droit de chez IKEA. La vitrine du devant s’ouvre en été, alors c’est comme une terrasse géante à l’ombre, très agréable. La nourriture est bonne et pas chère, les portions sont généreuses et le service est rapide. D’ailleurs, les serveurs ont toujours le sourire et sont très aimables. Et il y a du bubble tea américanisé.
Toutes choses considérées : Si vous voulez du vietnamien, allez y faire un tour.

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Pho Lien
5703-B, chemin de la Côte-des-Neiges
(514) 735-6949
Ce restaurant vietnamien est sans aucun doute le meilleur du quartier (certains diraient le meilleur de la ville). Il y a une terrasse l’été, ce qui est agréable malgré le bruit de Côte-des-Neiges. Il se remplit très vite en soirée, mais les tables se libèrent relativement rapidement, et ça vaut la peine d’attendre un peu.
Le restaurant se spécialise dans les soupes tonkinoises, mais je le recommande aussi pour ses délicieux rouleaux printaniers servis froids, qui sont de minces crêpes de riz transparentes remplies avec des vermicelles, des légumes, de la viande, une crevette et une feuille de menthe. C’est tellement bon, et tout est frais. J’en bave juste à l’écrire. Leurs plats de viande avec des nouilles sont délicieux aussi; j’ai essayé le porc grillé la dernière fois, il est vraiment excellent, et le poulet est super aussi. Le poulet à l’ananas dans une sauce piquante a été très apprécié (malgré les deux ou trois petits os restés dedans), mais même un amateur de nourriture piquante devrait faire attention à la bouteille de sauce forte sur chaque table. Les prix sont tout à fait raisonnables, en plus, il y a moyen de manger pour moins de 10 $.
Toutes choses considérées : C’est le meilleur restaurant vietnamien que je connais, je le recommande fortement.

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Les Plaisirs du Palais
4977, chemin Queen Mary
514-343-0333

Je le classe dans mes restaurants, même si c’est en fait une boulangerie – pâtisserie – chocolaterie. Mais on y sert aussi des repas simples, comme des croque-monsieur, des quiches, des sandwichs et des salades. Sans compter le café, les jus et les sorbets! Mais les vraies spécialités sont telles qu’énoncées. Je recommande surtout leur millefeuille à la crème pâtissière, qui est sans doute le meilleur à Montréal. La pâte est croustillante à souhait, et cette pâtisserie présente l’avantage de pouvoir être coupée à la fourchette sans écraser l’appareil en entier. C’est absolument délicieux! L’endroit est parfait pour un repas rapide mais équilibré, ou encore pour se gâter un peu.
Toutes choses considérées : Je vais me trouver des excuses pour aller y manger des millefeuilles plus souvent.

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La Popessa
3801, rue Saint-Denis
(514) 982-1717
http://www.popessa.net/

Oui, il y a plusieurs établissements, mais c’est toujours à celui-là que je vais. Surtout, ne vous laissez pas intimider par le concept cafétéria, vous manqueriez un très bon repas. Et on a toujours peur de ne pas trouver de place, mais on fini toujours par trouver où s’asseoir. Si vous êtes un grand groupe, par contre, ça peut valoir la peine de demander à une ou deux personnes de garder des places, tandis que les autres passent leurs commandes.
C’est de la cuisine rapide, mais de haut de gamme. Le restaurant mise sur les pâtes : vous choisissez parmi une trentaine de sauces et de nombreuses sortes de pâtes. L’un des chefs prépare le tout devant vous, et c’est vraiment quelque chose à voir. C’est clair qu’ils ont l’habitude, et ils aiment bien vous impressionner.
Le nom du restaurant vient du fait qu’il y a environ un siècle, une dame cuisinait les plats du pape Pie XII, notamment des pâtes. Elle était si bonne cuisinière que le pape ne mangeait que ses plats. Elle s’est mérité le surnom de «la Popessa». Certains plats du restaurant s’inspirent de ses recettes.
Toutes choses considérées : Un excellent restaurant à découvrir et à redécouvrir.

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Le Sainte-Élisabeth
1412 Ste-Élisabeth Street
Montréal
514-286-4302
http://www.ste-elisabeth.com

C’est sûrement l’un des pubs les plus charmants de Montréal. L’hiver, il y a habituellement un feu de bois, et on peut prendre place dans l’un des divans confortables au rez-de-chaussée peu éclairé. L’été, je m’assois toujours sur la terrasse, qui est l’une de mes préférées. La végétation grimpante, les arbres et l’éclairage d’ambiance sont à la fois inattendus et parfaits. Il y a des chaufferettes au propane pour quand il fait froid, et les fenêtres au deuxième étage surplombent la terrasse, nous faisant rêver aux mois plus doux pendant l’hiver.
La nourriture est simple (ailes de poulet, pizza, etc.), mais la plupart des gens y vont pour boire : de la bière, un pichet de sangria, un bon cocktail dans un grand verre. Il s’agit donc d’une autre irrégularité dans mes critiques de restaurants, dans le sens que c’est en fait un bar, pas un restaurant. Mais c’est un endroit que j’aime beaucoup, alors il mérite sa place ici.
Toutes choses considérées : Un bon endroit pour sortir à Montréal, surtout par un soir d’été.

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Santropol
3990, rue Saint-Urbain
(514) 842-3110
http://www.santropol.com

Ce restaurant est reconnu pour ses énormes sandwichs biologiques (surtout à base de fromage à la crème, mais avec des herbes, des fruits, des viandes froides, etc.), faits avec du pain noir maison. Le café équitable de la brûlerie du même nom est vaut également le détour. Vous pouvez aller consulter leur menu en ligne.
Le décor est charmant, avec de grandes affiches (offertes dans la boutique), des vitraux, du bois dont la peinture s’écaille, des feuilles de métal travaillé, etc. La terrasse à l’arrière est vraiment superbe, avec des plantes et un point d’eau absolument paradisiaques. Par contre, faites attention aux chats du voisinage, qui vont venir vous quêter quelques bouchées.
Fait intéressant à noter, le Santropol a une conscience (sociale) : une certaine part de ses profits est versée à des organismes qui aident à combattre la faim, au Québec et dans le reste du monde. Ils encouragent les artistes. Tous les plats et breuvages sont biologiques et équitables. J’adore. Et l’accès à Internet sans fil est gratuit, pour les branchés.
Toutes choses considérées : Le meilleur resto granola en ville.

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Schwartz’s
3895, boulevard Saint-Laurent
(514) 842-4813
http://www.schwartzsdeli.com/

Même si Ben’s est en fait le restaurant qui a amené la viande fumée à Montréal, Schwartz’s est vraiment LA place qui en fait sa renommée depuis environ 1930. Le restaurant n’a pas déménagé (et ne s’est pas agrandi) depuis. Toute la viande est fumée quotidiennement, avec des méthodes traditionnelles. Même si c’est un casse-croûte, tout le monde y va : Céline Dion et Jean Chrétien, bien sûr, mais Halle Berry, Angelina Jolie et les Rolling Stones y ont aussi mangé. La file de monde peut être impressionnante, car je crois qu’il ne reste personne en ville qui n’y a pas mangé. Au moins, il y a un menu affiché à l’extérieur (avec quelques erreurs de traduction, d’accord), alors on peut décider de ce qu’on veut, mais certains items nécessiteraient des précisions de la part du personnel. L’assiette combo, par exemple, est en fait un steak avec de la viande fumée.
La commande classique est un sandwich à la viande fumée medium, avec des frites et un soda aux cerises. Ajoutez l’un de leurs énormes cornichons si vous voulez. La viande déborde du pain de seigle, mais il faut s’y attendre. Il y a différentes sortes de viandes, mais évitez celle nommée le «poulet farci», qui est en fait des tranches de viande industrielle (très décevant). Mais la dinde est bonne, d’après mon souvenir. Les frites sont exquises, par contre, du genre mince et faites maison, servies brûlantes.
Si vous avez la chance de vous asseoir au comptoir, prenez le temps de regarder les employés qui se démènent pour s’occuper de toutes les commandes. Juste la façon dont ils manipulent les verres ou tranchent du pain est impressionnante.
Toutes choses considérées : Sans aucun doute un point d’intérêt à Montréal, et sûrement la meilleur viande fumée en Amérique du Nord (mais le fait que le restaurant est connu de par le monde me fait penser que sa viande fumée pourrait détrôner celle de l’Europe).

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Souvenirs d’Indochine
243, Mont-Royal Ouest
Montréal
514-848-0336

Il s’agit d’un restaurant asiatique (surtout vietnamien), mais une coche au-dessus de la restauration rapide habituelle. L’ambiance est super, que ce soit à l’intérieur ou sur la terrasse.
Comme entrée, je recommande la salade de papaye verte avec du bœuf. Elle est étonnement piquante, mais très bonne (le bœuf est exquis, en fait). Les rouleaux de printemps (avec leur sauce aux arachides) sont aussi excellents, tout comme les rouleaux impériaux. Comme plat principal, le poulet au gingembre en cocotte est très bon, mais le meilleur est le riz au lait de coco. Le canard aux noix de cajou est délicieux, tout comme le saumon grillé et les plats aux nouilles frites. Le choix de dessert est respectable, surtout car le choix est bien plus grand que la traditionnelle banane frite : sorbets et glaces exotiques, confiseries, nougat, biscuits aux amandes…
Toutes choses considérées : On y revient encore et encore. Un vrai délice!

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Verses Bar
Hôtel Nelligan
100, rue Saint-Paul Ouest
(514) 788-4000
http://www.versesrestaurant.com

Je suis allée au bar, pas au restaurant, mais j’ai décidé que ça valait la peine d’en parler. Le bar est situé sur le toit, avec une belle vue du Vieux-Port de Montréal (on voit la basilique Notre-Dame d’un côté et le fleuve de l’autre). Vraiment, pour prendre une petite pause l’après-midi (et un peu de soleil), il n’y a rien de mieux. Les cocktails ont l’air meilleurs les uns que les autres; j’ai fini par opter pour un martini des Caraïbes, qui est un mélange de Bacardi à la noix de coco, de jus d’ananas et de jus de canneberges. Par contre, je dois dire que leurs mojitos ne sont pas très sucrés…
L’ambiance est super, il fait beau, il fait chaud (mais on a un peu de vent), tout le monde est heureux, vive la vie. Seul ombre au tableau : les guêpes, qui sont attirées par les pots de fleurs et par les cocktails sucrés. Bon. C’est assez difficile à éviter sur une terrasse, même au cinquième étage il faut croire…
Toutes choses considérées : Si vous voulez prendre un verre un après-midi d’été, je recommande fortement le Verses Bar.

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Zorba’s Remezzo
5719, ave Du Parc
(514) 271-5520

Comme le nom le laisse entendre, c’est un genre de fusion méditerranéenne. Souvlakis, pizzas, salades, sandwiches, steaks, pâtes, vous le nommez et ils en ont. Alors ça a l’air parfait, parce qu’il y a de quoi plaire à tous. Mais la nourriture n’est pas réellement extraordinaire; le seul vraiment bon plat semblait être les fajitas, mais on dirait que chaque restaurant a la même recette de nos jours. Les rénovations récentes ont aidé l’endroit à se démarquer de l’extérieur, mais les changements de recette n’étaient pas brillants; les loukoumades, par lesquels une de mes amies jurait, étaient un peu décevants. La peinture des murs intérieurs avait l’air d’avoir été bâclée, les plantes étaient en plastique ou mortes, et l’endroit manquait (cruellement) de serveurs. Et l’addition était un peu salée.
Toutes choses considérées : Si vous êtes sur Du Parc et que vous avec faim, allez plutôt à El Zaziummm, qui en vaut la peine.

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Zyng
1625, rue De Maisonneuve Street Ouest
(514) 842-9763
http://www.zyng.com
Il y a de nombreux emplacements en Amérique du Nord, mais le premier était sur la rue Saint-Denis à Montréal. Zyng est un concept. Ce restaurant de grillades asiatique est relax, mais a quand même un beau décor. Il offre un vaste choix de plats et de repas-dans-un-bol, y compris beaucoup où l’on peut choisir ses propres ingrédients. La nourriture est fraîche et santé (sans GMS!) et elle est préparée sur un grill dans une cuisine ouverte sur le restaurant. Les prix sont très raisonnables. Il y a des styles de plats de partout en Asie. La spécialité est les nouilles, mais le menu est assez varié. Il y a aussi beaucoup de plats nord-américains avec une inspiration asiatique.
J’ai pris les nouilles avec la sauce orange-gingembre, qui étaient un peu épicées, mais très bonnes. Le poulet du Général Tao est arrivé très bien présenté, même si les légumes étaient un peu froids. Je dois admettre que le service était étonnamment lent le soir où j’y ai mangé, mais ce n’est pas toujours le cas (et nous n’en avons pas fait un plat, parce que comme mon amie a dit, le serveur était si beau qu’il aurait dû être au menu du dessert; au moins, il était amical et a eu le bon sens de s’excuser).
Toutes choses considérées : Sans aucun doute un bon endroit pour ceux qui veulent des nouilles qui sortent de l’ordinaire et qui sont bon marché.

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The Works – Ottawa, Ontario
(613) 748-0406
http://www.worksburger.com

Ça vaut la peine de le mentionner, parce que je viens de manger l’un des meilleurs hamburgers de ma vie. Mais il faut savoir que le restaurant est à Ottawa (il y a trois locations en tout, je suis allée au 143, ave Putman, au coin de Beechwood, dans New Edinburgh), alors à moins que vous ne vouliez vous taper deux heures de voiture pour un hamburger, pas de chance. Mais gardez ça à l’esprit pour la prochaine fois que vous serez dans la capitale nationale.
Ce soi-disant «burger bistro» ne cuisine qu’avec les ingrédients les plus frais et c’est le genre d’endroit relax qui aime rire de lui-même. Votre choix de boulettes est : bœuf haché, bœuf organique haché, poitrine de poulet, dinde hachée, végétarienne, saumon de l’Atlantique et chapeau de champignon Portobello; toutes sont cuites au-dessus d’un vrai feu quand vous les commandez. Le temps d’attente moyen est de 20 minutes, mais ça vaut largement la peine. Le choix de hamburgers est très varié (j’en ai compté 76 en tout), et il y a quelque chose même pour les palais les plus délicats. Ça va du Plain Jane (burger, laitue, pain) à des combinaisons telles que le Spartacat’s Special (avocat frais, tranches de bacon et fromage Gouda), le Sk8er Boy (tranches de bacon, beurre d’arachide crémeux et Monterey Jack), le Peace Train (brie français, Monterey Jack américain, Jarlsberg suisse et cheddar canadien), le Henry Burger (un jeu de mots avec un restaurant français huppé du même nom, ce hamburger est servi ouvert avec des grains de poivre et de la sauce aux champignons des champs), le Electric Blue (noix de Grenoble hachées, morceaux de fromage Gorgonzola bleu et napé de Dijon-Haze) et le Kamikaze (piments jalapenos, chipotle et banana, avec leur propre sauce «Hotter Than Hell» et du cheddar). Il y en a beaucoup trop pour tous les nommer, mais les combinaisons sont merveilleuses.
Il y a aussi des frites, bien sûr, de même que des super rondelles d’oignon qui sont servies sous forme d’une haute tour très impressionnante, et de charmantes frites minces faites de patates douces. Leur variété de milkshakes est vraiment quelque chose (38 saveurs en tout). Ils ont aussi des desserts, comme le Cathy’s Golden Nugget («pour le choco-olique qui ressent le besoin de survivre la marche jusque chez lui»). Et n’oublions pas leur «Jus de raisin excessivement cher : notre vin maison est mûri à perfection dans un trailer à côté du canal». Je ne pense pas qu’il faille le prendre littéralement, par contre. J’aime bien le détail de servir les boissons dans une tasse à mesurer, avec de la glace et une paille.
Toutes choses considérées : Si jamais vous êtes à Ottawa, ne manquez pas ça. Sinon, allez jeter un coup d’œil sur le menu sur leur site web, ça pourrait vous donner des idées de choses à essayer chez vous.

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Richtree Market Restaurants
Place BCE (Heritage Square)
42, rue Younge
Toronto, Ontario
(416) 366-8986
http://www.richtree.ca
Il y a plusieurs emplacements à Toronto, plus un à Ottawa et un à Mississauga. C’est un restaurant de type marché, ouvert du petit déjeuner au souper, avec une multitude de stations culinaires se spécialisant dans différents types de plats : des sandwiches, des salades, des pizzas, des pâtes, des soupes, des grillades, des fruits de mer, de la cuisine asiatique, des sushi, des pâtisseries, des crêpes, du café, etc. Il faut attendre en file pour avoir une table, vu la popularité de l’endroit, puis on reçoit une carte en plastique qui enregistre chaque fois que l’on commande quelque chose. On mange à une table, puis on donne la carte à la caisse pour payer en sortant.
Le mauvais côté, c’est que l’endroit est si grand qu’on perd vite le sens de l’orientation, et c’est presque impossible de voir tous les endroits qui servent de la nourriture. Il peut aussi être difficile de trouver des couverts. Cependant, le bon côté, c’est que tout a l’air délicieux, et la nourriture est fraîche et préparée devant vous selon vos spécifications quand vous commandez. Bien sûr, vous pouvez aussi passer des commandes pour emporter, ce qui veut dire que vous pouvez sauter la file d’attente à l’arrivée. Gardez en tête qu’il y a une taxe sur la nourriture, et le service est ajouté automatiquement à votre facture.
Si vous y allez pour dessert, ne manquez pas les crêpes, qui sont excellentes. J’en ai pris une fourrée aux petits fruits et recouverte de sirop d’érable. Il y avait d’autres choix de fruits, comme pêches et bananes, et différentes sauces, comme crème, caramel ou chocolat. Il y a aussi une grande sélection de crèmes glacées.
Toutes choses considérées : Une très bonne expérience culinaire. Je recommande fortement cet endroit à ceux d’entre vous qui visitent Toronto.

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101 Coffee House
6145, avenue Franklin
Los Angeles, Californie
323-467-1175

Cet endroit prend son nom de l’autoroute 101, située tout près. L’établissement est connu à Los Angeles pour les déjeuners et les repas servis tard le soir, même s’il y a une bonne variété de diners et de soupers. Le service peut être très bon ou exécrable, selon les employés du quart de travail. Le décor est tout droit sorti des années 1970, avec des panneaux en bois et des photos de famille datant de l’époque (et je ne suis pas certaine que ce soit ironique). Vous pourriez y voir des vedettes, mais même dans le cas contraire, c’est un très bon endroit pour observer les gens.
Le jus d’orange fraîchement pressé est merveilleux, les portions d’œufs sont généreuses, les fricadelles de saucisse sont excellentes, le bacon est exactement comme je l’aime, les crêpes sont presque parfaites, et les muffins sont très bons. Il paraît que les laits frappés valent le détour et que, apparemment, ils servent le meilleur poisson-chat en ville. Les prix sont abordables, aussi.
Toutes choses considérées : C’est un bon endroit pour déjeuner, mais il ne vaut sans doute pas la peine de traverser la ville pour ça.

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California Pizza Kitchen
8000, boulevard Sunset
Los Angeles, Californie
323-654-0162
http:// www.cpk.com

Cette chaîne de restaurants sert l’une des meilleures pizzas aux États-Unis. Tout repose sur la qualité de la croûte et l’originalité de la garniture.
Cependant, à mon grand désespoir, la pizza poulet-patates nouvelles-romarin est disparue du menu! Et la pizza aux cinq fromages et aux tomates n’est pas aussi bonne que je me rappelais. Heureusement, par contre, la pizza thaïlandaise était encore très bonne (du poulet, de la sauce aux arachides, du mozzarella, des échalotes, des carottes et des fèves germées). L’italienne et l’hawaïenne étaient aussi très bonnes.
Je dois dire que je n’ai pas aimé le pain servi avant le repas; c’est un bel effort pour garder les clients satisfaits, mais le pain n’était pas bon, c’était un peu lourd combiné à la pizza, et ce n’est pas comme si le temps d’attente était si long que ça.
Le service est excellent, comme toujours.
Toutes choses considérées : C’est encore l’une des meilleures pizzerias que je connaisse.

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Hollywood & Vine
6263, boulevard Hollywood
Los Angeles, Californie
323-464-2345
http://www.hollywoodandvine.us/

Ce bon restaurant est situé au fameux carrefour du même nom à Los Angeles. Le service est très amical et rapide, tandis que le décor est beau sans être trop chic.
Essayez le Counter Club Special : un demi-sandwich, choix de soupe ou de salade (cette dernière était très bonne, avec diverses sortes de laitues et une excellente vinaigrette), plus un biscuit pour dessert. Pour ce qui est des sandwichs, je recommande le Meatloaf Patty Melt, qui est fait d’une tranche de pain de viande, d’oignons caramélisés et de fromage, sur du pain toasté et croustillant; c’était excellent. Pour ce qui est des soupes, la Roasted Corn Chowder était super; elle contenait du crabe et des échalotes en plus du maïs.
Toutes choses considérées : C’était un très bon restaurant; j’y retournerais volontiers.

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Houston’s
202, boulevard Wilshire
Santa Monica, Californie
310-576-7558

Ce restaurant était le no6 sur la liste des 20 meilleurs hamburgers des États-Unis publiée par GQ (et publicisée notamment par Oprah). Et laissez-moi vous dire qu’on n’est pas déçu. Ce restaurant quelque peu haut de gamme, avec une atmosphère industrielle, sert de la nourriture exceptionnelle. Les hamburgers sont à 15 et à 16 dollars, mais ils en valent largement la peine. La viande est cuite à perfection, mais même le pain aurait été excellent seul, c’est vous dire. Les à-côtés comprennent des frites, bien sûr, qui sont minces et croustillantes, mais vous devriez essayer le couscous, avec des amandes et des herbes, qui était fantastique. J’ai commandé le California Burger, qui contient du fromage Monterey Jack, de la roquette, de la tomate, de l’oignon rouge et de l’avocat. La garniture passait son temps à glisser, mais c’était sans contredit le meilleur hamburger que j’avais mangé depuis longtemps; c’était absolument délicieux et ça valait largement le détour.
Il y a beaucoup d’autres plats aussi, et on peut même commander des choses qui ne se trouvent pas dans le menu. Tout avait l’air bon, mais j’étais là pour les hamburgers.
Le service était très bien, amical, efficace et rapide.
Toutes choses considérées : Ça vaut vraiment la peine si vous êtes au Santa Monica Pier (ou dans les environs).

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Kung Pao Kitty
6445, boulevard Hollywood
Los Angeles, Californie
323-465-0110
http://www.kungpaokitty.com/

Comme le nom le suggère, c’est un restaurant asiatique avec un bon sens de l’humour. L’ambiance et le décor sont très biens : des plafonds hauts, des murs rouges avec des appliques dorées, de l’art et des lanternes en papier (seul bémol : l’encens qui brûle parfois peut être trop fort). C’est une coche au-dessus des autres restaurants du coin, mais sans faire partie des établissements chers.
Le service était très amical, et le menu était original. Il y a des plats standards, bien sûr, mais aussi des spécialités (allez faire un tour en ligne). Il est bon de savoir que la nourriture ne contient pas de GMS; de plus, il n’y a pas de «bouche trous» tels que les fèves germées, juste de bons morceaux de viande et de légumes. Il y a aussi beaucoup d’options végétariennes.
Le poulet Kung Pao était délicieux, avec un petit goût épicé. Le poulet aux noix de cajou était aussi extrêmement bon, avec des oignons sucrés, des poivrons verts et quelques champignons. Les portions de riz sont aussi généreuses pour le prix. Et il y a un service de livraison.
Toutes choses considérées : Une excellente trouvaille!

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Roscoe’s House of Chicken and Waffles
1514, rue Gower (au coin de Sunset)
Los Angeles, Californie
323-466-7453
http://www.roscoeschickenandwaffles.com/

C’est un endroit très prisé (voire incontournable) à Los Angeles, alors essayez d’y aller tôt ou alors tard (pour éviter de faire la file trop longtemps).
Si c’est votre première fois, il faut absolument essayer le poulet à la mode du Sud (frit) avec les gaufres maison, servies avec du beurre et du sirop – délicieusement péché. Les habitués commandent des plats avec de la sauce brune, des abattis et des biscuits américains. L’omelette au poulet était étonnamment bonne. Et on y sert la meilleure limonade de Los Angeles!
Gardez aussi l’œil ouvert pour voir des vedettes quand vous y mangerez. Par exemple, j’ai vu «le P’tit Richard» (Little Richard ?) en train de souper, habillé de son habit traditionnel, avec ses souliers à paillettes dorées et tout. Il a lancé un «Thanks so much, babe!» à sa serveuse en sortant, avec ses béquilles.
Toutes choses considérées : Un casse-croûte délicieux. J’adorerais y retourner.

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Sandbags
9497, boulevard Santa Monica
Beverly Hills, Californie 90210
310-786-7878

Cette chaîne de restaurants crée des sandwichs et des salades gourmets à des prix de tous les jours (je suis allée à l’établissement de Rodeo Drive, et les prix abordables étaient tout à fait les bienvenus). Le nom vient de «sandwich bag», car chaque commande est servie dans un sac en papier, même si on mange sur place (c’est un peu du gaspillage, mais le concept est bon).
Les murs sont couverts de sacs en papier autographiés par des Messieurs Tout Le Monde et par des vedettes (Jamie Lee Curtis, Jessica Alba, Eva Longoria, Hugh Laurie, etc.).
Tous les sandwichs ont l’air très bons. L’Incredible Sandbag (dinde, fromage en crème, luzerne, avocat, bacon et mayonnaise) était excellent. La salade de poulet grillé au citron était excellente aussi (essayez-la avec la vinaigrette thaïlandaise). Tout se vend à 6,95 $. Il y a aussi des accompagnements comme de la salade de pâtes ou des croustilles Kettle. Et toutes les commandes comprennent un biscuit gratuit pour dessert !
Cet établissement est très bien coté par Zagat depuis les quelques dernières années, sans faute.
Toutes choses considérées : C’est un endroit génial pour un bon dîner rapide.

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Sansei (Seafood Restaurant & Sushi Bar)
Waikiki Beach Marriott Resort & Spa (3e étage)
2552, avenue Kalakaua
Honolulu, Hawaii
808-931-6286
http://restauranteur.com/sansei/

Il s’agit d’un restaurant à l’atmosphère décontractée où les prix varient (voici un bon truc : si vous commandez avant 18h le dimanche ou le lundi, vous obtenez 50 % de rabais sur les sushis et la nourriture! La même chose est vraie après 22h le vendredi et le samedi). La nourriture est de la fusion asiatique (inspirée de la cuisine japonaise et de la cuisine du Pacifique). Il est bon de noter que ce restaurant a reçu plusieurs prix.
Les rouleaux au canard étaient très bons, servis chauds avec de la moutarde à la canne à sucre et de la sauce aux prunes. Les raviolis au homard et au crabe bleu étaient surprenants, mais étaient très bien accompagnés par la sauce aux truffes et au beurre. Pour ce qui est du sushi, il faut essayer les rouleaux à la salade de mangue et de crabe (comprenant de la laitue et des arachides), servis avec une vinaigrette thaïlandaise sucrée; il s’agit d’une spécialité. Je n’avais jamais rien goûté de tel, c’était délicieux. Les rouleaux hawaïens (thon ahi hawaïen frais, concombre et avocat) étaient simples, très frais et rehaussés d’un peu de wasabi. Le rouleau Rainbow était aussi particulier, puisque l’ahi et l’avocat était locaux (je ne suis pas certaine dans le cas du saumon). J’ai aussi essayé le rouleau Caterpillar : cet onéreux sushi est de l’unagi roulé à l’envers, enveloppé d’avocat et recouvert de masago et de sauce à unagi. C’était très bon, même si la sauce était un peu plus sucrée que j’aurais voulu. La présentation était excellente, par contre.
Pour dessert, il y a de la crème glacée frite recouverte de tempura, une bonne variation du classique américain. J’ai aussi essayé le Brown, qui est en fait un cocktail de liqueur de chocolat avec un peu de Bailey’s et de la vanille, avec du chocolat blanc Godiva dans un verre à martini. Délicieux!
Toutes choses considérées : Si vous êtes à Honolulu, à vous promener le long de la plage Waikiki en train de chercher un bon restaurant, vous l’avez trouvé! C’est une expérience que vous ne regretterez pas. Sachez cependant que le pourboire est compris dans la facture et que les deux peuvent être relativement élevés.

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Wailana Coffee House
1860, boulevard Ala Moana
Honolulu, Hawaii
808-955-1764

Ce restaurant pour toute la famille est une coche au-dessus d’un casse-croûte, avec la même ambiance chaleureuse. Le déjeuner y est servi 24 heures par jour, à des prix abordables (contrairement à certains centres de villégiature dans le coin). Le dîner et le souper sont aussi servis, bien sûr, et sont accompagnés d’un bar à salade où l’on peut se servir à volonté. Le restaurant sert un mélange de plats américains et de spécialités hawaïennes.
Pour déjeuner, les œufs brouillés pourraient être mieux (ils sont trop liquides, tandis que certains endroits sont complètements secs). Le bacon et les saucisses sont bons, par contre. La meilleure option reste les crêpes américaines (à volonté dans certains plats), qui sont servies chaudes et accompagnées d’un choix de trois sirops : aux baies, à l’imitation d’érable et (la spécialité hawaïenne dont j’aurais peine à me passer une fois que j’aurai fini la réserve que je me suis amenée) à la noix de coco. Vous avez bien lu, du sirop à la noix de coco pour mettre sur les crêpes! Autant commander des crêpes classiques, par contre, car dans toutes les autres variations au menu, l’ingrédient spécial est simplement déposé sur la crêpe, et non pas dans la pâte elle-même.
Pour ce qui est du service, ce qu’il perd en vitesse est compensé par l’amicalité.
Toutes choses considérées : L’un des meilleurs (et des plus pratiques) endroits pour déjeuner à Waikiki.

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Bramah Tea & Coffee House
40, rue Southwark
Londres, R.U.
(020) 7403-5650
http://www.bramahmuseum.co.uk


D’accord, ce n’est pas vraiment un restaurant. Mais c’est un super bon endroit pour prendre le thé à Londres, au Royaume-Uni, à u prix raisonnable (tout est relatif, bien sûr, c’est 9 £ par personne).
Alors, Bramah et le thé… C’est au 40, rue Southwark (station de métro London Bridge). Vous n’avez pas vraiment besoin de visiter le musée adjacent, qui couvre «400 ans de culture anglaise du thé et du café», pour aimer y prendre le thé. La salle de thé est la plus kitsch possible, des murs roses avec des posters d’époque et des bibelots quétaines partout, mais ça a un certain charme attachant. Il y a une grande sélection de thés offerts, y compris Earl Grey, Darjeeling, Assam et Ceylon. Le thé anglais doit infuser pendant cinq minutes avant qu’il soit prêt à être bu, alors c’est un peu fort pour la plupart des Nord-Américains, mais je recommande de l’essayer une fois pour en faire l’expérience. Bien sûr, il y a toujours du chocolat chaud si le thé n’est pas… votre tasse de thé. Le but du «high tea», cependant, n’est pas simplement le thé lui-même, mais également la nourriture qui l’accompagne. Commencez avec des sandwichs aux concombres, puis choisissez entre des scones, des crumpets (un malencontreux aliment avec un drôle de nom) ou des gâteaux de thé toastés (un peu comme des muffins anglais avec des raisins secs dedans), tout ça avec de la confiture de fraises et de la crème épaissie, et puis finissez avec un morceau de gâteau. Comme vous pouvez le deviner, cette cérémonie est presque un repas en elle-même, et le tout est servi dans une véritable assiette montée.
Ils ont également toute une sélection de thés et de cafés (et d’accessoires) à vendre; allez voir leur site web pour plus de détails.
Toutes choses considérées : Ça n’a pas l’air de grand-chose vu de l’extérieur, mais ça vaut vraiment le détour si jamais vous êtes à Londres.

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The Coach and Horses
5, rue Bruton
Mayfair, Londres W1J 6PT
R.U.
Tél.: 020 7629 4123

Je pense bien que l’adresse est correcte, mais au pire, c’est juste en face du magasin de Stella McCartney et ça, c’est au 30, rue Bruton. Et avec cette photo du pub, vous ne pouvez pas le manquer.
Alors, c’est un bâtiment charmant et minuscule à Mayfair. Il y a deux ou trois étages, donc si vous y allez un jour pas trop occupé, vous aurez une table. Je l’ai essayé pour un repas du midi et j’ai adoré. Les fish and chips sont une spécialité, bien sûr, mais il y a également des sandwiches maison qui ont l’air assez appétissants. Il y a aussi des hamburgers, des pâtes et de la pizza, mais on peut commander des plats plus élaborés. Le pub a une atmosphère relax et pittoresque, ainsi que de la nourriture à des prix abordables. C’est relativement près d’attractions comme la Collection Wallace, alors on peut marcher de là.
Toutes choses considérées : Si vous êtes dans le coin, allez-y, ça vaut la peine.

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The Rajdoot
49 Paddington Street
London, U.K. W1U 4HW
020-7486-2055

C’est le meilleur restaurant indien que j’ai trouvé jusqu’à maintenant. C’est dur de battre les plats au cari de Londres, alors il avait un avantage en partant. J’ai essayé le poulet korma, qui est un cari très doux (puisque je n’aime pas les plats piquants); c’était excellent. J’ai aussi essayé le poulet tikka mosala, qui était fantastique également. Le pain nan était digne de la table d’un roi, et le sag aloo (pommes de terre et épinards) était vraiment bon, ce qui est marquant, puisque je n’aime normalement pas les épinards cuits. Le repas était merveilleux, il va falloir me croire sur parole. Assurez-vous d’y aller avec des amis, pour partager les plats (sinon, vous manqueriez vraiment quelque chose).
Il n’y avait pas grand monde quand on est allées; on a pu s’asseoir dehors, et la température était parfaite. Les tables avaient l’air plus rapprochées à l’intérieur, par contre, alors ça doit être assez occupé vers l’heure du souper.
Toutes choses considérées : Un restaurant indien fantastique.

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Castello
4, Church Lane
Windsor, Berkshire SL4 1PA
R.U.
Tél.: 017 5385 8331
http://www.thamesweb.co.uk/eating_out/castellos.html

L’un des nombreux restaurants et cafés juste à l’extérieur du château de Windsor. C’est un restaurant de style italien, dans un petit bâtiment qui date d’environ 600 ans. L’atmosphère est presque familiale, ce qui peut être très rafraîchissant quand on voyage (mais les gens du coin aiment l’endroit aussi). Le restaurant est réputé pour sa pizza; les pâtes sont bonnes aussi, même si elles sont arrosées d’un peu trop d’huile d’olive à mon goût. Il y a de la viande, du poisson et des plats végétariens, de même que des spéciaux quotidiens. Le service est très amical.
Toutes choses considérées : Si jamais vous êtes à Windsor et affamés après votre visite du château, essayez-le. Avec un peu de chance, ils auront arrêté d’utiliser le même couteau pour couper des oignons juste avant de faire les tranches de citron pour votre verre d’eau.

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Blue Ice
122 Via Sistina
Rome, Italie
39-06-42011029
http://www.blueiceitalia.com

Cette chaîne de magasins a les meilleurs gelati et granités que j’ai mangés. Il y a plusieurs emplacements, mais celui à Via Sistina semble avoir la meilleure sélection.
Les granités à la fraise et au citron sont divins (mais celui à la menthe n’était pas à mon goût, car il contient une saveur de menthe-bonbon au lieu de la vraie menthe). Les gelati étaient aussi merveilleux. Une bonne combinaison était cannelle (une spécialité italienne), noix de coco et ananas. Une des plus grandes différences entre ces gelati et la crème glacée, à part l’utilisation de lait écrémé, est qu’ils sont faits de vrais ingrédients : de vrais morceaux de noix de coco et d’ananas, par exemple, et non pas des saveurs artificielles.
Un autre bon point était la grande variété de gelati à base de soya et de sorbets non laitiers. Les sorbets étaient faits de telle façon que la texture était la même que celle des gelati (ils sont probablement fouettés davantage que les sorbets nord-américains). Encore une fois, ils regorgent de fruits frais. Le melon miel était particulièrement bon, tout comme le melon d’eau (avec de vrais pépins dedans!), la pêche et la fraise.
Toutes choses considérées : Ça va être très difficile pour moi de reprendre ma vie normale à Montréal sans mon Blue Ice quotidien. S’il vous plaît, quelqu’un, ouvrez une franchise! Ou mettez-vous à faire des glaces aussi bonnes!

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Florian’s Cafe
9 Piazza dell’Indipendenza
Rome, Italie
39-06-4451737
http://www.florianscafe.com

Ce café a une belle ambiance (dans un bâtiment historique) et de la très bonne nourriture. Les tagliatelle aux quatre fromages étaient merveilleux, même si le goût du fromage bleu était prononcé. Par contre, la pizza était décevante pour nos palais nord-américains : la pâte était mince comme du papier et molle, alors même si elle goûtait comme un biscuit Carr, le tout était assez mouillé et ne se tenait pas du tout. Mais c’était merveilleux de voir le chef la faire tourner au-dessus de sa tête avant de la mettre dans le four à bois. Pour dessert, vous devez absolument essayer le canolo sicilien, qui a du chocolat et la meilleure garniture de ricotta au monde, un peu de cannelle et deux morceaux d’orange confite.
Toutes choses considérées : Vous êtes avertis pour la pizza, mais pour les pâtes et le dessert, je recommande cet endroit sans hésiter.

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Taverna Pretoriana
46-48 Via Palestro
Rome, Italie
39-06-4450273

Ce petit restaurant sans prétentions a une belle terrasse dans un quartier tranquille. La nourriture est très bonne, les prix sont tout à fait compétitifs, et le service est très amical.
La bruschetta était merveilleuse, le basilic frais et l’huile d’olive se mélangeant parfaitement avec les tomates. Assurez-vous d’essayer les pennes alla vodka, avec une sauce aux tomates et à la crème parfaite : ils étaient vraiment exquis. Les spaghettis carbonara étaient excellents aussi, même si j’aurais aimé moins de gras dans le pancetta. Le veau marsala était remarquable pour son goût presque sucré. Pour dessert, les fraises au citron étaient très bonnes : pas trop acides, pas trop sucrées, parfaitement fraîches. J’ai aussi bu un verre de limoncello, gracieuseté de la maison, qui a bien terminé mon repas.
Toutes choses considérées : J’y retournerai sûrement si jamais je suis de nouveau à Rome.

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La Tavernatta
147 Via Sistina
Rome, Italie
39-06-4741939
http://www.tavernettasistina.it

Ce restaurant pittoresque est plus grand qu’il en a l’air de l’extérieur. Il m’a donné l’impression d’un a href ="#blancheneige">Blanche-Neigeitalien, mais avec une bien meilleure sélection de vin.
Ce qui est pratique, c’est que le menu est traduit en plusieurs langues, alors vous n’aurez pas de problèmes à le comprendre. Cependant, le traducteur a tenu pour acquis que les lecteurs n’auraient aucune connaissance de la cuisine italienne, alors certains plats sont décrits en français au lieu d’avoir un nom italien là où ce serait approprié (par exemple, le lecteur moyen sait ce que sont des pâtes carbonara et sera plus confus qu’autre chose en lisant une description qui ne contient pas le mot carbonara).
J’ai commandé les pappardelle alla pecorara, qui étaient très bons, même si certains morceaux de viande contenaient de petits morceaux d’os et que j’aurais mis moins de flocons de piment rouge. Les bucatini all’Amatriciana étaient aussi très bons. Le côté négatif, comme dans la plupart des restaurants italiens, c’est qu’il faut payer pour le panier de pain même si on n’en veut pas, et ne vous donnez pas la peine de demander de l’eau du robinet, parce que vous n’aurez que de l’eau embouteillée. (Pourquoi est-ce que dans une ville avec tant de fontaines publiques avec de la si bonne eau, les restaurants insistent pour faire payer l’eau à leurs clients?) De plus, un pourboire de 12 % est automatiquement inclus dans la facture, alors gardez cela en tête avant de donner tout pourboire supplémentaire.
Toutes choses considérées : La nourriture était bonne, mais chère, et il y a de meilleurs restaurants à Rome.

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Plakiotissa
7, rue Dionyssiou Aeropagitou
Athènes, Grèce
30-210-9227295
Ce restaurant a une charmante terrasse extérieure à la Plaka, à Athènes. Gardez à l’esprit que les pigeons peuvent être assez intimidants pour manger vos miettes, par contre. L’intérieur du restaurant est un peu petit, mais le deuxième étage offre plus d’intimité. Le service est bon, et le fait que certains serveurs parlent anglais aide à pardonner leur impatience avec certains clients pressés.
La salade grecque est bonne, même si elle n’avait que deux olives et aurait pu bénéficier de davantage de feta. Le souvlaki de poulet est aussi très bon, tout comme le gyro. Les pommes de terre et le riz étaient parfaitement cuits et assaisonnés. Pour ce qui est des boissons, sachez qu’elles sont exactement telles qu’elles sont décrites; cela veut dire que le jus d’orange est fraîchement pressé, oui, mais le jus de melon n’impressionne pas, et le jus de citron ne contient que du citron, ce n’est pas de la limonade. J’ai dû y mélanger bien du sucre pour le rendre buvable.
Toutes choses considérées : Un bel endroit pour un midi décontracté à Athènes.

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Divers
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Maintenant 71 articles, organisés par thème.

Activisme
- The Meatrix
- Are You Listening?
- Kyoto (2006)
- Réchauffement planétaire 1
- Réchauffement planétaire 2
- Réchauffement planétaire 3
- Ayaan Hirsi Ali
- Causes d’activisme

Articles
- L’International des collectionneurs (Montréal, octobre 2004)
- Le Salon du livre (Montréal, novembre 2004)
- La Grande Bibliothèque (Montréal, mai 2005)
- Entrevue avec Marie-Claude Pelletier (Les Effrontés) (Montréal, mai 2005)
- État critique (Montréal, 2006)
- Les différences entre le Québec et la France en matière d’emprunt linguistique (basé sur On n’emprunte qu’aux riches, de Chantal Bouchard, 1999)
- Biocarburant et nourriture
Maintenant, vous connaissez tous ma diatribe au sujet de la musique indépendante. Voici donc trois articles, pour votre plaisir. Personnellement, je recommande le troisième, mais si vous avez le temps, le deuxième peut être intéressant aussi (Bernard Lévy m’a donné un A pour celui-là).
1-Version courte et militante pro-Hanson (septembre 2004) [734 mots]
2- Version longue, fruit de la recherche et étoffée d’exemples (novembre 2004) [2500 mots]
3- Version synthèse, publiée dans H.Notes en anglais (Numéro 35, février 2006) [1004 mots]

Et voici un document audio : Ceci est un projet de classe, un reportage sur les initiations universitaires (environ 6:20 minutes); il ne peut pas être si pire que ça, vu que Dominique Payette lui a donné un A.

Comédie
- Jerry Seinfeld – Place-des-Arts, Montréal – 3 juin 2005 – Tournée 2005

Conférences
- Patch Adams – Université de Montréal, Montréal – 5 avril 2005
- James Kakalios – The Uncanny Physics of Superhero Comic Books – Université McGill, Montréal – 9 novembre 2006
- Conférenciers d’honneur David Suzuki et Al Gore – Parlons moins, agissons plus : une conférence de la jeunesse sur les changements climatiques – Palais des Congrès, Montréal – 22 mars 2007

Événements
- Les Backstreet Boys à Musique Plus (Montréal) – Promotion de Never Gone – 19 juin 2005
- Première de Opération Retour à l’ONF, Montréal – 27 septembre 2005
- Projection de Strong Enough To Break à l’Université Concordia, Montréal – 23 mars 2006
Avec une mise à jour datant du printemps de 2007
- Rocky Horror Picture Show - Cinéma Impérial, Montréal – 31 octobre 2006

Expositions
- Robert Frank: Storylines – Tate Modern Museum, Londres – 28 octobre 2004 au 23 janvier 2005
- Saint Pierre et le Vatican: L`Héritage des Papes – Basilique Notre-Dame de Montréal – 4 juin au 18 septembre 2005
- La Magie des lanternes – Jardin botanique de Montréal – 9 septembre 2005 au 31 octobre 2005
- Visite guidée de la Galerie Hbc – Montréal
- Papillons en liberté – Jardin botanique de Montréal – 21 février 2008 au 27 avril 2008

Montées de lait
- La réforme de l’orthographe
- L’ouverture des portes du bus
- Déblayage des trottoirs en hiver

Oscars
- 29 février 2004 – 76e cérémonie
- 27 février 2005 – 77e cérémonie
- 5 mars 2006 – 78e cérémonie
- 25 février 2007 – 79e cérémonie
- 24 février 2008 – 80e cérémonie

Pièces musicales
- Elvis Story – Théâtre Saint-Denis, Montréal – 11 mai 2005
- Mamma Mia! – Place des Arts, Montréal – 12 juillet 2005
- Cats – Place des Arts, Montréal – 24 juillet 2006
- Cavalia – Rue du Cosmodôme, Laval – 3 octobre 2006
- Chicago – Princess of Wales Theater, Toronto – 25 novembre 2006

Recettes
- Limonade à la framboise
- Sorbet aux bleuets et à la verveine citronnelle
- Tarte impossible
- Gâteau renversé aux poires avec un soupçon de safran
- Gâteau au chocolat et aux courgettes
- Gâteau aux bettraves, glaçage au mascarpone et au citron
- Brownies (avec des carottes et des épinards)
- Soupe aux poires et au légume d’automne
- Pâtes à la vodka et à la crème de Rachael Ray
- Porc à l’orange du Sichuan
- Riz à la noix de coco et au gingembre

Théâtre
- Shakespeare in the Park – Vieux Port de Montréal – 21 juillet 2004
- By the Bog of Cats – Wyndham’s Theater, Londres – 28 décembre 2004
- A comedy of Errors – The Globe, Londres – 24 juillet 2006
- Le Malade imaginaire – Théâtre du Nouveau Monde, Montréal – 15 décembre 2006

Trouvailles
- «Name that film»
- Papier d’impression recyclé
- Mode éthique à Montréal
- Censure dans les médias
- Nouvelle musique
- Crème glacée sans lactose
- Jeans
- Film de 1 seconde
- Démaquillant
- Greenfeet
- Tricot

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Activisme

«The Meatrix», un modèle de dessin animé militant et hilarant
http://www.themeatrix.com


C'est un grand succès de l'histoire des films réalisés en Flash : «The Meatrix», pastiche de «The Matrix» dénonçant les abus du business agricole, est un court métrage publié en ligne le 3 novembre 2003 et a déjà été vu par quelque 1 600 000 internautes à travers le monde. Créée par Free Range, une agence de communication américaine située à Washington DC, cette parodie particulièrement drôle et bien réalisée met en scène des cochons, un taureau et une poule. Ses concepteurs, fervents adeptes du «Web Activism», ont réalisé ce film gratuitement pour promouvoir les idées défendues par GRACE (Global Resource Action Center for the Environment), une association américaine qui milite en faveur d'une agriculture durable. Mentionnons que Free Range, ce groupe de «créatifs avec une conscience», compte des organismes tels que Greenpeace et Amnistie Internationale parmi ses clients.

Le titre «The Meatrix» vient d’un jeu de mots fondé sur «meat», signifiant «viande» en anglais. Leo, le gentil cochon, coule des jours heureux dans sa paisible ferme. Jusqu'au jour où, devant ses yeux écarquillés, apparaît Moopheus, un immense taureau vêtu d'un long manteau noir. Moopheus révèle à Leo l'existence de la Matrice. De sa voix grave et posée, il lui propose : «Prend la pilule bleue et reste ici, dans ton monde de fantaisie, ou prend la pilule rouge et je te montrerai la vérité.» Le courageux cochon avale la pilule rouge. Et il se retrouve immédiatement projeté dans un univers qu'il ne connaît pas : une sombre usine dans laquelle sont parqués des dizaines de cochons. «Bienvenue dans le monde réel», assène alors Moopheus au cochon effrayé; «c'est de ce genre d'endroits que viennent la plupart des œufs, du lait et de la viande».

Moopheus explique alors à Leo comment le monde en est arrivé à cette situation. Il lui indique aussi qu'il est possible de résister. Ainsi, à la fin du film, le spectateur est invité à cliquer sur le lien du site de l'association GRACE. Depuis 1996, cette association de défense de l'environnement milite notamment pour supprimer les exploitations agricoles de type industriel, au profit d'une agriculture à taille humaine, durable, économiquement viable et environnementalement correcte. Pour eux, l'aventure de «The Meatrix» ne fait que commencer. «Actuellement, nous améliorons le "guide du bien manger", dont le lien hypertexte apparaît à la fin du film», explique Laura Giannatempo, membre de l'association. «Nous collaborons aussi avec des associations d'autres pays, dans le but de créer des pages spécifiques pointant vers des sites "locaux", afin que les internautes puissent soutenir des fermiers de leur pays. Nous avons déjà lancé une version canadienne de "The Meatrix", et nous nous apprêtons à mettre en ligne une version anglaise. Une traduction espagnole est également en cours». Une série d'excellentes nouvelles pour les fans d'animation et les militants écologistes du monde entier!

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Are You Listening?

À l’époque de la complaisance au sujet de la musique et de sa diversité, de fusions de société à gauche et à droite et de l’apathie publique, un groupe d’artistes indépendants s’est rassemblé pour faire face à la situation et pour donner un avenir à la musique. Leur site web, www.areyoulistening.com, est un endroit où les musiciens et les fans peuvent tisser des liens et découvrir de la nouvelle musique. Il crée un sens de la communauté en rendant possible la communication entre tous. Les amateurs de musique seront ravis, et les artistes indépendants peuvent vivre de leur art en étant exposés à de nouveaux fans.
Passez-vous le mot!

Pendant qu’on y est : voici le lien d’un podcast très intéressant, il s’agit d’une entrevue avec Hanson qui met l’accent sur la musique indépendante (30 sept. 2005). Aussi, cliquez ici pour voir les huit premières minutes de leur prochain documentaire, Strong Enough To Break, dont la sortie est prévue en 2006.

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Kyoto (2006)

À moins de vivre cloîtré dans un monastère, on sait que l’environnement est important et que, malgré bien des promesses, plusieurs pays (dont le Canada) ne respectent toujours par le protocole de Kyoto. Je vous encourage donc à aller signer la pétition adressée à la Chambre des communes et à l’Assemblée nationale du Québec (http://www.sauvonskyoto.org/).

Et tant qu’à y être, je vous rappelle que vous avez l’obligation morale de voir Une Vérité qui dérange et d’aller consulter le http://www.climatecrisis.net.

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Réchauffement planétaire 1

Si vous voulez faire votre part pour réduire le réchauffement climatique, la WWF a un site web (http://wwf.ca/HowYouCanHelp/SaveOurClimate/flash.html?sid=SympMSN&bid=728x90&cid=coalAction) dédié à la cause. Bien sûr, vous devriez aussi acheter le DVD de An Inconvenient Truth, en magasin maintenant.

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Réchauffement planétaire 2

Comme vous le savez tous, le réchauffement planétaire cause la hausse des températures moyennes, provoquant la fonte des glaces polaires… Et les ours polaires dépendent de ces glaces pour survivre, à la fois pour se reproduire et pour chasser.

Voici quelques faits :
- Les températures de l’Arctique augmentent presque deux fois plus vite que celles du reste du monde.
- Depuis 1978, la surface de glace dans la mer Arctique a diminué de plus de 8 % par décennie.
- Les blocs de glace massifs du Groenland contiennent assez d’eau pour faire monter le niveau de la mer d’environ 7 mètres (28 pieds).
- Plus d’un million d’espèces pourraient disparaître dans le monde d’ici 2050.

Voici un lien à une pétition adressée au Premier Ministre Harper, pour aider à protéger les habitats des ours polaires et à ralentir les changements climatiques mondiaux en général.

Il est tout aussi important de réduire l’émission des gaz à effet de serre. Voici un lien vers une autre pétition qui pourrait aider.

Bien sûr, sentez-vous libres de visiter les sites suivants :
- The Petition Site
- Care 2

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Réchauffement planétaire 3

Voici un site web conçu pour vous aider à réduire vos émissions de CO2. On croirait que la plupart des gens le font déjà, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Pourquoi ce site est-il endossé par des vedettes? La vedette porte-parole (qui prête sa yeule) est le véhicule privilégié qui franchit le mur de l’indifférence des salles de rédaction. Alors même si on ne devrait pas en avoir besoin pour faire passer le message, ça aide. J’espère que vous irez le consulter.

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Ayaan Hirsi Ali

Voici un article très intéressant (en anglais) sur les droits de la personne et les fanatiques, qui traite plus précisément d’Ayaan Hirsi Ali. Elle défend la liberté d’expression tandis que sa vie est menacée – et le gouvernement hollandais, qui lui avait promis de la protéger, a soudainement changé d’idée. C’est à lire absolument.

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Causes d’activisme

Voici un site (http://www.participate.net) qui traite d’une grande quantité de sujets d’activisme. J’ai entendu parler d’eux pour la première fois après avoir regardé Fast Food Nation et m’être demandé ce que je pouvais faire pour changer la situation. Je vous encourage à aller visiter ce site, quelle que soit votre cause préférée.

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Comédie

Jerry Seinfeld – Place-des-Arts, Montréal – 3 juin 2005 – Tournée 2005 [très original!]
http://en.wikipedia.org/wiki/Jerry_Seinfeld


Saviez-vous que, dans la salle Wilfrid Pelletier, les gicleurs ne se rendent même pas au balcon? Comme si nous, les gens dans la section la plus loin de la scène, on pouvait rôtir comme des porcs et ce ne serait pas grave. C’est un vrai labyrinthe pour se rendre jusque là, et c’est évident qu’ils sont gardé leur budget pour ceux qui avaient de meilleurs sièges. Les salles de bain valent quand même le détour, avec des murs de ciment et les lavabos en inox les plus cool que j’aie vus.

Quand je me suis assise, ils faisaient jouer du Frank Sinatra, pour qu’on puisse faire semblant d’oublier que le spectacle commençait en retard. Le premier acte était Mario Joyner, qui a en fait été figurant à Seinfeld. Il était très drôle; il a commencé à faire des blagues sur les hôtels et les téléphones portables, puis s’est questionné sur les examens de la prostate (Pourquoi les médecins utilisent-ils encore leurs doigts? Pourquoi il n’y a pas eu de progrès médicaux dans ce domaine, alors qu’on peut opérer un œil avec un laser à partir d’une autre pièce?). Il nous a aussi recommandé de sortir avec des gens deux fois plus jeunes que nous (en tous cas, dès qu’on est assez vieux pour que ce soit légal) et il parlé de sa crise de la quarantaine («mid-life crisis»), qui consiste surtout à sortir avec des femmes deux fois plus jeunes que lui et à conduire des voitures sport, alors c’était plus comme un Noël de la quarantaine («mid-life Christmas») pour lui.

C’est ensuite Jerry Seinfeld qui a pris la scène. C’est Seinfeld, on l’aime, il le sait et il aime ça. Je pouvais presque voir ses expressions faciales de mon siège du balcon. Il a recyclé certaines de ses blagues de l’émission d’Oprah, mais c’est un homme très drôle, avec une voix très reconnaissable et un sens de l’humour particulier. Plus que les autres monologuistes comiques, il a une façon de dire ses blagues les unes après les autres en un ordre parfaitement logique et fluide. Son numéro a duré une heure, mais on aurait dit beaucoup moins.

Il aurait pu parler de n’importe quoi, il est Jerry Seinfeld. Et il a réussi, pendant presque dix ans, à faire une émission à propos de rien, alors… on savait que ça allait être bon. Il a parlé de biscuits, des humains, de lits, de poids, de la température, de téléphones portables, de gymnases, de café, de funérailles, de médicaments, de Home Depot, de CinnaBon, des voix, des relations, du fait que notre vie est minable, du lien entre être super et être minable, de pensées inappropriées, des culs… De ses enfants, de sa femme, de sa mère en Floride… Il a mentionné que le service *69 du téléphone est hostile envers la personne qui fait l’appel. Aussi, comment ce numéro là a-t-il pu passer inaperçu au sein de tout un organisme? Ce sont les mêmes gars qu’au secondaire qui ont pensé à ça? Et c’est quoi le numéro pour faire un appel conférence à trois personnes?

Cet homme est hilarant, tout le monde adore sa manière de voir les choses, la façon dont il en parle d’une manière si prosaïque. Ce sont les mêmes réflexions que nous avons parfois nous-mêmes, mais il les approfondit un peu. C’est un monologue comique à propos de la vie.

Et bien sûr il y a eu le rappel, où il répond à des questions du public, et toute question est bonne. Il ne s’excuse pas du fait de posséder plusieurs Porsches et il nous a donné quelques autres informations personnelles.

Toutes choses considérées : Je suis très heureuse d’avoir pu en faire l’expérience une fois dans ma vie.

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Conférences

Patch Adams – Université de Montréal, Montréal – 5 avril 2005
http://www.patchadams.org/home.htm


Un personnage coloré entre dans la pièce sous une pluie d’applaudissement. Il porte une chemise orange carreautée trop grande pour lui, des pantalons bouffants avec des patrons fous, une cravate qui ne matche pas, une chaussette rose et une autre mauve, une boucle d’oreille et une queue de cheval. Les racines de ses cheveux sont blanches, mais le reste a été teint en bleu. Son visage a l’air jeune sous sa moustache. Il dépose son imperméable patché et sa paire de chaussures de clown; il se tient en silence à l’arrière de la scène pendant qu’un étudiant se place au micro pour le présenter. En gros, ça a l’air ridicule de le présenter avec des mots plutôt qu’avec un rire, une œuvre d’art ou de la musique, parce que les mots ne suffisent pas à décrire qui il est et l’inspiration qu’il donne. Il est le docteur Hunter « Patch » Adams.

Les premiers mots à sortir de sa bouche sont « Bonjour, je vous aime, ami ». C’est ce qu’il pense qui le résume le mieux, et il n’a pas tort. Cette figure emblématique de la médecine holistique commence la conférence, à propos de l’humanisme et de la médecine. Son idée est de pratiquer la médecine pour le fun, pas pour les fonds («for fun, not funds»). Après sa graduation de l’école de médecine en 1971, il a fondé l’Institut Gesundheit, en Virginie. Pendant les douze années qui ont suivi, il a traité 15 000 personnes. Les patients, de même que les 20 employés et leurs familles, vivaient dans une maison de six chambres à coucher. Je vous laisse faire le calcul. Et pas un seul employé n’a démissionné. Il y a maintenant 1400 personnes qui ont postulé pour faire partie des employés prodiguant des soins, même si la fondation ne peut pas encore leur donner de salaire (il leur faut donc un deuxième emploi pour pouvoir survivre).

Dr Adams dit qu’il n’a jamais détesté un de ses patients assez pour lui donner des médicaments psychotropes. Sa maison est comme une communauté et chacun a l’impression d’appartenir à un tout; la seule règle est qu’il est interdit d’avoir recours à la violence physique (le docteur ne l’emploierait pas même pour se défendre ou pour aider quelqu’un qu’il aime).

Un médecin doit traiter ses patients comme s’il s’agissait des membres de sa propre famille. Comme ça, il feront le mieux possible; ils feront peut-être des erreurs, mais ils feront la bonne chose, car ils font ce qu’il y a de mieux pour leurs patients. Dr Adams croit également que les médecins sont confrontés à la souffrance humaine chaque jour et qu’ils ont besoin non seulement du droit de faire des erreurs en traitant des patients, même s’ils font de leur mieux, mais également du droit de s’excuser lorsque ça se produit. C’est pour cela qu’à l’Institut Gesundheit, les médecins n’ont pas d’assurance contre la faute professionnelle. Et ils traitent tous les patients, sans discrimination.

Ce médecin de famille trouve déplorable que les écoles de médecine n’enseignent ni l’amour ni la compassion, ni même le bien-être. Aucune importance n’est accordée à la médecine parallèle ou à l’art de guérir, ce qui empêche en fait toute la profession d’avancer. Patch Adams est attentionné et il sait écouter, alors il prend le temps de parler à ses patients : une entrevue médecin-patient typique avec lui dure 4 heures, par opposition aux 10 minutes habituellement consacrées dans la profession. Il veut en savoir beaucoup sur ses patients, il veut savoir qui ils sont en tant qu’êtres humains. Il leur donne 100 % de son attention et n’est pas pressé. La réaction des patients est toujours positive, parce que tout le monde veut de l’interaction. Nous voulons tous se sentir accepté et avoir de la valeur aux yeux des autres. Et parfois, c’est tout ce dont nous avons besoin.

Il croit qu’aimer est la chose la plus importante dans la vie. Les deux questions principales qu’il pose à ses patients sont «Quelle est votre philosophie de l’amour» et «Comment l’appliquez-vous?». Et, chose intéressante, la plupart des gens ne savent pas comment répondre, ils ne savent parler que de leurs problèmes. Ils ne connaissent que l’aliénation et l’insignifiance et n’ont pas de dynamisme dans la vie. Dans bien des cas, c’est pour cela qu’ils ont besoin de quelqu’un comme l’exubérant Patch Adams en premier lieu. Pour lui, aimer les gens c’est le paradis; c’est pour ça qu’il n’est pas fatigué, même s’il travaille sept jours sur sept, presque vingt-quatre heures par jour. Il a 60 ans et ne planifie aucunement prendre sa retraite.

«Si vous n’avez qu’une semaine à vivre, je suis votre homme!», de dire le médecin qui ne mâche pas ses mots. Il tourne tout en blague et traite la bizarrerie avec la bizarrerie. Il a vomi aux côtés de boulimiques, par exemple. L’état d’esprit de quelqu’un affecte grandement sa santé, et la solitude est souvent la partie la plus douloureuse d’une maladie. C’est pour cela qu’il enseigne la compassion.

Son plan est d’avoir un hôpital qui sera un service, pas un commerce. Il paierait chaque employé 300 $ par mois, peu importe s’il est chirurgien, cuisinier, infirmier ou concierge. Cela éliminerait la ségrégation hiérarchique au sein des employés de l’hôpital et nourrirait un sentiment de communauté. En 1971, quand il a créé l’Institut Gesundheit, il pensait que ça lui prendrait quatre ans à amasser assez de fonds pour construire l’hôpital de quarante lits. Presque 35 ans plus tard, il vient à peine d’avoir assez d’argent pour entamer le projet.

L’une des idées les plus intéressantes de Patch Adams est que la santé de l’individu équivaut à la santé de la société. Par exemple, il n’y a pas de futur pour notre espèce si nous vivons dans une société où un joueur de baseball gagne plus qu’une enseignante. Cela doit changer. La violence dans notre société est un symptôme précis de la santé de celle-ci (ou de sa mauvaise santé). Selon lui, la dépression est une réponse saine à notre société, parce que l’amour n’en fait presque pas partie. Il dit aussi qu’il a toujours eu de la misère à se conformer à la société.

Alors est venu le moment où l’auditoire pouvait lui poser des questions. La conférence avait déjà duré plus longtemps que prévu, mais Patch Adams n’était aucunement pressé de partir et l’auditoire ne demandait qu’à l’entendre parler davantage. Il aimerait créer une école où l’amour serait enseigné comme matière, ce qui est justement ce qu’un jeune rêveur dans la salle (qui avait assisté à plusieurs des conférences du médecin) a l’intention de faire. L’amour devrait être un sujet de conversation. Après tout, une simple relation avec un autre peut soulager la souffrance.

En tant que médecin, votre travail est de côtoyer la souffrance et de faire preuve de compassion envers vos patients. En tant qu’être humain, il ne faut pas «croire» en la compassion, il faut faire la compassion. On crée qui on est à chaque instant. L’amour est plus grand que toute la souffrance.

Il rappelle à l’auditoire, dont une grande partie étudie la médecine, qu’au lieu de simplement traiter les symptômes et d’essayer d’aider le patient à supporter sa maladie, il faudrait viser le bien-être mental, un concept qui n’est même pas enseigné à l’école de médecine. Il faut aider les patients (et les gens) à aimer la vie. La stratégie de Patch Adams est la gratitude. La gratitude pour tout. Et c’est important de le montrer dans ses gestes! Il faut être positif et être reconnaissant, car on est chanceux.

Nous avons brièvement parlé de l’euthanasie, puisque nous nous demandions ce qu’il en pensait, surtout avec l’affaire Terry Schiavo dans l’actualité. Il est pour l’euthanasie, et après un rapide sondage des membres de l’auditoire, il se trouve que la plupart des gens le sont aussi. Personne ne veut vraiment vivre s’ils ne peuvent pas contrôler leur corps et s’ils doivent compter sur les autres pour tout. La majorité des gens dans la salle auraient voulu être délivré de cette situation, alors pourquoi la loi est-elle si différente de ce que pense et veut la population?

Il parle ouvertement de son désaccord avec les politiques de Bush, surtout celles ayant trait à la guerre et au terrorisme. Il a remercié Michael Moore pour les sept minutes de film (Farenheit 911) où l’on peut voir la réaction de George W. Bush quand on lui annonce que le World Trade Center se fait attaquer – et qu’il continue de lire My Pet Goat avec les enfants dans une salle de classe, avec un regard vide. Bush a finit par faire la guerre et a envahi l’Irak. Mais qu’est-ce qui arriverait si on décidait d’envahir un pays avec de l’amour au lieu de bombes? De quoi une invasion d’amour aurait-elle l’air et que se produirait-il? Enverrait-on de la nourriture, des médicaments, des clowns? Patch Adams a lui-même de l’expérience avec Clowns Sans Frontières et il a participé à beaucoup de missions humanitaires de par le monde. [Il a dit en blaguant, par contre, que la manière la plus rapide de mettre fin à la violence serait si toutes le femmes au monde décidaient de ne plus baiser jusqu’à ce que les hommes arrêtent de se battre; le problème serait réglé en moins d’une semaine.]

Et bien sûr, avec le problème actuels des médias de masse et des entreprises propriétaires des médias, on détourne notre attention de ce qui est vraiment important. On n’entend parler que du procès de Michael Jackson et du fait que Britney Spears pourrait (ou pas) être enceinte et des trucs de ce genre, mais on n’entend pas parler des pays africains déchirés par la guerre civile ou de la pauvreté dans notre propre ville.

Finalement, la conférence s’est terminée, et Patch Adams est resté pour signer des livres. Je n’ai pas pu résister et j’ai acheté une copie de son livre Gesundheit! (Bringing good health to you, the medical system, and society through physician service, complementary therapies, humor, and joy). Quand il m’a demandé mon nom, j’ai dit «Amélie» et il a dit «Comme le film?» alors j’ai répondu «Oui, exactement comme le film». Il ne s’est pas rendu compte à quel point il avait raison! Et je lui ai dit que je ferai sans aucun doute plus attention à ce que j’enseignerai à mes enfants.

Patch Adams enseigne plus qu’il ne prêche. Il explique son point de vue afin de vous aider à former votre propre opinion et à faire ce que vous croyez être bon. Dès qu’il commence à parler, vous vous sentez à l’aise, comme si vous l’aviez toujours connu. Il n’est pas seulement l’un des orateurs les plus enthousiasmants que j’ai entendu, il est également l’un des êtres humains les plus enthousiasmants.

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James Kakalios – The Uncanny Physics of Superhero Comic Books – Université McGill (Montréal), pavillon MacDonald Harrington – 9 novembre 2006, 18h00
http://www.physics.mcgill.ca/seminars/SPS_kakalios.html
http://www.physicsofsuperheroes.com/


C’est pour tous ceux qui aiment la physique, les super-héros ou rire un bon coup. La plupart des étudiants se demandent quand ou comment la physique va s’appliquer dans leur vie quotidienne et ils décrochent. Mais si vous leur montrez une image d’une bande dessinée de super-héros et que vous expliquez la physique qu’il y a derrière, vous aurez toute leur attention – et ils ne demanderont jamais comment ils s’en serviront dans la vraie vie (peut-être que leurs plans après la remise des diplômes comprend du Spandex et une cape, qui sait).

Le professeur Kakalios utilise la physique pour expliquer comment Superman pouvait sauter au-dessus d’immeubles très hauts (selon la taille et la densité de Krypton, Superman pourrait réagir différemment à la gravité terrestre). Il explique comment Gwen Stacy, la petite amie de Spiderman, est morte alors qu’elle a été poussée du haut d’un pont par le Green Goblin, mettant fin à un débat de plusieurs décennies dans le monde des bandes dessinées. Le Flash peut courir hyper-vite et cueillir dans l’air des balles de fusil en mouvement tout en respectant les lois de la physique (du moment qu’on accepte comme prémisse le fait qu’il a un pouvoir surhumain). Même Magneto a des pouvoirs qu’il ignore.
Mais il y a aussi des erreurs de super-héros – comme le fait que la tête de Cyclops devrait basculer par en arrière chaque fois qu’il utilise son rayon.

C’était une conférence fantastique. Le professeur Kakalios est très divertissant et peut facilement garder l’attention du public, tout en lui enseignant d’une manière drôle, intéressante et innovatrice. J’aimerais que plus d’universités offrent son cours (qui est actuellement offert à l’Université du Minnesota), ou un cours semblable.

Toutes choses considérées : Un événement vraiment super. Si vous ne pouvez vous rendre à l’une de ses conférences, alors pensez à lire son livre, The Physics of Superheroes.

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Conférenciers d’honneur David Suzuki et Al Gore – Parlons moins, agissons plus: une conférence de la jeunesse sur les changements climatiques – Palais des Congrès, Montréal – 22 mars 2007
http://youthactionmontreal.com/fr/
The Concordian interviewe David Suzuki
The Concordian fait le point sur la conférence


La salle était pleine : 4 000 personnes. Malheureusement, ce n’était pas un stade, et tout le monde était assis au même niveau. Ça veut dire que les gens assis au fond ne voyaient sans doute pas grand-chose. Et ils étaient si loin qu’il devait y avoir un délai entre ce qu’ils voyaient et le moment où ils entendaient enfin le son correspondant. Et pour les événements futurs, ce serait une bonne idée d’engager des professionnels pour réviser les documents, tant en anglais qu’en français, avant de les imprimer (désolée, je suis pointilleuse).

L’événement était animé par les artistes Sarah Harmer et Sam Roberts, tous deux récipiendaires de Juno; ils ont chacun commencé en chantant une de leurs chansons. Alain DeSousa a dit quelques mots; il est maire de Saint-Laurent et membre du comité exécutif responsable du développement économique, du développement durable et de Montréal 2025. Nous avons aussi eu droit à des discours d’Amanda Aziz, présidente de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants; de l’Honorable Claude Béchard, ministre de l’Environnement du Québec; et de Stephen Guilbeault, directeur de Greenpeace Québec. Ce dernier était clairement à l’aise avec la foule; Amanda Aziz s’est très bien débrouillée aussi; l’Honorable Claude Béchard, même s’il avait des choses intéressantes à dire, devrait penser à prendre des cours d’anglais pour perfectionner son accent s’il insiste pour faire des discours dans cette langue. Bien sûr, les directeurs d’Action jeunesse Montréal, Mohamed Shuriye et Peter Schiefke, nous ont également parlé, puisqu’ils avaient organisé l’événement.

Bien que la conférence ait commencé une demi-heure en retard, tout le monde a pu se débrouiller pour que David Suzuki, Ph. D., soit sur scène à 16h00, comme prévu. David Suzuki est un merveilleux orateur, qui sait comment se faire comprendre en divertissant le public en même temps. Cet homme originaire de la Colombie-Britannique a écrit plus de 40 livres et a reçu 18 doctorats honorifiques pour son travail pour l’environnement. Il est aussi journaliste de radio et généticien de renommée internationale. Il nous a rappelé que le réchauffement planétaire fait partie des préoccupations des scientifiques depuis des dizaines d’années déjà et qu’il est temps qu’on fasse quelque chose. L’un des points intéressants qu’il nous a montrés est un document datant des années 1980 et signé par presque tous les lauréats Nobel vivants alors; le document déclare clairement que l’humanité est vouée à la destruction si rien n’est fait au sujet du réchauffement planétaire. Il s’agissait donc d’un avertissement à l’humanité, et pourtant, personne ne l’a rapporté (pas un seul média) parce qu’apparemment, ça n’était pas digne d’être une nouvelle. Alors quoi, on se soucie de ce que Paris Hilton a fait pour son anniversaire et du fait qu’Anna Nicole Smith est toujours morte, et personne ne parle des vrais problèmes?
David Suzuki a aussi mentionné que la première fois qu’il a rencontré Al Gore, il y a environ 10 ans, ce dernier était le seul politicien qui, selon lui, non seulement comprenait ce qui se passait avec l’environnement et en avait fait l’expérience lui-même, mais en plus, qui savait comment y remédier : faire en sorte que la population s’en soucie, et les décisions politiques suivront. Il se trouve qu’Al Gore a aussi eu un rôle clé dans la signature du protocole de Kyoto par la plupart des pays qui ont pris part à ces négociations décisives.

Le vice-président Al Gore est venu sur scène pas longtemps après David Suzuki. Gardez à l’esprit qu’il est mis en nomination pour un prix Nobel de la paix [qu’il a remporté à la fin de 2007], et il sait vraiment de quoi il parle. Il nous a divertis en nous racontant une histoire drôle et a remercié tout le monde de lui permettre de donner son discours dans sa langue natale, l’anglais (il ne s’était sans doute pas rendu compte que la grande majorité des gens dans la salle était anglophone). Comme vous aurez pu le remarquer en regardant An Inconvenient Truth, il est très bon orateur. Le seul commentaire négatif que j’ai à propos de son discours, c’est qu’il était en grande partie recyclé du film, ce qui était un peu décevant car presque tout le monde dans la salle l’avait vu. Mais il y avait quand même des données mises à jour et de nouvelles diapositives. Le message était le même : c’est nous qui avons le pouvoir. Nous pouvons faire changer les choses, mais nous (la population) devons agir maintenant.
Il a ensuite reçu un doctorat honorifique de la part de Claude Lajeunesse, recteur de l’université Concordia. En passant, je n’ai jamais entendu des étudiants de quelque établissement que ce soit huer leur recteur de la sorte. Il y avait aussi quatre perturbateurs qui ont interrompu Al Gore (en radotant au sujet de quelque chose comme la surpopulation), mais ils ont été hués par le reste de la foule et ont été sortis de force par les gardes de sécurité. «Merci, gendarmes», comme a dit M. Gore.

Pour ceux et celles d’entre vous qui voudraient améliorer la situation en ce qui a trait à l’environnement, voici quelques sites que vous pouvez visiter : http://youthactionmontreal.com/fr/campagne-1 (la Campagne 1% organisée par l’Université Concordia et qui devrait être reproduite par les autres universités); http://quebec-vert-kyoto.org/ (le site web de la Coalition Québec Vert Kyoto); http://www.davidsuzuki.org/ (la Fondation David Suzuki, où j’encourage les Canadiens à Voter pour l’Environnement); et http://www.climatecrisis.net/> (où vous trouverez des tonnes d’informations et de trucs pour faire votre part).

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Événements

«Les Backstreet Boys à Musique Plus, Montréal – Promotion de Never Gone – 19 juin 2005
http://www.backstreetboys.com


Depuis le coin de rue précédent, on voit que quelque chose d’important se passe. Des fans se pressent le long des vitrines de Musique Plus, en essayant de voir à l’intérieur. Des filles pleurent parce qu’elles n’ont pas pu entrer, d’autres essaient de donner de l’argent aux agents de sécurité pour qu’ils les laissent passer.

Armée de ma fidèle carte de presse, j’entre et je prends ma place près des escaliers, juste derrière la petite scène. Ce n’est pas la meilleure place dans la salle, mais c’est déjà mieux que dehors. Deux filles ont besoin d’aller faire pipi, mais ça fait déjà plus de 13 heures qu’elles attendent et elles ne veulent pas perdre leur place. La foule réchauffe la salle – littéralement. Les fans commencent à réciter «Backstreet Boys, Backstreet Boys» et à chanter le refrain de leurs chansons préférées.

Enfin, les régisseurs de plateau se pointent pour donner quelques instructions et pour nous dire que les Boys vont arriver dans cinq minutes (ils sont déjà en retard, bien sûr). Ils disent aux fans quand crier pour les caméras (comme s’ils ne crieraient pas de toute façon), et il y a un dernier test pour le son. Les filles qui avaient reçu des laisser-passer pour rencontrer les artistes redescendent les escaliers et le décompte commence.

Les cris sont deviennent assourdissants, certaines fans se mettent à pleurer d’émotion. Les Backstreet Boys descendent les marches de l’escalier. Les fans ont des affiches avec le nom de leur chanteur préféré, un numéro de téléphone pour Nick, une demande en mariage pour A.J. Leur entourage, y compris la femme de Brian, qui est en fait encore plus superbe en personne, les regarde des escaliers, pleins de fierté.

Ils prennent leur place, et Kevin annonce qu’il fait bon d’être de retour. Ils ont hâte de revenir à Montréal en tournée, pour le concert du 13 septembre. A.J. enlève ses verres fumés; pendant une seconde, je m’attendais à voir un nouvel anneau dans son sourcil par exemple, mais il semble que les tatouages sur son cou soient les dernières retouches. L’animatrice dit que Backstreet sont de retour et les cris recommencent de plus belle, à un point tel que c’est difficile d’entendre le reste de l’entrevue.

Les Boys disent que pendant les dernières années, ils se sont ennuyés non seulement l’un de l’autre, mais aussi de leurs fans. Brian a été le premier à parler d’un nouvel album et d’une tournée; A.J. a rapidement embarqué, après leur passage à Oprah, et les autres membres ne se sont pas fait prié pour suivre. «Au diable les opposants», d’expliquer Nick, «on est là pour y rester. Si on les avait écoutés, on ne se serait jamais rendus où on est.» Ils ne se sont jamais séparés, ils avaient simplement besoin d’un peu de repos. Ils disent qu’en tournée, certaines choses ne changeront jamais. Ils s’agacent tout le temps, Nick surtout. Ils cohabitent et après douze ans, ils ont évolué en tant que groupe et en tant que famille.

On leur demande de quels artistes ils voudraient prendre des leçons de chant, et à quels artistes ils voudraient en donner. Ils affirment avoir beaucoup de respect pour les groupes d’harmonie vocale, comme Boys II Men et The Temptations. Ils refusent poliment de nommer quiconque aurait besoin de leçons, par contre.

Lorsqu’une fan leur pose une question en français, Brian fait semblant d’avoir compris et commence à répondre, déclenchant l’hilarité générale. On leur demande quel choix vestimentaire ils regrettent le plus. Nick redirige immédiatement la question à Howie (quand je vous disais qu’il aime agacer les gens!), puis il dit qu’il ne faisait que blaguer. Il n’est pas surprenant que la réponse à cette question vienne d’A.J., qui avoue avoir déjà porté une paire de pantalons d’armée en fausse fourrure, qui sont heureusement sous verrou dans un endroit d’où ils ne reverront jamais la lumière du jour. Nick dit qu’il n’a lui-même aucun sens de la mode, et des visions de ses «fugly shirts» dansent dans ma tête (c’est une blague d’initiés pour les fans, mais pour ceux d’entre vous qui veulent la version abrégée, «fugly» veut en fait dire «f*cking ugly»).

L’émission passe en pause publicitaire et ils montrent un vieux vidéoclip des Boys. Ils réchauffent un peu leur voix, tandis que les régisseurs avertissent la foule de baisser le ton, parce que c’est très difficile de s’entendre parler, même pour l’animatrice et les Boys. Selon elle, tout ce bruit donne à ceux-ci l’air d’être «une gang de tatas à la tv», ce qui lui a valu d’être foudroyée du regard pas certaines pour son choix de mots. Les fans autour de moi demande sans cesse aux gars de se retourner pour qu’elles puissent les voir (puisque nous sommes tous derrière eux), et ils sont récompensés par des cris de joie à chaque regard qu’ils lancent dans notre direction. Un court clip de We’ve Got It Going On motive les fans à chanter, mais quand les premières notes de Incomplete se font entendre, on entend plus de cris que de chants.

Quand les caméras recommencent à filmer, l’animatrice veut savoir comment le succès a changé les membres du groupe. Kevin répond qu’ils viennent tous de petites villes et d’existences humbles, alors ils ont eu la tête enflée au début de leur succès. Mais maintenant, ils ont plus de perspective et ils s’aident mutuellement à garder les pieds sur terre. Ils savent que la seule raison pour laquelle ils ont pu se rendre si loin et faire l’expérience de tant de choses est grâce à leurs fans, pas à cause d’eux-mêmes. Ce sont les fans qui les ont amenés là. Montréal a été le premier endroit en Amérique du Nord qui a accepté et aimé leur musique, et pour ça ils seront toujours reconnaissants; ils remercient les fans dans la salle, aux sont de cris bien entendu.

L’animatrice annonce qu’ils vont devoir jouer à un jeu. Traditionnellement, les Boys chantent toujours une chanson lorsqu’ils visitent Musique Plus. Cette fois, une fan dans la salle va lire des paroles d’une de leurs chansons, et eux doivent l’identifier puis la chanter. Il y a trois chansons, et ce sont Brian et A.J. qui ont la réponse en premier, Brian devient même très excité quand il a la bonne réponse. Ils ont des voix superbes, et un concert a capella suffirait à faire salle comble au Centre Bell (à mon humble avis). Ils tiennent les notes très longtemps quand ils chantent Incomplete.

Les Boys sont impressionnés de savoir que même s’il n’y a que 350 personnes dans la salle, Musique Plus a reçu plus de 16 000 demandes pour des laisser-passer, et la foule dehors est assez impressionnante. On rappelle bien sûr à A.J. de faire attention en sortant, pour ne pas qu’il se fasse encore rouler sur le pied par une voiture (ça ne rate jamais, chaque fois qu’il est en ville quelqu’un lui rappelle l’incident). Il dit qu’il fera très attention, puisqu’il ne veut pas que ça se reproduise, tandis que Brian se moque de lui en chantant «I don’t want to drag it on» de Incomplete.

Howie essaie alors de répondre à la question suivante («Comment vos fans ont-elles changé ces cinq dernières années?»), mais il peut à peine être entendu à cause du bruit des fans, à un point tel qu’il est interrompu par Kevin qui ne s’était pas rendu compte qu’il parlait. A.J. blague en lui disant qu’il n’a pas du tout le droit de parole à cette entrevue, mais alors tous les Boys lui donnent leurs micros, pour s’assurer qu’on puisse l’entendre. Il dit que c’est bon de revoir certains visages familiers parmi les fans de Montréal; Kevin remarque qu’il y a de nouveaux visages, et Nick dit que nous sommes toutes jolies.

La pause publicitaire suivante leur donne une chance de se faire repoudrer. Les fans leur demandent à nouveau de se retourner, alors Brian tourne sur lui-même plusieurs fois pour leur faire plaisir. La caméra va ensuite rejoindre deux fans à l’extérieur, Nicholas et Élise, qui vont pouvoir entrer et regarder le reste de l’émission.

L’animatrice parle de la chanson Never Gone. Il se trouve que celle-ci trottait dans la tête de Kevin depuis 1991, après la mort de son père. Il avait la musique, mais les paroles lui posaient problème. Les mots ne lui venaient pas facilement pour ce sujet très personnel, et il voulait bien sûr que les choses soient parfaites puisque la chanson était pour son père. Il a enfin fait équipe avec Gary Baker pour l’écrire, et c’est devenu la chanson titre. Il avait les larmes aux yeux rien que d’en parler.

Howie a dit que, parmi les chansons plus matures sur cet album, Weird World est très importante pour lui puisqu’elle a été écrite pour la société d’après les attaques du 11 septembre. Ils ont grandi et s’attaquent à des sujets plus adultes, auxquels leurs fans peuvent maintenant s’identifier.

Les Boys mentionnent à nouveau à quel point ils sont proches. Nick essaie d’embrasser Howie sur la joue, tandis qu’A.J. fait semblant de vomir en voyant ça. Chacun est le lien qui unit les autres, et les fans sont le lien qui unit le groupe.

Il y a aussi beaucoup d’hommes qui s’affirment, pour ainsi dire, et admettent qu’ils sont fans. Maintenant qu’Incomplete est sortie, ces hommes admettent soudainement aimer The Call et beaucoup d’autres succès. Rien que le jour précédent, quand les Boys étaient à bord d’un vol entre Los Angeles et Toronto, l’un des agents de bord a parlé à Brian à sa sortie des toilettes pour lui dire que lui-même et ses amis les avaient vus à la télé ce matin-là. Ils avaient dit à leurs femmes qu’ils étaient sortis déjeuner (et non pas jouer au bowling comme l’a traduit l’interprète), mais qu’en fait ils étaient allés à l’appartement d’un ami pour les regarder à la télévision! «Halleluiah, enfin!», annonce Brian.

Une autre question vient d’une fan, qui dit que puisque tout le monde leur pose des questions à eux, elle voudrait savoir ce qu’eux voudraient demander aux fans. Alors ils demandent quelle chanson de l’album devrait être le deuxième single. Tous les fans crient le titre de leur préférée, mais ce semble être Weird World qui l’emporte, suivie de près par Beautiful Woman.

Une autre fan demande à Brian comment être père l’a changé et comment ça influence la manière dont il compose ses chansons. Je pense qu’on va lui demander ça jusqu’à ce que son fils Baylee ait 18 ans. Brian a répondu qu’il espère que ça l’a changé pour le mieux, puisque son fils n’a rien fait d’autre que de l’influencer. Son propre père lui a montré l’importance de travailler dur et de soutenir sa famille, et c’est ce qu’il veut enseigner à Baylee. Les personnes les plus importantes dans sa vie maintenant sont sa femme et son fils, et il préfère être le héros de Baylee n’importe quand plutôt qu’un chanteur populaire. Il aimerait toute une flopée d’enfants, mais qu’il va falloir demander à sa femme parce que c’est quand même par elle que passe la décision. Les fans lui ont souhaité une bonne Fête des pères.

La pause publicitaire suivante permet à Nick de nous envoyer la main. Quand les caméras se remettent à filmer, on voit un vieux vidéo des Boys, ce qui les fait éclater de rire à cause de l’ancienne coupe de cheveux de Nick (qu’ils appellent maintenant Le Rideau ou La Pelure de Banane). Kevin dit que la coupe de cheveux de Nick est bien mieux maintenant, et je pense que nous sommes tous d’accord.

La conversation se tourne alors vers les oeuvres de charité fondées par les Boys. C’est un moyen pour eux de rendre à la société un peu du succès qu’ils ont eu, en remerciement. Même si la fondation Just Within Reach de Kevin vient de fermer ses portes, il est encore actif auprès de l’environnement et il s’est engagé dans la recherche sur le cancer, en devenant le nouveau porte-parole de Provectus Pharmaceuticals Inc., une société qui cherche un remède contre le cancer. Howie a bien sûr la Dorough Lupus Foundation, qui sensibilise les gens à la maladie du lupus. La Ocean Campaing de Nick a fermé ses portes avec Just Within Reach, mais il se sent encore concerné par l’océan et il travaille sur un autre projet. La J.N.N. Foundation d’A.J. se porte mieux que jamais, ciblant non seulement le diabète et le sida, mais aussi la dépendance envers la drogue et l’alcool ainsi que l’enseignement de la musique dans les écoles. Et le Healthy Hearts Club for Kids a maintenant deux branches, une qui sensibilise les gens et une qui aide à amasser des fonds pour payer des chirurgies.

L’animatrice, après une traduction bâclée, a annoncé que l’émission touchait à sa fin, élicitant des «Aaww» de la foule. Après la dernière pause publicitaire, les Boys ont rappelé qu’ils seraient de retour en septembre. Quand on leur a demandé ce qui ferait de cette tournée un succès, ils ont répondu que c’était déjà un succès. Ils remercient même Musique Plus de les avoir reçus. L’animatrice veut savoir comment ils vont éviter le surmenage, comment ils vont éviter de s’écœurer d’être ensemble. Ils disent qu’ils sont ensemble depuis douze ans et qu’ils s’assurent simplement de maintenir un équilibre, avec le yin et le yan et, bien sûr, la Force. ;o)

Ils ont signé quelques autographes en vitesse et se sont fait escorter dehors pour une séance photo, avant de quitter les lieux dans un convoi de véhicules utilitaires sport noirs. Longue vie aux Backstreet Boys, et si tout se passe comme prévu, vous aurez droit à une critique de concert cet automne.

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Première de Opération Retour à l’ONF, Montréal – 27 septembre 2005

C’est un documentaire des Productions Érézi, une boîte faisant souvent des films d’idée, qui méritent d’être vus mais qui ne seront malheureusement pas des succès commerciaux. Il s’agit ici d’un film sur les soldats canadiens qui reviennent de leurs missions en souffrant du syndrome du stress post-traumatique. Leur corps est revenu, mais leur âme est restée au combat, à voir les corps qui jonchent le sol et à entendre les coups de canon. Le pire dans tout ça est le fait que le gouvernement canadien ne reconnaît pas ce syndrome et n’aide aucunement les soldats à vivre à nouveau, même qu’il les congédie! Ceux-ci sont abandonnés à leur triste sort, après avoir défendu leur pays.

Le film suit plus particulièrement l’histoire de cinq soldats : Georges Dumont, Marc Hamel, Nathalie Gagnon, Leandro Azavedo et Stéphane Grenier. Leurs témoignages et les atrocités qu’ils ont vécues exposent les tabous au sein de l’armée, comme le fait qu’une blessure psychologique n’est pas considérée comme une blessure et qu’un soldat n’avouerait jamais être blessé de toute façon, de peur de passer pour un faible et un lâche. On partage le quotidien de ces soldats et on se rend compte qu’il faut arrêter de négliger le phénomène du stress post-traumatique. Leur dépression et leur détresse sont réelles. On se questionne même sur le bien-fondé d’envoyer des soldats à la guerre. Et surtout, on devient lié à ces soldats qui endurent leurs blessures chaque jour sans que personne ne leur vienne en aide.

Les soldats qui ont participé au documentaire étaient à la première, ce qui leur a donné l’occasion de voir le film et aussi de voir à quel point le public était touché par ce qu’ils vivent. Mais cela n’a pas été facile pour eux : Stéphane Grenier a attendu en dehors de la salle de projection, Leandro Azavedo en est sorti à plusieurs reprises et Nathalie Gagnon a revécu toutes les émotions qu’elle montre à l’écran. Elle et Marc se sont laissés (ce qui veut dire qu’il n’y a sûrement plus d’espoir pour la race humaine); la nouvelle conjointe de Marc le soutenait du mieux qu’elle pouvait, le comprenant sûrement mieux après la projection du documentaire. Moi, malgré tout ce que j’aurais voulu dire à ces soldats, je ne leur ai pas adressé la parole, j’avais encore une boule dans la gorge même en ayant vu ce film trop de fois pour les compter.

Le film va jouer à Zone Libre à Radio-Canada le 11 novembre 2005 à 21h, et à RDI le 12 novembre 2005 à 22h.

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Projection de Strong Enough To Break à l’Université Concordia, Montréal – 23 mars 2006
http://www.strongenoughtobreak.com
The Concordian
H.Notes


Ce documentaire a été cree par Ashley Greyson et produit par Hanson. C’était censé montrer les coulisses de la création d’un album, mais c’est rapidement devenu bien plus que ça. C’est devenu un film sur l’état de l’industrie de la musique de nos jours, sur la manière dont certains cadres des maisons de disques savent faire de l’argent, mais ne savent cr*ssement rien au sujet de la musique. Leur nature d’entreprise les empêche d’encourager la créativité de leurs artistes. Alors Hanson, après s’être battu avec leur label pendant plus de deux ans, a enfin décidé de briser son contrat et de créer sa propre maison de disques indépendante. Le groupe a maintenant le contrôle total sur sa propre musique, et son premier album studio a brisé tous les records précédents en devenant l’album indépendant le plus vendu de tous les temps.

Je ne vous gâcherai pas toutes les bonnes parties, mais certains moments sont vraiment hilarants (surtout quand l’un des cadres d’Island/Def Jam ne sait plus quoi dire au téléphone et passe littéralement presque 30 secondes à balbutier : «Euh… Eh bien... Euh... Vous savez…»). Il y a des répliques que les fans vont répéter pendant des années («Ike, enlève le cornichon de ton cul et chante!»). Bien sûr, la musique est super. Mais je voudrais parler à Taylor de son choix de chaussures… Le côté négatif est que les images sont parfois surexposées (c’est fait exprès, mais c’est dur d’y voir clair). J’étais contente de voir qu’il y a beaucoup de moments divertissants et significatifs qui ne sont pas dans la bande annonce. Même en sachant déjà ce que Hanson a vécu, c’était parfois dur à regarder pour moi; j’avais envie de traverser l’écran pour les serrer dans mes bras et leur dire que tout irait bien. Ça a dû être incroyablement frustrant pour eux de mettre tout ce qu’ils avaient dans la composition de leur album, pour se faire dire ensuite par les cadres de leur label que ce n’était pas ce qu’ils cherchaient. Heureusement, vous aurez l’occasion de voir tout ça, puisque le DVD (avec des scènes additionnelles) devrait sortir plus tard cette année.

Les fans de Hanson vont apprécier le documentaire un peu plus, c’est sûr, ne serait-ce que pour voir ce qui se passait dans les coulisses et pour confirmer certaines rumeurs. Mais les gens qui ne sont pas fans de Hanson vont apprécier ce film aussi, parce que ça ne parle pas juste d’un groupe en particulier ni de ceux qui essaient de les aider à faire leur album (on voit Matthew Sweet, Glenn Ballard et Carole King, pour ne nommer que ceux-là) et de ceux qui veulent les contrôler (*ahem* Jeff Fenster *toussotement*). C’est au sujet de l’industrie de la musique au début du 21e siècle.

Ce documentaire a été très bien reçu où il a été visionné, y compris à Montréal. C’était le premier visionnement au Canada, mais après une quarantaine d’événements du genre dans les collèges et les universités aux États-Unis, le film a été incorporé au curriculum des facultés de musique de USC et de NYU.

Après le visionnement, il y a eu un clavardage en direct avec Hanson pour discuter du documentaire et de leur carrière actuelle. Je vais vous faire un résumé de ce qu’ils ont dit (en répondant aux questions des spectateurs), en paraphrasant si nécessaire.
- Nous sommes passionnés au sujet de la musique indépendante. C’est pourquoi nous faisons la promotion de www.areyoulistening.com, où les artistes indépendants peuvent s’unir.
- Nous planifions sortir un album l’année prochaine et nous viendrons à Montréal pour en faire la promotion.
- Le plus gros défi d’avoir notre propre maison de disques est de garder l’équilibre entre être un artiste et être un chef de la direction. La gestion du temps est également difficile.
- Nous voyons SETB comme un outil afin d’encourager et d’éduquer les étudiants pour qu’ils se passionnent pour la musique. C’est pour ça que nous avons choisi d’organiser des visionnements dans les collèges au lieu des salles de cinéma. Le film a été montré dans plus de 40 écoles aux États-Unis à date, et une fois au Canada aujourd’hui; nous espérons organiser d’autres visionnements éventuellement.
- Nous n’avons pas de vendetta contre Jeff Fenster. Il est simplement un avocat qui ne devrait pas travailler dans le domaine de la musique.
- Quand nous faisions l’album Middle Of Nowhere, la plupart de nos problèmes se résumaient à l’adolescence et au fait que c’était notre premier album avec une grosse maison de disques. Avec Underneath, les problèmes étaient beaucoup plus complexes. - Beaucoup de nos fans sont nos pairs, au début de la vingtaine. Mais nous avons toujours de nouveaux fans. Nous espérons qu’un jour, les gens pourront dire : «Ça fait 30 ans qu’on est fans.» Nous voulons faire partie de la vie des gens.
- Nous voulons faire ressentir des choses aux gens et établir une relation de confiance avec nos fans. Les groupes qui veulent juste «avoir l’air cool» finissent d’habitude avec des paroles vides de sens, et ce n’est pas qui nous sommes.
- Nous avons été comblés par la réception de SETB, à la fois de nos pairs et des professionnels. Le film a été incorporé aux curriculums d’USC et de NYU. Nous espérons sortir le DVD plus tard cette année, avec un contenu supplémentaire.
- Nous avons été trop gentils avec les cadres dans les débuts de la composition de cet album (avec Island/Def Jam). Mais nous ne sommes plus très gentils. C’est pourquoi nous sommes devenus indépendants, avec notre propre maison de disques.
- Nous voyons encore la musique de la même façon qu’avant, même si nous sommes responsables de notre label. Nous voulons simplement que chaque album soit notre meilleur.
- Il y a une certaine guerre de clocher au sein des artistes indépendants, dont certains se battent pour savoir qui est plus cool que qui. Selon nous, c’est tout aussi mauvais, voire pire, qu’une grande entreprise qui homogénéise la musique. Les artistes devraient travailler ensemble pour faire connaître de la bonne musique, qu’ils soient indépendants ou pas. Être indépendant ne rend personne meilleur; c’est juste que les artistes indépendants sont parmi les meilleurs et ils peuvent aider à ouvrir la voie, s’ils ne se chamaillent pas entre eux.
- La radio n’est pas notre but premier; nous ne sommes pas motivés par l’argent. Les fans règlent ce problème-là en disant aux stations de radio ce qu’ils veulent entendre. Notre objectif premier est de bâtir une relation de confiance et de passion avec nos fans, de faire grandir notre groupe de fans et de laisser la radio répondre à cela.
- Pour un musicien, une chanson est un moyen de transmettre une idée (comme un livre pour un auteur), mais nous pouvons aussi exprimer des pensées plus profondes. Nous sommes trois à écrire, alors nous avons beaucoup de points de vue pour nous inspirer.
- Le nom de notre maison de disques est 3 Car Garage Records. Nous avons commencé en tant que band de garage, et nous sommes trois, alors ça nous a semblé être un choix logique. De plus, nous croyons qu’on devrait être capable de faire de la bonne musique n’importe où, même dans un garage, quel que soit le genre de musique que l’on joue.
Hanson nous a alors remerciés d’être venus au visionnement. Les membres du groupe se sont excusés de n’avoir pas pu faire de conférence vidéo, comme c’était prévu au départ. Ils espèrent que le film a fait éveillé quelque chose en nous.
Ils ont dit que nous avons tous un rôle à jouer dans le soutien de la musique qui nous passionne, que ce soit en achetant des albums ou en allant à des concerts. Nous sommes ceux qui peuvent changer les choses.
Ils nous ont remerciés à nouveau et nous ont assurés que nous les reverrons à Montréal, sous les applaudissements des spectateurs.
*Rock Goodnight!*

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Mise à jour sur Strong Enough To Break, printemps 2007

Le documentaire Strong Enough To Break est maintenant offert gratuitement sur iTunes.
Vous avez aussi accès à la revue du processus d’enregistrement du nouvel album, intitulée Taking The Walk. Inscrivez-vous ici.

Pour ceux d’entre vous qui veulent plus d’information, en voici. ;)

Strong Enough To Break documente les démêlés de Hanson avec son ancienne maison de disques, qui ont duré trois ans, ainsi que la décision de briser son contrat et de mettre sur pied sa propre maison de disques indépendante (menant à un album indépendant numéro un au palmarès). Le film est une réflexion sur l’état actuel de l’industrie de la musique. Il montre les difficultés auxquelles fait face tout musicien dans ce monde où les dirigeants ont leur diplôme en droit ou en affaires et n’ont jamais touché à un instrument de musique de leur vie, alors qu’ils essaient quand même de dire aux musiciens comment faire leur musique pour vendre plus d’albums. Le film montre à quel point certaines personnes ne comprennent pas la musique et essaie de sauver ceux d’entre nous qui vivent pour elle. Strong Enough To Break a été montré à divers campus collégiaux et universitaires en Amérique du Nord; il a été incorporé au curriculum dans diverses écoles, y compris USC et NYU. Le film a été honoré au festival de film d’Hollywood en octobre 2006. J’ai écrit un article à ce sujet sur le site, qui vous donnera encore plus de détails (il est dans les Archives, Divers, section Événements). Le mauvais côté de cette publication en 13 épisodes est que cela brise le rythme. Mais comme j’ai dit avant, chaque amateur de musique peut retirer quelque chose de ce documentaire, peu importe quel genre de musique il aime.

Puis, la série de podcassts en vidéos Taking The Walk documente l’enregistrement de The Walk, le nouvel album mis sur le marché en Amérique du Nord le 24 juillet. Vous pouvez aussi aller voir le site MySpace de l’album. Mais ne faites pas attention aux coquilles. ;)

J’aimerais aussi vous rappeler la chanson Great Divide, mise sur le marché le 1er décembre 2006 pour la charité, en l’honneur de la journée mondiale du sida. La chanson a été inspirée par le récent voyage de Hanson en Afrique, où le groupe a été témoin des effets de l’épidémie de sida et de VIH. La chanson est offerte sur iTunes, et tous les profits seront versés à HIVSA, un organisme africain basé à Soweto, en Afrique du Sud, qui vise à prévenir la transmission du sida de la mère à l’enfant. La chanson et le clip vidéo correspondant se trouvent au http://www.flashenhanced.com/hansonecard/hanson.html. »divers »»archives


The Rocky Horror Picture Show – Cinéma Impérial, Montréal – 31 octobre 2006, 20h00
http://www.rockyhorror.com/main.php
http://www.rockyhorrormontreal.com/
http://www.rockyhorrorcostumelist.info/

Cette comédie musicale bien connue a eu la plus grande série de représentations de l’histoire (elle est à l’écran depuis sa sortie en 1975). C’était un navet à l’époque, mais les visionnements de minuit sont devenus populaires et en ont fait un film culte. La plupart du public porte un costume (surtout un de ceux portés par les personnages du film), mais on y voit de tout, surtout de la lingerie fine. Pendant la représentation dont je parle, il y avait un gars qui portait des talons hauts, des bas longs et un tanga – et rien d’autre. Et des filles à petite poitrine portant deux petits collants, et des filles à poitrine large portant des brassières à balconnet.

Il y a toujours un concours de costumes aux visionnements de Montréal (les prix sont habituellement de l’attirail en rapport avec le film). Au visionnement de 20 heures, la plus grande injustice était que les deux ninjas n’ont rien gagné, surtout vu que les deux jumelles patineuses du Texas ont reçu le premier prix. Mais tous les costumes étaient super, tout comme les performances données par les costumés. C’est toujours hilarant!

Comme le dit une réplique du film, l’une des choses les plus importantes lors d’un visionnement du Rocky Horror, c’est l’anticipation. Les gens dans la salle qui répètent «Rocky» ou «Il ne pleut pas dans la putain de voiture!» (cette dernière, malheureusement, n’est pas apparue lors des festivités de cette année). Même avant le début du film, tout le monde rit aux larmes. On est impatient et on vérifie qu’on a tous les accessoires/munitions nécessaires.

Au cas où vous ne le saviez pas, les accessoires sont l’une des choses les plus importantes de ce spectacle. Ils varient de ville en ville, mais les classiques sont habituellement du riz (pour lancer durant le mariage; mais il était interdit à l’Impérial cette année), un fusil à eau (pour arroser APRÈS que Brad et Janet sortent de la voiture), un journal (pour se couvrir la tête quand il pleut), une lumière (un briquet si c’est légal dans le théâtre, ou la lumière s’un cellulaire, d’une lampe de poche ou d’un porte-clés; on l’utilise après la pluie, vous aurez le signal dans la chanson), des crécelles, du papier de toilette (on le lance soit quand Brad dit «Great Scott», dans lequel cas ça fonctionne mieux avec la marque Scott, ou quand Frank déballe Rocky), une toast (on la lance quand Frank propose un toast), et des cartes (encore là, fiez-vous aux paroles de la chanson de Frank). Bien sûr, cela fait un dégât considérable dans le théâtre, mais à l’Impérial, les gens respectent habituellement l’histoire du théâtre et salissent les planchers plutôt que les chandeliers ou les murs. Mais vous n’aurez jamais vu autant de papier de toilette empilé dans une seule pièce, garanti.

Bien sûr, le gros avantage de voir le Rocky Horror Picture Show dans un théâtre, par opposition à dans son salon, c’est le divertissement. Non seulement il y a des acteurs sur scène qui rejouent le film (en faisant leurs propres petits changements), il y a aussi quelqu’un qui fait les voix et qui dit certaines répliques pendant le film pour faire rire tout le monde. C’est comme si ce film avait été créé avec certaines pauses dans le dialogue, pour que n’importe qui puisse poser de drôles de questions et avoir des réponses hilarantes quand le dialogue reprend. Une partie de ce dialogue est la même année après année, mais certaines répliques changent pour rester d’actualité. Par exemple, il y a eu une référence à l’initiation des Redmen de McGill. Seulement une réplique a été huée par la foule, quand le corps sans vie de Frank, flottant le visage dans l’eau, a été comparé à Steve Irwin (avant, c’était : «Garçon, il y a trop de Curry dans ma soupe!», ce qui était nettement plus drôle).

Et la foule s’y met aussi. Il y a les insultes habituelles (chaque fois que quelqu’un dit le nom Brad, on répond «Asshole!», et quand ils disent Janet, on dit «Slut!»). Certains membres du public moins gênés ajoutent aussi leurs propres répliques pendant la performance, ou interagissent avec l’écran (comme en faisant semblant de se faire heurter par une fourche lancée vers le bas de l’écran par un personnage du film). Et n’oublions pas le Time Warp, que vous êtes libres de danser n’importe quand pendant le film (mais selon moi, c’est mieux de danser juste quand les personnages à l’écran dansent). C’est une danse simple, expliquée au cours du film, mais en gros, il faut sauter à gauche, faire un pas à droite, et balancer son bassin, avec de l’enthousiasme je vous prie.

C’est vraiment difficile d’expliquer avec des mots ce qu’est une expérience du Rocky Horror Picture Show, surtout puisque ça change un peu d’année en année, même d’un spectacle à un autre au cours de la même saison. C’est l’une de ces choses auxquelles il faut tout simplement assister.

Toutes choses considérées : Un incontournable à l’Halloween, et un incontournable pour tous ceux qui n’en ont jamais fait l’expérience auparavant.

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Expositions

Robert Frank: Storylines – Tate Modern Museum, Londres – 28 octobre 2004 au 23 janvier 2005
http://www.tate.org.uk/modern/exhibitions/frank/

Robert Frank est l’un des plus importants photographes vivants au monde. Il est né à Zurich en 1924. Il a voyagé en Europe et en Amérique du Sud, mais il est sans doute mieux connu pour les photos qu’il a prises en voyageant aux États-Unis. Elles ont été publiées en 1958 dans un livre intitulé The Americans et elles ont causé beaucoup de bruit, surtout parce qu’elles montraient le pays sous un jour moins glamour que ce à quoi les gens s’attendaient. Jack Kerouac a dit que c’était comme si Robert Frank avait «fait ressortir de l’Amérique un poème triste et doux». Il y a des photos de Robert Kennedy et de Jackie O’Nassis, prises à une convention des Démocrates en 1956. Mais les images les plus remarquables sont celles de serveuses, de vendeuses et d’hommes dans un cortège funèbre, les vrais gens du pays.

C’est une exposition très complète, montrant des photos du Pérou (1948), de Paris et de Londres (1949-1952), une série représentant un mineur de charbon du Pays de Galles (1953), les photos américaines du milieu des années 1950, de même que des œuvres plus récentes comme des photos de films, des Polaroids, des courts métrages et des collages. Il y a de très bonnes explications à travers l’exposition, à la fois à propos des photos elles-mêmes et aussi à propos de l’état d’esprit de l’artiste à ce moment-là et de la manière dont les images ont été reçues par les critiques. Très bien fait.

Si jamais vous êtes au Tate Modern Museum, il y a une chose que vous devez savoir et deux choses que vous devez voir (pour autant que je sache, elles sont exposées de façon permanente).
Vous devez savoir que le musée a été construit dans une partie d’une centrale qui produit de l’électricité. Alors l’architecture est vraiment spéciale, le hall est immense et il y a de l’écho de manière incroyable (ça peut être difficile à entendre par-dessus le bruit des turbines, par contre).
La première chose que vous devriez voir est l’énorme buffet contenant des artefacts trouvés sur les berges de la Tamise il y a quelques années. Il y a des morceaux de porcelaine, des crânes et des dents d’animaux, des écailles de noix, des pipes et oui, mesdames et messieurs, des téléphones cellulaires et leurs accessoires. Et la deuxième chose à voir est dans la section des natures mortes. C’est un écran de télé plat qui montre, en un montage de quatre minutes, la décomposition d’un bol de fruits. Une vraie nature morte, en direct. Ça commence avec des fruits qui ont l’air délicieux, puis ils deviennent bruns, la moisissure commence à pousser, les drosophiles arrivent, ça s’écrase, la pourriture se répand autour du bol… C’est l’une des choses les plus fascinantes et dégoûtantes à la fois que vous verrez. Et c’est comme un accident de voitures, on ne peut pas s’empêcher de regarder. Vraiment très cool.

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Saint Pierre et le Vatican: L’Héritage des Papes – Basilique Notre-Dame de Montréal – 4 juin au 18 septembre 2005
http://www.vaticanmontreal.ca


Si vous êtes prêts à affronter la foule et le léger manque d’organisation du personnel, pensez à aller faire un tour dans la crypte rénovée de la basilique Notre-Dame de Montréal. Pour la somme de 15 $, vous aurez droit à un survol de la papauté depuis ses débuts (avec saint Pierre) jusqu’à l’élection de Benoît XVI. Plusieurs œuvres exposées sortent du Vatican pour la première fois, et il y a même un objet qui est exposé ici avant de l`être à Rome (il s’agit de la cartouche ayant servi à produire la fumée blanche lors de la dernière élection papale). Les plus vieux objets datent du IIIe siècle, mais la majorité ont moins de 500 ans (ce qui est quand même impressionnant).

À la sortie, vous êtes invités à toucher un moulage en bronze de la main du pape Jean Paul II, qui a été créé pour l’occasion. L’exposition elle-même comprend des objets de toutes sortes : des mosaïques, des bustes, des tiares (dont celle offerte au pape Pie VII par Napoléon), des calices, des patènes, des croix processionnelles, des capes, des lettres, en voulez-vous en v’là. Certaines scènes sont recréées, comme le plafond de la Chapelle Sixtine à la lueur des chandelles. Des films et de la musique vous mettent dans l’ambiance par endroits.

Je dois mentionner tout de même le manque de détails à quelques endroits, surtout vers la fin. On se contente d’exposer un objet, sans donner de précisions à son sujet (Ça date de quand? Ça a été fait à quelle occasion, par qui et pour qui? C’est important pourquoi?), et nous sommes laissés à nous-mêmes pour essayer de comprendre.

Prévoyez au moins une heure et demie pour parcourir les douze salles.

Toutes choses considérées : C’est à voir. Profitez-en, ce n’est pas souvent que le Vatican est en Amérique du Nord, encore moins dans le Vieux-Port.

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La Magie des lanternes – Jardin botanique de Montréal – 9 septembre 2005 au 31 octobre 2005
http://www2.ville.montreal.qc.ca/jardin/propos/lanternes.htm


Cette année, l’exposition tant attendue se déroule sous le thème du royaume des oiseaux. Les phénix sont les vedettes, mais on retrouve également moult coqs, grues, canards, paons, cygnes et même des perroquets, des hiboux et des pingouins. Il y a plus de 130 oiseaux en tout, avec une exposition de cages au Pavillon de l’amitié. Il y a également une autre série de lanternes qu’on revoit chaque année, mais qui ne perdent rien de leur charme. Toutes sont dessinées à Montréal et fabriquées à la main par des artisans de Shanghai.

Le sentier au milieu des pierres est malheureusement fermé, et certaines barrières sont moins que sécuritaires. Le terrain est un peu dangereux la nuit, avouons-le, parce qu’il fait sombre et qu’on trébuche facilement, surtout au cœur d’une foule.

C’est à voir le soir, bien sûr, et le Jardin est exceptionnellement ouvert jusqu’à 21h00. Cependant, à moins de vraiment tenir à être bousculé dans une marée humaine, allez-y un soir de semaine (si possible, à un autre moment que les sorties des spectateurs du Stade olympique, surtout si les Alouettes se sont fait lavées).

Malgré tout, l’exposition des lanternes chinoises demeure incontournable chaque année. »divers »»archives


Visite guidée de la Galerie Hbc
La Baie, rue Sainte-Catherine O. à Montréal, 5e étage
(514) 281-4777

http://www.patrimoinehbc.ca

Le petit musée résume 335 ans d’histoire. La Compagnie de la Baie d’Hudson a été fondée en 1670, et son évolution retrace l’histoire du Canada.

Au 17e siècle, deux Français, Radisson et des Groseilliers, découvrent qu’on peut se procurer une abondance de fourrures dans les terres situées au nord et à l’ouest des Grands Lacs. La France et les États-Unis refusent de les aider à exploiter cette ressource. C’est enfin le prince Rupert, cousin du roi Charles II d’Angleterre, qui octroie toutes les terres irriguées par la baie d’Hudson au «Gouverneur et Compagnie des aventuriers d’Angleterre faisant le commerce dans la baie d’Hudson».

Pendant un siècle, la Compagnie de la baie d’Hudson (Hbc) tient son commerce dans les forts et les postes de traite, où les autochtones viennent troquer leurs fourrures contre des produits manufacturés, comme des couteaux et des billes de verre. Les postes de traite s’étendent vers l’ouest jusqu’en Alberta. La Galerie a un décor de l’époque de la traite des fourrures et met l’accent sur le quotidien des «allant et venant», qui transportaient les peaux d’un poste à un autre. Il y a aussi un jeu interactif qui nous permet de charger un canot miniature sans le faire chavirer, comme eux devaient le faire. De plus, on apprend beaucoup sur la qualité des peaux, et il n’est nul besoin d’aimer les fourrures pour être intéressé.

En 1821, la Hbc fusionne avec la Compagnie du Nord-Ouest, qui était sa concurrente la plus prospère. L’entreprise résultante a donc des ramifications en Colombie-Britannique, dans le Grand Nord et à Montréal.

En 1869, l’Acte de cession force la Compagnie de la baie d’Hudson (qui possédait presque 1/11 de la surface de la Terre, selon certains) à vendre des terres aux colons. Cependant, cela l’aide en fait à diversifier ses services. En effet, les colons paient contant (et non pas en peaux, qui sont d’ailleurs moins en demande) et ils ont besoin de beaucoup de produits, de la nourriture aux vêtements et aux meubles. La Hbc se spécialise donc dans le commerce du détail et modernise ses magasins au début du 20e siècle. La Galerie de la rue Sainte-Catherine a d’ailleurs reproduit un décor du magasin vers 1896. La Baie a récemment fait aussi l’acquisition de magasins tels que Zellers et Déco-Découvertes. De nos jours, la Compagnie de la Baie d’Hudson est la chaîne de magasins la plus répandue au Canada et elle comble à elle seule plus de 2/3 des besoins des Canadiens en matière d’achats. C’est donc l’exemple d’une entreprise qui a non seulement contribué à bâtir notre pays, mais qui a su s’adapter avec le temps aux besoins de la population. Reste à espérer que Target ne l’achète pas…

L’entrée est libre et la visite, guidée ou non, est intéressante. Il y a aussi de telles galeries à Toronto et à Victoria. Pensez à aller y faire un tour par un après-midi pluvieux!

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Papillons en liberté – Jardin botanique de Montréal – 21 février 2008 au 27 avril 2008
http://www2.ville.montreal.qc.ca/insectarium/insect.htm




Cette année, la plupart des papillons viennent d’Afrique, mais on a encore bien des espèces auxquelles on est habitués et qui viennent d’Amérique du Sud et d’Asie (comme le Morpho helenor bleu et l’Idea leucone blanc et noir, respectivement). Cependant, même si le guide d’identification sommaire distribué est très utile, il ne comporte aucun papillon africain. Après un examen plus approfondi, seuls quatre pays d’Afrique participent… Au moins, tous les papillons sont obtenus par commerce équitable.

La serre où est offerte l’exposition est toujours aussi belle, et c’est très agréable d’y passer quelques heures à 26 oC pendant notre hiver canadien. Évitez les foules si vous le pouvez et essayez d’y aller le matin, car selon le personnel bien renseigné, c’est là que les papillons sont le plus actifs.

Je sais que la plupart des gens savent déjà ceci, puisque c’est répété partout au cours de l’exposition, mais il est clair qu’il faut le redire : ne touchez pas aux papillons. C’est pour leur propre bien, parce que même le contact le plus délicat peut détériorer leurs ailes (comme on peut l’observer sur de nombreux spécimens dans la serre). Vous seriez surpris de voir combien de gens dérangent les insectes quand même. Et un mot aux parents : veuillez superviser vos enfants, c’est votre responsabilité!

Bien sûr, à l’occasion, un papillon choisira d’atterrir sur vous. Dans ce cas, appréciez le moment et attendez qu’il s’envole par lui-même. J’ai eu un Morpho bleu sur l’épaule pendant un certain temps, c’était assez agréable.

Toutes choses considérées : Même si les billets sont plus chers qu’auparavant, c’est encore un must à la fin de l’hiver à Montréal. Je le recommande absolument, même si vous y avez déjà été. Il y a de nouveaux spécimens régulièrement, et c’est encore plus amusant avec un appareil photo.











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Montées de lait

La réforme de l’orthographe

La réforme du Conseil supérieur de la langue française s’est en fait mise en place en 1990, mais ce n’est que 15 ans plus tard qu’on en entend vraiment parler. Elle touche notamment le pluriel des noms composés, les verbes qui finissent en «eler» et en «eter», les accents et le tréma, la simplification de consonnes doubles et le trait d’union. Ce sont 2000 mots qui sont ainsi affectés par la nouvelle orthographe.

On n’est pas mis au courant de ce dont il s’agit précisément, ça n’est pas vraiment diffusé dans les médias. Il existe une liste sur www.orthographe-recommande.info, mais voici quelques exemples concrets. «Prunellier» devient «prunelier» (comme «noisetier»); «porte-monnaie» devient «portemonnaie» (comme «portefeuille»); «chariot» devient «charriot» (comme «charrette»). La réforme plait à certains, mais ne plaît pas à d’autres (vous voyez les accents?) C’est que la population générale reste indifférente, mais les spécialistes de la langue crient au scandale ou acceptent joyeusement.

On dit que c’est pour simplifier le français, pour éliminer des exceptions inutiles, selon Aurel Ramat (auteur du célèbre Ramat de la typographie). Mais les règles d’accord du participe passé ne changent pas, en fait il y a beaucoup d’exceptions qui ne changent pas. Le pluriel de «pou» sera toujours avec un «x» et non un «s». Alors, pourquoi changer certaines particularités et pas d’autres? Apprenez votre langue, bon sang! Oui, c’est une langue difficile, mais c’est fait pour ça un Bescherelle! «Gout» au lieu de «goût», c’est ridicule! «Relais» devient «relai», on dirait qu’il est tout nu! «Oignon» qui devient «ognon», comme c’est laid!

Oui, c’est vrai que l’ancienne graphie est encore acceptée et que l’usage va finir par trancher. Ça peut prendre du temps, il a fallu 185 ans pour que «françois» devienne «français». La nouvelle orthographe commence à être acceptée par les logiciels de traitement de texte et est enseignée par certains professeurs. Mais j’ai une réaction viscérale au changement de ma langue. D’où ma montée de lait. Arrêtez de changer l’orthographe! La langue en mouvement, c’est pour des nouveaux mots comme «courriel», pas pour changer ce qui ne plaît pas à certains, bon sang!

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L’ouverture des portes du bus

Pourquoi les gens ont-ils tant de mal à ouvrir la porte des bus de la STM, alors qu’il n’y a rien de plus simple? Ils oublient de descendre sur la marche et se fâchent parce que la porte n’ouvre pas. Ils oublient d’agiter la main devant le détecteur de mouvement et se fâchent parce que la porte n’ouvre pas. Ils oublient d’appuyer sur les barres et se fâchent parce les portes n’ouvrent pas. Ils sont tous frustrés, c’est toujours de la faute du conducteur, ça les met de mauvais poil pour le reste de la journée. Systématiquement. Alors que le bus complet est couvert d’instructions claires. Alors que les portes ouvrent pareil depuis des années. Alors que n’importe quel imbécile qui a déjà pris le bus à Montréal devrait savoir comment faire les yeux fermés et les doigts dans le nez. Ils m’énervent, ces gens, c’est quoi leur problème! Je suis parfois obligée de m’étendre le bras par-dessus leur épaule afin d’ouvrir la porte, pas juste pour eux mais pour que moi aussi je puisse sortir avant l’Apocalypse. J’ai pas juste ça à faire, rester plantée là pour voir si le p’tit monsieur ou la p’tite madame peut ouvrir les portes par télékinésie, enfin!

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Déblayage des trottoirs en hiver

C’est officiellement l’hiver à Montréal. Cela veut dire qu’encore une fois, c’est la saison de la chasse au piéton pour les ouvriers qui déblaient le trottoir. C’est comme s’ils avaient des points boni pour nous renverser. Franchement, vous rendez-vous compte à quel point ils vont vite avec leurs petits tracteurs pour déblayer les trottoirs? J’ai dû littéralement sauter hors de leur chemin à plusieurs reprises, car ils ne s’arrêtent pour personne. L’année dernière [2007], l’un d’entre eux allait si vite que quand il a heurté un obstacle sur le trottoir et s’est abruptement arrêté, le chauffeur a eu une commotion cérébrale et un saignement de nez pour s’être frappé dans le pare-brise. Hé-ho! C’est signe qu’il allait beaucoup trop vite!

Je comprends qu’ils veuillent aller vite pour déblayer davantage de trottoirs en moins de temps, bien sûr. Mais quand ils rencontrent un obstacle (y compris un piéton qui essaie de se frayer un chemin dans la neige, comme tout le monde), ces ouvriers devraient ralentir!

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Oscars

29 février 2004 – 76e cérémonie

Ahh... Les 76e Academy Awards... Les Oscars... la seule cérémonie de remise de prix qu’il me faut absolument suivre! ;o)

J’ai passé dimanche soir devant la télé, en train de regarder les Oscars, en extase et en prenant des notes pour vous tous! (J’espère que Malcolm in the Middle me pardonnera; c’est fait pour ça, les reprises. Bien, TiVo aussi, mais je n’ai pas TiVo, alors...) C’était en avance d’un mois cette année, je ne suis pas sûre pourquoi. Mais le 29 février est une date assez unique, j’avais l’impression d’avoir gagné une journée, alors autant en profiter.

Les Oscars ne commencent pas à la cérémonie, mais sur le tapis rouge. Qui porte quoi (ou comme ils disent dans le domaine, qui porte qui), qui est avec qui, qui dit quoi à qui... Diane Keaton portait un habit avec des gants, comme toujours. Heath Ledger ne s’était pas rasé et il portait une paire de verres fumés assez laids; en fait, il avait un peu l’air d’une andouille à côté de Naomi Watts. Et à partir de maintenant, quand on me demandera ce dont je veux parler quand je dis que Johnny Depp PEUT avoir l’air laid, je les référerai aux photos de ce soir-là. Nicole Kidman était superbe, comme toujours, de même que Charlize Theron et Julia Roberts. Uma Thurman, par contre... ce n’était pas le cygne de Björk, mais quand même. Et que dire des cheveux de Liv Tyler et de ses grosses lunettes qu’elle mettait et enlevait et remettait et réenlevait... Le réalisateur cette année était Joe Roth et les gens s’attendaient à une cérémonie plus fraîche et plus jeune que celles des années précédentes, mais à part l’utilisation de la chanson Everyboby Comes To Hollywood de Madonna, je n’ai rien remarqué. Ah, et Keisha Castle-Hughes a pu rencontrer son idole, Johnny Depp; il a été très gentil avec elle et ça avait l’air d’un moment agréable.

Alors, la cérémonie elle-même. Premièrement... Dieu merci, Billy Crystal était de retour pour animer la soirée! (Steve Martin est pas mal aussi, mais je trouve que Billy Crystal est le meilleur animateur pour les Oscars, et il ne m’a pas déçue.) L’introduction s’est très bien déroulée, avec des parodies très drôles, surtout celles de la trilogie du Seigneur des Anneaux : tout d’abord, Billy Crystal était dans un cinéma en train de manger une boîte de Cracker Jacks, et le prix à l’intérieur était L’Anneau. Puis il a été transporté dans le film qui jouait à l’écran, où il a parodié tous les plus gros films de l’année. Je suis presque morte de rire quand il était Gollum dans une scène de Return of the King; puis, dans l’une des scènes de bataille avec les olliphants, il était Legolas en train de tirer des flèches et, surgi de nulle part, Michael Moore apparaît pour avertir les hobbits qu’ils sont engagés dans une guerre imaginaire avec des personnages fictifs (une référence à son discours contre la guerre de l’année dernière) - il s’est promptement fait écrasé par un olliphant. Les blagues de Billy Crystal étaient drôles, comme à son habitude, se moquant des acteurs et des films sans toutefois manquer de respect. Il y a eu quelques références au film La Passion du Christ (qui sera sûrement mis en nomination l’année prochaine), comme le fait que les Oscars seraient diffusés simultanément avec des sous-titres en araméen. Il y a bien sûr eu moult blagues à propos du délais de cinq secondes (mis en place afin d’éviter un autre incident comme celui du sein de Janet Jackson; on a même demandé à Jamie Lee Curtis si elle avait l’intention de dévoiler une partie intime de son corps ou pas). Billy Crystal a aussi blagué que le Seigneur des Anneaux avait été mis en nomination pour onze Oscars, un pour chaque fin. Il a aussi fait des voice-overs censés représenter ce que les gens dans la salle pensaient : Julie Andrews («Cet ornement mamellaire est très inconfortable!»); Julia Roberts («Ne me détestez pas parce que je suis riche!»); Oprah Winfrey («Chérie, tu veux parler d’être riche?»); Charlize Theron («Madame Billy Crystal»); les acteurs étaient très bons joueurs aussi.

Et maintenant, passons aux prix eux-mêmes. Par souci de lisibilité, je n’utiliserai pas de phrases complètes pour les présenter, je vais simplement le faire ligne par ligne avec des commentaires pertinents après. Attachez votre tuque, c’est parti!
- Le premier prix de la soirée, Meilleur Acteur de soutien, est allé à Tim Robbins pour Mystic River. Il a profité de son discours pour parler contre la violence et pour encourager les victimes d’abus à demander de l’aide. C’était une chose très altruiste à faire et un changement (quelque peu surprenant) de ses discours anti-guerre; je ne pense pas que c’était à cause du délais de cinq secondes, c’était sans doute plutôt parce qu’il a fait assez de ces discours cette année déjà.
- Le prix de la Meilleure Actrice de soutien à été remis à Renée Zelwegger pour Cold Mountain; je n’ai pas encore vu le film, mais puisque ça fait trois ans consécutifs qu’elle se fait mettre en nomination, c’était bien évident qu’elle allait recevoir le prix, peu importe qui étaient les autres actrices sélectionnées dans cette catégorie. En passant, pendant qu’on parle de ça, j’aimerai rappeler que j’avais prédit la nomination de Holly Hunter pour Thirteen. Ne suis-je pas merveilleuse? ;o)
- Meilleur Film animé : Finding Nemo. Encore une fois, je vous l’avait dit (ne serait-ce que parce qu’il n’y avait pas un grand nombre de films entre lesquels choisir; mais c’était quand même un bon film). Et je suis plus qu’heureuse du fait qu’il n’y avait que trois films mis en nomination cette année. C’est un prix intéressant, mais quand il y a de la pression pour sélectionner cinq films animés, on finit par se sentir obligé de tout mettre en nomination, y compris le petit dessin que le fils de votre voisin a fait à la maternelle mardi dernier, alors ça n’aide pas et ça ne mérite pas un Oscar. Mais aucune plainte cette année.
- Je n’avais vu aucun des documentaires ou courts métrages (sauf Gone Nutty, qui était à la fin du vidéo de Ice Age), alors je ne serai d’aucune aide ici, désolée.
- Un prix spécial a été remis à Blake Edwards par Jim Carrey. C’était évident que c’était un rêve devenu réalité pour ce dernier et ils se sont tous les deux beaucoup amusé sur scène.
- Meilleur Montage sonore : Master and Commander: The Far Side of the World. Ouais, OK.
- Meilleur Film étranger : Les Invasions Barbares. Allez Canada! C’était un prix totalement mérité, bien sûr, et non, je ne suis pas du tout subjective ici. ;o) Le discours des réalisateurs en a fait rire beaucoup lorsqu’ils ont annoncé qu’ils étaient heureux que Lord of the Rings n’était pas dans cette catégorie (voir plus loin à ce sujet). Denys Arcand a simplement dit : «Il ne me reste plus de temps, comme d’habitude» parce que la musique avait déjà commencé à jouer. :o(
- Meilleure Cinématographie : Master and Commander: The Far Side of the World. Encore une fois, ouais, OK.
- Le prix pour le Meilleur Scénario original est allé à Sofia Coppola pour Lost in Translation. On l’a vu venir de loin, mais on était heureux pour elle. Elle était la première femme américaine à être mise en nomination dans cette catégorie. Trois générations consécutives de sa famille sont maintenant récipiendaire d’un Oscar, en plus de son cousin Nick Cage bien sûr. Talent ou influence? J’ai entendu dire que l’une des autres personnes mises en nomination a trouvé la tête de Seabiscuit dans son lit ce matin-là... (Je peux voler la blague de Billy Crystal, n’est-ce pas? ;o)
- Maintenant, passons à Lord of the Rings: The Return of the King... Le film a été mis en nomination pour 11 Oscars - et il les a tous remportés : Meilleurs Décors, Meilleurs Costumes, Meilleurs Effets spéciaux, Meilleur Maquillage, Meilleur Montage sonore, Meilleure Trame sonore composée, Meilleur Montage filmique, Meilleure Chanson composée, Meilleur Scénario adapté, Meilleur Directeur et enfin, Meilleur Film de l’année. Je dois admettre que l’on aurait presque dit que c’était une obligation, du genre, «Donnons-leur tous les prix parce que c’est leur dernier film dans cette trilogie, leur dernière chance d’avoir ces prix et on leur doit bien ça», ce n’était même plus surprenant à la fin. J’ai aimé le film, bien sûr, mais on aurait pu laisser la chance à quelqu’un d’autre... Lord of the Rings: The Return of the King a atteint le record établi par Titanic et Ben-Hur pour le plus grand nombre d’Oscars remportés par un même film, mais autant que je sache c’est la première fois qu’un film avec un si grand nombre de nominations les remporte toutes. Et onze n’est pas une mince affaire! Billy Crystal continuait de blaguer qu’il ne restait personne à remercier en Nouvelle Zélande après tous ces discours de remerciement.
- Ensuite, Meilleure Actrice principale... Ce prix a été présenté par Adrien Brody, qui était très drôle alors qu’il a fait une pause afin de se rafraîchir l’haleine avant d’annoncer le nom de la gagnante, espérant sans doute répéter son petit numéro de l’année précédente avec Halle Berry. Et bien, le prix a été remporté par Charlize Theron pour Monster. On l’a vu venir de loin aussi, celle-là, et elle le méritait grandement, toutes mes félicitations à Charlize pour sa superbe performance. Elle a été assez courtoise pour donner un petit bec à Adrien pour le trouble qu’il s’était donné. Son discours était également très bon, elle n’a oublié de remercier ni sa mère ni son petit ami et elle a heureusement fait remarquer que Christina Ricci avait été négligée dans tout cela. Encore une fois, pendant qu’on parle de ça, je suis fière de vous rappeler que je vous avais dit à quel point Keisha Castle-Hughes a fait preuve de talent dans Whale Rider. À treize ans, elle est maintenant la plus jeune actrice à avoir été mise en nomination dans cette catégorie, et c’était son premier film!
- Enfin, le prix du Meilleur Acteur principal est allé à Sean Penn; bon, encore, c’était prévisible, il l’a bien mérité et c’était agréable de le voir rentrer chez lui avec ce prix après sa quatrième nomination.

Il y a bien sûr eu des moments très touchants pendant les discours de remerciements. J’ai déjà mentionné Charlize qui a remercié sa mère d’avoir sacrifié tant de choses pour l’aider à accomplir ses rêves. Il y a aussi eu l’homme qui a dit à sa femme : «Je te l’ai écrit une fois en huitième année et maintenant je peux te le dire devant tout le monde : je t’aime». Aawww!

J’aimerais faire remarquer que Pirates of the Caribbean: The Curse of the Black Pearl a quand même reçu cinq nominations. Pas si mal pour un film estival à propos de pirates fantômes, n’est-ce pas? ;o)

Aussi, l’un des moments les plus drôles de la soirée était le sketch de Jack Black et de Will Ferrell en train de chanter les paroles qu’ils avaient inventées pour la chanson qui joue lorsqu’on essaie de vous signifier de mettre fin à votre discours de remerciement, intitulée You’re Boring (Vous Êtes Ennuyeux). Tous les deux ont de très belles voix et sont de très bons comédiens. Ils pourraient animer la soirée éventuellement!

Et ma diatribe personnelle, de laquelle je parle voilà des années et maintenant que j’ai un espace sur le Web pour l’exprimer, je me lance: voici les catégories qui devraient être créées le plus tôt possible.
- Meilleure Performance par un nouveau venu et/ou Meilleure Performance par un mineur (moins de 18 ans). Cela accomplirait deux choses. Tout d’abord, cela libérerait des places pour d’autres acteurs de talent dans les catégories principales. De plus, cela assurerait que d’autres acteurs ne soient pas laissés de côté simplement parce qu’ils sont jeunes ou qu’ils ne font pas encore un gazillion de dollars par film. Par exemple, des personnes telles que Julia Stiles, Kirsten Dunst ou Evan Rachel Woods seraient enfin reconnues, et Keisha Castle-Hughes aurait quand même eu une chance de recevoir un prix.
- Meilleur(e) Acteur/Actrice de doublage. Il ne faut pas oublier que la plupart des gens ne voient pas les films dans leur version d’origine, et les acteurs qui font le doublage ont un travail très difficile (rendre la même émotion que l’acteur à l’écran en lisant un texte prédéterminé tout en se tenant debout seul dans une petite pièce avec un simple microphone pour compagnie) et leur travail est rarement reconnu.
- Meilleur Sous-titrage/Doublage. Encore une fois, les gens voient les films dans des langues autres que la langue de départ et il faut bien que quelqu’un s’occupe de les traduire. Par expérience personnelle, je peux vous dire que ce n’est pas facile et que le travail de ces gens n’est que très peu reconnu, même si certains mériteraient un prix et que c’est bel et bien leur traduction qui peut faire qu’on mette un film en nomination. Après tout, il y a bien un prix pour la meilleure adaptation; il faudrait simplement amener cette idée un peu plus loin.
- Enfin, un prix pour les Gens qui n’ont pas encore reçu d’Oscar mais qui en méritent un, en se basant sur l’ensemble de leur carrière à date. Comme cela, des gens tels que Tom Cruise ou Leonardo DiCaprio pourraient recevoir le prix qu’on leur a systématiquement refusé depuis les dix dernières années. De plus, le prix du Meilleur Acteur ou je ne sais quoi ne se retrouverait pas entre les mains de quelqu’un qui ne le mérite pas pour le film en particulier qui leur a valu la nomination, mais qui le reçoivent tout de même parce que les membres de l’Académie se sentent mal de ne pas l’avoir donné plus tôt. Par exemple, et je ne veux blesser personne, mais Kim Basinger a quand même remporté le prix pour son rôle dans L.A. Confidential, et je suis désolée de dire ça, mais il n’y avait vraiment rien d’extraordinaire dans sa performance, même moi j’aurais pu faire pareil; elle a simplement reçu son prix Rebienvenue au Showbusiness. Et quand Nicole Kidman (The Hours) a gagné à la place de Salma Hayek (Frida), c’était la même chose : pour ces films en particulier, Salma aurait dû remporter le prix, mais puisqu’on avait laissé Nicole de côté pendant si longtemps c’est elle qui l’a remporté. Même chose pour Denzel Washington. La liste est encore longue. Ce sont des acteurs extrêmement talentueux et je n’ai rien contre le fait qu’ils aient reçu un Oscar, je suis tout à fait en faveur de ça, même. C’est simplement qu’ils ne le méritaient pas pour le film qui leur a valu la nomination cette année-là, c’est tout. Désolée.
Bien sûr, cela serait dans le monde idéal où les gens ne se plaignent pas de cérémonies trop longues. Malgré que je trouve que tout c’est assez bien déroulé cette année.

Puis les partys post-Oscar : pas ceux de Vanity Fair, de In Style ou les autres, parce que je ne sais pas ce qui c’est passé là. Mais l’émission d’Oprah tournée le petit matin suivant. C’est la seule émission à avoir été mise en ondes à partir du studio des Oscars (à part pour les Oscars eux-mêmes, il va de soi). Une récapitulation rapide des événements de la soirée, Julia Roberts et Cuba Gooding Jr comme invités, en plus d’un regard exclusif sur ce qui s’est passé derrière la scène afin de mettre sur pied la cérémonie. Enfin, les listes des plus belles tenues et des pires tenues, données par n’importe quelle émission de nouvelles dans le domaine, sont nécessaires pour clore les événements.

Voilà, c’est tout pour cette année! ;o)

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27 février 2005 – 77e cérémonie

Trop longue à regarder, la cérémonie des Oscars? Pas cette année! La 77e édition de la cérémonie américaine, qui récompense les réalisations exceptionnelles dans le domaine du cinéma, s’est déroulée en respectant l’horaire prévu.

Animée par l’humoriste Chris Rock, la cérémonie a eu un format différent des années précédentes, car plusieurs prix ont été remis en différé. De plus, dans certains cas, les personnes mises en nomination étaient déjà toutes sur scène juste avant la remise des prix, tandis que dans d’autres cas, les présentateurs étaient eux-mêmes dans la salle et le discours de remerciements s’est fait dans l’allée plutôt que sur scène. Toutes ces mesures ont été très efficaces pour réduire la durée de la cérémonie. Et Chris Rock a été très divertissant.

Le grand gagnant de la soirée a été le film Million Dollar Baby, qui a remporté quatre prix, soit ceux du meilleur film, de la meilleure réalisation (Clint Eastwood), de la meilleure actrice (Hillary Swank) et du meilleur acteur de soutien (Morgan Freeman). Le prix du meilleur acteur a été décerné à Jamie Foxx pour son rôle dans Ray, tandis que la meilleure actrice de soutien a été Cate Blanchett, qui s’est mérité le prix pour sa performance dans The Aviator.

Le court métrage d’animation canadien Ryan, de Chris Landreth, a également remporté une statuette.

Enfin, Béyoncé Knowles a chanté trois chansons, dont une avec Josh Groban (une chanson de Andrew Lloyd Webber, composée pour le film Phantom of the Opera). L’une des chansons était tirée du film Les Choristes et était donc en français. Oui, Béyoncé a une voix absolument incroyable, mais je n’ai pas compris un traître mot de son français!

Allez voir http://www.oscar.com pour plus d’informations.

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5 mars 2006 – 78e cérémonie

J’ai récemment appris que les membres de l’Académie ne sont pas obligés de voir tous les films en nomination avant de voter – et beaucoup d’entre eux ne le font pas. Vous vous rendez compte à quel point c’est injuste? Quelqu’un peut être mis en nomination et n’avoir aucune chance parce que les gens qui votent ne se sentent pas obligés de voir le film. Quelqu’un d’autre va gagner parce qu’il a plus d’influence.

La cérémonie a débuté avec un montage des animateurs des années précédentes, qui expliquaient pourquoi ils ne pouvaient pas animer la cérémonie de cette année (Billy Crystal et Chris Rock, par exemple, étaient tous deux «occupés» dans une tente à la Brokeback Mountain; j’adore ça quand les gens ne se prennent pas trop au sérieux). Et puis Jon Stewart est apparu et a rêvé qu’il était couché avec Halle Berry, puis il s’est réveillé à côté de George Clooney. C’était vraiment drôle, et il a continué de faire rire tout le monde pendant la cérémonie (notamment avec un montage hilarant des répliques «gaies» de vieux films westerns). Il y a eu quelques pastiches de commandites, comme des publicités faites afin d’encourager le vote pour certaines actrices au lieu d’autres. Bien que c’était drôle, je suis sûre que certains vont penser que c’est allé trop loin.

L’ordre de la présentation des prix était différent de d’habitude; même si le premier prix a été remis au meilleur acteur de soutien, on est ensuite passé aux meilleurs effets visuels, aux films d’animation, aux courts métrages, aux costumes et au maquillage; le prix pour la meilleure actrice de soutien était le huitième de la soirée. Le prix pour la meilleure cinématographie était entre le meilleur acteur et la meilleure actrice. J’ignore si l’Académie a l’intention de conserver cet ordre, mais ça me semblait fait un peu trop au hasard.

George Clooney a remporté le prix du meilleur acteur de soutien; les premier mots de son discours de remerciements ont été : «Eh bien, ça doit vouloir dire que je ne gagnerai pas le prix du meilleur réalisateur.» Ben Stiller a ensuite présenté le prix pour les effets spéciaux : il portait un unitard vert et faisait semblant que les gens qui regardaient la télé ne le verraient pas parce qu’il se fondrait à l’arrière-plan. C’était vraiment hilarant, même si ça a duré peut-être un peu trop longtemps. King Kong a remporté le prix. Le meilleur film d’animation était Wallace and Gromit in The Curse of the Were-Rabbit. Enfin, le monde entier connaît cette merveilleuse solution à Barney! Les réalisateurs de ce film portaient tous des nœuds papillons assortis, comme l’un de leurs personnages. Le gagnant du prix pour les meilleurs costumes était Memoirs of a Geisha. Après ça, Will Ferrell (dont le nom a été mal épelé) et Steve Carrell ont présenté le prix pour le meilleur maquillage, en récitant un dialogue très drôle tout en portant une tonne de maquillage voyant. Le gagnant de cette catégorie était The Chronicles of Narnia: The Lion, the Witch and the Wardrobe.

La meilleure actrice de soutien cette année était Rachel Weisz, pour son rôle dans The Constant Gardener. Puis, l’une des gagnantes du prix pour le meilleur documentaire court (A Note of Triumph: The Golden Age of Norman Corwin) a remercié l’Académie de l’avoir assise à côté de George Clooney lors du repas quelques jours auparavant, ce qui a fait rire les gens dans la salle. Le meilleur documentaire était March of the Penguins (aucune surprise ici), et tous les gagnants sont arrivés sur scène avec des manchots en peluche; heureusement qu’ils s’étaient préparés. Le prix pour le meilleur mixage a été présenté par Sandra Bullock et Keanu Reeves, qui sont arrivés sur la scène au son de la musique thème de Speed. Ils ont remis le prix à l’équipe de King Kong. L’un des gagnants a remercié sa mère pour l’avoir toujours soutenu (elle ne l’a questionné qu’une fois en lui demandant s’il était sûr de ne pas vouloir devenir médecin, mais après cette soirée-là, il était plus convaincu que jamais!). Vivent les Kiwis!

Lauren Bacall a présenté un prix et a tenu tout le monde en haleine parce qu’après quelques phrases, son discours a ralenti, et elle est devenue si désorientée que je parle désormais de ce moment comme «la fois qu’on pensait que Lauren Bacall allait mourir». Je suis sûre que tous ceux qui ont vu cet extrait seront d’accord (j’ai vraiment cru qu’elle allait tomber raide morte sur scène, en direct aux oscars). Mais heureusement, elle s’en est bien sortie. Ensuite, Meryl Streep et Lily Tomlin ont donné une excellente performance, tout à fait fluide, avec des dialogues qui se chevauchaient, à propos du fait que la vie est plusieurs choses à la fois. Elles ont donné son prix honoraire à Robert Altman. Après ça, Jennifer Garner est arrivée sur scène pour présenter un prix et a failli faire comme Carrie Bradshaw quand elle a trébuché en se rendant au micro. Heureusement, elle n’est pas tombée et elle a eu la présence d’esprit de dire, en souriant, qu’elle fait ses propres cascades. Elle s’en est admirablement tirée. Il y a également eu Dustin Hoffman qui, en présentant le prix, a félicité tous ceux qui n’avaient pas gagné, en disant qu’ils avaient tous fait du bon travail; ses paroles semblaient si sincères que c’en était très touchant.

La prix de la meilleure chanson a été décerné à «It’s Hard Out Here for a Pimp», de Hustle & Flow; cela veut dire qu’un groupe de hip-hop a plus d’oscars que Martin Scorsese. Incroyable, non? J’aime quand même davantage «In the Deep», pour ce que vaut mon opinion.

Enfin, le meilleur acteur : Philip Seymour Hoffman, pour Capote. Je suis heureuse qu’il soit enfin reconnu, parce que ça fait longtemps qu’il est très bon acteur, mais il avait toujours des petits rôles dans des grands films, ou de grands rôles dans de petits films (souvent le rôle du méchant). Mais maintenant, tout le monde connaît son nom. Son discours était bien, aussi; il a remercié sa mère, qui a élevé quatre enfants toute seule. Et Reese Witherspoon a gagné le prix de la meilleure actrice pour son rôle dans Walk The Line (excellent film, soit dit en passant). Son discours était également très bon, elle a remercié ses parents de l’avoir soutenue et d’avoir été fiers d’elle quoi qu’elle fasse, que ce soit faire son lit ou faire un film.

Le meilleur scénario adapté était Brokeback Mountain, et le meilleur scénario originel était Crash (je vous l’avait dit!). Le meilleur réalisateur était Ang Lee pour Brokeback Mountain; encore une fois, ce n’était pas surprenant. La surprise est venue quand Jack Nicholson a présenté le prix du meilleur film. On voyait qu’il était surpris, tout comme la majorité du public, que Brokeback Mountain n’ait pas remporté l’honneur; c’est plutôt Crash qui a gagné. C’est donc une bonne surprise, j’espère que plus de gens vont le voir, maintenant. Ce film est en fait sorti en 2004, alors je suis étonnée qu’il ait été mis en nomination pour les oscars de 2006 (plutôt que ceux de 2005), mais au moins maintenant, les gens en ont entendu parler. Certains disent que Brokeback Mountain n’a pas gagné parce que le membre typique de l’Académie est un homme de 65 ans qui n’est pas encore à l’aise avec l’homosexualité. Mais alors, comment expliquer que «It’s Hard Out Here for a Pimp» ait gagné le prix de la meilleur chanson?

La cérémonie a pris fin à 23h30, heure de l’Est, ce qui veut dire que ça n’a pas été si long que ça, cette année. Je me demande alors pourquoi ils ont jugé nécessaire d’interrompre le tout dernier discours. Et je suis un peu déçue du fait que Jon Stewart n’était pas plus présent pendant la cérémonie (même si ses blagues étaient partout).

Vous pourrez trouver la liste complète des gagnants à www.oscar.com.

Pour ce qui était des robes… Certaines femmes étaient particulièrement belles (comme Jessica Alba, Keira Knightley et Reese Witherspoon), certaines n’en faisaient qu’à leur tête (Helena Bonham Carter), et d’autres (comme Michelle Williams) avaient l’air de jouer à la madame. Cette année, Charlize Theron portait une robe que vous aimez ou que vous détestez, avec une énorme boucle bouffante sur l’épaule.

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25 février 2007 – 79e cérémonie

À mesure que les vedettes ont envahi le tapis rouge, c’est devenu apparent qu’une grosse boucle rouge essayait d’étrangler Nicole Kidman. Et Penélope Cruz portait une robe qui avait l’air d’un plumeau géant. Aucune des deux femmes n’avait autant de style qu’à l’accoutumée. Anne Hathaway essayait d’être belle quand elle saluait sa mère, et Jennifer Hudson aurait sans doute souhaité avoir laissé son boléro chez elle. Abigail Breslin portait une robe appropriée, ce qui veut dire qu’elle n’essayait pas d’avoir l’air plus vieille que son âge. Jessica Biel n’avait pas l’air tout à fait assez chic. Mais Cameron Diaz portait une superbe robe blanche et de belles boucles d’oreille vertes, même si ses cheveux avaient l’air un peu en bataille. Et Lisa Ling s’est «abaissée» à rapporter les Oscars, un drôle de choix de carrière après tous ces superbes reportages pour National Geographic.

Le spectacle de pré-cérémonie a débuté avec une courte introduction, qui était en fait une parodie de Happy Feet et incluait les autres films mis en nomination. C’était suivi d’un montage, sur fond blanc, des personnes mises en nomination, qui répondaient à diverses questions ou qui étaient simplement eux-mêmes; c’était une bonne introduction et montrait qu’il s’agissait des Oscars les plus internationaux à date. Ellen DeGeneres célébrait les personnes mises en nomination, pas seulement les gagnants, ce qui était un changement apprécié. Elle a fait remarquer diverses personnes sélectionnées et acteurs dans la salle. Elle a bien brisé la glace, a fait rire les gens et était divertissante. Et comme les gens disent, ce ne sont pas les longs discours qui sont le problème, ce sont les discours ennuyants.

Encore une fois, l’ordre de remise des prix semblait aléatoire; même les prix pour les scénarios, et ceux pour les acteurs et les actrices, étaient séparés. J’aimerais beaucoup un retour à l’ancien format.

D’abord, Nicole Kidman et Daniel Craig ont présenté le prix pour la direction artistique, qui a été remis à Pan’s Labyrinth. Maggie Gyllenhaal avait remis des Oscars auparavant, notamment pour l’accomplissement technique et le prix pour la science et l’ingénierie. Will Ferrell et Jack Black ont alors chanté pour défendre les comédiens et se moquer des acteurs, qui ont bien réagi. Ils ont été rejoints par John C. Reilly, et tous les trois ont présenté le prix pour le meilleur maquillage, encore une fois à Pan’s Labyrinth.

Abigail Breslin et Jayden Smith ont présenté le prix pour le meilleur court métrage animé (c’était le choix parfait pour les présentateurs). Jayden a presque présenté le prix suivant avant d’annoncer le gagnant du premier (tout le monde a rit, y compris ses parents). The Danish Poet a gagné le prix du meilleur court métrage animé, et West Bank Story a remporté le prix du meilleur court-métrage en prises réelles.

On a ensuite eu le plaisir d’entendre une «chorale», Elements & Motions, qui a recréé les sons de divers extraits de films; c’était très impressionnant. Steve Carrel et Greg Kinnear ont ensuite présenté le prix du meilleur montage sonore (alors que le son était coupé, ce qui était très drôle). Letters From Iwo Jima a remporté celui-là. Jessica Biel et James McAvoy ont remis le prix du mixage sonore à Dreamgirls.

Rachel Weisz a présenté le prix du meilleur acteur de soutien (c’était AVANT celui de la meilleure actrice de soutien!); elle l’a fait deux fois, dont une avec des extraits vidéo. Alan Arkin a gagné. Malgré le fait que j’adore Little Miss Sunshine, j’aurais aimé que Djimon Hounsou gagne. Apparemment, Eddie Murphy a quitté la cérémonie à ce moment, fâché de ne pas avoir gagné (quelle classe).

Une troupe de danse, Pilobolus, a recréé des moments de certains films en projetant leurs ombres : c’était l’une des choses les plus géniales que j’ai vues.

On a écouté la chanson mise en nomination Our Town (du film Cars), de James Taylor et Randy Newman (qui était en nomination pour la 17e fois). Melissa Ethridge a chanté I Need To Wake Up (de An Inconvenient Truth) juste après.

Leonardo DiCaprio et Al Gore sont ensuite venus sur scène et ont annoncé que l’AFI était écolo pour la première fois avec cette cérémonie; des trucs pour organiser un party écolo se trouvent sur http://www.oscar.com. Ils n’étaient même pas présentateurs, ils ont juste parlé de l’environnement, ce que je trouve assez cool. Ellen a ensuite recyclé quelques blagues du début de sa carrière.

Cameron Diaz a alors remis le prix du meilleur long métrage animé à Happy Feet. Les créateurs ont remercié tous les hommes dans la salle de porter des «costumes de pingouins» (soit des smokings). ;)

Ben Affleck a introduit la catégorie des meilleurs scénarios (les gens oublient qu’il a gagné un Oscar avec Matt Damon dans la même catégorie). Il y a eu un beau montage de scénaristes de films. Le prix du meilleur scénario adapté, présenté par Helen Mirren et Tom Hanks, a été remis à The Departed.

Anne Hathaway et Emily Blunt ont présenté le prix pour les meilleurs costumes. Elles ont commencé en s’adressant à Meryl Streep, qui jouait toujours son personnage de The Devil Wears Prada (elle a très bien fait ça). Puis, l’Académie a utilisé de vrais mannequins pour présenter les costumes, au lieu de se fier aux croquis. C’était un coup de génie! Marie Antoinette a gagné dans cette catégorie.

Tom Cruise a présenté le prix Jean Hersholt à Sherry Lansing, pour son dévouement à la recherche contre le cancer après son succès dans les films (elle a été à la tête de Paramount pendant douze ans et a eu beaucoup de succès). Elle portait une très belle robe qui était rouge se fondant dans le noir.

Gwyneth Paltrow, dans une robe simple mais élégante, a remis le prix pour la meilleure cinématographie à Pan’s Labyrinth. Naomi Watts et Robert Downey, fils, ont présenté les meilleurs effets visuels (Rob s’est moqué de lui-même et de son passé ombrageux). Ce n’est pas surprenant que Pirates of the Caribbean: Dead Man’s Chest ait gagné dans cette catégorie. Catherine Deneuve et Ken Watanabe ont présenté les films en langue étrangère avec un montage de films étrangers des dernières décennies. Puis, Clive Owen et Cate Blanchett ont remis le prix pour le meilleur film en langue étrangère à The Lives of Others.

Ellen DeGeneres a mené la troupe de danse, qui a projeté une image de Snakes on a Plane; le film ne sera jamais plus proche des Oscars que ça!

George Clooney a remis le prix de la meilleure actrice de soutien à Jennifer Hudson, qui était vraisemblablement émue (et qui avait heureusement laissé de côté son boléro à ce moment-là).

Ava Green et Gael Garcia Bernal ont remis le prix du meilleur documentaire court à The Blood of YingZhou District. Jerry Seinfeld a présenté pour le meilleur documentaire long (en faisant son comique, bien sûr). An Inconvenient Truth a gagné, alors il y a encore de la justice en ce bas monde! Al Gore a aussi pu monter sur scène et plaider encore une fois pour le sort de la planète. Il n’a pas annoncé sa candidature à la présidence, par contre (personnellement, je pense que lui et Barack Obama feraient une équipe géniale).

Clint Eastwood a présenté les trames sonores, avec un autre montage. Céline Dion a chanté sur scène, en première mondiale, I Knew I Loved You. Clint Eastwood a ensuite remis l’Oscar honoraire à Ennio Morricone, puis a traduit le discours italien de ce dernier en anglais (avec une version plus courte et résumée). Penélope Cruz et Hugh Jackman ont remis le prix de la meilleure trame sonore originale à Babel.

Le president de l’Academy of Motion Pictures, Arts and Sciences, Sid Ganis, a parlé pendant un montage honorant le travail de préservation et d’éducation de l’Académie. Il a tout expliqué en moins de 60 secondes.

Kirsten Dunst et Tobey Maguire ont ensuite remis le prix du meilleur scénario original à Little Miss Sunshine. Donc, encore une fois, il y a de la justice dans l’univers.

J-Lo (qui est elle-même «une excellente raison de s’abonner à la HDTV», apparemment) a introduit trois chansons de Dreamgirls. Les chanteuses avaient, entre elles, un Grammy, un Oscar et un Tony!

John Travolta et Queen Latifa ont remis le prix de la meilleure chanson originale à Melissa Ethridge (I Need To Wake Up), ce qui était vraiment génial. Certains étaient surpris qu’aucune des chansons de Dreamgirls n’ait gagné, mais encore une fois, c’est ça qui arrive quand on met plus d’une chanson du même film en nomination : les votes sont divisés! On croirait que les gens auraient tiré la leçon de Cold Mountain

Will Smith a ensuite introduit le montage de films américains.

Kate Winslet a remis le prix du meilleur montage à The Departed. Je dois dire que je suis à la fois surprise et déçue (et peut-être outrée) que Children of Men ne l’ait pas remporté.

Jodie Foster a ensuite mené la réflexion sur les artistes qui sont morts cette année (y compris son amie Maggie Stone, qui était décédée deux semaines auparavant).

Ellen DeGeneres a alors blagué que c’était la fin de la cérémonie et qu’elle avait tout bouclé à temps (il était 23 h 52).

Philip Seymour Hoffman a remis le prix de la meilleure actrice à Helen Mirren, qui en a parlé comme d’une étoile dorée et a remerciée la reine. C’était une victoire anticipée, mais n’importe laquelle des actrices mises en nomination aurait mérité la statuette. En passant, Kate Winslet est maintenant la plus jeune actrice à avoir eu cinq nominations.

Il y a eu une autre pause publicitaire. Et c’étaient les mêmes annonces toutes la soirée! Toujours Rogers et McDonald’s et tout le kit.

Puis, il y a eu une répétition, voulue ou pas, quand la cérémonie a continué et a utilisé la même musique une seconde fois, tandis qu’Ellen DeGeneres passait la balayeuse. Reese Witherspoon a remis le prix du meilleur acteur à Forest Whitaker. C’est dommage que Peter O’Toole n’ait encore une fois rien reçu, mais je dois admettre que Forest Whitaker a donné une excellente performance dans The Last King of Scotland (et a aussi fait un bon discours).

Steven Spielberg, Francis Ford Coppola et George Lucas sont tous montés sur scène pour présenter le prix du meilleur réalisateur! Martin Scorsese a enfin eu son Oscar, avec une ovation! Il a fait un beau discours. Jack Nicholson l’a serré dans ses bras à sa sortie de scène (il était dans les coulisses depuis un petit moment, en attendant de présenter un prix).

Diane Keaton et Jack Nicholson sont ensuite montés sur scène pour présenter le prix du meilleur film (enfin, Jack a dit à Diane de le faire, puis il a annoncé le gagnant). The Departed a gagné, tandis que la caméra était sur Martin Scorsese et Jack Nicholson en coulisses. Martin Scorsese a remercié Leonardo DiCaprio, entre autres, d’avoir travaillé au film avec lui.

Ellen DeGeneres, comme Jon Stewart avant elle, a semblé se fondre au décor souvent, même si elle était drôle quand elle était là. J’aimerais l’avoir vue plus souvent.

Voilà, c’était la récapitulation. Pour plus d’informations, de photos et de vidéos, allez visiter le http://www.oscar.com.

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24 février 2008 – 80e cérémonie

Oui, j’en redemande chaque année, même quand je n’ai pas vu la moitié des films mis en nomination. Je vous épargne le tapis rouge, puisque les seules choses qui ont retenu mon attention étaient le sac d’Amy Adams (un accessoire en mailles qui était en fait vide) et la fois où Gary Bussey a quasiment attaqué Jennifer Garner. Anne Hathaway avait une superbe robe, même si la traîne n’était pas pratique. Et Jennifer Hudson a encore reçu de mauvais conseils cette année.
La séquence d’ouverture m’a un peu surprise. Était-ce censé être du 3D? Si oui, étais-je censée avoir des lunettes? Le générique d’ouverture était long sans raison (et après, ils se demandent pourquoi l’émission finit si tard).
L’animateur cette année était Jon Stewart, qui fait habituellement un travail admirable. Il a parlé de l’annulation du légendaire après-party de Vanity Fair, soi-disant par solidarité avec les scénaristes (qui étaient en grève jusqu’à tout récemment). Bien sûr, comme il l’a dit, une meilleure façon de montrer de la solidarité aurait été d’inviter des scénaristes au party!
Aussi, à ma grande surprise, le film Norbit a été mis en nomination pour un prix (meilleur maquillage). C’est rare qu’un film soit mis en nomination à la fois aux Razzies et aux Oscars! Jon Stewart a dit que c’était une bonne chose, car trop souvent, l’Académie ignore les films qui ne sont pas bons. ;)
Il a aussi parlé des élections à venir, bien sûr, où on dirait qu’il faut examiner tous les candidats, puis choisir le démocrate pour qui on veut voter. Normalement, quand on voit un Noir ou une femme Président, un astéroïde est sur le point de heurter la statue de la Liberté, parce que c’est comme ça qu’un film établit le fait que c’est le futur.
L’ouverture de 10 minutes de Jon Stewart était drôle et divertissante.
Jennifer Garner, ravissante comme toujours, a présenté le prix du meilleur costume au film Elizabeth: The Golden Age. Puis, il y a eu une pause publicitaire. Avant chacune de ces pauses était diffusé un montage de cérémonies précédentes, ce qui était très intéressant.

George Clooney a ensuite présenté une rétrospective au sujet des Oscars. Jon Stewart a fait une autre apparition. Anne Hathaway et Steve Carell ont présenté le prix pour le meilleur film d’animation à Ratatouille; c’était un choix évident, et le film mérite bien ce prix. Katherine Heigl, admettant sa nervosité, a remis le prix pour le meilleur maquillage à La Vie en rose (Marion Cotillard, de sa place, était plus émue que les gagnants).
On a ensuite entendu la première des chansons mises en nomination. Il s’agissait de Happy Working Song, d’Enchanted. Trois des chansons mises en nomination sont tirées de ce film. Je l’ai dit un million de fois : il ne faut pas mettre en nomination plus d’une chanson, sinon les votes seront divisés! Est-ce que personne ne lit mes critiques?
Dieu merci, Jon Stewart a fait une observation sur les remarques envenimées au sujet des robes. Voyons maintenant si cela fera une différence sur la couverture médiatique de l’événement lundi (j’en doute fort, mais au moins il a essayé).
Dwayne «The Rock» Johnson a alors remis le prix des meilleurs effets visuels à The Golden Compass. Puis, Cate Blanchett a remis le prix de la meilleure réalisation artistique à Sweeney Todd: the Demon Barber of Fleet Street. Et Jon Stewart a félicité Cate Blanchett sur tout son travail cette année-là.
Jennifer Hudson a présenté le prix du meilleur acteur de soutien, après une courte rétrospective, à Javier Bardem. Il a fait un beau discours, exprimant sa reconnaissance et dédiant le trophée à sa mère.

Après la pause commerciale, Keri Russell a présenté la deuxième chanson en nomination de la soirée, Raise It Up, d’August Rush. C’était une bonne chanson, surtout étant donné le fait que l’une des chanteuses n’avait que onze ans.
Owen Wilson a remis le prix du meilleur court-métrage d’action réelle à Le Mozart des Pickpockets.
Ensuite, Barry l’abeille (Jerry Seinfeld), de Bee Movie, a présenté le prix du meilleur court métrage animé à Peter & the Wolf. Les gagnants sont montés sur scène avec Peter, la marionnette du film, ce qui a donné un ton amusant au moment.
Après une rétrospective, Alan Arkin a remis le prix de la meilleure actrice de soutien à une Tilda Swinton visiblement en état de choc; elle a fait un discours drôle et intéressant.

Jessica Alba avait présenté les prix scientifiques et techniques plus tôt au cours du mois et les a rapidement récapitulés.
Josh Brolin et James McAvoy, après un peu de dialogue, ont remis le prix du meilleur scénario adapté à No Country for Old Men.
Puis, dans un clip vidéo intéressant, le président de l’Académie, Sid Ganis, a expliqué le processus de sélection des finissants et des gagnants pour les Oscars.
Enfin, Miley Ray Cyrus a présenté une autre chanson en nomination, That’s How You Know.

Après la pause publicitaire, Jon Stewart a annoncé Dame Judi Dench et Halle Berry, mais ce sont Seth Rogen et Jonas Hill qui sont montés sur scène pour faire un numéro comique et remettre le prix du meilleur montage sonore à The Bourne Ultimatum (aussi connu sous le nom de Bourne a la nausée dans la première rangée). Le prix du mixage sonore a été remis au même film.
Forrest Whitaker a alors présenté, après une rétrospective, le prix de la meilleure actrice à Marion Cotillard. C’est la première fois, il me semble, qu’une femme est mise en nomination pour un film étranger et en langue étrangère (sans parler de remporter le prix en plus)! Elle le méritait totalement. Elle était très touchée et emballée, et s’est très bien exprimée en anglais. Quand elle descendait de scène, elle a fondu en larmes dans les bras de Forrest Whitaker.

Après la pause publicitaire suivante, Jon Stewart jouait au tennis Wii avec la chanteuse de onze ans d’un numéro précédent. Quand le spectacle a repris, Colin Farrell a glissé jusqu’au podium et a présenté la chanson Falling Slowly, qui est devenue ma chanson préférée de la soirée.
Jack Nicholson (avec une paire de verres fumés, mais pas ses lunettes soleil habituelles) a présenté la rétrospective des meilleurs films, qui avait clairement été conçue pour les écrans larges, car je ne voyais ni le titre complet ni l’année où les films avaient remporté l’honneur.
Renée Zellweger a remis le prix du meilleur montage à Christopher Rouse pour The Bourne Ultimatum. Il se trouve que son père a aussi reçu un Oscar, 48 ans auparavant, et il était honoré de se joindre à lui.
Jon Stewart a ensuite essayé d’attraper le micro avant que celui-ci disparaisse et a fait une blague au sujet du gagnant, parce que ça aurait pu être n’importe qui.
Nicole Kidman (avec un peu trop de colliers), présentée comme étant « la vedette du projet sans titre de Nicole Kidman en 2010, selon l’IMDB », a remis le prix honoraire au concepteur de la production Robert Boyle. L’homme de 98 ans a fait un discours drôle et songé.

Après la pause publicitaire, Jon Stewart a blagué en disant qu’à cause d’une petite irrégularité technique, il fallait recommencer la diffusion du tout début. Ça aurait été le bon moment pour inclure Whoopi Goldberg dans le montage des animateurs (elle a animé la soirée quatre fois et a été la première femme à animer solo).
Penélope Cruz, puisqu’elle parle quatre langues, a remis le prix du meilleur film étranger à The Counterfeiters, un film d’Autriche (le réalisateur a accepté le prix).
Patrick Dempsey a présenté la dernière chanson mise en nomination, So Close, d’Enchanted.
John Travolta est ensuite arrivé sur scène en dansant pour présenter le prix de la meilleure chanson originale. Le gagnant était Falling Slowly, de Once. Ne l’avais-je pas dit? ;) Glen Hansard a fait son discours, mais la musique pour mettre fin aux discours s’est mise à jouer quand Marketa Irglova est arrivée au micro, alors celle-ci n’a rien pu dire.
Jon Stewart a blagué qu’il y avait un avion stationné sur La Brea avec les lumières d’atterrissage allumées, et John Travolta a accouru parce que c’était le sien (c’était hilarant).

Tout de suite après la pause publicitaire, Marketa Irglova a pu revenir et dire quelque chose, parce qu’elle avait été interrompue de façon impolie auparavant. Je suis contente que Jon Stewart ait pris cette décision, car la pauvre femme aurait été hantée par ce moment raté le reste de sa vie.
Cameron Diaz a ensuite remis le prix de la meilleure cinématographie à There Will Be Blood.
Hillary Swank a présenté le montage in memoriam, qui s’est terminé avec Heath Ledger, mort avant son temps.

Amy Adams a remis le prix de la meilleure trame sonore originale à Atonement. Tom Hanks a alors présenté des soldats, qui ont annoncé que le gagnant du meilleur court-métrage documentaire était Freeheld. Le clip vidéo avait été préenregistré à Bagdad, alors ils ont eu l’enveloppe en avance. C’est bien que les troupes aient été incluses dans la diffusion.
Tom Hanks a ensuite continué en remettant le prix du meilleur documentaire à Taxi to the Dark Side.

Harrison Ford, très sérieux, a remis le prix du meilleur scénario original à Juno. Diablo Cody, qui a déjà été danseuse exotique, n’a pas complètement perdu ses manières exotiques, à en juger par sa robe. Elle a fait un beau discours, et je suis contente qu’elle ait gagné, car son scénario était génial.
Helen Mirren, ayant l’air très classique, a remis le prix du meilleur acteur à Daniel Day Lewis, après une rétrospective. C’était sûr qu’il allait gagner. Ce gars-là sort de son cloître de temps en temps, fait un film, reçoit un prix et retourne dans l’obscurité. C’est la carrière parfaite.

Martin Scorcese a remis le prix du meilleur réalisateur aux frères Coen pour No Country for Old Men; ils ont fait un très bon discours.
Enfin, Denzel Washington a remis le prix du meilleur film à No Country for Old Men.
Jon Stewart est revenu sur scène une dernière fois. Pas de dernière blague, juste un adieu. Tout comme la dernière fois qu’il avait été animateur, je trouve qu’il était relativement absent. Il est drôle, et je comprends que la cérémonie n’est pas censée être un numéro de comédie, mais j’aimerais qu’un animateur aussi doué soit plus présent.

Rien de particulier n’a rendu cette cérémonie différente. Pas de controverse, pas de grosses surprises, pas de films extraordinaires que tout le monde a vus. C’était un peu ennuyant. Espérons qu’il y aura un peu plus de dynamisme l’année prochaine.
Aussi, j’aimerais qu’ils décident une fois pour toutes d’un ordre logique dans lequel présenter les prix! Ça change d’année en année, le site web officiel donne une liste des personnes mises en nomination dans un ordre tout aussi aléatoire, et la liste des gagnants est dans un troisième ordre! C’est à n’y rien comprendre chaque fois.

Comme toujours, vous pouvez obtenir plus d’informations et regarder des vidéos à www.oscars.com et vous pouvez aussi consulter le www.oscars.org.

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Pièces musicales

Elvis Story – Théâtre Saint-Denis, Montréal – 11 mai 2005
http://www.elvisstory.com

Je suis allée voir le show avec une amie. Nous devions être les plus jeunes dans la salle, mais ce n’est pas grave. Nous étions heureuse de le voir une deuxième fois, avant que la magie prenne fin. Un spectacle d’Elvis approuvé par Joe Esposito, ce n’est pas rien. C’était en gros le même show qu’à Québec, avec le même décor très bien fait et ingénieux, les mêmes vidéos et la même voix, le même Martin Fontaine. Et je tiens à dire que même un mauvais siège au Théâtre Saint-Denis sera toujours mieux qu’un siège pas pire au Centre Bell.

Le tout commence avec un montage vidéo et That’s All Right Mama. La salle a pris un peu de temps à embarquer, mais on a fini par y arriver. Pour les fans qui en savent plus, certains aspects et moments importants de la vie d’Elvis sont carrément mis de côté pendant le spectacle. Mais après tout, ça s’appelle «Elvis Story», ce n’est pas censé être une biographie complète. Les chansons et les costumes des figurants nous mettent vraiment dans l’ambiance de l’époque. Martin Fontaine a toujours d’aussi bonnes imitations du maniérisme et de la voix du King. Et son charisme est indéniable, il est vraiment dans la peau du personnage, on se prend à vouloir le toucher quand il descend dans la salle.

L’entracte est arrivé trop vite; Elvis nous a quitté en chantant Love Me Tender d’une façon si émouvante que la dame à côté de moi a versé quelques larmes. L’entracte lui-même est bien fait, on y joue des chansons de l’époque pendant laquelle Elvis était dans l’armée, en attendant que le spectacle reprenne avec son retour.

Le numéro le plus impressionnant est, et de loin, les débuts d’Elvis à Las Vegas: la musique de Space Odyssey 2001, la lumière, tout nous impressionne. Mais il ne faut pas oublier non plus le Jail House Rock, qui est vraiment quelque chose aussi. Quand Martin Fontaine joue Elvis à Las Vegas, avec son suit blanc, il a autant de fun que nous, peut-être plus; il s’amuse même à chanter «I hope this suit won’t rip» quand il fait la split.

On voit tout de suite qu’Elvis en est venu à aimer les spectacles plus extravagants, et le montage vidéo nous explique son cheminement. Le décor de son comeback, «Elvis» écrit en grosses lettres rouges, est simple mais il suffit encore à impressionner le public.

Et une différence avec le spectacle que nous avions vu à Québec: il y a un nouveau numéro à l’encore, le remix de A Little Less Conversation de JXL, qui a fait fureur ces dernières années. Très divertissant!

Toutes choses considérées : On a annoncé que ce spectacle rejouera à Montréal à l’été 2006, alors si vous ne l’avez pas encore vu, ne le ratez surtout pas!

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Mamma Mia – Place des Arts, Montréal – 12 juillet 2005
http://www.mamma-mia.com


Je l’ai vu le soir de première à la Place des Arts. Encore une fois, j’étais la plus jeune dans la salle, et d’après ce que j’ai entendu les autres personnes dire, j’étais la seule qui assistait au spectacle pour la première fois. Cette comédie musicale met vraiment en vedette des chansons, plutôt que des gens ou des acteurs. C’est un retour en arrière pour les fans d’ABBA et une partie de plaisir pour les autres. L’histoire est simple: une jeune fille est sur le point de se marier sur une île grecque et elle décide d’inviter son père. Le seul problème est qu’elle ignore qui il est. Alors, elle trouve le journal intime de sa mère et apprend les noms de trois pères potentiels; elle invite chacun d’eux et signe l’invitation du nom de sa mère. Tous les trois reviennent à l’île et se rencontrent, avec de drôles de résultats.

Lauren Mufson, qui jouait Donna Sheridan (la mère), était vraiment magnifique, tandis que Bekah Nutt, qui jouait sa fille, Sophie, était aussi très bonne, mais de manière plus discrète. Les décors étaient simples mais très créatifs; ils pouvaient être utilisés de manières différentes pour représenter différents lieux et différentes époques. Certaines chansons étaient transformées en numéros vraiment élaborés et entraînants (Take A Chance On Me, Dancing Queen, The Winner Takes It All), tandis que d’autres semblaient inclus simplement pour bien paraître et semblaient faits à la hâte.

J’avais entendu que c’était la comédie musicale qui a connu le plus grand succès au monde, alors il est possible que je m’attendais à trop avant d’aller la voir, parce que j’ai été un peu déçue. Ce n’est pas du tout que ce n’était pas bon, mais…

Toutes choses considérées : Ce n’est pas vraiment la fantastique comédie musicale que c’est censé être. C’est divertissant et vraiment énergisant, ça vaut la peine d’être vu si vous êtes fan d’ABBA ou si vous aimez les comédies musicales. Mais si vous ne faites pas partie de ces deux catégories, laissez tomber (écoutez plutôt l’album).

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Cats – Place des Arts, Montréal – 16 juillet 2006 (matinée)
http://www.reallyuseful.com/rug/shows/cats/


Cette pièce a impressionné le public depuis déjà 25 ans. Maintenant qu’elle jouait enfin à Montréal, je ne pouvais pas la manquer.

La musique a été écrite par Andrew Lloyd Webber, ce qui veut dire que c’était génial. Mais ce qui était drôle, c’est que dans certaines chansons, on pouvait reconnaître quelques couplets de musique du Fantôme de l’Opéra, ce qui était un peu bizarre vu que ce n’était pas la pièce qu’on regardait. Et c’est basé sur certains ouvrages de T.S. Eliot, dont j’avais lu une partie, alors encore une fois, c’était bizarre de les voir prendre vie sans aucun avertissement préalable.

Le décor était beau, mais on remarque surtout les chorégraphies, les lumières, les costumes et la musique. J’étais un peu déçue de me rendre compte qu’il n’y avait pas d’histoire (bon, Grizabella reçoit une nouvelle vie, et on voit des chats vraiment cool, mais c’est pas mal tout). Je dois admettre que le fait qu’il s’agissait surtout de chansons enfilées les unes après les autres a rendu le tout un peu difficile à suivre pour moi, et c’est comme si ça m’avait laissée sur ma faim parce que je m’attendais vraiment à une histoire.

Les chansons sont quand même vraiment bonnes, surtout Memories et Jellicle Cats (même si on n’obtient jamais une bonne définition de ce qu’est un chat Jellicle, juste qu’ils sont très petits). Et tous les acteurs ont donné de très belles performances, surtout Angie Smith dans le rôle de Grizabella et Ryan Richardson, la doublure qui a joué Mr. Mistoffeelees à perfection.

Toutes choses considérées : Une fois que vous savez qu’il n’y a pas d’intrigue, vous devriez vous amuser avec les chansons et les danses.

Et une remarque qui n’a rien à voir avec la pièce elle-même : si seulement ils pouvaient faire un meilleur travail en traduisant leur programme en français!

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Cavalia – Rue du Cosmodôme, Laval – 3 octobre 2006
http://www.cavalia.net


J’adore les chevaux, alors c’est un peu surprenant que j’aie mis tant de temps à aller voir ce spectacle. C’est sans doute le meilleur exemple de dressage éthologique au monde, où les chevaux sont libres de faire ce qu’ils veulent, mais choisissent de coopérer avec les humains pour atteindre un état près de la symbiose avec eux. Les entraîneurs n’utilisent que le langage corporel, des signaux manuels et de petits bruits pour communiquer avec les animaux. Gardez en tête qu’il y a 50 chevaux, tous des étalons (plus difficiles à entraîner) et des hongres.

Ma seule plainte de la soirée n’a en fait rien à voir avec le spectacle lui-même; c’était au sujet des deux femmes assises à côté de moi : elles insistaient pour narrer et commenter tout haut chaque chose qui se produisait sur scène, tout le long du spectacle (Oh, as-tu vu ça? Quel beau cheval! Comme c’est impressionnant! Il y a de l’eau sur la scène! Regarde, là il est debout sur le cheval! Oh, c’est une femme qui est dessus, c’est une fille, tu vois? C’est incroyable! Regarde, il y a de la neige qui tombe – non, ce n’est pas ça – je pense que c’est de la mousse – non, comme quand on fait la vaisselle – regarde, ça fond, c’est de la mousse, je te dis!).

Le spectacle commence avec toute la troupe sur scène (les humains, je veux dire), et puis les plus jeunes chevaux galopent d’un côté à l’autre de la scène. Je dis scène, mais c’est en fait au niveau du sol et rempli de sable. Puis, les rideaux sur scène se lèvent, et une fille interagit avec un cheval sur le sable et dans un petit étang. L’arrière-plan est en fait un écran géant, où l’image projetée change selon l’atmosphère. Il y a des numéros où les chevaux «dansent» en toute liberté, certains où ils sont montés (avec des selles ou à cru), et d’autres qui insistent vraiment sur les acrobates (je ne m’étais pas rendu compte à quel point ils sont talentueux ni de leur importance dans le spectacle, mais ils sont dignes du Cirque Du Soleil). Le plus remarquable, dans la première partie du spectacle, c’est Faiçal Moulid qui marche et qui fait des culbutes par en arrière sur une balle géante.

Mon numéro préféré était celui intitulé Fly (La Vida), où deux hommes à cheval font une série d’acrobaties avec deux acrobates suspendues à un fil. L’eau qui était auparavant sur la scène avait depuis longtemps été absorbée par le sable, alors l’arène leur appartenait complètement. C’est suivi d’un numéro où deux chevaux blancs, montés par deux femmes portant le même costume, entrent sur scène et imitent les mouvements l’un de l’autre, comme s’ils étaient dans un miroir. Ils marchent aussi à reculons ou de côté, pour impressionner le public. Puis, sur un fond romain, trois cavaliers montent chacun deux chevaux, en se tenant debout avec un pied sur chacun, à plein galop. C’est vraiment impressionnant, plus que les mots peuvent le décrire. Heureusement, le DVD de Cavalia est maintenant en vente.

Il y a ensuite un entracte d’une demi-heure. Chacun des actes dure une heure, mais le temps passe vraiment vite. Le premier numéro du deuxième acte est un numéro de danse où les chevaux jouent les seconds rôles à côté des humains. Il y a aussi un numéro avec des danseuses retenues par des cordes que l’on tire, c’est vraiment à couper le souffle. À un moment donné, de fausses feuilles d’automne tombent sur les quelques premières rangées de spectateurs, et il y a aussi de la neige (de la mousse, en fait, dont les deux femmes ont discuté en long et en large), et tout le public en reçoit.

Le numéro dont je me rappelle le plus de ce deuxième acte est la voltige. Le décor rappelait le Far West, et les cavaliers galopaient d’un côté à l’autre de la scène sur leurs montures, chaque fois dans une position plus incroyable et en montrant un tour différent. Il y a un autre numéro avec des élastiques de rappel et des cavaliers. Et un autre où six cavaliers sur leurs chevaux blancs font une série élaborée de figures, toujours en synchronie. Puis, Frédéric Pignon, le maître dresseur, revient sur scène pour travailler d’abord avec un cheval, puis avec deux et trois. Ce qu’ils font est vraiment impressionnant, même si l’un des chevaux agit comme s’il se sentait laissé de côté.

Je veux aussi mentionner qu’il y a un groupe de musique qui joue en direct pendant tout le spectacle; il ne s’agit pas d’un préenregistrement. Cela leur permet d’improviser, selon la réaction des chevaux (ou selon si oui ou non l’acrobate peut faire une acrobatie exactement comme prévu).

Toutes choses considérées : C’était vraiment fantastique; je le recommande à tout le monde. C’est vrai que les billets ne sont pas donnés, mais au pire, il y a toujours le DVD. ;) Et le spectacle se déplace à Las Vegas, comme bien des spectacles québécois de nos jours…

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Chicago – Princess of Whales Theater, Toronto – 25 novembre 2006 (matinée)
http://www.mirvish.com/Chicago/
http://www.chicagothemusical.com/


Je vais l’admettre tout de suite : la raison pour laquelle je voulais voir cette pièce musicale au théâtre est parce que Kevin Richardson jouait dedans. Le fait qu’il devait reprendre son rôle de Billy Flynn à Toronto (après l’avoir joué à Broadway, à Londres et à San Francisco) tout comme mon chum et moi voulions allez voir un ami qui vit là-bas a réglé l’affaire.

L’histoire se passe vers la fin des années 1920 à Chicago, en Illinois, alors que Roxie Hart rêve de devenir célèbre dans les clubs de jazz, comme Velma Kelly. Elles se retrouvent toutes deux en prison pour meurtre, et tout semble perdu, mais avec l’aide (et le charme) de l’avocat Billy Flynn, Roxie reçoit beaucoup de publicité pour son acte et elle a l’intention de l’utiliser du mieux possible.

Brenda Braxton (Velma Kelly) et Bianca Marroquin (Roxie Hart) ont toutes deux repris les rôles qu’elles avaient lors des représentations de 2003 à Toronto. Elles ont donné d’excellentes performances; ce n’est pas surprenant qu’elles aient gagné des prix pour leur interprétation de ces rôles. Kevin Richardson n’avait aucune trace de son accent sudiste, mais sa voix était tout aussi remarquable que ce à quoi on s’attendait. Même les deux gars avec moi ont admis qu’il était un très bon acteur (surtout quand on pouvait voir l’expression sur son visage avec les jumelles); il a une qualité qui rappelle Christian Bale. Il est plus suave que Richard Gere, et un bien meilleur chanteur. D’autres excellentes performances étaient celles de Ron Orbach, dans le rôle d’Amos Hart, et de Carol Woods, dans le rôle de Matron «Mama» Morton. Mme Woods et M. Richardson ont tous deux prouvé qu’ils peuvent tenir une note pendant très longtemps.

En gros, j’ai trouvé que la version théâtrale était moins détaillée que le film, mais plus drôle que ce dont je me rappelais. Velma Kelly avait un rôle moins proéminent sur scène, alors on avait l’impression qu’il manquait quelques morceaux. Cependant, l’orchestre qui jouait la musique sur scène était excellent, dirigé par Vincent Fanuele. Il n’y avait pas beaucoup d’espace là-haut, mais tout le monde a quand même réussi à jouer ses scènes sans se marcher sur les pieds. Cell Block Tango était très bien exécuté; All I Care About était drôle et a fait rire le public, mais le meilleur numéro du premier acte était We Both Reached For The Gun. Mister Cellophane était tout aussi poignant que dans le film, mais il y avait plus d’interaction entre Amos et la foule. Razzle Dazzle et Class ont également élicité de très bonnes réactions du public.

Toutes choses considérées : Une performance excellente. Je vous encourage à la voir, surtout si vous n’avez pas encore vu le film.

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Recettes

Limonade aux framboises

Vous pouvez utiliser des framboises surgelées pour cette recette, mais je recommande les framboises fraîches si elles sont en saison. Cette limonade est faite pour être très sucrée, alors c’est important de la servir avec beaucoup de glace; vous pourriez aussi y ajouter de l’eau minérale. Et pour faire un peu de zèle, faites geler des framboises et du zeste de citron dans des cubes de glace pour décorer.

5 tasses d’eau
2 tasses de sucre granulé
3 tasses (1 boîte congelée) de framboises
2 tasses de jus de citron (6 gros citrons)
1 tasse de vodka (optionnelle)
Citrons et framboises pour la garniture

Dans une casserole, porter à ébullition l’eau et le sucre, et remuer pour dissoudre le sucre. Faire bouillir 1 minute. Enlever du feu et ajouter les framboises. Couvrir et laisser infuser 30 minutes. Passer et mettre au réfrigérateur, jusqu’à ce que le mélange soit complètement refroidi.

Ajouter le jus de citron frais et la vodka. Verser dans un pichet rempli de glaçons. Ajouter des tranches de citron et des framboises fraîches.

– Donne environ 12 portions –

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Sorbet aux bleuets et à la verveine citronnelle

J’ai déjà manqué de verveine en faisant cette recette et j’ai utilisé des feuilles de menthe à la place; le résultat était très bon. Vous pouvez aussi employer des framboises ou des mûres, mais gardez à l’esprit qu’avec ces premières, il faudra sûrement un sirop plus sucré. Pensez à garder quelques fruits et des feuilles pour décorer.

1 livre (3 tasses) de bleuets
2 c. à table de jus de citron
1 tasse de sucre
1 tasse d’eau
2 tasses de feuilles de verveine citronnelle fraîches

Mélanger le sucre et l’eau dans une casserole. Amener à ébullition avec un feu moyen-élevé, en mélangeant constamment, jusqu’à ce que le sucre soit dissout. Laisser bouillir pendant une minute, puis ajouter les feuilles de verveine et retirer immédiatement du feu. Couvrir et laisser refroidir pendant quelques heures, puis réfrigérer le sirop jusqu’à ce qu’il soit complètement refroidi.

Mélanger les bleuets dans un robot culinaire jusqu’à consistance homogène, en ajoutant quelques cuillères à table d’eau au besoin. Ajouter le jus de citron. Passer le sirop dans le mélange de bleuets; jeter les feuilles de verveine. Mélanger une fois de plus.

Passer le mélange dans un fin tamis et le mettre dans un grand bol ou un contenant hermétique. Si vous possédez une sorbetière, suivez les instructions du fabricant. Sinon, placez le bol ou le contenant dans le congélateur et mélangez chaque 30 minutes avec une fourchette, jusqu’à ce que le sorbet soit congelé (au moins quatre heures).

Bon appétit!

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Tarte impossible

Voici une recette de ma mère, que j’ai redécouverte récemment et que j’ai décidé de partager avec vous. C’est très bon, archi-simple et économique.

4 œufs battus
¼ tasse de margarine
½ tasse de farine
2 tasses de lait
1 tasse de sucre
1 tasse de noix de coco râpée
2 cuillères à thé de vanille

Mélanger tous les ingrédients (si vous avez un mélangeur, mélangez-les quelques secondes; sinon, allez-y à la main dans un grand bol). Verser dans un moule carré profond de 10" de côté, bien graissé (ça, c’est la recette d’origine, mais ça fonctionne très bien dans un grand moule ovale aussi). Cuire à 350°F pendant environ 1 heure, jusqu’à ce que le centre soit ferme.

La farine va se déposer dans le fond pour former la croûte; la noix de coco formera la garniture sur le dessus. Le centre devient un onctueux remplissage. C’est pour ça que ça s’appelle Tarte impossible, parce qu’on mélange un paquet d’ingrédients, et ça devient trois étages tout seul. C’est comme un clafoutis à la noix de coco, en fait. ;o)

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Gâteau renversé aux poires avec un soupçon de safran

J’ai fait ce gâteau très simple récemment, et il était si bon que j’ai décidé d’en partager la recette avec vous. Si vous n’avez pas de palettes avec votre batteur électrique, ce n’est pas grave, j’ai utilisé les fouets habituels, sans problème. La recette d’origine utilisait du babeurre au lieu du lait.

1 pincée de brins de safran
1 tasse de sucre (¼ tasse + ¾ tasse)
¼ tasse de beurre, à température de la pièce
2 poires
1 1/3 tasse de farine tout usage
1 ½ cuillère à thé de poudre à pâte
½ cuillère à thé de gingembre moulu
½ cuillère à thé de sel
¾ tasse de lait
¼ tasse d’huile végétale
2 gros œufs
1 cuillère à thé d’extrait de vanille pure
2 cuillères à table de gingembre cristallisé, haché petit

Préchauffer le four à 350 oF. Graisser un moule à gâteau carré de 8 pouces ou rond de 9 pouces et mettre du papier parchemin au fond.

Broyer le safran et ¼ tasse de sucre jusqu’à ce que le tout soit bien mélangé. Mettre le beurre et le mélange de sucre et de safran dans le bol d’un batteur électrique avec les fouets en forme de palette. Mélanger à vitesse moyenne-élevée jusqu’à ce que le beurre soit pâle et léger, environ 3 minutes. Avec une petite spatule, étendre le mélange dans le moule préparé.

Peler les poires; les couper en deux sur le sens de la longueur et étrogner. Les couper en tranches de ¼ pouce d’épaisseur. Arranger les poires dans le moule, sur le mélange de beurre et de sucre.

Fouetter ensemble la farine, les ¾ tasse restant de sucre, la poudre à pâte, le gingembre moulu et le sel dans un grand bol. Fouetter ensemble le lait, l’huile, les œufs et la vanille dans un autre bol. Ajouter le mélange humide au mélange sec en versant lentement et en continuant de fouetter doucement. Y mélanger le gingembre cristallisé.

Étendre la pâte sur les poires. Cuire au four jusqu’à ce qu’un cure-dents inséré au milieu en ressorte propre, environ 40 à 45 minutes. Laisser refroidir 5 minutes. Placer l’assiette de service à l’envers au-dessus du moule à gâteau et renverser pour démouler le gâteau. Enlever le papier parchemin.

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Gâteau au chocolat et aux courgettes

Cette recette m’a rappelé l’une de mes recettes de gâteau au chocolat, qui emploie des patates pilées (ça fait un gâteau très moelleux). J’ai pensé que celui-ci vous plairait.

1 ¾ tasse de sucre
½ tasse d’huile végétale
¼ tasse de beurre ou de margarine, ramolli
2 œufs
½ tasse de lait ou de babeurre
1 c. à thé d’extrait de vanille
2 ½ tasses de farine
¼ tasse de cacao
1 c. à thé de bicarbonate de soude
½ c. à thé de poudre à pâte
½ c. à thé de cannelle moulue
1 pincée de clous de girofle moulus
2 tasses de courgettes finement râpées
½ tasse de pépites de chocolat mi-sucré
½ tasse d’amandes effilées (optionnel)

Crème pâtissière :
½ tasse de sucre
2 c. à coupe de farine
2 c. à soupe de fécule de maïs
3 tasses de lait
3 jaunes d’œufs
3 c. à soupe de beurre
quelques gouttes d’extrait d’amandes

Faire chauffer le four à 325°F. Graisser et enfariner un moule à cheminée.
Dans un bol, battre le sucre, l’huile et le beurre. Ajouter les œufs, le lait et la vanille; bien mélanger.
Combiner la farine, le cacao, le bicarbonate de soude, la poudre à pâte, la cannelle et les clous de girofle; ajouter au mélange liquide et bien combiner. Ajouter les courgettes, les pépites de chocolat et les amandes.
Mettre la préparation dans le moule. Faire cuire environ 55-60 min ou jusqu’à ce qu’un cure-dents en ressorte propre. Laisser refroidir pendant 10 min; démouler et laisser refroidir sur une grille.

Pour la crème pâtissière, combiner le sucre, la farine et la fécule de maïs dans une casserole à fond épais. Ajouter le lait en mélangeant. Porter à ébullition; faire cuire en brassant jusqu’à ce que le mélange épaississe, environ 2 min. Retirer du feu. Mettre un peu du mélange dans les jaunes d’œufs en brassant; remettre le tout dans le mélange en brassant. Amener lentement à ébullition. Réduire la chaleur; faire cuire en mélangeant pendant 2 min. Retirer du feu; y mélanger le beurre et l’extrait d’amandes.
Servir tiède.

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Gâteau aux bettraves, glaçage au marscarpone et au citron

2 ½ tasse de farine tout usage
2 c. à thé de poudre à pâte
½ c. à thé de cannelle moulue
½ c. à thé de muscade moulue
1 pincée de sel
4 œufs
½ c. à thé d’extrait de vanille
1 ¾ tasse de sucre
1 pomme, pelée, évidée et coupée en dés
2/3 tasse de compote de pommes
1/3 tasse d’huile végétale
2 ¾ tasse de betteraves crues, pelées et râpées (environ 4 moyennes)
1 tasse (250 g) de mascarpone
zeste d’un citron, râpé ou haché finement
¼ tasse de miel

Préchauffer le four à 350 °F. Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte, la cannelle, la muscade et le sel. Dans un grand bol, mélanger les œufs, la vanille et le sucre. Ajouter la pomme, la compote de pommes, l’huile et les betteraves. Incorporer les ingrédients secs aux ingrédients liquides, sans trop mélanger.

Verser dans deux moules de 8 po préalablement beurrés et farinés. Cuire au four de 30 à 35 min, jusqu’à ce qu’un cure-dents inséré au centre du gâteau en ressorte sec. Déposer sur une grille et laisser refroidir pendant 10 min. Démouler et laisser refroidir complètement.

À la cuillère de bois, battre légèrement le mascarpone, puis ajouter le zeste de citron et le miel. Bien mélanger. Étendre la moitié du glaçage sur le côté plat du premier gâteau. Superposer du second gâteau et couvrir de glaçage. Si désiré, garnir d’un concassé de pacanes et de feuilles de betteraves.

Pour faire les feuilles de betteraves, trancher finement une betterave crue à la mandoline et badigeonner les deux côtés de sirop d’érable. Déposer sur une plaque à pâtisserie chemisée d’un papier parchemin ou d’un silpat. Cuire au four préchauffé à 300 °F de 25 à 30 min, ou jusqu’à ce que les tranches soient croustillantes. Les déposer aussitôt sur une grille pour les faire refroidir.

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Brownies (avec des carottes et des épinards)

Ces brownies tromperont tout le monde! Vous ne croirez pas à quel point ils sont bons (et bons pour vous) avant de les faire vous-même. Mais ne les servez pas chauds – ils doivent refroidir complètement avant que la saveur d’épinard disparaisse.
Pour faire de la purée de légumes, il suffit de les faire cuire à la vapeur jusqu’à ce qu’ils soient tendres, puis de les passer au robot.
Cette recette a été créée pas Jessica Seinfeld (oui, la femme de Jerry Seinfeld). Elle a un livre de cuisine nommé
Deceptively Delicious, qui donne en fait des trucs pour cacher des légumes dans la nourriture sans en affecter le goût. C’est censé être un outil pour les mères qui ont des enfants difficiles; cela étant dit, je pense moi-même me l’acheter (même si je n’ai pas encore d’enfants), simplement parce que j’ai mes propres problèmes avec les légumes. Toutes les recettes, y compris celle-ci, sont faibles en gras.

3 oz de chocolat mi-sucré
1/2 tasse de purée de carottes
1/2 tasse de purée d’épinards
1/2 tasse de cassonade
1/4 tasse de cacao non sucré
2 c. à table de margarine
2 c. à thé d’extrait de vanille
2 gros blancs d’œufs
3/4 tasse de farine d’avoine ou de farine tout-usage
1/2 c. à thé de poudre à pâte
1/2 c. à thé de sel

Préchauffer le four à 350 °F. Graisser un moule carré de 8 pouces.

Faire fondre le chocolat dans un bain-marie ou au feu très doux.

Dans un grand bol, combiner le chocolat fondu, les purées de légumes, le sucre, le cacao, la margarine et la vanille, jusqu’à ce que le mélange soit homogène et crémeux, 1 ou 2 minutes.

Avec un fouet, ajouter les blancs d’œufs. Ajouter la farine, la poudre à pâte et le sel, en mélangeant avec une cuillère de bois.

Verser le mélange dans le moule et faire cuire pendant 35 à 40 minutes. Faire refroidir complètement dans le moule avant de couper en 12 morceaux.

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Soupe aux poires et au légume d’automne
(6 portions)

C’est parfait pour la saison. La recette d’origine demandait un navet au lieu d’une pomme de terre, mais je n’aime pas les navets, alors j’ai improvisé. Vous pouvez aussi ajouter ¼ de tasse de crème épaisse avant de servir, si vous en avez envie (pour ma part, étant intolérante au lactose, je n’en avais pas envie). Et la garniture aux poires est purement facultative.

2 poires Bartlett de taille moyenne (environ 225 g à 280 g chacune)
4 petites poires Bartlett (environ 170 g chacune), pelées, coupées en deux et étrognées
1 citrouille ou 1 courge musquée (environ 500 g), pelée et coupée en morceaux d’environ 4 cm
1 pomme de terre (environ 90 g), pelée et coupée en morceaux d’environ 2 cm
1 branche de sauge fraîche
1 ½ c. à thé de gros sel
½ c. à thé de poivre blanc fraîchement moulu

Faire chauffer le four à 200 °F (90 °C). Avec une mandoline, couper les 2 poires de taille moyenne sur le sens de la longueur, en tranches minces comme du papier. Disposer les tranches en une seule couche sur une plaque à pâtisserie. Faire cuire jusqu’à ce que les poires soient sèches, environ 1 heure. Laisser refroidir complètement sur la plaque sur une grille.
Mettre les 4 petites poires, la citrouille, la pomme de terre, la sauge et 1 c. à thé de sel dans un grand chaudron. Couvrir d’eau (au moins 4 tasses). Amener à ébullition. Baisser le feu et laisser mijoter jusqu’à ce que les légumes soient tendres, 20-30 minutes.
Passer le mélange dans un bol, réserver le bouillon et jeter la sauge. Réduire les légumes en purée dans un mélangeur ou un robot, en ajoutant jusqu’à ½ tasse de bouillon au besoin.
Remettre la purée dans le chaudron. Ajouter 3 à 4 tasses de bouillon en mélangeant, jusqu’à obtenir la consistance désirée. Faire mijoter la soupe et y ajouter le sel restant et le poivre.
Servir en garnissant de tranches de poires séchées.
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Pâtes à la vodka et à la crème de Rachael Ray

Cette recette est à la fois la meilleure et la plus facile des recettes de pâtes que j’ai trouvées. La vodka s’évapore, alors c’est loin d’être aussi fort que ça peut paraître à la simple lecture. Je suis sûre que vous pourriez la remplacer par du vin blanc, aussi.

1 cuillère à table d’huile d’olive extra-vierge
1 cuillère à table de beurre
2 gousses d’ail, hachées
2 échalotes françaises, hachées
1 tasse de vodka
1 tasse de bouillon de poulet
1 boîte de conserve de tomates broyées (32 oz)
Gros sel et poivre
16 oz de pâtes, comme du spaghetti ou des penne
½ tasse de crème épaisse
20 feuilles de basilic frais, coupées ou déchirées

Faire chauffer une grande casserole sur feu moyen. Ajouter l’huile, le beurre, l’ail et les échalotes françaises. Faire sauter doucement pendant 3 à 5 minutes, pour que le goût devienne plus sucré. Ajouter la vodka dans la casserole et faire réduire de moitié. Ajouter le bouillon de poulet et les tomates. Amener à ébullition et réduire la chaleur pour faire mijoter. Assaisonner de sel et de poivre.

Pendant que la sauce mijote, faire cuire les pâtes al dente.

Ajouter la crème à la sauce en mélangeant. Quand la sauce commence à bouillir, la retirer du feu. Drainer les pâtes et les ajouter à la sauce avec les feuilles de basilic, en mélangeant.

Servir avec une salade et un pain à croûte dure.

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Porc à l’orange du Sichuan

Ceci est une délicieuse recette que je viens de découvrir; essayez-la avec le riz à la noix de coco. Oui, il faut un wok, mais j’ai décidé que ça vaut la peine d’investir, même pour un wok électrique (les puristes fronceront les sourcils, mais laissez-les faire).

1 lb (500 g) de filet de porc
1 blanc d’œuf
1 c. à soupe + 1 c. a thé de fécule de maïs
1 c. à soupe d’eau
1 c. à soupe de sauce soya
3 c. à soupe d’huile végétale
2 c. à soupe de zeste d’orange (coupé en julienne)
1 gousse d’ail, haché finement
1 c. à soupe de gingembre frais, haché finement
½ poivron rouge, en cubes
½ poivron orange, en cubes
1 c. à soupe d’eau

Sauce aigre-douce :
2 c. à soupe de sauce hoisin
1 c. à thé de sauce au piment asiatique
2 c. à soupe de sauce soya
3 c. à soupe de jus d’orange
¼ tasse de Triple Sec
1 c. à thé de sucre

Couper le porc en cubes de 1 cm. Placer dans un bol. Mélanger le blanc d’œuf, 1 c. à soupe de fécule de maïs, l’eau et la sauce soya ensemble et ajouter au porc en remuant.
Mélanger les ingrédients de la sauce aigre-douce et réserver.
Chauffer 2 c. à soupe d’huile dans un wok à feu vif. Égoutter le porc et ajouter dans le wok. Faire sauter le porc jusqu’à ce qu’il soit rose à l’intérieur, environ 3 min. Retirer du wok et réserver. Essuyer le wok.
Ajouter le reste de l’huile dans le wok. Faire sauter le zeste d’orange pendant 30 sec, puis ajouter l’ail et le gingembre. Remuer ensemble. Ajouter les poivrons et faire sauter jusqu’à ce qu’ils soient dorés et ramollis, environ 2 min.
Remettre le porc dans le wok avec son jus, ajouter la sauce aigre-douce et porter à ébullition. Mélanger ensemble l’eau et 1 c. à thé de fécule de maïs, puis verser dans le wok en remuant. Porter à ébullition en remuant et cuire jusqu’à ce que la sauce épaississe. Servir immédiatement.

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Riz à la noix de coco et au gingembre

Voici une recette que je viens de trouver – mais où diable était-elle pendant toute ma vie? C’est exquis!

2 c. à soupe de beurre
1 gousse d’ail, hachée
1 ½ c. à soupe de gingembre frais, haché
¾ tasse de riz blanc à grains longs
½ tasse de lait de noix de coco
1 tasse d’eau
sel et poivre, au goût
½ tasse de raisins secs (optionnel)
½ tasse de pistaches écalées (optionnel)

Faire chauffer le beurre dans une casserole à feu moyen-doux. Ajouter l’ail et le gingembre et faire sauter environ 2 min. Ajouter le riz et mélanger jusqu’à ce qu’il soit bien enrobé de beurre, environ 1 min.
Ajouter le lait de noix de coco, l’eau, le sel et le poivre et amener à ébullition. Réduire à un feu doux, couvrir et laisser mijoter jusqu’à ce que le riz soit tendre, environ 20 min. Laisser reposer pendant 5 min, puis brasser à la fourchette pour séparer les grains. Y mélanger les raisins et les pistaches. Corriger l’assaisonnement au besoin.

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Théâtre

Shakespeare in the Park 2004 – A Midsummer Night’s Dream (Songe d’une Nuit d’Été) – Vieux Port de Montréal – Saison d’été 2004
www.shakespeareinthepark.ca

J’ai assisté à la représentation du Théâtre Répercussion donnée le 21 juillet, dans le Vieux Port de Montréal. C’est une adaptation moderne de la pièce A Midsummer Night’s Dream de Shakespeare, qui prend maintenant place en Nouvelle France avec des paroles en français et avec un peu de langue cree, avec de l’anglais bien sûr, et de la musique des années 60. Le costume d’Hermia est en fait un mélange de mini-jupe et de robe bouffante du 17e siècle! Les personnages citent les Beatles, Elvis et Little Richard, entre autres, et il y a une parodie du film Shakespeare et Juliette. Parce que bien sûr, la quête de l’amour et de son idéalisme a toujours été l’un des thèmes principaux des pièces de théâtre et des chansons. Alors n’y allez pas en vous attendant à du Shakespeare pur, c’est plutôt pour s’amuser et rire tout haut.

La pièce était très bien montée; le décor et les costumes étaient d’autant plus songés lorsqu’on sait que la pièce est jouée à l’extérieur et reste rarement au même emplacement plus de deux jours (malgré que l’un des acteurs a renversé un projecteur en sortant de scène). Les acteurs sont également merveilleux; mentionnons plus particulièrement Emily Shelton (Hyppolite et Titania), Amelia Sargisson (Hermia), Amanda Kellock (Hélène), Paul Van Dyck (Bottom) et Lita Tresierra (Fée principale et troubadour) pour sa voix superbe. Ma seule plainte serait le fait que les microphones employés ne fonctionnaient pas très bien, il y aurait place à l’amélioration sur ce plan.

Si vous avez une soirée libre, je vous recommande absolument d’aller voir l’une des représentations, ça en vaut la peine. Allez voir le www.shakespeareinthepark.ca pour plus de détails; ils jouent jusqu’à la mi-août [2004; ils jouent tous les étés].

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By the Bog of Cats – Wyndhams Theatre à Londres – Du 19 novembre 2004 au 25 février 2005
http://www.theambassadors.com/wyndhams/t_sp_p1425.html


Cette pièce de Marina Carr met en vedette nulle autre que Holly Hunter, qui est à mon humble avis l’une des actrices les plus talentueuses qui soient. Cette récipiendaire d’un Oscar est à la tête d’une troupe de onze acteurs et est dirigée par Dominic Cooke. C’était probablement une seconde nature pour l’actrice, car elle avait déjà campé le rôle en 2001 à San Jose.

C’est l’histoire d’Hester Swane, qui vit dans un petit marais en Irlande rurale. L’endroit, comme vous l’aurez deviné, s’appelle le Bog of Cats. Hester est une femme décidée et a un étrange lien à cette terre où elle a passé toute sa vie. Elle a été abandonnée par sa mère quand elle était jeune, son frère est mort dans des circonstances mystérieuses et sa vie est à nouveau sur le point de changer de façon dramatique. La pièce s’ouvre à l’heure de pénombre où l’on ne peut être sûr s’il s’agit de l’aube ou du crépuscule. Hester enterre son ami d’enfance, le cygne noir qui est mort de froid. Un fantôme apparaît soudainement pour réclamer son âme, mais quand elle lui dit que c’est l’aube, il s’excuse et dit qu’il est en avance et qu’il voulait en fait venir au crépuscule. Dur de commencer sa journée du bon pied… Il se trouve que c’est le jour du mariage de l’amant d’Hester, qui est le père de sa fille de neuf ans. Malheureusement, ce n’est pas Hester qu’il épouse, mais une femme deux fois plus jeune qu’elle. Il veut lui enlever sa fille et a également acheté sa maison dans les marais, où il veut emménager avec sa nouvelle femme, forçant du même coup Hester à s’éloigner du marais auquel elle est si attachée. Elle est encore amoureuse de lui et n’a aucune intention de quitter le seul endroit qu’elle a connu de toute sa vie, surtout pas en y laissant sa fille. Celle-ci est un peu confuse par la situation, mais elle accepte la fiancée de son père, ce qui rend Hester un peu jalouse. Tout semble conspirer contre elle et elle doit affronter ses difficultés seule si elle veut s’en sortir.

La pièce regorge d’éléments surnaturels, y compris le cygne noir, deux fantômes et une étrange vieille femme aveugle du nom de Catwoman, qui a le don de voir dans le futur. C’est elle qui dit à Hester qu’elle mourra le même jour que le cygne noir si elle ne quitte pas le marais.

Le décor est simple mais efficace : un fond de glace, une tombe avec de la terre pour le cygne, une silhouette de maison en carton pour la maison, une roulotte pour, bien, la roulotte, et une table avec des chaises. De simples changements d’éclairage nous donnent l’information dont on a besoin (le jour et la nuit, un feu qui brûle au loin, le rêve et la réalité).

Holly Hunter donne une performance à coupe le souffle, surtout dans la scène finale, très marquante (j’ai vu la performance du 28 décembre, mais je tiens pour acquis qu’elle le fait bien à chaque fois). Quels poumons elle a! J’en ai encore des frissons rien que d’y penser. La pièce elle-même est très bonne, l’intrigue est intéressante et les acteurs sont merveilleux, surtout Holly Hunter. Même si vous ne croyez pas au surnaturel qui est omniprésent dans le marais, vous croirez quand même à cette histoire de destinée et de force de caractère humain.

Toutes choses considérées : Ça vaut vraiment la peine, surtout dans un beau et vieux théâtre comme celui-là. Mais vous en ressortirez si déprimé que vous pourriez décider de vous jeter sous le métro en revenant du théâtre, alors ne dites pas que je ne vous ai pas avertis.

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A Comedy of Errors – The Globe Theatre à Londres – 24 juillet 2006
http://www.shakespeares-globe.org


Une pièce de Shakespeare au Globe de Shakespeare à Londres… Que peut-on demander de plus? Bon, peut-être un siège avec une vue qui n’est pas obstruée par une colonne, mais vraiment, c’était mieux que d’être debout. Les plus sensibles d’entre vous pourraient penser à prendre un coussin, ou encore l’un de ces super sièges portatifs avec dossier intégré.

Les costumes étaient très colorés, et le décor était super, surtout vu les limites de la scène (mais dans le fond, il y a un balcon au-dessus de la scène qui n’est plus utilisé pour asseoir la famille royale, alors autant l’intégrer dans la pièce!). Le son se propage très bien aussi dans le théâtre.

Les acteurs qui jouaient les deux paires de jumeaux se ressemblaient, surtout ceux qui jouaient Antipholus. Ils ont donné de très bonnes performances (tous les acteurs, pas juste Antipholus).

L’histoire était un peu difficile à suivre au début, malgré le prologue, mais c’est parce que je suis une personne «visuelle», alors entendre des vers Shakespeariens est moins efficace que les lire. C’est devenu plus facile à mesure que la pièce avançait. C’est pour ça que j’avais choisi une comédie basée sur des qui proquos au lieu d’un drame! Le fait que c’était en partie une comédie gestuelle a aussi aidé, bien sûr. Et il y avait un petit orchestre pour la musique, l’ambiance et les effets sonores.

La pièce était légèrement modernisée, et il y a eu un peu d’improvisation, mais elle est restée fidèle à la pièce d’origine.

Toutes choses considérées : Une très bonne performance. Si jamais vous êtes à Londres pendant la saison estivale du Globe, n’hésitez pas à y aller, ça vaut la peine.

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Le Malade imaginaire – Théâtre du Nouveau Monde, Montréal – 15 décembre 2006, 20h00
http://www.tnm.qc.ca/


Cette pièce avait été si bien reçue par le public qu’elle a été en rappel en décembre, pour la deuxième fois. C’est tout à mon avantage, d’ailleurs, sinon je n’aurais pas eu l’occasion de la voir.

La pièce de Molière (mise en scène de Carl Béchard) mettait en vedette Alain Zouvi et Pascale Monpetit dans les rôles principaux, soit respectivement Argan (le malade hypochondriaque) et Toinette (sa servante). On revoit toute la basse opinion que Molière avait des médecins, avec des érudits pédants plus soucieux de bien paraître que de la santé de leur patient. Des saignées, des purges, des remèdes chers et inefficaces, voilà qui résume bien les traitements de l’époque (selon l’auteur). On suit également l’histoire d’Angélique (la fille d’Argan), qui est amoureuse du pauvre Cléante mais promise à un médecin, et celle de Béline, la deuxième femme d’Argan, qui n’attend que la mort de celui-ci pour hériter de son argent.

Alain Zouvi donne vraiment une performance à couper le souffle, il est excellent dans ce rôle et le joue à perfection. Je pourrais dire la même chose de Pascale Monpetit, qui s’en donne à cœur-joie avec Toinette, pour le plus grand plaisir des spectateurs. Les autres acteurs étaient également excellents. Les costumes étaient géniaux, la musique aussi. Le décor était simple, mais pratique et ingénieux.

Il faut dire aussi que le théâtre lui-même est de toute beauté; c’est un endroit qui est petit et charmant, combinant sièges de style Renaissance avec des murs de brique à nu. C’est vraiment un endroit spécial et plein de caractère.

Toutes choses considérées : Une très bonne pièce, avec des prestations vraiment excellentes.

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Trouvailles

«Name that film»

Voici un document qui vous procurera des heures de plaisir – et de frustration. Vous avez 60 images de films connus, mais modifiées de telle façon que les acteurs sont invisibles et qu’on ne voit que leurs vêtements. Il faut trouver le nom d’origine (en anglais) du titre du film, mais attention : les espaces, virgules et tirets doivent correspondre exactement à ce que le programme a mémorisé. Alors même si vous savez de quel film il s’agit, il vous faut encore trouver comment écrire le titre correctement, et c’est plus difficile que ça en a l’air! Jetez-y un coup d’œil, vous allez aimer. J’en connais quelques-unes qui vont trouver le numéro 19 tout de suite!

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Papier d’impression recyclé

J’ai découvert une marque de papier pour imprimante qui est fait à 100 % de papier recyclé. Cela veut dire qu’aucun arbre n’a été coupé pour faire ce papier. L’écologiste en moi est aux anges! C’est du papier de même couleur et de même qualité que le papier ordinaire, et il se vend 6,50 $ pour 500 feuilles à la Librairie de l’Université de Montréal (mais il est vendu dans d’autres magasins aussi). Il s’agit du papier NouvelleVie DP1000 de Famille Rolland Recycle. Je ne suis aucunement payée pour cette plogue, mais quand je trouve quelque chose que j’aime, je veux le dire à tout le monde!

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Mode éthique à Montréal

Je pense que ça veut la peine de mentionner une autre manière dont on peut profiter de l’écologie, du développement durable et du commerce équitable à Montréal. Vous pouvez commencer par aller faire un tour sur le site http://ethiquette.ca, dit «Le carrefour du consommateur responsable». Je trouve que c’est super, comme idée, alors j’en fais profiter les autres.

Côté mode, il y a deux boutiques qui ont ouvert leurs portes cette année (2006), soit Crazy Lily (http://crazylilyfr.ethiquette.ca) et Rien à cacher (http://rienacacherfr.ethiquette.ca). Toutes deux n’acceptent de vendre que de la mode éthique et rien d’autre. Crazy Lily ne traite qu’avec des créateurs québécois qui fabriquent leurs produits localement et dans de bonnes conditions de travail. Vous pouvez y trouver notamment des t-shirts de Montréalité (http://www.montrealite.com). Rien à cacher, quant à elle, vend des produits de partout dans le monde, mais il s’agit de marques écologiques et certifiées «sweatshop-free».

Je mentionne aussi American Apparel (http://www.americanapparel.net), qui a de nombreuses succursales à Montréal depuis l’été dernier (2005). Ils fabriquent leur linge à Los Angeles, dans de bonnes conditions de travail. Oui, c’est un peu cher, et il faut aimer porter des vêtements «en pelure d’oignon», mais le coton est tellement doux!

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Censure dans les médias

La tendance humaine est de penser qu’on sait (surtout quand on a les moyens de savoir). Mais les médias choisissent l’information qu’ils diffusent et l’adaptent à leur structure, tout en voulant vendre et en n’ayant ni le temps, ni les ressources pour faire des recherches approfondies. Et en plus de ça, bien sûr, le gouvernement a parfois son mot à dire sur les histoires qui sont publiées, surtout aux États-Unis, où les hommes politiques les plus importants sont souvent propriétaires d’empires médiatiques.

Je vous invite donc à consulter le http://www.projectcensored.org/censored_2007/index.htm, où vous trouverez 25 thèmes dont les médias n’ont pas parlé l’année passée [2006], même s’ils méritent tous d’être connus du grand public.

Et tant qu’à y être, je suis sûre que vous avez tous entendu, par-ci par-là, des bribes d’informations qui laisseraient croire que les attentats du 11 septembre 2001 étaient planifiés par les autorités américaines plutôt que par des terroristes étrangers. On m’a fait part du film Loose Change 2 (http://video.google.com/videoplay?docid=7866929448192753501&q=loose+change+2), qui résume et explique très bien ces théories et qui en soulève d’autres dont j’étais loin de me douter. On ignore bien sûr jusqu’à quel point l’hypothèse d’un complot est réaliste, mais je vous recommande de regarder ce film, ne serait-ce que pour être au courant de la controverse. Le lien que je vous donne mène à la version 2 du film en anglais, qui dure environ 1h30min (elle est beaucoup plus complète que la version 1). Les liens vers les versions traduites (dont celle en français) sont dans le menu à droite sur la page de la vidéo. Je ne les cite pas, car je trouve ça louche qu’il manque 10 minutes à toutes les versions traduites.


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Nouvelle musique

Tout d’abord, si vous voulez écouter de la musique selon un certain genre sur une station radio sur Internet, allez àhttp://www.live365.com/index.live. Vous entendrez des chansons que vous aimez et en découvrirez d’autres, selon vos sélections. Vous pouvez également créer votre propre radiodiffusion!

Ensuite, vous pouvez aussi découvrir de nouveaux artistes en vous basant sur vos goûts actuels. Allez à http://www.pandora.com/, où vous pouvez utiliser le titre d’une chanson ou le nom d’un artiste, et trouver d’autre musique semblable. Amusez-vous!

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Crème glacée sans lactose

Une percée majeure : Chapman’s a mis sur le marché de la crème glacée à la vanille sans lactose! Vous avez bien lu, sans lactose! Je ne peux vous dire à quel point c’est un soulagement et une joie pour moi, de pouvoir à nouveau manger de la crème glacée et d’apprécier chaque bouchée. Cherchez un contenant blanc et bleu avec un papillon dessus. »divers »»archives


Jeans

Le meilleur magasin de jeans! Et si c’est moi qui le dis, c’est vraiment dire beaucoup.

Cela fait une éternité que je cherche une belle paire de jeans, sans résultats. Mon défi : mes hanches sont bien plus larges que ma taille, ce qui me rend la tâche extrêmement difficile de trouver quelque chose qui fait. Bien sûr, il faut aussi se rappeler que les jambes du pantalon sont habituellement un peu trop longues et que personne n’a envie de dépenser 10 à 20 $ de plus pour les faire ajuster.

Je pensais avoir trouvé la solution au premier problème : les jeans incurvés de Gap. J’ai vécu dedans pendant un an, mais ils ont arrêté de produire les couleurs (teintes) que j’aimais. Ils ont aussi un peu changé leur collection; la plupart des modèles étaient déjà pré-usés, ce que je déteste pour une paire neuve. Il m’était donc redevenu difficile de magasiner chez Gap, et j’avais de nouveau des problèmes à trouver de bons jeans.

Puis (*chorale d’anges*), mon chum m’a amenée chez Pantalons Supérieur (avec une coquille dans le nom, je sais), au 69, rue Ste-Catherine Est (514-842-6969). J’entre en disant que je cherche une paire de jeans, mais sans savoir quoi exactement. Le gars me regarde, se rend à une étagère, en prend une paire et me la donne. «Tiens, essaie ceux-là.» Et ils me font comme un gant! J’en ai ensuite essayé une paire un peu plus pâle, qui correspondait plus à ce que je voulais. Alors, le gars prend la longueur de la jambe et, pendant que je remets mes vêtements, il la fait arranger sur place et me repasse le bord.

Toutes choses considérées? J’ai des jeans qui me font parfaitement, le bord arrangé, pour 49,99$ plus taxes. Tout ça en moins de 10 minutes! C’est mon nouveau magasin favori!

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Film de 1 seconde

Je vous encourage aussi à vous renseigner sur le film de 1 seconde, un projet d’art collaboratif dont les profits seront versés à un organisme caritatif.

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Démaquillant

Je parle rarement de maquillage (parce que je sais rarement de quoi je parle dans ce temps-là), mais j’ai récemment découvert un démaquillant qui enlève même le mascara à l’épreuve de l’eau. Il s’agit du Bi-Facil de Lancôme, qui enlève le maquillage très facilement et qui est extrêmement doux pour les yeux. Je le recommande vraiment.

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Greenfeet

Greenfeet (www.greenfeet.com) se spécialise dans la vente d’articles écoresponsables. J’ai acheté une bouteille en acier inoxydable chez eux, dont je suis très satisfaite. Il y a d’autres articles domestiques qui me tentent aussi. Je recommande absolument ce magasin en ligne!

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Tricot

Ariadne (www.ariadneknits.com) est une entreprise qui vend de la laine et des accessoires de tricots en plus de donner des cours et des ateliers sur le sujet. J’ai acheté de la superbe laine rouge chez eux pour un foulard et j’ai hâte d’acheter en ligne plus souvent. Par contre, pour acheter en personne, je vais toujours chez Mouliné (www.moulineyarns.com), qui a un excellent choix et des vendeurs toujours prêts à aider.

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